Dépoussiérons la langue française
Les
verbes du premiers groupes
(Et leurs contradictions)
De
l'utilisation des homonymes
(N'est pas Raymond Devos qui veut)
Gros mots ou
mots familiers ?
De l’injuste
exclusion du mot " enculé " des dictionnaires
généralistes
Mais où et
donc or ni car
Mémoriser efficacement les conjonctions de coordination
Le pluriel des
mots en OU
Une exception injustifiée
De l’emploi
judicieux des temps.
Bien utiliser le paramètre " Power Phallus Elongator BX12 "
Les verbes du premier groupe et leurs contradictions
Les verbes du premier groupe sont les verbes qui se terminent par er. On ne peut pas plus simple. Même les fans de Ruquier peuvent assimiler cette règle.
Exemple: Manger est un verbe du premier groupe, boire n'est pas un verbe du premier groupe.
Et pourtant, boire et manger sont deux activités qui vont de paire. Quoi de plus idéal qu'une gorgée de Vaqueyras pour accompagner un morceau de Saint-Félicien? Quoi de plus indiqué qu'un vieux Bourgogne empoussiéré pour rincer un palais imbibé des arômes d'un gigot d'agneau de lait rôti? Quoi de plus réjouissant qu'un rouge corsé pour sublimer le légendaire colvert aux girolles tel qu'on le sert au restaurant La Sologne, avenue Daumesnil, Paris?
Mais alors, comment expliquer que boire et manger n'appartiennent pas au même groupe?
Tout simplement car des gens, que nous appellerons pour l'occasion des enfants de putain, ne rechignent pas à accompagner leur gigot d'agneau de lait de vin rosé glacé, les cons. Il n'est pas question, dans de telles conditions, de classer les verbes boire et manger dans le même groupe.
Là où ça se corse, c'est que boire, c'est aussi tiser. C'est-à-dire, pour ceux qui ne comprennent pas le langage jeune, accumuler inconsidérément des quantités astronomiques de Malibu dans le seul but de se mettre minable et de vomir sa bile sur son pote Benji au moment il se lance dans l'interprétation de son hymne favori (Voici venu le temps des rires et des chants...)
Pour quelle obscure raison a-t-on pris la peine d'isoler boire des verbes du premier groupe, alors qu'on y admet le verbe tiser, dont la définition que je viens d'en faire en mériterait pourtant l'exclusion?
Car la personne qui tise ne mange pas. Elle baffre. Elle n'accompagne pas son Malibu de pieds et têtes de veau en crépine, mais de Pizza Mac-Cain au pain. Et pourtant, baffrer est un verbe du premier groupe.
Comme quoi, mon raisonnement ne tient pas. Mais je t'emmerde.
De
l'utilisation des homonymes
(n'est pas Raymond Devos qui veut)
Les homonymes sont des mots qui se prononcent de la même façon, mais dont la signification et l'orthographe sont différentes.
Par exemple, Caen et quand sont des homonymes. Ils se prononcent exactement pareil, mais ne signifient pas la même chose. Quand est une conjonction interrogative, alors que Caen est une ville dans laquelle on cuisine les tripes. Tripes, puisqu'on en parle, est un homonyme de trip, qui désigne en langage jeune l'effet de la drogue sur le sot qui en utilise. Les exemples sont nombreux, inutile d'en faire le détail, je pense que vous avez compris le principe.
Dans la langue française, les homonymes ne servent à rien. On est donc en droit de se demander pourquoi on a pris la peine d'inventer un mot pour les qualifier. La réponse est simple: pour créer des dictionnaires d'homonymes.
A quoi servent les dictionnaires d'homonymes? A fabriquer des sketchs de Raymond Devos. Un sketch de Raymond de Devos est en effet un sketch qui provoque le rire grâce à l'utilisation d'homonymes.
Le couple tripes/trip sus-évoqué est par exemple à la base du sketch du "gastronome et du drogué", texte référence de l'humour Raymond Devos, dans lequel un gastronome tente de faire comprendre à un drogué que les tripes à la mode de Caen sont une préparation culinaire délicieuse, mais qui ne plaît pas aux femmes, et non un état second obtenu consécutivement à une inhalation de Calvados.
Si l'utilisation des homonymes est relativement aisée, seul Raymond Devos sait en magnifier le potentiel comique de façon vraiment efficace. Car au delà de l'utilisation des homonymes, l'humour Devos se doit d'être hurlé par un belge de 120 kilos, et agrémenté à l'occasion d'habiles coups de tubas.
Ainsi, Laurent Ruquier est incapable de pratiquer l'humour Raymond Devos. Il n'est pas belge, ne pèse que 65 kilos, et souffle plus volontiers dans des vits que dans des tubas.
La semaine prochaine: l'humour homophobe.
Gros mots ou
mots familiers ?
De l’injuste
exclusion du mot " enculé " des dictionnaires
généralistes
J’aimerais attirer votre bienveillante attention sur l’absence du mot enculé de la plupart des dictionnaires. Leurs équipes rédactionnelles, lorsqu’on les interroge sur cette injustice, n’hésitent pas à brandir l’étendard de la moralité, accablant injustement enculé du fardeau du gros mot. C'est une parfaite absurdité: enculé, qui ne compte que six lettres, n’est assurément pas un gros mot, contrairement à anticonstitutionnellement, qui avec ses vingt cinq lettres en compte presque autant qu’en comporte l’alphabet. Et pourtant, anticonstitutionnellement trouve sa place dans tous les dictionnaires, et même une place de choix, puisque l’on ne manque de le présenter comme "le plus gros mot de la langue française". L'intolérable discrimination qui frappe le mot enculé est donc absurde à double titre: d’abord car l’on tolère bien volontiers "le plus gros mot de la langue française" dans le dictionnaire, ensuite car l’on y tolère un nombre incalculable de mots de six lettres au moins aussi discutables qu'enculé. A commencer par agrion.
L'agrion qualifie une variété de libellule. Je pense qu'à l'exception de Blaise et Zoé, tout le monde est d'accord pour dire que personne n’emploie ce mot. D’abord car l’occasion de rencontrer un agrion, qui est quand même un insecte plus rare que la mouche, ne se présente pas tous les jours. Ensuite car quand bien même, au cours d’une promenade champêtre, le flâneur viendrait à en croiser une sur son chemin, serait-il seulement capable de différentier un agrion d’une autre espèce de libellule ? Non, bien sur, à moins d’être hautement qualifié en entomologie. L’absence du mot enculé des dictionnaires usuels me paraît donc d’autant plus condamnable qu’un mot comme agrion trouve aisément une page entière de définition dans un dictionnaire d’entomologie, et pas une ligne pour enculé. A moins qu’il ne soit d’usage de pratiquer le coït anal chez les insectes, et de l’exprimer dans un langage un peu ordurier. Mais ça se saurait.
Dans mon infinie et légendaire tolérance, qui ferait passer Mère Thérèsa pour un nazillon révisionniste, je veux bien reconnaître au mot agrion une petite utilité, notamment pour les auteurs de chansons paillardes, auxquels il offre une rime intéressante à la célèbre gamme con/nichon/rouston/fellation. Et c’est là toutes les circonstances atténuantes qu’on puisse lui accorder. Mais puisque que vous tenez définitivement à me contrarier, je prendrai un autre exemple. Un autre mot de six lettres. Le mot zeugma, dont voici la définition, d’après le petit Robert : " Zeugma : nom, masculin. Construction qui consiste à ne pas énoncer de nouveau, quand l’esprit peut les rétablir aisément, un mot ou un groupe de mots déjà exprimés dans une proposition immédiatement voisine ".
Personne n'aura le toupet de nier d’une part que ce mot n’est jamais utilisé par personne, d’autre part qu’il ne présente aucune forme d’intérêt pour l’auteur de chansons paillardes. Si l’on prend l’exemple de la célèbre chanson "La Madelon", tube planétaire du Marcel Foissard’s Groove Gang, dont je rappelle le refrain à l’intention des plus fans d’Etienne Daho d'entre vous:
La Madelon
Avec son petit cul tout rond
Et sa grosse paire de nichons
Elle sait faire pleurer mes roustons
Imaginez si l’auteur avait remplacé "roustons" par "zeugma" :
La Madelon, elle sait faire pleurer mes zeugmas
C’est ridicule, ça ne rime pas, et ça n’est aucun sens. Ce n’est donc pas pour rien que Marcel Foissard a préféré roustons à zeugma. Si il avait choisi zeugma, il n’aurait pas été crédible, on l’aurait considéré comme un rigolo dans le monde de la chanson paillarde, il n’aurait pas fait la prestigieuse carrière internationale qu’on lui connaît, et qui l’amène aujourd’hui à collaborer avec les artistes les plus renommés de la planète, de Céline Dion, qui prépare actuellement une adaptation anglophone de son album "La foire au néné", à Luc Plamendon, avec lequel il co-signera dès la rentrée prochaine la version paillarde de la comédie musicale "Notre dame de Paris" sous le titre "Esméralda garage à bites".
Moralité (puisque il est d’usage de la citer à tout bout de champ) : Le mot enculé a mille fois sa place dans le dictionnaire. Et s’il était encore besoin de le prouver après cette démonstration pourtant accablante, j’ajouterai qu’en plus des raisons douteusement morales sus-évoquées, enculé mérite d’être réhabilité pour de simple raisons démocratiques : il ne se passe en effet pas une journée dans ce bas monde sans que des milliers de personnes n’utilisent ce mot: automobilistes (et ton clignotant, espèce d’enculé) amateurs de football (arbitre, enculé), jeunes malappris (enculé de ta mère), Laurent Gerra (la techno, c'est bien une musique d'enculé)... Bref, le monde entier l’utilise, à l’exception d’une poignée d’académiciens séniles, qui ne jugent donc pas utile de lui accorder sa place dans le dictionnaire. Pour insulter leur prochain, les académiciens utilisent plutôt : "va donc eh, bachibouzouck!". C’est une question de génération.
J’admets volontiers qu’il n’est pas non plus nécessaire d’être vulgaire lorsqu’on invective un chauffard. Mais que dire à la place d’ "apprend à conduire, enculé!" ? Les synonymes d’enculé ne sont pas nombreux… Personnellement, je n’en vois que deux : "homosexuel passif", et "hétérosexuel adepte de pratiques sexuelles contre nature". Et il faut bien admettre que les invectives "... et ton clignotant, homosexuel passif ! " ou " Arbitre, hétérosexuel adepte de pratiques sexuelles contre nature ! " n’ont aucun mordant.
Cette fois-ci, je pense que la démonstration est faite.
Et si t’es toujours pas
convaincu, vas donc te faire enculer voir chez les grecs.
Mais où et
donc or ni car
Mémoriser efficacement les conjonctions de coordination
Une des tâches majeures de l’enfant de bas âge lors de ses classe préparatoires est d’assimiler la liste des conjonctions de coordination : mais où et donc or ni car.
Pour cela, certaines écoles d’enseignement préconisent le moyen mnémotechnique, dont la forme la plus suggérée est la suivante :
Mais où est donc Or-ni-car ?
Ceci est une très mauvaise méthode, qu’il faudrait à mon sens bannir à tout jamais de l’enseignement. Tout simplement car Or-ni-car n’est pas un prénom. Et puisque l’on suggère à l’enfant de se demander où est donc Or-ni-car, il assimile systématiquement Or-ni-car à un prénom, qu’il risque donc de remplacer inconsciemment par un autre prénom qu’il connaît, Robert, par exemple s’il a un oncle qui s’appelle Robert et pour lequel il a de l’affection, voire tante Marthe, ou Pépé Jacob. En préconisant cette méthode, bon nombre d’enseignants courent le risque réel de se retrouver face à des copies sur lesquelles sont inscrites, en réponse à la question " Quelles sont les conjonctions de coordination ? ", des inepties du genre de " Les conjonctions de coordination sont pépé Jacob ", ou " Les conjonctions de coordination sont tata Ginette qui pique quand on lui fait des bisoux ".
Une variante de cette méthode est de remplacer Or-ni-car non plus par un prénom mais un mot qui rime, par exemple " Le ricard ". La méthode n’est pas mauvaise, mais encore fortement aléatoire. Ainsi, dans certaines écoles marseillaises, les enfants ne risquent-ils pas, au moment d’établir la liaison entre Or-ni-car et " le ricard ", de s’embrouiller l’esprit au point d’affirmer que " Les conjonctions de coordination sont : Mais où est donc le pastaga, peuchère ? ".
La méthode mnémotechnique, si elle peut être parfois efficace, me semble donc contre indiquée pour retenir les conjonctions de coordination. En effet, une mémorisation efficace de quelques mots monosyllabiques s’accompagne naturellement d’une association de ces syllabes de manière à former des mots existants. Ceci est le fondement de la méthode " Mais où est donc Or-ni-car ?". Et cette tendance ne s’atténue pas pour autant lorsque l’on s’efforce de les énoncer dans un ordre différent. Par exemple, les mots " mais " et " ou ", en s’associant, s’approchent grandement du mot " mérou ". De la même façon, les mots " et " et " ni " forment " hennit ", présent de la troisième personne du verbe hennir. Les conjonctions de coordination semblent donc indiquer aux enfants que les mérous hénissent, ce qui est une bétise, le cheval hennit, mais le mérou est muet comme une carpe, comme tous les poissons d’ailleurs, la carpe n’a pas l’exclusivité du silence, un coup de bol pour la carpe que ce soit tombé sur elle le jour ou je ne sais quel pécheur philosophe a inventé l’expression, il aurait péché un gardon, on dirait aujourd’hui " muet comme un gardon " et il aurait péché une vieille branche, parce que ça arrive aussi de ramasser des vieille branches quand on va a la pêche, et bien l’expression serait devenue " muet comme une vieille branche ", alors que chacun sait qu’il n’y a pas plus bavard qu’une vieille branche, j’en connaît une, et une sacrée encore, Bébert qu’on l’appelle, tous les soirs accoudé au zinc du bar " Le Pénalty ", non loin de la zone industrielle de Juvisy sur Orge, et bien Bébert, cette vieille branche, pour peu qu’il aie un ou deux coups de jaune dans le tarin, je peux vous dire qu’il faut se mettre à plusieurs pour le faire taire. Mais là n’est pas la question, revenons à nos conjonctions de coordination.
En fait, je pense qu’il faut poser le problème de la façon suivante : Qu’est-ce qu’on en a à battre que les mots Ou, Et, Donc, Or, Ni et Car soient des conjonctions de coordination ? Faut-il les présenter comme telles lorsqu’on les utilise ? Non. Personne ne le fait. Donc (conjonction de coordination), j’estime tout à fait inutile de forcer nos enfants à retenir cette liste, leur temps est précieux, ils ont beaucoup mieux à faire à courir, jouer, chanter, ou fabriquer des colliers de nouilles et des cendriers en roue de camion à leurs mamans chéries qui ne le méritent pourtant pas, les salopes, toujours à éponger le facteur dès que papa est parti au boulot.
Le pluriel des
mots en OU
Une exception injustifiée
Parmi les multiples exceptions qui caractérisent la langue française, et dont certains linguistes parkinsonniens prétendent sottement qu’elles en font le charme, celle qui concerne le pluriel des mots en OU est sans nul doute la plus connue, ou du moins celle dont on se souvient encore des années après avoir quitté les bancs de l’école communale. A l’intention des ignares éventuels, qui je l’espère ne seront pas trop nombreux, encore que je ne me fasse guère d’illusions sur la culture grammaticale de mes contemporains, généralement plus férus du journal " L’Equipe " que du Becherelle, en voici l’énoncé :
Au pluriel, les mots en OU se terminent par un S, sauf les mots hibou, joujou, caillou, chou, genou et pou, qui se terminent pas un X.
Il serait tout à fait mal venu d’établir une corrélation entre cette liste d’exceptions et le caractère pornographique que l’on confère usuellement à la lettre X . En clair : les mots hibou, caillou, joujou, chou et pou n’ont rien de pornographique.
Or, cette exception du X au pluriel ne concerne que les mots en OU, et nullement, par exemple, les mots en ARD. Alors que les mots en ARD sont nettement plus pornographiques. " Braquemard ", " nibard ", " mon gros dard " ne sont pas des mots qui se terminent par un X au pluriel, et pourtant, ne sont-ils pas une ressource intarissable pour l’auteur de chansons paillardes ? De même, certains mots en ON comme " nichon ", " con ", " rouston " ou " fellation ", ne méritent-ils pas de prendre un X au pluriel à plus juste titre que les mots " joujou " ou " caillou " ?
Pour illustrer mon propos, je me permettrai de rappeler à votre mémoire la très célèbre chanson " Les nénés de Ginette ", du non moins célèbre Marcel Foissard, auteur-compositeur émérite et leader incontesté de la trop peu prolifique chanson paillarde hexagonale :
Elle a des gros nichons
Qui m’font durcir le dard
Elle a des gros tétons
Qui m’font dresser l’braquemard
Cette chanson est sans conteste une chanson à caractère pornographique. On y évoque un pénis et une volumineuse paire d’appendices mammaires féminins, le tout dans des termes orduriers. Ma tante Hortense, qui ne manque pas de détourner les yeux tout en invoquant les foudres du juste à la simple vue d’une épaule dénudée, s’offusquerait sans conteste d’une telle chanson.
Amusons nous à changer certains des mots de cette chanson par les exceptions des mots en OU qui se terminent par un X au pluriel. La chanson devient :
Elle a des gros hiboux
Qui m’font durcir le chou
Elle a des gros cailloux
Qui m’font dresser l’joujou
Qu’observons nous ?
1- Ca n’a aucun sens. Même avec beaucoup d’imagination, on conçoit difficilement un chou se durcir à la vue d’une paire de hiboux. Quand aux cailloux, quelles que soient leurs tailles, il n’agissent en rien sur le volume d’un joujou, tout cela est parfaitement démontrable.
2- Ca n’a rien de pornographique. A l’exception
du légumophile Jean-Pierre Coffe, les choux ne font bander personne.
3- Ca n’est absolument pas susceptible de révolter ma tante Hortense. Ca la
ferait même plutôt sourire, cette histoire de chou qui se durcit à la vue d’une
paire de hiboux.
Eternels pinailleurs, professionnels de la contradictions toujours prêts à pratiquer votre mauvaise foi légendaire, emmerdeurs insatiables, j’entends déjà bruire vos gros sabots terreux. Vous vous dîtes, l’œil guoguenard, sur de votre effet, que tout ceci est bien beau, mais qu’avec un peu d’imagination, on peut considérer que les bijoux désignent les " bijoux de famille ", c’est-à-dire les parties génitales masculines, et que le joujou désigne un éventuel objet à fonction érotique, comme par exemple un godemichet, des boules de gueisha ou une aubergine fraîchement cueillie du potager de Jean-Pierre Coffe. Comme vous êtes prévisibles!
Je n’aurai qu’une réponse. Qu’est-ce qui vous permet de penser que le dénommé Jean-Pierre Coffe détourne ses productions maraîchères de leur usage alimentaire à des fins érotiques ? Ceci n’est que diffamation, et je ne mange pas de ce pain là. Je mange plus volontiers de la pintade au chou, avec ou sans X, peu importe, je vous prie de croire que lorsque arrive le moment sacré où je me mets à table, s’il est une chose dont l’existence me plonge dans des abîmes d’indifférence, c’est bien le pluriel des mots en OU.
De l’emploi
judicieux des temps.
Bien utiliser le paramètre " Power Phallus Elongator BX12 "
Une des premières chose que l’on enseigne à nos chères têtes blondes (ainsi qu’à nos chères têtes brunes, ne soyons pas bêtement sectaire) lors de leurs premiers pas dans l’apprentissage de la langue française est l’emploi des temps. Sommairement, le présent, le passé et le futur. Il ne me semble pas inutile d’en faire un bref rappel. Pour cela, utilisons un exemple.
Mon voisin de palier a une petite bite.
Le temps utilisé dans cette phrase est le présent. Au passé, la même phrase devient :
Mon voisin de palier avait une petite bite.
Ceci est logique. Puisque mon voisin a une petite bite dans le temps présent, il est normal qu’elle le soit également lorsqu’on l’évoque au passé. A priori, cette phrase devient au futur :
Mon voisin de palier aura une petite bite.
En effet, ceci se vérifiera certainement dans le futur, à moins que mon voisin ne s’achète un allongeur de pénis électrique, de modèle " Power Phallus Elongator BX12 " par exemple. Auquel cas le futur de notre exemple deviendrait :
Mon voisin de palier aura une grosse bite.
Le paramètre " Power Phallus Elongator BX 12 " influe donc sur le temps.
Nous pouvons le vérifier avec ce second exemple :
Les nains de jardin n’ont aucune valeur décorative, mais ce n'est pas une raison pour leur consacrer des sites Web.
Au futur, cette phrase devient :
Les nains de jardin n’auront aucune valeur décorative, mais ça ne sera pas une raison pour leur consacrer des sites Web.
Si l’on applique le paramètre " Power Phallus Elongator BX 12 " à ce nouvel exemple, le futur en devient :
Les nains de jardins ornés d’une grosse bite ont une valeur décorative évidente, et là d'accord, on peu leur consacrer des sites Web tant qu'on veut.
Nous l’avons donc vérifié par deux fois, le paramètre " Power Phallus Elongator BX 12 " agit en tant que variateur sur le temps futur. Il nous faut toutefois apporter quelques nuances à cette démonstration. L’allongeur de pénis de type " Power Phallus Elongator BX 12 " est un modèle très performant, qui permet presque de doubler la taille du pénis de qui l’utilise pour un investissement d’environ 500 francs. Alors que le modèle " Master Penis 2000 ", malgré un nom prometteur et pour un prix environ identique, n’allonge le pénis que de quelques millimètres. Le résultat n’est donc pas probant. Le type de modèle utilisé a donc une importance capitale. En effet, même avec un " Master penis 2000 ", mon voisin de palier gardera une bite relativement petite, et les nains de jardins conserveront une valeur décorative médiocre.
Indépendamment de ces considérations matérielles, on peut se poser la question : le paramètre allongeur de pénis s’applique t-il dans tous les cas de figure ? La réponse est non. Démontrons pourquoi avec un troisième exemple :
Les chansons d’Etienne Daho sont ennuyeuses.
Au futur, cette phrase devient :
Les chansons d’Etienne Daho seront ennuyeuses
Appliquons le paramètre " Master Penis 2000 " à cette phrase :
Etienne Daho a très légèrement grossi de la bite, mais ça n’a aucune influence sur la qualité de ses chansons.
Appliquons le paramètre " Power Phallus Elongator BX 12 " à cette phrase :
Etienne Daho a considérablement grossi de la bite, et pourtant, ses chansons sont toujours aussi incroyablement ennuyeuses.
Le paramêtre allongeur de pénis, quelle que soit sa marque, n’est donc pas toujours influent.
Les gens de peu de goûts, et ils sont nombreux, me diront : " Mais c’est très bien Etienne Daho ! ". Sans entrer dans ce débat, duquel je sortirais forcément gagnant, on peut objectivement affirmer que dès lors qu’on est amateur d’Etienne Daho, on pend plaisir à écouter ses chansons indifféremment de la taille de son pénis. La question ne se pose donc pas. La preuve, c’est que les fans d’Etienne Daho ont des petites bites. Et que de toute façon, même en ayant l’usage d’un allongeur de pénis :
Membré sévère ou membré pépère, le fan d’Etienne
Daho n’a aucun goût en matière de musique.