Le dictionnaire économiste-français
Par Marcel Kébir

Egalement en préparation, par le même auteur aux mêmes éditions :
La traduction simultanée français-langue diplomatique en 15 leçons (sortie fin 2004)
Dictionnaire Français-Parisien, Parisien-Français (sortie dernier trimestre 2005)
Lire le menu d’un restaurant branché en 15 leçons (sortie dernier trimestre 2012)

Par son vocabulaire propre, ses tournures de phrases originales et sa grammaire qui emprunte souvent plus à l’Anglais qu’au Grévisse, le langage économique est souvent abscons. C’est bien dommage et le fait qu’une élite brillante aux métiers aussi évocateurs d’aventures et de femmes faciles que les comptables, assureurs, banquiers, courtiers, journalistes spécialisés et autres financiers puissent profiter seule de la richesse d’une telle langue (sans parler du pognon qu’ils ramassent) est profondémment injuste. Cette injustice, il m’est apparu nécessaire de la réparer. Aussi, je me suis lancé à corps perdu dans cette grande oeuvre de rendre le jargon économique accessible à tous, pour peu que l’on sache lire. Ce qui élimine déjà pas mal de monde, je vous l’accorde, mais bon, je vais pas bouffer la soupe d’Emmanuel Chain non plus, il s’occupe très bien des analphabètes.

Avertissement : Les astérisques dans le corps du texte renvoient à des définitions du dictionnaire. Si vous ne comprenez pas le mot car il est après, il faut donc vous y reporter, ce n’est pas sorcier mais ça demande un peu de pratique, c’est tout.



F.
Finance (n.fém.)
Sous-groupe de l'économie, plus particulièrement chargé de prêter les sous aux sociétés et entreprises lorsqu'elle est finance banquière ou de placer aux mieux l'argent et les bénéfices des dites société et entreprises lorsqu'elle est finance d'entreprise. La finance publique est une branche difficile du sous-groupe qui vise, avec 10 francs de recette, à faire 15 francs de dépense. La finance est faite par les financiers*, ce qui montre le sérieux de l'économie qui met toujours l'homme qu'il faut à la place qu'il faut. Ca aurait eu l'air de quoi que la finance soit faite par des écaqueurs ?
Ex. Mais qu'est-ce tu m'emmerdes, grosse vache, j'ai jamais r'ein compris à la finance. Alors on est Grosjean comme devant et pis c'est marre. Ah merde alors à la fin(Gérard Biglois, retraité des postes)

Financement (n.masc., de Finance)
Action visant à procurer des fonds dans le cadre de la finance. On évoque ainsi les plans de financement de telle ou telle entreprise de façon à renflouer* les caisses. Le plus souvent, le financement se fait par émission d'actions, de cession d'actifs, d'emprunts ou, quand on est un ménage rural de retraités, en creusant sous le poirier, à côté des cabinets d'aisance, pour puiser dans le bas de laine*.
Ex. La cession d'actifs et l'emission d'actions sur le second marché de New-York devraient permettre à la chaîne cryptée de sortir du rouge* et redonner un vrai souffle à la grille de programme (Jimmy Appflestein-Robertson junior, dit Jr, directeur du sens et des finances d'une chaîne cryptée. Pardon, on m'informe que ce n'est plus lui. Je me renseigne, bougez pas. Non, en fait c'est Frédéric Biglois, maintenant, beau-frêre d'un ret… A pardon, au temps, ça a changé)

Financier (n.masc)
Monsieur sérieux, diplômé des plus grandes écoles, souvent d'ailleurs sans rapport avec le sujet (je veux bien que dans Polytechnique, il y a poly- mais quand même, faut pas attiger), mais en revanche toujours en costume gris anthracite, à la limite pied-de-poule pour les fantaisistes. On ne sait pas exactement ce qu'ils font ni d'où ils viennent, mais ils se rendent souvent en Floride dans le cadre de plan de financement* Moldave.
Ex : Je suis financier, oui, d'accord bon. Et alors, c'est pas une honte non plus. Si tu m'cherches, tu vas m'trouver, j'vais t'dénoncer à la COB que ça va pas traîner, pôv'type (un financier anonyme suivant les courbes Moldaves à Palm Beach)

Fric (n. masc. argot)
Citez Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, duc de Dino, Prince de Bénévent, sans faire d'erreur et en omettant le contexte et le sujet de référence de la dite citation : " Y penser : toujours ; en parler : jamais " .
Ex. J'ai rien compris à Talleyrand et j'm'en branle, le fric, moi, j'en parle toujours et j'y pense toujours (Micha Dimitrienko Bigloïski, 2ème fortune moldave, 26ème mondiale, 37 ans, ancien capitaine du KGB, PDG de la Filouski & Gangsterskoïe Holding Inc., Chisinau-Miami)

G.
Globalisation (n.masc., néologisme) (voir aussi mondialisation)
Interpénétration des marchés, économies et finances publics et privés au niveau mondial qui permet de remettre à la mode la théorie du Chaos et de l'aile de papillon. Il est de bon ton d'être contre, même sans savoir vraiment de quoi il retourne.
Ex : Depuis que je sais que ce sont des petits enfants pakistanais qui font les Nike, je n'achète plus que des Reebok. C'est quand même moins dégueulasse. (un gros con qui met des tennis).

Gouffre (n. masc, sens figuré)
Cavité dans le sol dans laquelle des gens, de leur plein gré, descendent pour voir si des fois qu'il n'y aurait pas un fond à gratter. S'emploie en économie de la même façon, renvoyant à un trou dans les caisses dans lequel des gens descendent pour voir si des fois qu'il n'y aurait pas des fonds à gratter.
Ex : Gde. Sté. Pub. de séc. soc. rech. pour dir. fin. spéléolog. pour grat. fonds. écrire. min.aff.soc.qui transmettra (petite annonce parue au journal officiel de la République)

I.
Indémnités (masc., toujours pluriel, sinon, fait quand même un peu smicard)
1- de licenciement
Somme que doit débourser un conseil d'administration avare à un honnête directeur général qui a fait quelques erreurs d'appreciation dans la conduite de l'entreprise amenant à la banqueroute et à la ruine des petits porteurs. Cette manne est souvent libéllée en KE* et assortie d'un paquet d'actions faisant office de parachute doré*.
Ex : Mais vraiment, tu veux euq'ch'te dise, t'es trop con. Quand eul'patron est parti avec 18.000.000 eud'francs pour remerciement d'avoir ré-orienté toutes les activités de Big Huge Metal Corp. vers la fabrique artisanale eud' macramé, t'aurai quand même pu t'douter qu'y t'resterait p'us un rond. Aaah, vraiment, t'es né pour être Grosjean comme devant ! (Gilberte Biglois, à son mari, retraité des postes)
2- de résidence
Additif maigre et plus que mérité que l'on ajoute aux salaires des fonctionnaires expatriés et autres diplomates de façon à ce qu'ils puissent faire face aux menus dépenses supplémentaires qu'entraîne la vie chez les Sauvages.
Ex : D'accord, O.K, elle n'est pas imposable et triple mon salaire mais attention, elle entre pas dans le calcul de la retraite. Et tu sais à combien ça revient une bonne Moldave, un majordome Burkinabè… sans compter les Ferrero par kilo, non mais hein, tu sais ? (Etienne de Biglois-Valembray à son lointain cousin retraité des postes qui ne fait qu'à se plaindre et à lui taper du blé alors qu'il a les deux roues avant de la XJS à changer)

K.
K.E (prononcez Kilo-Euros ou, mieux, K . Euros)
Kilo étant le préfixe multiplicateur " mille " en grec, signifie tout simplement 1.000. C'est pas sorcier, c'est même tout bête, mais ça en jette dans une conversation. Attention, son usage n'est recommandé qu'à partir d'un nombre respectable devant le K., sinon, c'est ridicule et on fait un peu guignol qui se la pète sans avoir de quoi, ce qui est une faute de goût.
Ex 1 (oui) : Après les impôts, j'aurai quand même fait 800 KE cette année, c'est pas encore les vaches maigres*, mais faudrait pas qu'ça dure (Simon Sharaoui, tissus en gros, ouvert tous les jours même le dimanche. Sinon, t'appelles, hein, j'arrive hein, j'ai un duplex à côté du bureau. Mèèèè non tu déranges jamais si c'est pour l'boulot. D'toute façon j't'appelle quand j'arrive à Deauville)
Ex 2 (non) : Parce que ton père gagne un kilo euros par mois, voilà pourquoi tu n'es pas opéré. De toute façon, on s'habitue à tout, tu verras, je me suis bien habitué à ton gros nul de père, alors ton pied-bot, hein ! (Sylvette Biglois, fille d'un retraité des postes)


Krach (nom. masc., de l'allemand)
Bruit caractéristique que font les bourses* lorsqu'elles tombent au fond du gouffre* car les entreprises cotées n'ont pas eu les financements* nécessaires, que la bulle spéculative* a fait pschiitt ou que les parachutes dorés* sont partis en torche. Avant 1929, elles faisaient " schploïnk ", mais les prussiens trouvaient que cette onomatopée ne rendait pas parfaitement le bruit de la bourse engouffré. Ils ont fait quelques essais à l'époque et ont isolé le bruit " krach ", donnant ainsi le nom à cette phase douloureuse de la vie d'une bourse. En même temps, c'est vrai que schploïnk, hein, bon.
Ex : Schploïnk !… euh, non, au temps, brrhm… Krach ! (La bourse de New-York en septembre 29. En même temps, c'était tout nouveau comme son, et teuton, alors les premiers coups, on tatonne)

L.
Lysimaque (nom. fém., bot.)
Genre de plantes de la famille des primulacées comprenant des espèces vulnéraires, parmi lesquelles la lysimaque commune dite chasse-bosse ou corneille et la lysimaque nummulaire dite monnayère ou herbe aux écus.
Ex : Mais t'es truffe ma pôv' femme. Ch't'avais dit la lysimaque nummulaire, pas la commune. Maintenant, on est pas près d'avoir des sous qui poussent sur les arbres. Par ta faute, nous v'là encore Grosjean comme devant ! (Gustave Biglois, frêre d'un retraité des postes)

M.
Mondialisation (nom. fém., voir globalisation)
Tout est dans tout, et le contraire. A employer avec un sourire en coin pour montrer que, vous, on vous l'a fait pas. Vous saviez depuis longtemps déjà.
Ex : Non, mais je veux dire, avec internet tout ça, c'est finalement l'abolition des distances, j'veux dire non regarde, la planète, en fait, c'est un genre de village quoi. Non mais c'est vrai, regarde, tu prends l'avion comme tu prends ta BM, j'sais pas moi. Si tu veux, déjà Paris est un village alors. (Un con, comme tant d'autres, dans un dîner en ville)

Mondialiste (nom. masc., néologisme, éventuellement précédé d'alter)
En fait, ce mot est un piège, personne ne peut avouer qu'il est mondialiste, car c'est reconnaître que l'on est une sorte de partisan d'un ogre tentaculaire et monstrueux, insaisissable qui ne vit qu'en suçant le sang des pauvres pour, c'est retors, gâter celui des riches avec des produits trop riches en lipides et en acide gras polysaturés (sans parler du phosphate et du soufre). Au contraire, l'alter-mondialiste est une sorte de héros des temps moderne, genre de zorro du XXIème siècle, qui parcourt le monde pipe au bec et journaliste de TF1 dans la besace pour dénoncer l'horreur économique et espérer que le bon produit du terroir, a 85 euros les 100 grammes de mandarine (mais de Bretagne), permettra de transformer le Sahel en une vaste orangerie car le paysan breton reversera tout son pognon à ses collègues africains dans le besoin. Sans compter que durant les grands forums, ça nique, mais ça nique. Alors qu'à Davos, nibe pour la baise !
Ex : Non mais j'veux dire, moi, quoi, c'est vrai qu'ici c'est une culture complètement différente tu 'ois. J'veux dire bon, les gens ici, ils ne savent pas ce que c'est que l'alter-mondialisation tu 'ois, y sont surtout préoccupés pour bouffer tu 'ois. Alors bon, ben c'est vrai que pour éduquer les masses, tu 'ois, j'veux dire, y'a du taff' quoi. Et puis, bon, moi je reste ici que 5 jours tu 'ois, alors bon, pas facile tu 'ois. (Blandine Verjux-Biglois, avocate à Paris et représentante de l'ONG " Culture, partage, amitié et découverte-des-nouveaux-continents-entre-deux-procès-juteux sans frontière ", de passage au forum social en Thaïlande avant un séjour balnéaire à Phuket)

Ménage (nom. masc.)
Dans le temps, un homme et une femme qui s'étaient jurés éternité et amour, mettaient leurs sous en commun pour consommer de conserve et se trompaient qui avec un professeur de tennis, qui avec sa secrétaire, dans les limites de la bienséance et du savoir-vivre français. Aujourd'hui, assortiment mal défini de personnes de mêmes sexes ou pas, qui se fréquentent à intervalles plus ou moins réguliers et partagent de temps en temps une largeur de lit chez l'un, l'autre ou, s'ils ont moins de 38 ans, chez leurs parents. Le ménage, aujourd'hui, c'est une feuille d'impôt. Pauvre France, Pôôôôvre France. Ah, ça, on dira ce qu'on veut, il a peut-être été un peu abusé, mais le Maréchal, il aurait pas toléré cette chienlit.
Ex : Le couple, là, les deux charmants cheunes hommes et le cheval ? Che sais pas, moi, ch'étais dans l'echcalier, che faisais le ménache. (Maria Biglaos, femme de ménage dans le Marais)

Moldave (nom. fém.)
Originaire de Moldavie, la Moldave est accorte, peu farouche, et par un de ses mystères que l'on ne s'explique pas, toujours jeune voire à peine nubile. Facile d'entretien et peu onéreuse (si l'on prend la précaution de lui confisquer son passeport), la Moldave est, comme le Filofax, le Montblanc et l'attaché-case griffé, le compagnon indispensable de l'homme d'affaires, du banquier ou du comptable en fuite à l'étranger.
Ex : Je ne te dis pas que tu n'avais pas besoin d'une secrétaire pour ton séminaire en Floride. Je te demande simplement comment as-tu pu choisir une espèce d'adolescente moldave alors que tu ne parles même pas anglais ? Non, non, je ne fais rien avec cette cocotte, je la promène c'est tout. (Valentine Biglois, nièce par alliance d'un retraité des postes, quelques instants avant son veuvage)

N.
Néo- (préfixe, inv.)
Dans un monde global qui évolue si vite, il n'est pas bon en économie d'être en retard d'un train. On n'est plus pour l'exploitation outrancière de tout pour le simple profit, on est néo-libéral ; on n'est plus stalinien borné, on est néo-communiste (ou alter-mondialiste* sorte de nouveau néo-communiste, quand je vous disais que ça évoluait vite).
Ex : J'étais bêtement convaincu que j'aimais la loi du marché que je me suis fait viré pour mes mauvais résultats et que je suis à la chôme, Grosjean comme devant. J'étais branleur, me voilà néo-vent (Sébastien Biglois, neveu d'un retraité des postes)

P.
Parachute doré (exp., masc)
Contrairement à l'idée répandue, il ne s'agit pas vraiment d'un parachute en or ; ce serait beaucoup trop lourd et nos plus brillants capitaines d'industrie s'écraseraient au sol comme des merdes, amenant sur le pays la ruine et l'opprobre. Non, en fait, il s'agit d'un matelas doré, c'est à dire, composé de billets de banque sur lequel notre capitaine d'industrie va arriver mollement et tout en délicatesse lorsqu'il choit malencontreusement de son vaisseau qui lui, prend l'eau par babord avant. Mais si les rats quittent les navires les premiers, les capitaines les suivent de près. Sauf qu'eux, grace au matelas à biftons, ils flottent dessus, les malins. C'est pour ça qu'ils sont capitaines et que les rats se noient, les cons.
Ex : Tout est perdu, fors l'argent ! (un capitaine d'industrie qui a perdu ses hommes, sa cargaison et son navire mais pas son parachute doré. Et l'honneur me direz-vous ? Ah, bah, vivez avec votre temps mon vieux)

Q.
Quotient (nom. masc.)
Genre de ratio*.
Ex : Les quotients ont été systématiquement remplacés par des ratios ne permettant pas de rendre parfaitement compte de la situation de la société. Vous allez vous retrouver Grosjean comme devant ! (Jean Broekwinerhk, président du tribunal des Prud'hommes à Bériflay-lès-Marignon)

R.
Ratio (nom. masc.)
Sorte de quotient*.
Ex : Grosj… But that's my only line ! (Me Géraldine Biglois, bru d'un retraité des postes, en position délicate lors d'un procès aux Prud'hommes de Bériflay-lès-Marignon)

Renflouer (verbe)
Action de mettre de l'air dans un navire ayant sombré de manière à le faire remonter à la surface. Par extension, action de mettre de l'argent dans une société (publique ou privée) ayant sombré de manière à la faire remonter à la surface.
Ex. : Renflouer la Sécu ? Autant essayer de renflouer le Titanic en pétant dans un tuyau d'arrosage ! (un ministre anonyme des finances, contemporain)

S.
Stockholm (cour d'arbitrage de) (ville de Suède)(jolie d'ailleurs)(les canaux tout ça)(les fjords aussi)(enfin, les fjords, faut sortir de la ville quand même) La ville de Stockholm (en Suède)(c'est joli ailleurs aussi la Suède)(sa faune et sa flore si pittoresques)(tiens, les Rennes)(c'est sympa un renne)(mais con quand même)(mais sympa) accueille une cour d'arbitrage internationale (en fait je dirais plutôt " sert d'écrin à ")(parce que c'est quand même une sacrée putain de belle ville)(et les meufs)(la vache)(blondes toutes)(et des nibards)(pô, pô, pô)(mais alors farouches, hein)(ah ça les salopes) qui sert à régler les différends entre deux sociétés dans des problèmes de contrat, en lieu et place d'un tribunal.
Ex : On va aller à la cour d'arbitrage de Stockholm (capitale de la Suède d'ailleurs)(mais à taille humaine)(et les gens)(ah, ça, les suédois)(hospitaliers, tout)(pis blonds)(ah, ça, pas de métèques chez eux)(enfin deux trois)(pour faire un peu original)(et des rennes aussi, mais on a déjà discuté d'la bête) que ça va pas traîner tiens.(Me Géraldine Biglois(qui aime bien la Suède)(enfin surtout Stockholm)(et les suédois)(on dit d'ailleurs qu'elle rechigne pas)(enfin, ça ne nous regarde pas)(mais quand même), bru d'un retraité des postes).

Spéculer (verbe)
Action s'assimilant à une forme de poker au cours de laquelle on mise, en fonction de son intérêt et de la direction du vol des hirondelles, sur une hausse ou une baisse du cours des actions de telle ou telle société afin de s'en foutre pleins les fouilles.
Ex : C'est une erreur de débutant, monsieur, je le savais pourtant, ne jamais spéculer sur une hausse de l'action Crédit Lyonnais. C'est un cas d'école, mais donnez-moi une seconde chance, je ne vous ferai plus Grosjean comme devant, promis. (Emile Biglois, courtier, fils d'un retraité des postes).

V.
Vaches maigres (nom comp., pluriel)
Période des cycles économiques typiquement française, quoique les espagnols aient " las vacas maigras ", mais c'est en tauromachie, ça n'a rien à voir. Si l'on connaît la récession, la stagflation, l'inflation, la déflation, la croissance et autres termes, la vache maigre est un moment particulier de la vie économique française durant lequel ce n'est pas que ça aille, mais bon, allez, ça va quand même un peu mais c'est quand même pas vraiment ça.
Ex. : Bah, on vend bien un peu, mais c'est pas comme les soldes de l'an passé. Ce ne sera pas une grande année dans la maroquinerie. Qu'est-ce que vous voulez faire avec des vaches maigres, pas de cuir, pas de cuir, alors on taille des shorts pas des vestes ! (Simon Biglois, tanneur, frêre d'un retraité des postes)

W.
Winnipeg (nom propre)(effet de -) La ville canadienne de Winnipeg est une hérésie économique. Pas d'industrie, aucune activité minère, agriculture rien, tertiaire pas mieux, tourisme nada, bref, rien de rien de rien et pourtant, elle existe et des gens y vivent, certains de leur plein gré. L'effet Winnipeg est utilisé pour expliquer facilement un concept économique totalement incompréhensible autrement et défiant toutes les lois naturelles.
Ex. : La France est la cinquième puissance économique du monde. C'est aussi le pays avec le plus de jours chômés, le plus de grève et le taux de prélèvements obligatoires parmi les plus massifs du monde. C'est un effet Winnipeg, cherchez pas.


Et voilà, maintenant vous savez tout ou presque du vocabulaire économique, vous pourrez bientôt briller en société, vous tapez des Moldaves en veux-tu en voilà et frimer comme un fou sur les pistes de Davos. C'est pas beau la vie ? Alors on dit merci ou-pas.net.

Note pour les pinailleurs : si vous avez activement cherché le renvoi pour " rouge " et avez pesté de ne pas l'avoir trouvé, outre le fait que vous soyez mauvais coucheur, aucune chance pour vous avec les Moldaves, Davos et le toutim. Rouge, quand même, si vous savez pas ce que c'est, vous êtes au-delà de toute rémission. Vous êtes Grosjean comme devant, pis c'est marre !