Les
mignons encore vierges
Font des étrons pointus
Qui longs comme des cierges
Trahissent leur vertu
Le
laitier bien gourmand
Perclus d’hémorroïdes
Pond de la pâte à dents
Au rayures stupides
Le
voyageur aux Indes
Heureux de ce qu’il mange
Glousse comme une dinde
En sortira le Gange
Il
ne sent plus sa bouche
L’amoureux des piments
Mais sans qu’il ne le touche
Devine son fondement
Dès
qu’ils vient à parler
Il nous met au supplice
A-t-il donc sous le nez
Le mauvais orifice ?
Le
nourrisson cet ange
A tout en réduction
A l’infâme exception
Du parfum de ses langes
Tempêtes
intestines
Si vous vous asseyez
Au lieu de s’apaiser
Vous réchaufferont l’échine
Le
moine dans sa bure
S’il mangeait des ficelles
Ferait tant elles sont dures
Un chapelet de ses selles
Je
préfère la caresse
Tiède comme un mistral
D’une discrète vesce
Aux trompettes rectales
Le
soupir émouvant
Que l’amant crût entendre
N’était qu’un futur vent
Franchissant un méandre
Il l’embrassa longuement
Et ne comprit qu’après
Son trouble si charmant
En voulant respirer
La véritable hominisation
Ancêtres
à quatre pattes
Sur elles se répandaient
Et dès qu’elles séchaient
Priaient qu’on les leur gratte
Un jour le plus alerte
Se dressa, impérial
De son geste nous reste
Une manie matinale