Sans doute qu'ils n'avaient rien de mieux à faire à ce moment-là, ou peut-être
qu'il pleuvait ce jour-là, allez savoir, ou que,encore, quelqu'un leur aura conseillé d'aller voir "le film de l'année, au bas
mot, vas-y, tu peux me faire confiance, quand même, tu me connais" ou que, tout bêtement, ils avaient envie d'y aller, tout
arrive, bref : ils y sont allés, et ils en rendent compte, c'est un peu l'objet de cette rubrique.
Grégoire Moulin contre l'humanité (Artus de Penguern, 2001) :
L'avis de Marcel Monpatron :
Passé inaperçu, ce film de et avec Artus de Pengern, que vous avez forcément aperçu ici ou là, Artus de Pengern, pas le
film d'Artus de Pengern, est une très bonne surprise, le film d'Artus de Pengern, pas Artus de Pengern. Encore que.
Les choses sont simples: depuis sa naissance, Grégoire est entouré de psychopathes ordinaires. Il s'agit donc d'un film qui
parle de vous (les tarés) et de moi (un gars bien sous tous rapports).
Après une courte biographie hilarante, évoquant " Un coeur simple " (" Elle avait eu elle aussi son histoire d'amour. Son
père était mort... " etc) et " 42ème parallèle ", mais en plus court quand même, notamment pour étaler mes références.
L'histoire va se concentrer sur une soirée de Grégoire qui va être onligé de lutter pour sa survie (et pour l'amour, c'est
beau) contre l'humanité, fermement décidée à l'empêcher de faire des photocopies, entre autres desseins malfaisants.
La première moitié du film est un petit bijou, culminant avec l'apparition de Dider Bénureau. La fin, une sorte de Vaudeville
dégénéré (vous pouvez lire " déjanté " si ça vous chante, mais venez pas pleurer après), reste amusant mais est beaucoup
moins nerveux que le début.
Bref, je serais vous, je jetterais un oeil.
L'avis de Marcel Piston :
Non, rien, enfin rien de plus, si ce n'est que je me permets d'insister, lourdement, sur la performance, car c'en est une,
de Didier Bénureau dans ce film. Mais alors, très lourdement.
Voilà.
C'est tout.