Le courrier des internautes
Ami internaute, cette rubrique est avant tout ta rubrique. Une réflexion sur ce site? Un coup de gueule? Un coup de coeur? N'hésite pas à nous envoyer tes impressions! (Ne sont publiés ici que les mails qui appellent une réponse susceptible d'enrichir le contenu de ce site; cela dit, je réponds à tout le monde en privé).
09/06/03
Cher Marcels, bonjour.
Dans un soucis de contribuer à l'amélioration constante de votre inestimable
site, je me permets de vous faire part de mon regret de ne voir nulle part évoqué
le nom de Laurent Baffie. Certes, on ne le voit plus trop en télé en ce
moment. Mais il reste quand même, lié à Ardisson par une fidélité qui l'honnore,
le seul intérêt de la détestable émission Tout le monde en parle.
Si vous ne suivez pas régulièrement ses apparitions le samedi soir, je vous
rapporterais simplement ce petit calembour qui témoigne de la vivacité de son
esprit comique. L'invitée était Françoise Hardy, et alors qu'Ardisson lui
demandait : "Mais ça ne vous est jamais venu à l'idée de faire du cinéma?",
Baffie ajouta : "Non, Thierry, lui c'est pas Hallyday, c'est Dutronc".
Vous conviendrez qu'il s'agit là d'un exemple suffisant pour consacrer à
Baffie au moins une page d'Ou-pas.net.
Bien à vous, et bonne continuation,
Jean
Mon cher Jean, laissez moi vous
expliquer une chose. Quand
Baffie participe à une émission d'Ardisson, contrairement à ce qu'il laisse
supposer, il prépare ses interventions. Avant l'émission, il demande le
contenu de ses interviews à l'animateur, puis les décortique question par
question, en imaginant les vannes qu'il pourra en tirer. C'est ce qui s'est
passé avec l'exemple que vous citez: le jeu de mot à l'idée/Halliday ne lui
est pas venu spontanément, mais quelques jours avant l'émission, après
plusieurs heures de réflexion, et pas forcément la sienne, car pour couronner
le tout, l'homme travaille avec une équipe de gagmen diplômés de l'école de
la répartie, qui bossent pour lui dans l'ombre en échange d'une copieuse
rémunération, aux frais du contribuable, puisqu'on est sur la télé publique,
comble du comble. Le tableau n'est pas reluisant, et il me faut encore y ajouter
ceci: la vanne à l'idée/Halliday, fort bonne, je n'en disconviens pas, n'en a
pas moins déjà été récemment utilisée dans "Laisse tes mains sur mes
hanches", le film de Chantal Lauby, sous la forme:
-Je me suis faite à l'idée
-Quoi, tu t'es tapé Halliday?
En plus de ne pas être le répartiste inspiré que l'on présume, Baffie est
aussi un plagiaire sans morale.
J'espère vous avoir ouvert les yeux.
Guérandezigue.
29/04/03
Cher Monsieur de Guérande,
Enfer et damnation !
Je m'insurge ! Les informations que vous diffusez sur Marcel Trois
gaules, dont une en fibre de verre, sont erronées ! Dans le descriptif que vous
faites de chaque membre de l' honorable confrérie d'ou-pas.net, on peut lire,
au sujet du Marcel mentionné ci-dessus, qu' il "est fiancé à une
picarde, c'est-à-dire à la fine fleur de la grâce et de la féminité
hexagonale, et a donc autre chose à faire que de passer ses nuits devant la
télé". Cette donnée est obsolète... Le sieur Trois Gaules ( dont
une en fibre de verre ) vous aurait-il menti en continuant à fournir ce piètre
alibi pour justifier son manque de vigilance , alors qu'il n'est plus fiancé à
cette pétas... picarde ? En effet, il est actuellement le chevalier servant
d'une bretonne ( moi ) et donc plus de la fine fleur de la grâce et de la féminité
hexagonale, pauvre de lui. Si vous êtes désolé pour lui, consolez vous en
vous disant qu'il sera maintenant plus attentif, plus apte à remplir la mission
sacrée que lui a confié la confrérie, c'est à dire la surveillance des
apparitions télévisuelles du professeur Rollin, la bretonne n'étant pas tout
le temps sur son dos.
C' est une femme jalouse qui vous implore de bien vouloir mettre à jour
les informations concernant votre éminent confrère, en espérant cependant
pour vous ( et pour lui, à moins qu'il ne veuille encourir le risque de subir
mes foudres) qu'il ne lui viendra pas la fantaisie de se fiancer avec une femme
de chaque région de notre beau pays.
Bien à vous,
A. de Bretagne
Bien cher Artichaud,
Comme vous l'aurez sûrement constaté, ou-pas.net n'a pas été actualisé pendant un gros mois et demi. L'eau a donc coulé sous les ponts entre le moment où j'ai reçu vos doléances et ce jour, où je décide d'y répondre. Pour argumenter ma réponse, et dans le soucis de m'assurer que vous n'étiez pas une affabulatrice, j'ai consulté Trois Gaules sur votre identité. Voici ce qu'il m'a répondu (textuellement): "Ah ouais, la bretonne, si si, elle existe, mais c'est de l'histoire ancienne, tu penses, une chichiteuse comme c'est pas permis, moi tu me connais, je suis un sanguin, et il s'agit pas de faire bouillir la marmite trop longtemps, et la bretonne, elle a beau rimer avec cochonne, elle est plutôt du genre j'suis pas une fille facile, je couche pas dès le premier soir comme la première des salopes, bref, au bout d'un mois de forcing, vu qu'y avait apparemment pas moyen de la besogner sans lui promettre une alliance, un toit et une tripotée de niards, j'm'en suis retourné à l'ultime valeur sûre en matière de gaudriole: la picarde."
Bref, vous le voyez, si vos doléances ont pu un temps s'avérer légitimes, elles ne le sont plus aujourd'hui, et le descriptif de Trois Gaules dans la page des Marcels redevient valide.
Bien cordialement,
Marcel de Guérande.
PS: Si vous le souhaitez, je peux vous passer les coordonnées de Marcel de Vélo. Il est célibataire, et c'est un excellent parti.
24/03/03
Aussi, je ne peux que vous dire
ma reconnaissance. J'ai dit plus haut que vous m'aviez sauvé la vie. J'y suis
allé un peu fort, effet d'accroche oblige. Disons que vous m'avez ouvert les
yeux, ce qui est déjà salvateur en soi. Au sujet de Laurent Ruquier. J'avoue
avoir apprécié à ses débuts l'émission « On a tout essayé ». Il n'était
pas rare que certains de ses collaborateurs m'arrachent un sourire, sans
toutefois que je les classe au Panthéon de l'Humour Français. Passé l'effet
de découverte, le réchauffage-recyclage-frelatage et horlogeage de vannes de
plus en plus médiocres, m'est apparu. Mais sans m'en rendre compte, honte sur
ma descendance, je m'y étais accoutumé. Entre somnolence et ennui, je
regardais, quand l'opportunité se présentait, ce programme de façon un peu
automatique, en attendant le JT de 20h (mais j'assume pleinement ma faute sans
la rejeter sur Pujadas). Et puis vint le jour où j'ai lu votre critique acérée
de Laurent Ruquier. Je dis « le jour », car il m'a bien fallut la journée
pour venir à bout de ce manifeste ordurier tant il est complet. Amusé, et
encore sous le joug de ma passive collaboration avec ce type, une pensée du
genre « ils exagèrent » me traversa l'esprit. Le soir même, je me
retrouvai, coup du sort, fidèle au rendez-vous de 19h sur France 2. Vint une
première vanne de Ruquier, de suite surenchérie par un complice. Dieu que c'était
médiocre ! Pas plus que d'habitude, et pourtant je fus frappé. C'est là que
me revint tous vos avertissements. Je restais sceptique. « Laissons les se
chauffer » pensais-je généreusement. Le calembour suivant ne se fit pas
attendre. Isabelle Alonso crut bon de commenter une photo de Georges Bush
portant un petit drapeau américain en boutonnière : « Il met ce drapeau
parce que s'il met ses initiales, « GB », on croit que c'est l'Angleterre !
». Tonnerre d'applaudissements, déluge de rires même pas enregistrés. Je
suis furieux ! Je réalise que tout le potentiel dont l'équipe Ruquier fait
preuve ce soir n'est pas pire que celui des jours précédents. On me l'avait
alors infligé sans que cela me choque plus que ça ! Un scandale ! Mais ça
continue. J'ai le temps d'entendre encore quelques blagues avant de retrouver
la télécommande et la lancer contre la télé qui s'éteint.
Donc merci, grand merci Ou-pas.net. Merci d'avoir mis fin à ce cauchemar. Ce
cancer qui me bouffait de l'intérieur sans que je m'en rende compte.
Un ami.
Un témoignage d'une telle éloquence mérite-t-il d'être commenté? Non bien sûr. Tout est dit, et bien dit.
Vous allez rire: on me souffle que malgré le fait qu'à chaque fois qu'il entend Bigard dans une interview, donc hors du cadre d'un de ses spectacles, le webmaster d'icelui site a envie de lui tataner la tronche, à chaque fois qu'il entend un de ses sketchs, il rit aux larmes. Malheureusement, c'est là un paradoxe qu'on ne sait expliquer; il vous faudra donc vous accommoder de votre embarras.
Bonjour,
Sensible à votre combat mené contre l' « humour pas drôle », et
l'opportunisme de certains « comiques de mes couilles », j'aimerai connaître
votre avis sur Karl Zéro. Personnellement j'ai vraiment du mal à accrocher
à son humour (particulièrement les petites scènes « réalisées avec
trucages » dans son vrai journal). A mes yeux, il est un peu le Laurent
Ruquier de Canal+, toutes proportions gardées, et mériterait vraiment
sa place dans la rubrique « comique de mes couilles ».
Cordialement,
Nicolas
J'abonde, j'approuve, j'agrée, je
confirme, mais pour autant, ou-pas.net reste un site animé par des
bénévoles, qui n'ont pas envie de sacrifier tout leur temps libre pour
dresser une liste exhaustive des comiques qu'ils jugent de leurs couilles. Le
site fonctionne un peu comme un défouloir, et jusqu'ici, personne n'a
éprouvé le besoin de se défouler sur Karl Zéro. Ce qui n'enlève rien au
fait qu'il le mérite, et n'exclut pas qu'un jour, peut-être, quelqu'un sera
tellement énervé après avoir vu "Le vrai journal" qu'il prendra
sa plume et débitera son fiel. Voyez?
Notez bien que ça marche également dans le sens inverse, à savoir dans celui du panégyrique des gens talentueux. Par exemple, à l'heure où je vous parle, je n'ai toujours pas écrit une ligne sur Omar et Fred, alors que je me dis à chaque fois que je les vois qu'ils forment très clairement le duo le plus drôle du nouveau millénaire. Ils mériteraient donc leur page officielle dans le tronchoscope, et bien plus que certains de leurs confrères qui y figurent déjà, mais voilà, il faut trouver le temps, l'occasion, l'inspiration pour en parler... autant de choses qui ne se trouvent pas sous le pas d'un cheval, et quand bien même, je croise assez rarement de ce genre de bestiaux dans ma vie quotidienne.
Tout ça pour dire qu'ou-pas.net n'a pas vocation à être exhaustif. Enfin si, il a vocation, mais alors à très long terme.
Je partage avec vous la même indignation à l'idée de voir disparaître la bande de Moustic du petit écran : autant dire que ma télé n'aura plus d'autre fonction que celle d'un meuble (moche). Je vous remercie cependant de combler une partie de cette cruelle absence à venir : la découverte récente de votre site est pour moi une compensation car je sais que je pourrais compter sur vous quand l'effet de manque se fera ressentir.
Un compliment est toujours bon à prendre. Alors on le prend, du coup, et se le met de coté pour nous consoler de la lecture du mail rédigé en style SMS avec sept fautes pas mot (et pour cause) du prochain Sémounophile indigné de ce qu'il aura lu ici.
02/12/02
Bien le bonjour à tous,
je viens de découvrir la page "Warning" (je sais il est temps, mais
il y a tellement de choses sur votre site)et, je dois bien l'avouer, je me suis
bien fendu la gueule en la parcourant, mais j'ai ressenti quelquefois comme une
sorte de crispation ressemblant à s'y méprendre à un sentiment d'attaque
personnelle. Je m'explique: j'ai le malheur d'être jeune!
D'où ma question: Mais dites moi, qu'entendez vous exactement par "halte
aux jeune" ou encore "hors d'ici, le jeune!"?
En effet, supposons que ce soit du 1er degré. Dans ce cas, cela signifierait
que tous les jeunes sont à jeter. Hors, c'est avec une joie mélée d'orgueil
que je j'utiliserais vos propres arguments pour combattre cette idée: François
Rollin lui même n'a t il pas été jeune? Son talent serait il apparu seulement
après que sa prime jeunesse l'ai quitté? Allons, soyons sèrieux.
Tout ça pour dire que je ne peux pas me faire à l'idée qu'une telle faute ait
été commise dans ce site pourtant irréprochable. Serait ce que je ne comprend
pas le véritable message? Aurais je atteint mon seuil de compréhension
humoristique? S'il vous plait, ne me laissez pas dans la tourmante et éclairez
moi.
Merci.
Phi.
Mon cher Julien, j'entends clairement votre inquiétude, mais laissez moi
vous dire qu'elle n'a pas lieu d'être. En effet, par jeune, nous n'entendons
pas personne peu âgée, mais personne qui emploie les mots "grave",
"sa race", "sale facho" et "je suis foncedé".
Hors, votre lettre ne comporte aucun de ses mots. A votre place, un vrai jeune,
du moins dans le sens où nous l'entendons, aurait écrit:
"Je suis jeune, votre site me fait grave chier sa race, sales
fachos, je suis foncedé."
Au lieu de ça, vous avez formulé votre avis avec un nombre incroyablement plus varié de mots, agencés de manière à former des phrases cohérentes, compréhensibles et dignes d'attirer l'attention de l'homme sensé, bref, malgré votre jeune âge, vous n'êtes pas un jeune, mais un vieux pépère rhumatismeux. Vous êtes donc cent fois le bienvenu sur ou-pas.net.
Bien cordialement,
Papy Guérande.
30/09/02
Rien de bien méchant, mais on
peut déceler deux erreurs dans le texte "Halte au feu" accompagnant
la mise à jour du 23/09.
La première est la plus regrettable : prénommer José Garcia Bruno, tout en le
qualifiant "plus grand acteur de sa génération". Tout cela sent le
lapsus honteux avec le dénommé Bruno Gaccio, burne télévisuelle s'il en est.
On est pas loin du blasphème. La deuxième est, on peut le penser, à mettre
sur le compte de votre distraction légendaire. Concernant les "exceptions
que pourraient être le Centre de visionnage et le 20 H 20", il serait préférable
de remplacer l'adjectif "antérieures" par "postérieures",
de manière à ne pas passer pour un charretier inculte. Cela dit, votre texte
est comme toujours d'une grande justesse, même si on peut s'indigner devant
l'absence de Benoît Poelvoorde dans votre club très fermé des comiques
estampillés Canal+ n'ayant pas de filiation avec vos parties génitales.
Salutations et longue vie à la confrerie.
Jean
La réponse du gars taulier
Avant tout, merci de votre vigilance. Les modifications de rigueur ont été apportées.
Ensuite, vous soulevez ce qui me semble être une question importante du débat sur l'humour contemporain: que penser de Monsieur Manattane (orthographe incertaine)? J'aime beaucoup Benoît Poelvoorde. Beaucoup. J'ai réussi à conserver intacte mon admiration pour C'est arrivé près de chez vous, malgré le statut de film culte qu'il a acquis auprès des jeunes. J'apprécie cet acteur partout où il met les pieds, y compris dans les plus mauvais films. Ainsi, du Vélo de Gislain Lambert aux Portes de la gloire en passant par son récent duo avec Gérard Lanvin dans un film que j'me rappelle plus eul'titre, je me suis toujours régalé de la finesse, de la fantaisie et de la personnalité de cet acteur. Mais Monsieur Mattanane, ben ça me faisait chier. Si. Un ou deux bons épisodes, certes, mais dans l'ensemble, j'ai trouvé ça copieusement soporifique. Ce n'est que mon avis. Le débat reste ouvert.
Salutations aussi. Les mêmes. Mais dans des quantités supérieures.
Et t'es gentil mon Jeannot, mais tu mets une majuscule à Confrérie. C'est pas la confrérie des amateurs de pied de porc pané ici, c'est la Confrérie des Marcels. Ne pas confondre.
02/09/2002
Bonsoir, amis lecteurs,
Ici Marcel LE MENT. Je me dois de répondre à la critique qui m'a été
adressée, que je considère injuste. J'ajoute, par la même occasion, les
précisions suivantes :
- Gilbert Rozon est plus que le producteur du Festival Juste pour Rire, il en
est le fondateur ;
- Le poursuite déposée contre lui en était une d'agression sexuelle, pas de
harcèlement.
1. Choix du terme «absolution» (et, par extension, du verbe «absoudre») :
Le dictionnaire Robert (2000) définit «absolution», en page 10, de la manière
suivante:
«Action d'absoudre. 1. Effacement d'une faute par le pardon.
Lithurg. Cathol. : Rémission des péchés accordée par le prêtre après la
confession. (...) 2. Droit : Jugement qui, tout en déclarant
coupable un prévenu, le renvoie de l'accusation, sa faute ne donnant lieu à
l'application d'aucune sanction. (...)»
En ce sens, le terme était bien utilisé dans ma dépêche puisqu'il
s'applique, en plus de la religion, au droit. Je ne vois donc pas où est
le fondement de votre critique. Par ailleurs, c'est aussi ce terme que les
journalistes ont utilisé, qu'ils ont eux-même pris de ce qui s'est passé en
Cour. Voici une citation pour appuyer mes dires (La Presse, mercredi 31
mars 1999) :
«La jeune femme qui a été agressée sexuellement par le producteur Gilbert
Rozon en février 1998 réclame 75 000 $ en dommages et intérêts. (...)
Gilbert Rozon, qui avait plaidé coupable à l'accusation d'agression sexuelle,
a bénéficié d'une absolution inconditionnelle de la Cour supérieure. (...)»
Comme ma dépêche se basait sur les dires des journalistes, s'ils *avaient*
utilisé le mauvais terme, il aurait fallu les blâmer, eux, plutôt que moi,
puisque je rapportais uniquement les faits dans un souci de fidélité à leurs
propos.
2. Le nom «Marcel LE MENT» :
Tout d'abord, on l'écrit «Le Ment» ou «LE MENT» (avec ou sans majuscules,
comme vous préférez, c'est seulement une question de normes de publication) et
non pas «Lemant», même si cela ne change rien à la phonétique (et, de
facto, au jeu de mots).
Que le nom soit drôle - ou pas (© Rollin) - n'a guère d'importance, car un
nom de Marcel doit seulement contenir un jeu de mots, indépendamment de la
qualité dudit jeu de mots. Il y a bien sûr quelques règles importantes
qui gouvernement les pseudonymes. Ces règles sont listées quelque part
sur le site ou-pas, que je vos pourrez consulter si vous désirez susciter un débat
sur la légitimité de mon nom.
Ceci dit, comme le nom n'a pas, au moment du choix, suscité le veto de M. De Guérande
lors de sa soumission, je suppose que tout est en ordre. Le fait de
contester le choix de ce nom est en quelque sorte contester l'autorité de M. De
Guérande en la matière, et cette affaire ne me regarde pas. Si vous désirez
faire appel de sa décision, vous devrez vous adresser à lui plus spécifiquement.
Si vous n'êtes pas capable de trouver le jeu de mot en question, ce n'est pas
non plus mon problème. Cependant, en toute magnanimité et patience, je vais
vous aider :
Marcel LE MENT :
«Morcellement» (fragmentation) ;
«Harcèlement» (comme dans la phrase suivante, basée sur des faits malheureux
mais bien réels : Gilbert Rozon a d'abord fait du harcèlement, puis agressa
sexuellement la jeune croupière de 20 ans lors de la fête du 15e anniversaire
du Festival Juste pour rire.) ;
«Marcel ment» (verbe mentir) ;
«Seulement» (en forçant un peu ou avec un accent).
Sur ce, bonne fin de soirée, et à un de ces jours.
Marcel LE MENT.
Chers Marcels,
La réponse, laconique Ô combien, du gars Guérande:
Emilienne de légumes? Comprends pas.
Pour le reste, je laisse à Marcel Le Ment le soin de vous répondre, ou de vous provoquer en duel si ça lui chante.
05/08/02
La réponse du gars Guérande
Avant tout, merci pour vos compliments. Si.
Ensuite, plusieurs points soulevés dans votre message me semblent mériter réponses publiques.
D'abord, la version vidéo de Colères. Vous êtes loin d'être le premier à vous plaindre de ce qu'elle n'est plus distribuée dans le commerce, et c'est inexact: la vidéo de Colères n'a pas disparu des rayons des magasins de biens culturels, le fait est juste que leurs vendeurs se soucient beaucoup moins de son réapprovisionnement que de ceux des coffrets Bigard et autres compilations des petites annonces d'Elie 'Monsieur falot' Sémoun. A chaque fois que je mets les pieds dans une FNAC, je jette un oeil, et il arrive encore assez fréquemment qu'un exemplaire de l'oeuvre ultime de François Rollin se cache timidement dans le lot. Donc: persévérez. Quant à une hypothétique version DVD, là pour le coup, je pense qu'elle n'a jamais existé et qu'elle n'existera jamais, car allez savoir pourquoi, Rollin est beaucoup moins vendeur que Ruquier.
Ensuite, c'est le trop rare Marcel Tamiton qui a confondu les Sarraute mère et fille, et pour le coup, je vous trouve bien peu indulgent avec un gars qui n'a finalement commis que la faute de confondre une vieille soiffarde idiote avec une vieille soiffarde tout aussi idiote, mais jouissant d'une réputation usurpée dans les cercles intellectuels où on ne me m'invite jamais, et c'est tant mieux, car j'aurais tôt fait d'y exprimer à quel point je conchie les livres de la Pléiade, dans lesquels je ne vois qu'objets de valorisation sociale pour fétichistes des livres qui prennent plus plaisir à les exposer dans leurs bibliothèques qu'à les lire, et je ne vous parle même pas de mon point de vue sur le nouveau roman, que je ne pare pas de majuscules contrairement à vous, pour bien montrer le peu d'estime que je lui porte. Ceci dit en toute cordialité, s'entend.
Concernant les fautes d'orthographe (et pas que d'orthographe), j'en accepte la pleine responsabilité, car il faut bien admettre qu'elle viennent en partie de mes textes. Ceci dit, pour ma défense, j'affirme qu'une bonne part d'entre elles sont des fautes d'inattention plus que des fautes d'ignorance; la preuve, je les remarque quand il m'arrive à l'occasion de relire mes anciens textes. Mais je ne nie pas pour autant quelques lacunes assez graves dans ce domaine. Qu'on se rassure, je potasse mon Bled assez régulièrement.
J'accepte volontiers votre proposition de corriger les fautes de ce site, même si je ne vois franchement pas bien ce qui vous amuse la dedans. Ceci dit, ce serait effectivement une amélioration bien venue.
J'en finirai avec la question la plus délicate que soulève votre message: vous signez "Marcel Rom". Comme ça. Sans prendre la peine de vous informer des procédures réglementaires d'intronisation. Je vous invite donc à consulter le règlement intérieur du boudoir, qui par extension est aussi devenu celui du site. Vous y apprendrez notamment qu'un Marcel est un haut dignitaire de la Guilde ou-pas.net qui se distingue de ses autres membres par le fait qu'il a écrit au moins un texte (ou signé un dessin) pour le site. Ceux qui ne participent pas au site interviennent dans le boudoir; certains d'entre eux souhaitent devenir des Marcels mais n'ont pas écrit de textes, ils sont alors Emilienne, et deviendront Marcel à leur première livraison.
Vous avez donc deux possibilités:
1) M'envoyer un texte qui vous vaudra votre intronisation, sous couvert qu'il satisfasse aux exigences de bon goût du site, et je ne doute pas un instant que ce sera le cas en vous découvrant à la lecture de ce message.
2) Signer vos mails, et éventuellement vos contributions au boudoir, d'un pseudonyme en Emilienne, en attendant votre intronisation.
Je précise pour terminer qu'un pseudonyme en Marcel doit constituer un jeu de mot poilant; et dans Marcel Rom, franchement, je ne vois pas où est le jeu de mot. Vous auriez signé Marcel Grom, là d'accord, Gros Marcel, je m'incline, je verse une larme de rire et je dis banco, mais Marcel Rom, comprends pas.
En attendant, non sans
impatience, la livraison du texte qui vous vaudra votre intronisation, je vous
prie d'agréer, monsieur, un paquet de trucs chouettes, parmi lesquels des
salutations distinguées en pagaille, des assurances de ma considération comme
s'il en pleuvait, et un joli petit lot de mes sentiments les meilleurs.
Marcel de Guérande, taulier.
20/05/02: Ceux qui fréquentent le forum Poilade ont déjà eu l'occasion de faire la connaissance de celui qui nous écrit aujourd'hui, auquel j'ai bien évidemment proposé de revêtir l'uniforme du Marcel afin qu'il nous parle des comiques de son pays. En attendant qu'il se décide, voici ses premières réactions à la découverte d'ou-pas.net.
C’est avec désinvolture que je vous écris. Aucun dessein caché ne motive cette lettre, l’amateur de collations frustrées – le taste-gadin dont parle Broucys – ne trouvera ici nulle matière savoureuse à se mettre sous le palais. La pratique du lècheculisme m’indigne tout autant qu’elle vous insupporte ; rassurez-vous, je n’ai pas l’intention de l’employer dans ces paragraphes : faire ou ne pas faire partie de votre équipe m’est aussi indifférent que de faire ou ne pas faire partie des invités v.i.p. du prochain spectacle de Sellig ou de n’importe quel autre sous-comique, passe-boutade, insupportable boute-en-train attends-j’en-ai-une-bien-bonne et autres joyeux drilles au faux fou rire toujours prompt. Bien. C’est donc avec une lassitude teintée de mélancolie que je dis : j’ai apprécié votre site. Oui, je l’ai aimé même. Je le parcours depuis un peu plus d’une heure, je cherche, je ne trouve rien à redire. Oh, j’aurais aimé être un admirateur de Laurent Guerra ; avec quel plaisir ne vous aurais-je pas fustigé d’une critique acerbe, souvent violente, jamais gratuite ; avec quelle joie grandissante, quelle frénétique félicité n’aurais-je pas gentiment mais fermement tapé sur vos petits doigts égarés. Comme j’aurais préféré voir en Ruquier autre chose qu’un Ruquier ! Que n’aurais-je donné pour être un fan du bedos, ou même d’Elie Sémoun, si souvent – à juste titre, hélas – décriés dans vos pages. A mon grand regret Dubosc ne me fait pas rire…
Quant à l’amateur de collations estivales, qu’il retienne ses mains avides, je n’ai pas l’intention ici de faire outrageusement appel à ma nationalité brésilienne ; je n’ennuierai pas un lecteur déjà enclin au sommeil avec des remarques tatillonnes sur l’accent de Chico do Brasil, je ne singerai pas « oun accin commi ça dchiférent » (mon dieu, quelle honte, ayez pitié de nous), je n’appellerai pas, faut-il le préciser, François Rollin, Francisco Rollinho, bref je ne me démarquerai pas par un exotisme ostensible et criard. Enfin, je ne vous enverrai pas une critique succincte mais perspicace des humoristes brésiliens parce qu’à mon avis des noms comme Jo Soares ou Ari Toledo doivent évoquer pour vous ce que des noms comme Nyên Lee ou Pao Langshun évoquent pour moi lorsque qu’il s’agit d’humour : une envie pressente d’aller soit se coucher, soit regarder le CDV où Rollin dort. Et puisque Baer a fait son apparition de derrière un rideau violacé, je laisse échapper, bon prince – allez, qu’est-ce que ça me coûte –, un : la critique sur La Bostella ? Superbe. Allons-y, hop, dans la foulée je rends hommage à la fonction copier/coller :
« Dés lors, le film qu'on attend comme un film comique n'en est plus un. Ce n'est pas le but et celui qui s'attendait à une bonne tranche de poilade est frustré. Mais celui qui accepte ce film sans a priori découvre un vrai drame avec de surcroît quelques petites cerises de détente à l'intérieur. Délicieux et surprenant mélange qui permet de découvrir avec bonheur qu'analyser l'échec du rire, c'est en soi une grande expérience. Et à un niveau insoupçonné, aux frontières du rire et de la stimulation intellectuelle, on découvre un nouvel espace qu'Edouard Baer défriche. Plein de pièges, mais prometteur et pour une large part encore inexploré. »
Que l’amateur de collations électroniques ne perde pas son temps : je n’ai changé ni la police, ni la casse, je n’ai rien ajouté ou soustrait. Encore ceci : le pays ou je me trouve est triste et fade en matière d’humoristes, il est regrettable qu’un site comme le vôtre caresse autant l’homme de bon goût dans le sens du poil, il est fâcheux qu’un site comme le vôtre offre si peu de prise au critique fin et railleur. Sur ce je vous laisse. Parfait.
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Carlos Espera
Note : A la relecture de ma lettre, je dois ajouter deux notes :
1) J’ai curieusement utilisé trois fois le mot « collations » et avec à chaque fois un sens différent. Afin de dissiper d’éventuels mal-entendus et d’alester mon lecteur d’un aller-retour fastidieux au Robert, je donne ici les trois définitions, dans leur ordre respectif d’apparition :
1 Action,
droit de conférer à quelqu’un un titre, un bénéfice ecclésiastique, un
grade universitaire.
2 En-cas,
lunch; casse-croûte.
3 Action
de comparer entre eux des manuscrits, des textes, des documents.
2) Pour avoir la conscience tranquille, j’ai vérifié. Broucys ne dit pas « taste-gadin », mais « taste-livre ». Voici la phrase exacte : « Quant au lecteur doté de salive, le distingué taste-livre qui lit comme on taste un vin gaillard désirant pourtant enivrer, qui taste comme on tâte maladroitement une femme au lieu de l’empoigner, celui-là je lui ordonne d’arrêter cette lecture immédiatement. » Pourtant je suis sûr qu’il y a un taste-gadin (ou était-ce taste-chute ?) quelque part. Enfin, quoi qu’il en soit « tout plongeon, même en surface, dans l’œuvre de Broucys est toujours jubilatoire » Alain Broucys.
Ps : Je viens de remarquer, avec surprise d’abord puis avec un soupir, qu’une rubrique « Ailleurs » existe. Une profonde lassitude m’a envahi à l’idée de devoir y contribuer… L’enfant jette une pierre polie dans un puits, il tend l’oreille : Rien.
01/04/01: On passe outre les habituels mails récurrents auxquels j'ai déjà eu l'occasion de répondre en privé à leurs auteurs, et on en vient directement à l'angoisse d'Antoine.
Bonjour,
Je suis un grand fan de François Rollin, depuis que j'ai été voir son
spectacle Colères par hasard il y a quelques années à Paris. J'ai ensuite
acheté la cassette de son spectacle, que j'ai du regarder 59 fois avant de la
perdre (un des grands mystères de ma vie).
Je me suis dons décidé à la racheter, et oh surprise!, elle n'est plus en
vente.
Pourriez vous m'indiquer où la trouver?
D'autre part, je trouve votre site très bien, y a t il une newsletter sur François
Rollin?
Merci beaucoup de me répondre et encore bravo.
Cher Antoine, je suis en mesure de lever ce grand mystère de votre vie, vous allez voir, c'est très simple: vous n'avez pas perdu votre cassette de Colères. Autant il est assez aisé de perdre un trousseau de clé, un briquet ou une gomme, car se sont de petits objets amenés à être souvent manipulés et trimballés, autant une cassette vidéo, dont les uniques voyages se limitent à priori au parcours étagère/magnétoscope, ne s'égarent pas facilement. A moins que ce qu'il est convenu d'appeler un enfant de putain ne passe par là, vous emprunte la cassette en question, sans vous prévenir évidemment, pour l'effacer, et enregistrer un documentaire sur le rap français. Certes, c'est difficile à avaler, mais mon cher Antoine, c'est pourtant précisément ce qui vous est arrivé. Et si je suis si affirmatif, c'est car j'ai déjà moi-même vécu cette pénible expérience avec la cassette d'Hirondelles de saucisson, premier spectacle en date de François Rollin. Mais, dieu soit loué, et Bruno Launai avec lui, j'ai aujourd'hui récupéré un autre exemplaire de cette vidéo, après des mois de désolation.
Le pire, et c'est là que ça devient vraiment grave, c'est qu'il semble que la vidéo de Colères ne soit effectivement plus en vente. J'ai récemment fait un saut dans une FNAC, mais si, vous savez bien, FNAC, l'agitateur culturel, et autant on y trouve une quantité déraisonnable des petites annonces de l'aut'connard, autant Colères, peanuts. Agitateur culturel? Mes couilles. Epicier, comme les autres. Cela dit, cher Antoine, vous pouvez toujours acheter les deux tomes du professeur Rollin a toujours quelque chose à dire, qui sont encore en vente, mais hâtez vous quand même.
Quant à la newsletter sur François Rollin, elle n'existe pas à proprement parler, mais une rubrique "Actualité de l'artiste", remise à jour régulièrement, existe dans la rubrique "Rollin" du site.
On enchaîne avec cette question de Samuel:
Salut à toi, chef des Marcels. Aujourd'hui, je me contenterai d'une question. Voilà plusieurs semaines que j'erre et m'égard (de l'est) sur ton site dans l'espoir de me défouler dans ce forum annoncé il y a trois semaines dans la rubrique courrier (du nord). Ce forum est il un projet à long terme ou une promesse en l'air? Merci de me répondre vite car je trépigne.
Le forum est actuellement bloqué dans les ateliers Marcel de Vélo, entre une pile de dossiers Trig (c'est le nom de la boite où il travaille) à traiter en priorité, et une caisse de Gigondas, également à traiter en priorité. C'est dire si t'as encore le temps de trépigner.
On poursuit avec Marcel Tov, ex Laurent Couartou, que l'on connaît déjà comme un des antagonistes de la querelle régionaliste qui agitait il y a quelque temps la tranquillité diplomatique de la rubrique du médiateur. En attendant sa contribution future à ou-pas.net, sous la forme d'un "Petit bréviaire à l'usage du rhéteur sporadique, ou pas", il nous fait part de quelques remarques, parfois à la limite de la polémique.
Chers Marcels,
Je n'écris pas aujourd'hui pour répondre à qui de droit, sur ce que nous
savons tous ici être une provocation à mon endroit et qui fut publiée dans un
courrier récent. Celle-ci ne mérite que le mépris, d'ailleurs je ne la
mentionne même pas, ou alors juste un peu, pour que les gens puissent situer,
parce que je ne suis ni parano, ni fou. Et notez que je prends bien garde de ne
pas en faire un esclandre, comme l'aurait fait la plupart des
gens, je ne suis pas fou, lesquels abusent de vieux procédés rhétoriques usés
et fades, tels que commencer une phrase par "il est inutile de mentionner
que...", pour introduire ce qui est en fait le coeur de leur discours, ni
parano.
Je tiens à m'étonner de cette article dithyrambique (en matière
d'orthographe, bibi sait vivre dangereusement, il prend du risque) à l'égard
de Dany Boon qui m'a toujours semblé consternant dans ses apparitions, qu'elles
soient télévisuelles ou radiophoniques. Jamais, je n'ai autant été surpris
que des gens paient leurs places pour aller voir un comique. Je n'ai d'ailleurs
assisté à aucun de ses spectacles, et ne peut donc vous contredire.
J'essaierai de me faire une seconde opinion, à l'occasion. (Oui
mais enfin attention, moi Danyboon, je l'ai toujours trouvé drôle, même dans
les plus courts extraits de ses sketchs télévisés, alors bon, t'es peut-être
pas client et puis c'est tout. J'ajoute que tu n'es pas le seul à me faire part
de ton incompréhension. Peut-être est-il encore trop tôt pour l'humour
d'école ahuri septentrional...)
Quant à Johnny il est, dans mon esprit, irrémédiablement associé à l'hystérie
(t'en veux du 'y'?) déclenchée par son "sosie", Johnny Rock, auprès
de son public du ch'nord, plus ravagé par l'alcool et moins lettré encore
qu'un protestant de Belfast, qui adule la pauvre copie parce qu'il n'a pas les
moyens d'aller voir l'Idole, et à Nicola Sarkozy, chantant la bouche en coeur
les paroles de la Bête de Scène, image terrifiante et tout
autant risible, s'il en est. Tout cela me fait terriblement penser à cette
famille anglaise, chez laquelle j'avais logé lors d'un de ces voyages
linguistiques : gras comme des porcs qu'on aurait gavés au Fish & Chips,
plus bêtes que des mongoliens texans, à l'hygiène des plus douteuses; une
famille Groseille à l'anglaise, assez représentative de la société
conurbaine anglaise, et dont le père, 40 kilos de bidoche à l'avant, enroulés
dans un tee-shirt maculé de taches les plus diverses, vouait un culte des plus
fanatiques au King, y compris, - et peut-être même surtout - dans sa période
Las Vegas, aux oeuvres duquel se réduisait la discographie du rosbif. On dira
que je suis snob? C'est possible.
Qui plus est, je ne vois pas en quoi l'homophobie d'un Jonnhy susciterait la
sympathie. Ni celle de quiconque, d'ailleurs. Sans vouloir faire la morale - à
quel titre y prétendrai-je?- je ne suis pas sûr que cette page gagnerait à
faire l'apologie de ce trait de comportement. Ne serait-ce, pour les moins
convaincus, que parce que les fournisseurs d'accès n'aiment guère ce genre de
chose en général. Ce qui ne m'empêche pas de penser que, pouf pouf, Tamiton
est une pédale. (Je ne te
contredirai certes pas sur ce point)
Mais là non plus, mon propos n'est pas. Je n'écrirais pas pour çà, tout le
monde s'en fout de savoir que je n'ai vu aucun spectacle de Dany Boon, que j'ai
pourtant des a priori négatifs, que je trouve que Jonnhy est un chanteur pour
blairaux, et que je suis pourvu d'un membre titanesque et préhensile,
surmontant deux valises en cuir premier choix de deux kilos cinq chacune, au
sortir du bain. (Et pourtant,
c'est bien connu, au sortir du bain, on a le matériel tout rabougri, rapport à
l'action rétractante de l'eau, alors tes boules, qu'est ce que ça doit être
à sec...) (Cette minute de vulgarité vous êtes offerte par la maison
Bouvard).
Non. Le motif de mon courrier tient tout entier dans mon désir de partager
l'indignation effarée qui fut mienne, lors de l'apparition de la moitié féminine
du tandem Gerra-Seynier, le plus tête-à-claques des couples facho-réacs.
Cette dernière fut en effet, de façon récente, l'invité de la dernière émission
post-Sinclair de TF1. En voici, de tête, un extrait (il faut se resituer dans
l'ambiance vaguemt intimiste de l'interview, où la personnalité est placée
seule devant la caméra):
"-Qu'est-ce qui vous énerve le plus Mathilde Saygnier ?
- Qu'on dise que je suis de droite.
- <Silence> Ah?...
- Qu'on dise que je suis réac...
- <Silence> Ah?...
- ...Oui, c'est pas vrai, je vois pas pourquoi on dit ça, (c'est des trucs
d'intellos de mes couilles), c'est pas vrai. C'est même... < elle cherche
dans sa mémoire > J'ai même fait des films ...?, ouais!... , engagés,
ouais, quand même, quoi, y en avait un c'était avec un arabe, et un autre ça
parlait d'Act up." (Oh
la la, on a quand même du mal à y croire)
Tout cela se passe sans doute de commentaire. (Je ne suis pas tout à fait sûr
de ce qui est rapporté entre parenthèse, mais c'était dans l'esprit).
Si je parlais d'indignation, ce n'est pas tant qu'elle dévoile de façon aussi
flagrante ses penchants, ils étaient déjà connus. Non. C'est plutôt
l'aveuglement dont elle fait preuve, et qu'elle dévoile avec une telle candeur,
qui m'indigne. Il ne relève que de la feignantise intellectuelle la plus
crasse, condition des plus favorables à l'épanouissement de l'inculture prosélyte,
mouvement qui de, nos jours, a pignon sur rue. Elle use d'un symbole, pour nous
envoyer un message qui exprime une demande: "je ne réfléchis pas à ce
que je dis, je compte ne réfléchir à rien du tout, parce que réfléchir,
c'est un truc d'intello; un intello c'est nul, alors faîtes comme moi, ne pas
penser c'est cool, et si ça vous défrise vous n'avez qu'à m'étaler la
tronche avec un truc lourd en fonte". Alors, je dis qu'il faudrait faire
briller la cocotte pour répondre à cette demande.
Bonjour chez vous.
Marcel Tov.
Et oui, comme tu dis, l'inculture prosélyte a pignon sur rue. Elle s'accompagne généralement de l'emploi de la désolante locution "branlette intellectuelle", que j'ai encore récemment entendue dans des bouches aussi diverses que celles de Bruno Masure, Joey Starr, et mon supérieur hiérarchique. Mon dieu.
Terminons sur une note de gaîté avec ce récit
cocasse de Marcel Tamiton (qui m'écrit avec l'adresse Géraldine Tamiton, ce
qui confirme bien les propos de Marcel Tov: Tamiton est une pédale).
Juste un petit mot pour te dire que mon frérot, Awatt, était
dans la même salle que toi samedi dernier, et que vous avez communié.
Je suis allé à un spectacle de Dany Boon à Lille il y a un an ou deux,
accompagné d'un de mes bons potes. L'ami en question connaissait D Boon pour
l'avoir rencontré à l'école d'arts plastiques et architecture de St Luc en
Belgique. Il avait fait du mime de rue avec lui dans sa jeunesse. De ce fait, on
n'a pas coupé à l'attente dans la bagnole parce que le copain voulait
absolument aller le saluer dans sa loge. Il a fini par revenir tout content: et
que le Daniel il l'a reconnu tout de suite, et que t'as pas changé, et qu'il se
la raconte pas, et j'te laisse mon téléphone...
Le problème, avec mon copain, c'est que c'est une fine amusette, comme on dit
par chez nous. Un soir, lors d'une bouffe chez lui avec d'autres personnes, il a
raconté
l'anecdote. Forçement, il y en eut un pour dire "ouah eh, j'le crois
pas."
L'ami s'est levé, comme un seul homme, en s'appuyant quand même des poings sur
la table histoire d'assurer l'équilibre malgré les quelques bouteilles de st
Estèphe qui avait deconnecté son antipatinage : "de quoi, attends,
j'l'appelle !"
D'aucun, dont moi-même, lui ont
suggeré d'attendre demain, dans la mesure où même dans le show bizz, on peut
imaginer que les gens dorment à 4h du mat. Rien n'y fit.
Après une dizaine de sonneries dont l'importun attribua le nombre à la
longueur des couloirs dans les apparts des vedettes, on eut droit au dialogue
suivant :
- Daniel ? c'est sylvain
- ouiiifrz???
- tu dormais ?
- uiichhfrz !!
- Euh, bon s'cuses,euh, hein oui que t'es Dany Boon !
- ouizz, r'voir !
- au revoir
- tût tût tût...
AH VOUS VOYEEEEZ !
J'ai appris ensuite qu'un autre soir, bourré des quatre coins et poussé par
son frère aussi plein que lui, et en dépit de sa femme lui promettant du cul
tourné, il avait remis ça en des heures aussi tardives. Et le jour où, à
jeun, il eût l'idée de s'excuser, il n'y avait plus d'abonné.
Tout ça pour dire que je connais Dany Boon.. quoi tu me crois pas ?
Marcel Tamiton
01/03/01: Un seul courrier dans la sélection du jour, mais pas n'importe lequel: la contribution trimestrielle de Bruno de Cologne.
Moi non plus, c'est dramatique. Mais tu l'auras bientôt (voir la rubrique actualité). Je garde un souvenir ému de Land-Land, auquel, je le rappelle, j'ai eu la grande chance d'assister en public.
Cela rejoint un problème récemment soulevé par Marcel Monpatron, ex Guillaume: doit-on critiquer les comiques pas drôles lorsqu'ils sont sympathiques? Pour ma part, je commence à penser que la sympathie et le talent sont liés. Alex Métayer, de par son aspect non antipathique, mérite donc, à défaut de notre considération, le bénéfice du doute. Son nouveau spectacle est en tout cas une réelle énigme.
J'y jetterai donc un oeil attentif.
Bon bein là, on peut le dire, nous sommes fondamentalement en désaccord (sauf sur le dernier point de votre mail, considérez que l'affaire est conclue)
C'est effectivement une solution, même si, on le répètera jamais assez, un spectacle vu à la télé et non derrière une scène (au premier rang, dans les décibels et les positllons, en ce qui concerne Colères), perd 80% de son efficacité. Je vous conseille également, et tout aussi chaudement "Décalages", le premier spectacle de Gad, même si j'ai cru comprendre qu'il ne faisait pas l'unanimité.
Je n'ai pas le câble. Je n'ai donc pas l'occasion de voir la Grosse émission. Ce qui ne veut pas dire que je ne nourris pas un fameux préjugé à son égard. Les abonnés aux câbles sont invités à émettre un avis.
9/ 02/ 01.
L'internaute qui suit cette rubrique avec un peu d'attention remarquera que les intervenants y sont toujours un peu les mêmes. Non, je ne fais pas de favoritisme, mais il se trouve que les "nouveaux" ont très souvent tendance à répéter dans leurs courriers des arguments déjà largement développés sur cette page, auxquels j'ai donc déjà eu l'occasion de répondre, parfois à plusieurs reprises. Donc, pour réponde à Jérémie, qui me demande, non sans points d'exclamations outrés, pourquoi je ne publie jamais ses courriers, j'ai pris l'utile décision de ne passer outre les courriers vraiment trop redondants, même si, je le rappelle, je réponds à tout le monde en privé. Mais place à la sélection du jour, avec pour commencer, une contribution de Nicolas.
Un courrier très court pour
signaler qu'il existe un personnage au menton en galoche sympathique et j'ai
bien eu l'impression au cours de mes pérégrinations sur ce site que tu le
connaissais, puisque je veux bien sûr parler de Frodo Baggins. On citera à
l'appui cette description de Gandalf rapportée rétrospectivement par Barliman
Butterbur au soir du 29 septembre 3018 du tiers-âge à Bree. Je cite donc un
extrait de cette description que l'on peut notamment trouver en page 182-183
dans l'édition en 1 volume publiée chez Houghton-Mifflin :
"But this one [Frodo] is taller than some and fairer than most, and he has
a cleft in his chin"
Que je traduirais :
"Mais celui-ci [Frodo] est plus grand que certains et plus beau que
beaucoup, et il a un menton en galoche".
Ce qui jette un certain discrédit sur la morphopsychologie
En effet, le discrédit
est jeté, je ne peux pas le nier, ni même me défendre. Je n'approuve pas
votre conduite pour autant. Car à partir de maintenant, et par votre entière
faute, Frodo aura le visage de Laurent
Ruquier dans l'imaginaire des lecteurs de Tolkien. C'est très grave.
"Si Sauron, Sau pas carré", telle est la nouvelle devise des hobbits. Vous êtes fier de vous?
Laissons la parole à Guillaume.
Le pourfendage des têtes de con autosuffisante
est ce qui m'attache à ce site, plus même que Rollin, mais les deux ne
vont-ils pas ensemble? (Bien
sûr que si)
Je relis avec plaisir quelques bottes, et disons-le tout net, on atteint souvent
la cible avec une concision qui force le respect, surtout Marcel Tamiton si je
ne me plante pas (en plus d'avoir probablement le meilleur pseudo en Marcel
imaginable). N'empêche que pour être exhaustif, il faudrait casser du Moati,
du Fogiel, du tête-de-couille-qui-fait-le-net-sur-NPA, du Richard Bohringer,
etc etc, mais bon. (Parfois,
personnalité médiatique et comique de mes couilles sont liés. Nagui en est le
meilleur exemple. Mais ce site est consacré à François Rollin et à l'humour
en général, drôle et pas drôle, plus souvent pas drôle, et avec de plus en
plus de mépris. Doit-on élargir ce mépris aux personnalités du monde
médiatique, au risque de courir le risque d'être hors sujet? Il y a débat.)
J'attire (au jour d') aujourd'hui ton attention sur le problème de la
sympathie. Prenons Alex Metayer. Ses sketches sont-ils drôles? Non. Pourtant je
prend plaisir à le voir (rarement donc, ce qui préserve le plaisir). Michel
Leeb est-il drôle? Non, il a ce côté Sardou/Rénier, et pourtant ce monsieur
est sympathique, il met de l'animation... Pourquoi ma mère avec son bagage
intellectuel et son sens de la répartie, grande fan de Desproges, Devos (quand
il était vivant) et des Monty Python a-t-elle des CD de Laurent Gerra (et de
Pierre Bachelet, mais c'est un peu off-topic tu vois?)???? (Non,
bien sûr, Michel Leeb n'est pas drôle, mais pas sympathique non plus,
qu'est-ce qui te prend. C'est une grosse tête de con Michel Leeb, et si il met
de l'animation, ce n'est plus guère que dans les muscles zygomatiques des
personnes d'âge mûr, pour ne pas dire pourri, comme dirait Desproges. Quant au
fait que ta maman soit à la fois fan de Desproges et de Laurent Gerra, c'est
effectivement un mystère, mais plus répandu qu'on ne le pense. Ainsi, la maman
de mon collègue et néanmoins ami Marcel de Vélo, fan enthousiaste de Rollin,
est également supporter invétérée de Laurent Gerra. Cette même dame affirme
d'ailleurs que le nouveau spectacle d'Alex Métayer (qui est effectivement
plutôt sympathique) est incroyable de drôlerie, et je serais presque tenté de
la croire.)
Bref: je ne comprendrais jamais. Et en ces temps troublés, en espérant que
Jamel, Eric et Ramzy cesseront de prendre la grosse tête et exploiteront
vraiment leur potentiel (je suis optimiste), une cure de Rollin ou de
Chevalierlaspalès, ça ne peut pas faire de mal.
Ou alors, plein d'espoir, un peu d'Edouard Baer (rappelons-le, le bon côté de
la Force, il a d'ailleurs eu l'intelligence de se détacher de l'autre, à moins
que ce dernier n'ai préféré rester le
dandy-clubber-intello-cool-mes-burnes-dans-ta-bouche)? Eh beh dès la semaine
prochaine, une pièce de théâtre dont j'ignore tout avec Baer et Charles
Berling (dont je ne vois pas comment on pourrait dire du mal), mise en scène
par Isabelle Nanty, sur un sujet que je ne connais absolument mais je suis en
manque, bordel. On en reparlera plus tard. (Je
ne suis pas du tout au courant. Mais effectivement, on en reparlera, il ne sera
pas dit que je laisserai sous silence une pièce à laquelle participe le gars
Baer.)
Une bouffée d'oxygène m'est venue de JC Van Damme. Je sais qu'on ne tire pas
sur un cercueil, mais les quelques interview qu'on peut trouver sur le web sont
d'une drôlerie intense, et ce personnage à la dérive, sincère mais barré et
quelque peu handicapé par ses rêves puérils m'a fait penser au gars Baer, ou
plutôt à ses personnages... Donc si vous voulez vous faire une opinion,
apprenez à vous servir d'un moteur de recherche, faut pas déconner.
Poursuivons avec Philippe.
Mon bon monsieur,
Au détour d'un batifolage
sur le web, je suis tombé sur votre jubilatoire "ou-pas.net".
Et la dessus, je ressent l'envie de vous manifester mon soutien et ma sympathie.
C'est bon de voir qu'il reste des gens qui s'offusque contre les infamies télévisuelles
comme cette tete de gland de Ruquier. Webmaster d'un modeste site de
courts-metrages, produitblanc.com,
je vais donc militer a mon échelle en plaçant un lien vers votre site sur ma
page de liens.
Après avoir parcouru la quasi-totalité de votre site, je me permettrai néanmoins
de contester gentillement une seule et toute petite égratignure, celle que vous
infliger a mon compatriote Geluk. Ok, je ne sais pas pq il fraye avec l'innomable
ruquier. Mais je vous assure que quand cet homme ne se laisse pas égarer par la
connerie parisienne (ou, pour etre moins tranché, une certaine connerie d'un
certain Paris), Philippe Geluck est presque aussi drole que Francois Rollin, et
en tout cas plus que Popeck qui, c'est vrai, n'est pas un mauvais bougre.
Voila qui est dit.
Ah! Comme j'aimerais à mon tour vous manifester mon soutien et ma sympathie.
Mais voilà, je ne dispose que d'une connexion poussive, pour ne pas dire
vachasse, qui ne me permet malheureusement pas de télécharger vos
courts-métrages. Que ceux qui jouissent d'une connexion câblée visitent le
site de notre ami belge, et me fassent un compte rendu de son oeuvre.
Concernant Geluck, j'ai déjà eu l'occasion d'affirmer sur ce site que j'étais plutôt client de son oeuvre, mais n'excuse pas pour autant le consensualisme mielleux, pour ne pas dire puant, auquel il s'adonne en compagnie des douteux Ruquier et Drucker. Quant à affirmer qu'il est aussi drôle que Rollin, n'exagérons rien, j'ai revu Colères très récemment, ça faisait des lustres, et définitivement, rien ni personne n'arrive à la cheville de François Rollin.
Poursuivons avec un courrier de Blaise.
(...) J'en profite pour vous féliciter pour votre site, qui est très bien, très drôle, très intéressant. Puisque j'en suis à vous donner mon avis, je dirais aussi que la sobriété de la mise en page est une bonne chose, mais peut-être est-il dommage que les pages des différentes rubriques se ressemblent autant : peut-être un petit quelque-chose caractérisant chaque rubrique aiderait à s'y retrouver ? (bon, ça n'a de toute façon pas grande importance) (Si si si, c'est important, toutes les remarques d'ordre pratique sont les bienvenues) Et je trouve que le texte sur Coluche est très juste : à côté de ses formidables sketches, il a fait quelques prestations radiophoniques ou télévisées d'une grande vulgarité et sans aucun intérêt. Je ne sais pas qui a dit le premier que Coluche était "souvent grossier, jamais vulgaire", mais il s'est gourré. Il vaudrait mieux dire "toujours grossier, rarement vulgaire", ce qui laisserait entendre que, quand-même, quelques fois, il était sacrément lourdingue avec ses blagues racistes ou scato !! (Il est d'ailleurs intéressant de constater à quel point Bigard est en train de devenir le nouveau Coluche, mais pas pour les raisons qu'il croit) Quant à Daniel Prévost, je suis d'accord pour admettre que son auréole est en partie infondée, mais tout de même : les sketches du "garage Gaudin" ou de la "prise d'otage du restant de pâté", c'est quand même des putains de bons morceaux d'humour qui me font encore rire à la centième écoute ! Ou pas. (Je considère ce Ou pas comme partie intégrante de l'argumentation, et adhère donc parfaitement à vos propos)
Finissons, une fois n'est pas
coutume, avec un mail personnel envoyé par mon camarade de Vélo, qui n'était
destiné qu'à moi et ne concerne en rien le contenu de ce site, mais dont il me
parait juste d'en faire profiter l'internaute rollinophile de bon goût, et donc
forcément misanthrope.
Scène de la vie quotidienne de gros pépère marmotte:
Un "restaurant d'entreprise". Un sale con de jeune, portant plateau,
s'approche d'une table où sont assises deux dames, s'apprêtant l'une et
l'autre à déjeuner frugalement de saumonette accompagnée d'épinards. Le
plateau du sale con de jeune, à l'inverse, déborde de nourriture grasse et pléthorique.
S'asseyant à table, et avisant les assiettes de ces dames, il s'exclame:
- Vous vous faites un plan 'éthiopiennes', ou c'est moi qui me fait un plan
'Rabelais'?
Qu'est-ce qu'on veut que j'aille me casser les couilles à m'intéresser aux
gens après ça. Hein?
07/ 01/ 01.
Bande d'ingrats. Pendant toute l'année, je me casse le cul à bichonner ce site à coups de mises à jour quasi-hebdomaires, je vous en concocte même une version 2 à la pointe du raffinement, tout ça rien que pour vous, internautes rollinophiles de bon goût. De bon goût peut-être, mais pour ce qui est de l'éducation, tu repasseras. Hormis les voeux de mon excellent confrère Tamiton (Bonne année Stéphane, ou Marcel, ou pas, Je te souhaite des tombereaux d'humour frelaté pour que tu puisses te goinfrer d'indignation, une génération spontanée d'imitateurs méchants comme Bedos, autosatisfaits comme Ruquier et mauvais comme Derek.), pas un seul message d'encouragement pour la nouvelle année. On ne vous demande pas grand chose, on ne vous demande pas de produire des efforts d'imagination surhumains, mais enfin, un petit mot gentil et bien troussé, ça fait toujours plaisir. Ah, je ne sais pas ce qui me retient de tout plaquer, de laisser ce site à l'abandon et d'aller prêcher la parole ruquiérienne.
Cela dit, je constate que mon coup de gueule de
la dernière fois à porté ses fruits. Vos mails sont correctement rédigés et
ponctués, et les noms propres ont tous leurs majuscules. Rémi s'excuse même de l'affront qu'il a fait subir au maître de l'humour
"Tu as raison, c'est intolérable. Non seulement Rollin mérite sa majuscule mille fois plus que les autres,
mais en plus, il la mérite mille fois plus grande que les autres.
Vive le professeur Rollin!"
Vous faites également preuve d'une bonne culture générale (Merci pour votre site délicieux où l'on retrouve tout l'esprit de ce cher François Rollin. Voilà de quoi se remettre après s'être fait manger son goûter par un éléphant. En vérité si ce site était musical, avec les fameux airs italiens de Zanada Piesku ce serait vraiment la cerise sur le gâteau.) (François), et de lucidité (Laurent Gerra nous intéresse beaucoup à la fac de philo, en près de 3 millénaires officiels de pensées philosophique, nous n'avions encore jamais rencontré de concept incarné. Maintenant, si l'on ne peut toujours par affirmer avoir croisé la Beauté ou la Justice dans la rue (sauf si l'on croise monsieur Rollin, bien sûr), on peut s'exclamer avoir vu la Connerie à la télévision), (Edwood). Le même Edwood nous fait d'ailleurs part d'une information importante: "La sitcom de Nagui pour Canal fait passer Maguy pour le Flying Circus. La fin du monde est-elle (enfin) proche ? Non, car ce même Flying Circus va sortir (peu à peu) en DVD (ah certes, il faut être équipé en conséquence, mais depuis la sortie du Sens de la Vie sur ce support, tout le monde a un lecteur de DVD).". Reste à savoir si cette série sera (enfin) exhaustive, ou ne sera qu'une simple réédition de la vingtaine d'exemplaires déjà sortis en vidéos.
Philippe nous fait également part d'une information anodine en apparence, mais qui peut avoir son importance: "Pourquoi dans votre site on ne parle jamais de Danyboon, alors que son one man show est génial? Normalement, les gens qui aiment François Rollin aiment Danyboon." C'est en effet une question que je me pose régulièrement, et qui trouvera certainement sa réponse dans les plus brefs délais, puisque j'envisage justement d'aller voir le spectacle de Danyboon.
Parmi vos toujours nombreuses suggestions/délations de sites web, Bruno nous propose cette semaine d'aller jeter un oeil indigné sur le site "Au bon sketch" (le malnommé) (http://www.ifrance.com/aubonsketch) mais je me permets de lui rappeler qu'Edwood avait déjà eu l'occasion de nous en toucher un mot dans un de ses anciens courriers. Guillaume nous aiguille quant à lui vers une excellente page de Kasskooye (http://www.kasskooye.net/html/recrut.html), un site qui aurait pu devenir vraiment drôle s'il n'avait pas fini pas se mordre la queue en se prenant à son propre piège.
J'ai également reçu ça:
Ca sent un peu la mauvaise blague de début d'année, mais enfin, admettons. La cassette vidéo de Colères est en vente dans toutes les FNAC pour un prix à peu près identique à celui des petites annonces d'Elie numéro x, c'est dire si ça vaut le coup de l'acheter. Il faudra tout de même m'expliquer en quoi vous fûtes rival de Rollin, car si c'est sur le plan de l'humour, je ne lui en connais aucun. Si c'est en revanche une histoire de donzelle à trousser, gardez le silence, cela ne nous regarde pas.
J'en profite pour rappeler à ceux qui me demandent de leur copier les vidéos de Rollin, qu'il s'agisse de Colères ou des deux tomes inédits du professeur Rollin a toujours quelque chose à dire (c'est déjà arrivé à deux ou trois reprises) que je ne mange pas de ce pain là, et que je désapprouve vivement ce genre de petits trafics mesquins qui n'ont pour autres conséquences que d'enlever son pain de la bouche de l'artiste, l'incitant à se dire que bon et ben puisque que plus personne n'achète mes vidéos, salut tout le monde, je tire ma révérence.
Et pour ne pas rester sur une impression pessimiste, terminerons avec un petit mail de la Camargue, de ce genre de messages porteurs d'espoir qui feraient presque croire en l'avenir.
L'année commence sous la pluie et dans le vent en Camargue avec , et c'est là que c'est formidable, la découverte de François Rollin. Lundi je cours chez le libraire ou le disquaire ou la crémière bref je cours chercher quelques kilos de rollinades. J'ai faim. Merci et à bientôt. Pierre.