METHODE D'UTILISATION DE LA COCOTTE EN FONTE
à l'usage du guerrier de l'humour drôle

Cette méthode s'adresse à tous ceux qui adhèrent à la cause ou-pas.net, Marcels, assimilés ou simples sympathisants, et désirent s'engager physiquement dans la lutte contre l'humour pas drôle en participants aux expéditions punitives que nous menons sporadiquement pour châtier ses mentors.

Ils y trouveront les coups principaux du combat à la cocotte en fonte, arme principale, avec l'ortie fraîche, qu'utilisent les guerriers de l'humour drôle. Chaque coup est précisément décrit, accompagné d'un schéma explicatif évocateur sur lequel est indiqué, par une petite étoile, le point d'impact de la cocotte avec sa cible.

Nous recommandons vivement à tous ceux qui souhaitent rallier l'étendard du Saint Paper-Board de s'exercer chez eux avec leur cocotte, sur des mannequins en plastique, voire sur leurs voisins s'ils sont du genre à faire du bruit en pleine nuit, éventuellement sur une belle-mère acariâtre.

Les plus chétifs devront prendre soin de muscler leurs biceps avant d'entamer les exercices, car si le maniement de la cocotte en fonte est un exercice subtil et technique, il ne s'en est pas moins réservé aux brutes épaisses.  

1) Les revers


Le revers classique

Le revers classique est le coup le plus simple du combat à la cocotte en fonte, et donc celui qu'on apprend en premier. La cocotte se tient d'une main, au niveau du bord, et décrit un mouvement horizontal. De par son point d'impact relativement bas, ce coup est idéal pour gifler une personne de petite taille, de type Elie Semoun, ou pour briser les rotules de gens très grands, de type Jean Amadou. Il est en revanche assez peu efficace sur les personnes de taille moyenne, puisqu'il est alors porté au niveau des hanches, encore qu'un coup de cocotte en fonte dans les hanches, ça fait toujours moins de bien qu'une pipe.


Le revers à deux mains

Le revers à deux mains est identique au revers classique, si ce n'est qu'on le réalise en tenant la cocotte à deux mains. Le coup est ainsi plus puissant, et s'utilise donc dans des objectifs différents:
-Pour les personnes de petite taille: dans le but d'obtenir un knock out
-Pour les personnes de grande taille: dans le but de briser la rotule (à l'instar du revers classique, qui suffit souvent à l'obtention de ce résultat, mais si la victime est corpulente, type David Douillet, le genre gros gros con quoi, la rotule ne se cassera qu'avec un revers à deux mains). 


Le revers montant (également appelé "Le coup du mime")

Le revers montant, au contraire des revers classique et à deux mains, s'effectue dans un mouvement qui part du bas vers le haut. Le coup est donc moins approprié que les coups précédents pour briser les rotules d'une personne de grande taille, mais est particulièrement efficace pour rabattre son caquet à une personne de petite taille: la cocotte frappe d'abord le menton, avant de poursuivre son mouvement vers le haut. La bouche est donc refermée avec violence, quelques dents sont broyées au passage, et pour peu que la victime laisse dépasser un bout de langue, celle ci est impitoyablement tranchée. C'est arrivé la première fois que ce coup a été expérimenté, dans les années 60, sur Marcel Marceau, un jeune chansonnier particulièrement disert et saoulant. Privé de langue, il a du se reconvertir dans le mime. Une belle victoire pour l'humour drôle.  


Le revers vertical

Au contraire des autres revers, le revers vertical est destiné aux cibles de tailles moyenne ou grande. La cocotte est tenue par une de ses poignées, et décrit un arc de cercle au milieu duquel se situe le point d'impact, approximativement au niveau du visage, dans un mouvement proche, mais plus violent et donc plus efficace, que le revers montant. La principale difficulté du revers vertical est de ne pas se laisser entraîner par le poids de la cocotte en mouvement, sous peine de chuter en arrière et de se retrouver assis sur les fesses, dans une pose, vous en conviendrez, qui sied assez mal au guerrier de l'humour.

2) Les coups droits

Les coups droits se donnent exactement de la même façon que les revers, mais à la manière de coups droits, un peu comme au tennis. Nous n'aborderons donc pas les coups droits classique, à deux mains, montant et vertical, qui sont des adaptations des revers de mêmes noms et visent sensiblement les mêmes objectifs. Attardons nous néanmoins sur le coup droit smatché, dont l'équivalent d'existe pas en revers.


Le coup droit smatché

Le coup droit smatché se donne dans un mouvement allant du haut vers le bas, la cocotte tenue par une poignée, et peut servir dans tous les cas de figure, car quelle que soit la taille de la cible, la cocotte finit toujours par lui heurter le crâne, avec toutefois quelques nuances selon les cas: 
-Personnes de petite taille: la cocotte arrive sur le haut du crâne, dans un mouvement contondant, destiné à assommer la victime, et donc sans effusion de sang. Efficace, mais modérément esthétique.
-Personnes de taille moyenne: la cocotte heurte la tête non pas en haut du crâne, mais au niveau des tempes, permettant ainsi l'apparition d'ecchymoses du plus bel effet. Tout aussi efficace, mais déjà bien plus joli.
-Personnes de grande taille: la cocotte heurte la tête en raclant des morceaux d'arcade sourcilière et de nez, provoquant des saignements abondants. Efficace et hautement artistique

3) Le smatch 


Le smatch

Le smatch est le coup maître de l'utilisateur de la cocotte en fonte, car s'il est bien donné, il provoque un tassement du cou de la victime, directement traduit par un enfoncement de sa tête dans ses épaule. Le décès est immédiat, sans que la cible ne s'en rende compte: elle meurt les yeux ouverts, en affichant un air surpris des plus cocasses. On utilise donc généralement le smatch dans le but de conserver la tête de l'ennemi pour un faire un tableau de chasse, que l'on affiche ensuite dans la salle à manger de sa maison au dessus de la cheminée, ou du radiateur si l'on ne dispose pas de cheminée, mais le trophée perd alors de sa superbe. Si l'on ne possède pas non plus de radiateur, c'est qu'on est un sans-logis, et alors on est prié d'abandonner immédiatement la lecture de ce manuel, la guerre de l'humour drôle n'ayant que faire de parasites mal nourris. Attention, ce coup requiert une solide paire de biscotos, sous peine de chuter sur le cul, entraîné par le poids de la cocotte, avant même d'avoir pu porter le coup, bref, de se payer une grosse honte à courir pleurer sa mère dans les water-closets.