Le courrier des internautes mécontents
Le
médiateur
répond aux
doléances de l'internaute ronchon
Jusqu'à la création de cette rubrique, hormis quelques petites exceptions, j'ai délibérément choisi de ne pas rapporter en ces pages les courriers d'internautes mécontents, l'idée de publier un mail désapprobateur et de traîner son rédacteur dans la boue m'apparaissant insupportable.
Mais il me semble finalement que les internautes mécontents ont droit à la parole, et ne méritent pas que les efforts et le temps qu'ils fournissent pour rédiger leurs doléances soient traités avec l'indifférence du lâche.
C'est pourquoi, à partir de maintenant, le médiateur se fera un plaisir de leur répondre, avec le recul et la compréhension de rigueur.
Avertissement: Le médiateur est toujours à Bali. Ses vacances sont terminées, mais il a malencontrueusement été arrêté par la police locale, pour avoir dissimulé de la résine de cannabis dans ses bouteilles de plongée. En attendant que Thierry Ardisson se mobilise et que notre médiateur bien aimé soit libéré, Serge Pilon, humble manutentionnaire du site ou-pas.net, continue donc d'assurer son remplacement.
Serge Pilon étant momentanément absent pour cause d'embarras intestinaux, l'internaute mécontent du jour n'aura pas de réponse à son mail qui, au regard de la pertinence et de la qualité des arguments qu'il y développe, en aurait pourtant mérité une. La direction d'ou-pas.net le prie donc d'accepter ses plus plates excuses.
Bonjour ! J'ai découvert
ce site par un ami qui lui aussi est révolté : comment un site comme ca peut
exister ? Rien qu'à voir vos goûts ca me fait peur : mon arrière grand mère
a les mêmes goûts que vous, et encore elle aime les guignols ! Surtout en
voyant votre niveau mental j'ai peur ! La partie Warning avec la tête de
Casimir et un lien ou lorsqu'on clique il y a écrit c'est un piège, il ne
faut pas avoir plus de 5 ans pour faire une blague comme ca ! Quand la
chronique de Riigolax il faudrait qu'il regarde sa tête avant de critiquer
quelque chose parce que j'en aurais des critiques à faire sur sa face ! @dieu
!
26/11/01
J'ai honte d'avoir
perdu quelques malheureuses minutes sur votre site et à vous écrire en ce
moment.
Je tenais juste à vous dire que plus de 200 000 havrais sont derrière LAURENT
RUQUIER et moi-même pour vous inviter à venir vous faire ENCULER jusqu'à déchirement
de votre rectum, pour vous remercier comme il se doit, du dénigrement dont vous
faites part au sujet de cette ville et de ses habitants.
N.B. : Je suis FIER de transgresser (en partie seulement) la charte de
l'association C.C.F.C.
@ un de ces jours...
Monsieur,
Que vous soyez attaché à votre ville est une chose, encore que pour avoir commis la bêtise de la visiter, je ne m'explique vraiment pas comment on puisse l'être, mais que vous poussiez cet attachement jusqu'à idolâtrer votre gloire locale au point d'adhérer non seulement à son humour, mais à ses pratiques sexuelles déviantes, me parait un peu excessif.
Bien évidemment, aucun des membres d'ou-pas.net, à part peut-être Marcel Sassétou, ne viendra se faire "enculer" au Havre. Et si par extraordinaire cela devait se produire, sachez qu'au contraire d'un havrais, un Marcel ne sécrète pas de la vaseline quand on l'encule, mais du gravier. A l'arrivée, il ne resterait donc pas grand chose de vos bites déjà pas bien grosses, d'après ce qu'en disent vos femmes.
Je ne vous salue pas.
Serge Pilon.
Il faut avoir vraiment beaucoup
de temps à perdre pour construire un site comme celui-ci (fort bien fait
techniquement, au demeurant) avec un contenu aussi peu constructif, notamment
dans sa section "pas drôle" mais bon, si tu trouves intéressant de
polluer la bande passante du net avec l'expression de tes goûts ... surtout
que tu reproches à Bedos de répandre son fiel; c'est ce que tu fais dans la
majeure partie de ton site.
Monsieur, il n'y a aucune différence entre vous et un porc.
Voilà une réponse bien peu diplomatique, j'en conviens, et j'imagine que le médiateur vous aurait répondu différemment, en prenant acte de vos remarques tout en mettant subtilement en avant ce qui s'apparente manifestement à de la mauvaise foi de votre part, mais il se trouve qu'il est parti en vacances à Bali pour rattraper ses jours de RTT, et que c'est moi, Serge Pilon, humble manutentionnaire, qui a momentanément été chargé de le remplacer. Alors bon, autant pour changer une ampoule et planter des chevilles de 7, on peut compter sur moi pour que le boulot soit bien fait, autant pour jouer à l'ambassadeur, fallait taper à une autre porte, y a pas marqué Ferrero.
Je me suis lance avec avidite dans ta chronique anti Ruquier, me disant chouette, enfin qq1 qui dit enfin ses verites a ce nase, mais j'ai vite dechante, tu es encore plus nase que lui, ton papier est mille fois plus mauvais que celui que pourrait faire Ruquier sur Bernadette Chirac, tu utilises les memes procedes, mais en pire, c'est desesperement plat et gonflant, c'est du sous-Ruquier. Bref, arrete tout de suite ta carriere de critique.
Pareil.
09/09/01
Le médiateur:
Concernant le cas d'Eric et Ramzy, je ne polémiquerai pas avec vous, car je comprends aisément vos ressentiments. Je les trouve moi-même très agaçants, à la limite de l'insupportable même, mais le fait est que je me suis assez sérieusement bidonné en voyant leur film "La tour Montparnasse infernale". Mais pas non plus au point de faire du prosélytisme. Je prends donc volontiers acte de votre doléance.
Concernant la liste des comiques de mes couilles que vous me suggérez:
Guy Montagné: Ce site existe depuis bientôt deux ans, et il faut voir son contenu comme une analyse de l'humour contemporain tel qu'il s'est manifesté ces deux dernières années. Bien sûr, Guy Montagné est mauvais, lourd, beauf et tout ce qu'on veut. Mais il n'a plus guère d'actualité, et lui taper dessus serait un peu trop facile, et surtout inutile: il abandonne en effet le one-man show pour se lancer dans le théâtre plus traditionnel. Il ne représente plus une menace pour l'humour drôle.
Anne Roumanoff: J'aurais très prochainement l'occasion de me prononcer à son sujet. Patience.
Smaïn, Roland Magdane: Leurs cas sont comparables à celui de Guy Montagné, puisqu'ils n'ont plus aucune existence médiatique. Smaïn, depuis qu'il s'est fait piquer le marché de l'arabe sympa par Djamel, n'en finit plus d'allumer des pétards mouillés, et Roland Magdane, paix à son âme, n'a plus fait parler de lui depuis près de dix ans. A noter toutefois: il sera bientôt question de Roland Magdane dans un texte consacré à l'humour dyslexique, à venir dans la rubrique "l'humour et le verbe".
Maxime: Je me suis déjà exprimé sur Maxime avec violence dans l'édition de mai 2001 du top five des comiques de mes couilles.
Marc Jolivet: Marc Jolivet n'a certes pas sa page à lui dans le site, mais a largement été évoqué tout au long de l'année qui vient de s'écouler dans le top five, en tant que membre actif du CDHE. A l'approche des présidentielles, vous me faites penser qu'une page exclusivement consacrée aux comiques engagés s'impose. J'en prends bonne note.
Christophe Alévèque: Je n'ai aucun avis sur lui, n'ayant vu aucun de ses spectacle. Je ne le trouve pas spécialement antipathique, et n'ai donc pour le moment rien à lui reprocher.
Didier Gustin: En tant qu'imitateur, plutôt sympathique de surcroît, il est l'archétype de la cible trop facile. Laissons le en paix, et attaquons nous à ceux qui le méritent plus que lui. Il y a en beaucoup, y compris parmi les imitateurs: Laurent Gerra, par exemple.
Patrick Sébastien: Son cas me pose plus de problèmes. Je n'ai toujours pas réussi à déterminer s'il était une cible facile ou non, et s'il nous fallait par conséquent sérieusement nous pencher sur son cas. Faut-il s'attaquer à Patrick Sébastien? Voilà un bon sujet de débat pour le forum.
Voilà.
Je reste évidemment à l'écoute de vos commentaires concernant cette série d'avis, qui n'engagent que moi. Pensez à utiliser le forum pour lancer les débats qui vous sembleront nécessaires, c'est à ça qu'il sert.
01/09/01
Avant tout, bonjour.
Voilà qui me semble annonciateur d'une missive toute empreinte de cordialité
à défaut d'originalité.
Je vous écris pour vous faire part d'une certaine forme d'incompréhension,
incompréhension toute relative vu qu'elle n'est la conséquence que d'un léger
désaccord. Ceci m'attriste un peu étant donné que je vous rejoins sur nombre
de points, du global (Ruquier est un sombre connard) au particulier (j'abhorre
l'utilisation excessive du point d'exclamation qui, à mon sens, fait perdre sa
véritable force à ce coup de canon rédactionnel), et que j'apprécie le style
général du site qui se veut de mauvaise foi avec ce qu'il faut d'imparfait du
subjonctif.
Je veux vous parler ici de Franck Dubosc.
Je vous demanderais aussi de reposer ce bâton encore humide du sang de la dernière
personne qui a surgit en ces lieux en hurlant "Bedos Rulez", puisqu'on
en est aux doléances de pure forme.
Bon, soyons clair, je ne me suis jamais senti aucune affinité particulière
pour cet individu, je l'avais vu avec Elie et le fait qu'il officie dans
"on a tout essayé" n'a rien fait pour que j'en fasse une de mes
idoles (prenez cela comme un euphémisme). Cette émission me consterne et j'ai
abandonné d'y chercher la moindre once d'humour drôle depuis quelques mois.
Par contre, de manière purement fortuite, j'ai eu l'occasion de découvrir son
spectacle "Je vous ai pas raconté" et je dois avouer que j'ai été véritablement
surpris par le personnage.
C'est un véritable acteur, un véritable spectacle, très bien mené, bien écrit.
Il y joue, il est vrai, une sorte de looser macho, qui paraître antipathique
comme sympathique, selon sa sensibilité. J'en ai même pas honte, ce spectacle
me fait rire, il y a des répliques qui
sont terriblement bien vues. On peux détester l'invité de plateau ou le
collaborateur de Ruquier mais apprécier l'artiste. Ou pas.
Quoi qu'il en soit, pourriez vous me dire si vous avez vu ce spectacle et, si la
réponse se révèle affirmative, expliquer en quoi vous ne l'avez pas apprécié
?(je vous en supplie ne me dites pas que vous l'avez jugé à l'aune des
extraits qui sont diffusés dans les émissions de variété).
Cordialement.
Ben.
Le médiateur:
Mon cher Ben, avant de répondre à votre question, permettez moi de vous adresser quelques remarques sur votre prénom.
Premier cas de figure. Vous vous appelez effectivement Ben, en trois lettres, auquel cas je compatis bien sincèrement à votre douleur, et vilipende vos parents avec violence pour leur peu de charité. D'autant plus si vous êtes gros, car on peut alors vous appeler "Big Ben", avec toutes les blagues douteuses que cela implique (Quelle heure il est, Big Ben?).
Second cas de figure, le plus vraisemblable à mon avis: vous vous appelez Benjamin, mais préférez signer de ce diminutif grotesque. Ce n'est alors pas vos parents que je tance, mais vous, pour ce que je considère comme une atteinte au bon goût des plus inexcusables. Benjamin est un noble prénom, glorifié il y a près de deux siècles par Claude Tillier dans ce chef d'oeuvre de la littérature française qu'est "Mon oncle Benjamin", adapté cinématographiquement non sans brio par Edouard Molinaro dans les années 70, avec Jacques Brel dans le rôle de Benjamin. Autant de raisons pour porter ce prénom avec fierté, tel l'étendard de la culture et du bon goût.
Mais parler de bon goût à un amateur de Franck Dubosc, c'est un peu comme parler de gastronomie à un thaïlandais, et à moins d'être amateur de cuisine exotique, ce qui me parait peu probable, on ne peut tout de même pas cumuler toutes les tares, je pense que vous comprendrez sûrement où je veux en venir.
Ainsi, pour répondre à votre question: non, je n'ai pas vu le spectacle de Dubosc, ce qui ne m'empêche pas d'affirmer en toute objectivité qu'il est mauvais. Pour quelles raisons?
1- Franck Dubosc fait partie de la bande à Ruquier. A ce sujet, vous écrivez: "On peux détester l'invité de plateau ou le collaborateur de Ruquier mais apprécier l'artiste. Ou pas." Vous voyez, vous n'y croyez pas vous même. Par cette utilisation judicieuse du ou-pas rollinien, vous m'évitez, ce dont je vous remercie vivement, de vous démontrer que tout ce qui approche Ruquier dans un rayon de 5 mètres se transforme immédiatement, par quelque obscure alchimie dont lui seul a le secret, en matière fécale.
2- Franck Dubosc, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire ailleurs dans ce site, conclut chacune de ses vannes par un sourire de connivence forcé. Rien n'est plus symptomatique du comique de peu de talent.
3- Franck Dubosc participe régulièrement aux petites annonces d'Elie. Je pense que vous ne me contredirez pas sur le fait qu'il s'y illustre principalement par la pauvreté de son jeu.
4- L'humour mytomane, car tel est celui celui que pratique Dubosc dans son spectacle si j'ai bien compris, a été décrété par Ignatus J. Reilly dans sa "Classification de l'humour de bon goût" rapidement griffonnée sur une feuille de papier à en tête des pantalons Lévy, "non conforme aux règles de la théologie et de la géométrie". Quand à François Rollin, il la définit dans son Encyclopédie de l'humour de drôle comme "ultime recours de l'humoriste peu inspiré".
5- Franck Dubosc, au sujet du personnage qu'il interprète dans son spectacle, a déclaré "J'ai décidé de me moquer un peu de moi". Tout de même, quel sale con.
6- Franck Dubosc a un nez en trompette, ce qui est en rapport direct avec les joues gonflées de Ruquier. Convenez qu'un homme qui se laisse souffler dans le tarin par l'empereur de l'humour pas drôle en échange de quelques bribes de gloriole médiatique n'est pas digne de respect.
7- Dernier point, et c'est sans doute le plus important: quand je vois Dubosc, j'ai des poussées d'urticaire.
Ces sept points lui font cumuler un total de 2047 points sur l'échelle de l'humour pas drôle, ce qui n'est pas négligeable, quand on sait qu'un gars comme Michel Leeb n'en totalise par exemple que 14.
Persuadé que ma démonstration vous aura remis dans le droit chemin, j'accepte bien volontiers vos excuses balbutiantes, vous salue bien bas, et m'en vais de ce pas décupler le chiffre d'affaire quotidien de l'honorable maison Schwepps.
Le médiateur.
14/08/01
Salut !
Au détour d'une vérification sur mon nom dans divers moteurs de recherches, je
suis - tombé sur ton site. Je suis sincèrement amusé de me voir ainsi cité,
mais je voudrai cependant faire valoir mon droit de réponse, il vous en prie...
Je cite ma citation et ton commentaire (ça en fait, des citations imbriquées!)
:
"2- Sur sa page perso, un dénommé Vincent Corlaix fait une critique
d'un recueil de poèmes de Michel Houellebecq, dont voici un extrait:"
Premier point tout à fait anodin ; ce n'est pas ma page perso (celle-ci étant
située là : www.nootilus.com) mais la
page du site des éditions Hibouq auxquelles j'envoies mensuellement des
critiques et épisodiquement des nouvelles. Ceci étant dit, continuons:
"Cela me fait penser à l'excellent sketch de François Rollin sur la poésie.(...)
Le second se permet, en toute liberté, de comparer Rollin à Houellebecq, ce
qui constitue une atteinte non moins grave, peut-être même plus, à vrai dire
j'ai du mal à savoir qui je hais le plus entre Houellebecq et Ruquier. Autant,
entre John Cleese et Ruquier, je n'hésite pas l'ombre d'une seconde, autant
entre Houellebecq et Ruquier, ma foi... mais là n'est pas question, l'heure est
grave, je me vois donc contraint de provoquer les deux fautifs en duel, en même
temps, aux endroit et heure qu'il leur sciera (prévoir des gencives de
rechange)."
J'ai plusieurs choses à dire pour ma défense. De prime, je suis un fervent
admirateur de m'sieur Rollin. Je l'ai découvert dans Palace, redécouvert à
chacun de ses (trop) rares passages à la télé et j'ai lâchement profité du
fait que j'habitais Paris pour aller le voir en spectacle. En outre, je ne
comparais pas là l'humour ou la plume de François Rollin à
l'excécrable et répugnant Houellebecq, mais simplement ce que Houellebecq
croit être de la poésie au sketche absolument irrésistible de François
Rollin. J'ai été fasciné de voir que ce que l'un faisait par dérision et
moquerie envers les plumitifs à angles droits, l'autre se croyant investi d'un
art créatif quasi-divin le faisait avec le plus grand sérieux.
Résumons-nous ; j'adore Rollin, j'exècre Houellebecq. La comparaison était
uniquement faite pour souligner la fatuité de l'un et l'excellence de l'humour
de l'autre.
Et pour finir, je vomis Ruquier.
Voila. Des questions ?
Merci de votre attention.
Vincent Corlaix
Le médiateur: Au nom de l'éthique, de la bonne foi et de la cordialité qui se doit de régner entre amateurs de Rollin, je ne peux pas faire autrement que de m'excuser, en m'inclinant bien bas, malgré mes rhumatismes et ma sciatique. Ou-pas.net prend l'intégralité de la méprise à son compte, car comme le dit l'adage, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Et il semble bien que la dépêche vous citant ait été rédigée en réaction à une lecture trop hâtive de votre critique, qui ne laisse pourtant aucun doute sur vos bonnes intentions. Rouge de honte, j'implore donc votre pardon, dont je suis bien indigne, et m'inflige par avance une quinzaine de coups d'orties fraîches sur la partie la plus orgueilleuse de mon anatomie.
Ne trouves-tu pas
que la salope cachée dans l'oeuf du professeur Rollin est un peu vulgaire? Il
est indéniable que le Professeur soit amateur de belles jeunes filles, mais
celles-ci se doivent d'être l'incarnation de la grâce et de la candeur. Hors,
la photo du site montre une espèce de pétasse ayant du subir une bonne
vingtaine d'opérations chirurgicales qui ne parviennent pas à cacher ses rides
et ses 30 ans passés, et qui fait probablement le tapin à Vera Cruz ou une
autre ville de province mexicaine pouilleuse entre deux séances photos
minables.
Non franchement, cette salope est indigne du professeur Rollin, qui mérite
certes une salope, mais de haute tenue.
Marcel Trois gaules, dont une en fibre de verre.
Le médiateur: Dîtes-voir,
grossier personnage, ça vous embêterait de parler de ma cousine un peu plus
respectueusement? Elle a certes subi bon nombre d'opérations chirurgicales,
mais certainement pas pour camoufler ses rides, comme vous le sous-entendez.
Quand, à votre tour, vous vous ferez opérer du gros côlon au laser, vous aurez
sûrement moins le coeur à la plaisanterie. Quant à Véra Cruz, elle ne sait
probablement pas où c'est, la sainte enfant, elle qui vit recluse dans un
cloître périgourdin, entièrement consacrée à sa vocation de moniale...
Cette salope, comme vous dites, est parfaitement digne du professeur Rollin, qui a d'ailleurs déjà eu l'occasion de la pratiquer avec délectation. Et je peux vous dire qu'il y est revenu sans se faire prier.
*"Sans liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur" (Beaumarchais)
Bien. Je vais faire comme si je n'avais pas lu votre "je trouve que les jeux de mots approximatifs de Ruquier valent bien ceux de Rollin et que l'un et l'autre arrive à me me dérider parfois (faire rire est un peu trop fort).", sans quoi je risque de troquer mon costume de médiateur contre celui de boucher, et vais tâcher de vous répondre, en commençant par pinailler à mon tour.
Vous commencez par affirmer suivre la ligne de conduite que suivait Desproges en son temps. Cette ligne de conduite que vous lui prêtez, si tant est qu'il en suivit une, est fausse, permettez moi de vous le faire remarquer en toute cordialité. Desproges était l'inverse de ce que vous décrivez, il n'a jamais cessé, dans ses écrits, et plus encore des ses interviews, de tirer à boulets rouges, sans aucune forme de réserve et parfois avec une mauvaise foi stupéfiante, sur tous ceux qu'il estimait redevables de son mépris. Et dieu sait que l'homme n'en était pas avare. Ne ratez pas le prochain hommage télévisé à Desproges, toujours sensiblement le même, donc truffé d'interviews télévisés, et vous verrez à quel point j'ai raison.
Je pourrais m'arrêter ici, m'appropriant à mon tour cette fameuse "ligne de conduite" que vous prêtez à Desproges, et cautionnant ainsi mon misanthropisme maladif. Mais je ne vais pas le faire, et ce pour trois raisons. D'abord, car je ne me sens aucun point commun avec Desproges, qui méprisait à mon sens son prochain que pour le plaisir de se distinguer. Il l'a même à moitié avoué un jour à un journaliste "Je préfère avoir un avis différent de la masse par défaut". Ce n'est pas mon cas. Ensuite, car je ne suis attaché à aucune ligne de conduite, sinon d'ordre gastronomique, mais cela n'a rien à voir avec nos moutons. Enfin, car je ne suis pas un couard, et que j'assume pleinement mes dires, même les plus rageurs.
Et c'est là, je pense, que nos chemins divergent: vous êtes un gars tolérant. Je suis l'inverse. Loin de moi l'idée de vous en blâmer, bien au contraire. C'est vous qui êtes dans le vrai, et c'est moi qui suis malade. Il ne faut pas mépriser son prochain, c'est une très vilaine attitude. Mais je ne peux pas faire autrement, car je vous le répète, je suis malade. Et ce que je raconte dans ce site n'est que la face visible de l'iceberg, comme on dit, car cela ne concerne que les comiques, qui ne sont franchement pas les pires têtes de cons de la société contemporaine. Vous seriez surpris du nombre de fois où, en regardant la télé ou en écoutant la radio, je me dis: "Toi, je voudrais que tu décèdes dans l'instant". Mais rassurez, je suis également un non violent convaincu.
Je ne puis donc faire autrement que de vous donner raison lorsque vous me reprocher ma rubrique de "morphopsychologie". Elle est en effet le paroxysme de la mauvaise foi et de la diffamation. Toutefois, en ne retenant que cette rubrique des pages consacrées aux humoristes critiqués en ces pages, vous faites à votre tour preuve de mauvaise foi. Car l'information argumentée qui vous semble si chère ne me parait pas du tout absente de ce site. Parcourez le avec attention, et vous constaterez que la diffamation et le lynchage gratuit sont finalement minoritaires par rapport aux diatribes exposées en toute bonne foi et de façon argumentée.
Je terminerai en vous rappelant à quel point l'esprit de contestation est pauvre, pour ne pas dire inexistant, en ce qui concerne l'humour contemporain. Les comiques de mes couilles sont quotidiennement plébiscités par la télévision et le grand public, sans que personne ne songe à s'offusquer de la vacuité de leurs oeuvres. Je rejette violemment l'idée qu'on puisse laisser scléroser l'art majeur qu'est l'humour par une poignée d'incompétents sur-médiatisés, principalement motivés par l'appât du gain pour couronner le tout. Mon objectif est de dénoncer cette situation et de faire pencher la balance est faveur des plus méritants, quitte à avoir parfois la main un peu lourde sur le mépris.
Vous débutez votre mail en citant Beaumarchais. Permettez de moi de conclure le mien en citant Chateaubriand: "Soyons économes de notre mépris: il y a tant de nécessiteux."
Amicalement aussi,
Le médiateur.
01/07/01: Message laconique d'une amatrice anonyme d'Elie Sémoun:
Je suis désolée,
mais j'aime les Petites Annonces D'élie et j'en suis fière.
Ton humour à 2 balles, tu peut te le garder !
Le médiateur: Vous me voyez navré de ne pas abonder dans votre sens, mais il se trouve que vous avez tout fait pour qu'il en soit ainsi:
- Vous avez écrit "Petites Annonces D'élie", mettant donc des majuscules partout sauf à Elie, ce qui témoigne bien du peu d'estime que vous portez inconsciemment à l'artiste.
- Vous avez écrit "humour à 2 balles" à la place de "humour à deux sous", ce qui est impardonnable
- Vous êtes fière d'aimer les Petites annonces d'Elie, ce qui malgré toute la compréhension qui incombe à ma tâche de médiateur, m'apparaît indéfendable.
- Grand seigneur, je vous offre le "tu peut" (il fallait écrire: "tu peux", voire "vous pouvez", on a pas gardé les cochons ensemble, non mais)
Donc, si vous aviez écrit: "Je suis désolée, mais j'aime les Petites Annonces d'Elie, à ma courte honte. Votre humour à deux sous, vous pouvez vous le garder!", j'aurais fait échos de votre opinion au comité exécutif de ce site, qui aurait sans nul doute agit en conséquence, en instaurant par exemple une rubrique à la gloire d'Elie Sémoun. Ou pas.
Serviteur.
Bonsoir monsieur Rose.
Réponse d'Etienne B:
Bonsoir monsieur Rose.
Le médiateur: Une fois n'est pas coutume, je suis bien obligé de prendre la défense de Marcel de Guérande. D'abord, car attaquer une personne sur ses fautes de grammaire n'est pas très charitable, pour ne pas dire vil. Un peu comme si l'on se moquait des joues de Laurent Ruquier, des problèmes d'alcoolisme de Guy Bedos ou des pulls de Bruno Gaccio. Mais passons outre. Si l'on ne peut effectivement pas nier les lacunes de Marcel de Guérande en matière de grammaire, la mauvaise foi dont il est victime le fait à mon avis sortir gagnant de ce court échange épisolaire. La meilleure preuve est que dans la réponse du fourbe Etienne, l'ignoble fond jaune a disparu.
01/03/01: Marcel Monpatron revient sur le message de Julien du 9 février dernier.
Je m'aperçois
que je n'arrive pas à incruster mon auguste présence chez les mécontents.
Cela me rend fort mécontent, je tenterais donc de répondre à notre ami mécontent,
mais pas pour les mêmes raisons, ou alors je me pend.
Remarque générale, en plus d'exposer les étrons susnommés pour ce qu'ils
sont, promouvoir (ou "promotionner" si c'est pour faire du Boyer) des
artistes d'une autre qualité (en attendant qu'ils choppent la grosse tête et
aillent déclamer l'amour de tout et n'importe quoi sur un plateau télé rempli
de badernes avachies et de bas de soies remplis de merde jusqu'aux pattes d'oies
(oui, je parle bien de Drucker => "Guy Marchand, vous êtes un séducteur,
vous avez tout pour plaire aux femmes, comment faites-vous." "Julio,
vous êtes un séducteur...") . (On appelle ça le syndrome Karl Zéro)
Ca y est c'est malin, je ne sais même plus ou j'en suis. Bref, proposer une
alternative aux Chevaliers du Fiel relève de simples principes d'hygiène. Et
le premier qui me dit que c'est du parisianisme ou de l'anti-Toulousianisme ou
je ne sais quoi, je lui chie dans les narines, faut pas déconner (même si, il
est vrai, j'ai tendance à me méfier des toulousains, ce ne sont clairement pas
des gens comme nous).
Quant à Laurent Gerra, il a des qualités d'imitateurs. Il compense
heureusement ce handicap sérieux à sa carrière par des textes d'une
profondeur anale. La personne qui essaiera de me prouver que ce monsieur n'est
pas obsédé par le caca se verra sur-le-champ taxée de mauvaise foi, et ça
c'est si je reste poli. Pour continuer à mouiller ma mère, elle le reconnaît
volontiers. Sinon j'aurais coupé les ponts. Et fait une recherche en maternité.
Bref.
Ce qui donne le label "tête de couille" à Laurent Gerra, ce n'est
pas seulement tout ça, c'est aussi et surtout, combiné à ce qui précède,
son incroyable arrogance. Malheureusement il ne se donne pas les moyens de ses
ambitions. Une demi-chanson de Brel ou de Brassens, pour peu qu'on la choisisse
avec goût, est plus satirique, drôle, tendre, agressive, burnée, intelligente
que les oeuvres complètes de Gerra reliées en peau de Gérard Miller (qui
malgré tout ce qui les oppose, ne devrait pas tarder à lui écrire un
spectacle, ce mec est partout, il est la morale, il est la gauche, il est Freud
(enfin surtout Lacan, beurk), il est partout donc). Soyons sérieux, s'il vous
plaît, je vous en prie.
Quant à Johnny Hallyday, beh merde, sachons prendre ce qu'il y a de mieux en
belgique, et envoyer nos résidus en Suisse (je ne citerais personne, Alain
Delon a beaucoup de bons avocats dans ses relations). Quelqu'un d'aussi sensible
et fondamentalement anti-fiotteux que Jean-Philippe Smet mérite le respect. Au
passage, conseil pratique si vous le rencontrez (par exemple si vous êtes
inspecteur des impôts), ne le traitez pas trois fois de pédé. Un simple
"pédé, pédé" suffira.
Tu pourrais nous accuser d'être vulgaire en parlant de ces gens. Mais comment
ne pas être vulgaire en parlant de caca? C'est dur, ça demande du talent. Et
malgré nos velléités, on est quand même limités. Tiens par exemple, je
cherche un jeu de mot entre velléités, veau, selle et donc étron. C'est dire.
Bref, si tu fourres encore ton nez là-dedans, tu ne peux être considéré
comme un maso (définition: image de Séguin dans 2135464 sketches des Guignols,
et c'est pas fini).
Le médiateur: Je m'abstiendrai de tout commentaire, d'autant que
l'affaire a trouvé un épilogue heureux et diplomatique:
Salut à toi Marcel de Guérande ! Et salut à toute ta joyeuse équipe !
Je tenais à te remercier pour ta réponse concernant mon mécontentement au sujet de Laurent Gerra et compagnie... Tu as vraiment fait preuve d'une grande ouverture d'esprit et je n'en attendais pas moi de toi. Voilà ce que j'aime sur ce site consacré au Professeur Rollin : vous autres médiateurs, avez une ouverture d'esprit qui permet d'organiser des discussions, des débats de qualité. Cela fait plaisir à voir.
Continue
Marcel à tenir des propos engagés et à défendre un humour autrement supérieur
à celui de Bruno Gaccio, Guy Bedos, Elie Sémoune et Bruno Masure (pour ne
citer qu'eux). Tu as bien raison : pas de tolérance hypocrite. Voilà je te
laisse, merci pour le temps que tu m'as consacré. Voici un message qui te fera
plaisir : VIVE LE PROFESSEUR ROLLIN qui a toujours quelque chose de pertinent à
dire !
Allez bonne continuation Marcel !
Julien Chambon
Si, un petit mot quand même: Julien, il faut vraiment que tu mettes un frein sur les points d'exclamations.
09/ 02/ 01.
Salut Marcel de Guérande !
Je t'écris de manière tout à fait amicale aujourd'hui, mais je tiens à te
dire qu'à mon avis, tu fais fausse route ! Arrête de casser comme tu le fais
des artistes merveilleux (et intelligents !!!) comme Laurent Gerra, le grand et
mythique Johnny Hallyday, Jean-Jacques Peroni, Laurent Ruquier et sa sympathique
équipe, Laurent Boyer et autres... Bien sûr, tu vas me dire que je suis con
mais peu importe, j'assume mes
opinions ! J'ai un profond respect pour les artistes précités, ils m'aident
franchement à vivre au quotidien et ils donnent beaucoup de bonheur à leurs
fans. Johnny est un type FORMIDABLE, un type qui aime de tout son coeur, je sais
que les pseudo-intellectuels se gaussent de ce genre de remarque mais bon, cela
n'enlève rien aux talents altruistes et artistiques de Johnny.
Laurent Gerra n'est pas aussi vulgaire que tu veux bien le dire, il construit
avec son pote JJ Peroni, des spectacles de qualité !
Voilà je sais que tu me crois fou mais je le répète, cela m'est totalement
indifférent ! Ecoute, respecte un peu plus ces gens qui nous donnent à nous,
pauvres simplets, l'envie de vivre ! Casser comme tu le fais tous ces artistes
n'est guère constructif.
Bon je te laisse, bien amicalement !
J'écris, persiste et signe, je m'appelle Julien Chambon.
Le médiateur: Non mon cher Julien, je ne te dirai pas que tu es con, car tu as pris la peine de m'écrire, d'argumenter ton propos et d'en soigner l'orthographe, même si tu l'encombres volontiers de points d'exclamation des plus mal venus, mais ne soyons pas bassement ergoteurs.
Ceci étant dit, je ne vois vraiment pas quoi te répondre. Car nous somme fondamentalement en désaccord. Je pense en effet sincèrement que Laurent Gerra est un con fini, un idiot, inapte à l'effort intellectuel, doublé d'un inculte prosélyte et dangereux. Idem pour Laurent Boyer, dans la sottise crasse n'est plus à prouver, et dont le verbe, fait de néologismes jeuno-branchouilles me tape sur les nerfs plus que de mesure. Quant à la bande à Ruquier, je la hais du fond du coeur, et ne souhaite rien tant que sa décrépitude. Car non, définitivement non, elle n'est pas sympathique, et pour tout dire, je préfèrerai encore dîner avec Hitler qu'avec la bande à Ruquier.
Pour finir de m'opposer à tes dires, je ne me pense pas que le fait de "casser" les artistes tel qu'on le fait ici n'est pas constructif, je pense même l'inverse de cette idée reçue qui voudrait qu'une diatribe efficace le soit à condition d'être placée sous le signe d'une tolérance hypocrite, pour ne pas dire couarde. Dans le domaine des comiques de mes couilles, la critique, et même le mépris le plus gratuit, seront toujours constructifs dès lors qu'ils resteront minoritaires.
Alors certes, tu me diras que ce propos n'est pas digne de celui d'un médiateur. En effet. Mais saches que le médiateur a aussi droit à ses jours de mauvaise humeur, et il se trouve qu'aujourd'hui en est un. Car toute à l'heure, le médiateur à vu la pub SFR pour le "texto", ce petit message qu'on s'envoie par téléphone (portable, évidemment).
"T'AS 1 QI D'8TRE!", disait cette pub.
Sachant cela, je pense que tu excuseras volontiers le médiateur du ton un peu sec qu'il a employé pour te répondre.
En me présentant comme un
"homosexuel lillois", en quelque sorte, vous ne semblez pas éloignés
de sous-entendre qu'il ne serait pas exclu que je sois une espèce de
sorte de grosse tarlouze, dilatée du croupion, ayant trois sanibroyeurs montés
en série pour recevoir les étrons de compétition expulsés par des
sphincters XXL entre la visite d'une bouteille de badoit et la rollex de
Jean-mimi.
Le médiateur: Mon cher confrère, vous auriez au moins pu vous donner la peine de compulser votre Harrap's. Vous y auriez appris que Hop signifie Houblon, et en auriez déduit qu'un Hop-Addicted est un amateur de bière, et donc tout le contraire d'une tafiole. Ce "hop-addicted" n'avait en réalité d'autre fonction que celle de démentir votre homosexualité; il est le "Ou pas' que vous réclamez, et que j'ai accepté d'apposer néanmoins.
J'ajoute que je n'approuve pas votre conduite, qui pourrait en inciter d'autres à exprimer un mécontentement injustifié; je pense surtout au couperosé Marcel de Vélo, qui n'hésitera bientôt plus à nier son alcoolisme honteux sur les pages de ce site.
03/ 12/ 00: Guillaume revient sur le mail désapprobateur du petit Julien.
Que ne lisé-je pas dans la
rubrique du médiateur, un homme que j'imagine le regard sévère mais
chaleureux derrières des lunettes à la monture franche et carrée! Et
qu'est-ce que je ne lisé-je pas, justement? Tout d'abord que Bruno Gaccio est
le meileur humoriste français.
C'est peut-être là le problème, le côté "humoriste",
professionnel de l'humour, le smicard du calembour qui rêve de devenir cadre de
la poilade organisée. Les tâcherons de la blague de mes couilles. On me
reproche parfois de me "focaliser" sur Desproges, par exemple. Mais
nom de BHL, ce monsieur avait un talent (et surtout une exigence, l'un allant
probablement avec l'autre) d'écriture peu commun. D'ailleurs, lisez les textes
de scène: c'est lisible, c'est construit, c'est beau, rien que d'y penser j'ai
une demi-molle. (Je m'obstine
d'ailleurs à penser qu'il vaut mieux lire Desproges que l'entendre jouer ses
textes. Ils sont trop écrits pour être interprétés, et l'homme,
effroyablement fallot, incapable d'occuper une scène et doté d'un organe vocal
qui saturait dans les aigus dès qu'il se mettait à clamer un peu fort, n'avait
aucun talent de comédien malgré ses grandes qualités d'auteur. MDG)
Je vais donc vous narrer une anecdote, plutôt que de taper sur Gaccio l'infâme
(j'y reviendrais plus bas (et que je dis "plus bas", ce n'est pas
"plus mesquin", c'est juste que je garde la pièce à conviction la
plus frappante pour la fin)). Narrons, narrons, pas tapons.
Je discutais avec une personne, que j'ai pu, je l'avoue, trouver sympathique,
mais pas longtemps. Cette discussion fût l'un des premiers indices. Parlant des
"comiques", voire de "la nouvelle génération de comiques"
(BeUrK on dirait un titre de dossier 3 pages d'un magazine à la con), le
monsieur, que nous appelerons Ron uniquement pour caser un jeu de mot foireux,
me parle des chevaliers du fiel. Je ne tourne pas de l'oeil, aussi difficile que
cela puisse paraître...Je vomis donc ma bile à l'égard de cet improbable duo,
ressortant un des seuls machins commis par ces pustules dont je n'aie pas immédiatement
purgé mon cerveau: "Le sexe c'est comme la neige, on ne sait jamais
combien de centimètres on aura ni combien de temps ça durera". On
pourrait argumenter sur le fait que des gens talentueux auraient pu rendre ça
drôle, mais moi je dis, stop, laissez-moi narrer, ta gueule, je continue.
J'avoue ma faiblesse pour les Robins qui bien qu'inégaux ont parfois du génie
(désolé, le slow sur une version clarinette de "Still Loving You",
c'est tout simplement génial, ne serait-ce qu'au sens premier du terme, c'est-à-dire
celui qui n'est pas totalement équivalent à "ça tue la gueule de sa
race"). J'avoue que Eric et Ramzy...Mais non, cela ne fait pas rire Ron.
Ron rigole sur les chevaliers du fiel, mais pas sur Edouard Baer où il ne
comprend pas où c'est qu'il faut rire. Par contre il adore les Guignols. Et la
sentence tombe donc: je n'aime rien, c'est donc ça. Pierre Dac, Alphonse
Allais, Devos, Desproges, Baer & sa clique (non, pas Wizman), Les Monty
Python, Le mec qui joue dans Bottom/the new Statesman et autres que j'me
rappelle plus son nom (Rick machin?), Rowan Atkinson (mais pas qu'en bean, loin
de là), Terry Pratchett (en VO non pas pour faire pédant mais parce que c'est
plus mieux), et des milliards d'autres gens drôles sans forcément se vouloir
comiques ou branler la démagogie zygomaticale, ce n'est rien. Tout ça balayé,
foulé au pied par Gaccio et les frères mes couilles (du fiel).
Alors que la chair est triste hélas, et j'ai vu tous les gags.
Pour en venir aux pièces à conviction: Les Cochons de Guerre, jeu vidéo
Playstation et PC, vendu avec un sticker "les guignols de l'info",
"les textes décapants et les voix géniales des Guignols".
Résultat? Des cochons de diverses nationalités s'affrontent. Anglais "Au
sewvice de sa majesthéeé", chinois "Une table pour quatre. Bière
vous? Un nem?", Allemand "chai mal au nifeau de mon surmoi", Français
"C'est pour emporter? J'vous l'emballe?" (façon boucher d'la rue
Gama), etc etc etc. Pour 300 balles, la preuve de la médiocrité absolue de ces
têtes d'urètre (qui est quand même l'argument commercial principal du jeu en
France).
Si ça se trouve, les textes anglais étaient drôles. Un peu comme les séries
anglaises. Exemple: Blackadder en VF c'est caca, Blackadder en VO c'est bô. On
trouve facilement des séries hilarantes, jusqu'au boutiste, très "nonsense".
Il n'y a qu'à mesurer le fossé entre Spitting Image et les Guignols (inspirés
de cette émission, justement), Que ce soit en termes de qualité d'humour
(surtout depuis 3/4 ans) ou de type d'humour. Comme je suis exigeant, je préfère
juste les regarder sans avoir à vivre au royaume uni, mais je m'éloigne du
sujet.
Quant au col en V, mon dieu! C'est la preuve de l'antechrist! L'équation de la
connerie que j'ai récemment découverte, une fois ajoutée la dimension
Branchouille (fonction B(x)), nous donne comme courbe un pull à col en V, si
c'est pas une preuve ça, je me les mets en boucles d'oreilles.
Enfin, le "ad hominem".
C'est une net-mode. Pour les net-neuneus. Je suppose que c'est né lors d'une
discussion sur ML ou newsgroup. Le connard de service a du se voir répondre
qu'une attaque ad hominem c'était pas joli-joli, et a du expliquer le
terme. Maintenant, tout le monde l'emploie, même des gens qui ne parviennent à
orthographier les conjonction de coordination correctement qu'à grand peine.
Mais, bande d'entrepôts à caca, Le fait d'avoir trouvé un terme super classe
car latin ne détruit pas le paradoxe, cela ravale même l'argument au niveau de
l'onomatopée insultante, sans aucun sens propre. Juste de l'habitude ("La
police, nique sa mère", "fils de pute de ta mère"). Et nous le
savons (enfin j'espère), l'habitude est le couloir qui mène à la connerie, ce
qui sous-entendrait soit que la connerie est une grande pièce, soit que ma métaphore
est lourdingue au possible.
Balancer à quelqu'un "Ah, c'est du ad hominem t'es qu'un sale
mauvais", par définition, c'est une attaque ad hominem. Ca vaut
donc que prout. Trois mots supplémentaires de vocabulaire mal utilisés ne
remplaceront JAMAIS l'utilisation de votre propre cerveau, les tête-à-couilles,
jamais.
Quant à la sixième du mail en question au départ, je la soupçonne justement
d'être la source principale de beaucoup d'humoristes, je dis ça très sérieusement.
Toutes les blagues que j'entendais sortir il y a fort longtemps de la bouche de
Jean Roucas, par exemple, avait déja fait 15 fois le temps de ma cour de récréation
et avait profité de l'énergie emmagasiné pour se perdre on ne sait-zzzz-où.
Enfin si on sait: chez les humoristes de mes couilles, ou des tiennes, mon frère
de combat, si tu le veux bien. Ou de tes ovaires, si tu insistes réellement
pour une parité dogmatique et ridicule, très à la mode en ce moment.
Et justement, dès le tout début des années 80, quand tout le monde n'avait
pas encore compris qui était Miterrand (maintenant les seuls qui font mine de
ne pas avoir compris sont ceux qui vivent du culte), Desproges fit un excellent
"sketch" sur le fameux "Françaises, Français". J'ai peur
qu'il ne soit plus que jamais d'actualité.
Donc Bonjour ma colère, salut ma hargne, etc.
27/ 11/ 00
Bonjour, j'ai visiter le top5 des comiques et j'ai lu que dans la rubrique comiques pas drôles il y avait Bruno Gaccio. Le fait qu'il y soit me peine un peu puisque que c'est le meilleur comique français.(à mon goût) Ce qui me choque le plus par contre, c'est vos commentaires, tout d'abord un élèves de 5ème voir 6ème pourrait faire mieux que vous. Non seulement ce que vous dites est faux (vous ne prouvez rien de ce que vous dites) de plus vous attaquez sa personnalités et son pull en V. je vous rappelle monsieur que les arguments "ad hominem" sont les arguments utilisés par les petits cons qui veulent se rendre intelligents et qui ne trouvent rien d'autre à dire. De plus, l'avez vous déjà rencontré ? J'ai eut la chance de le voir un jour au stade (GG a St.-Étienne) et lui parlé, mais malgré ce que l'on peut voir derrière l'écran, c'est un homme totalement different et très intelligent ! Vous devriez réfléchir longuement là-dessus, ça vous éviterait de tomber dans une débilité profonde. Rom.
Le médiateur: Mon cher Julien, je ne puis qu'abonder dans votre sens. Marcel de Guérande sombre effectivement volontiers dans la débilité profonde, et son acharnement contre Bruno Gaccio en est la preuve la plus inéluctable. S'attaquer à ses pulls en V! Quelle bassesse! Quelle veulerie! Et surtout, quelle faiblesse dans l'argumentation! Comme vous dîtes, un élève de 6ème ferait mieux que lui. Et ça fait belle lurette qu'il n'est plus en sixième! Rendez-vous compte: il attaque sa troisième année de thèse. Il n'en éprouve aucune fierté hein, il aurait même plutôt un peu honte. D'autant que son parcours universitaire a été un peu cahoteux sur le début, deux première années de DEUG infructueuses, une réorientation à clé... Tout ça pour dire qu'on s'approche doucement de la trentaine, et qu'on est toujours à l'école (et au travail aussi quand même, faut pas charrier). C'est la honte. Alors mon petit Julien, je te demanderai un peu d'indulgence. La vérité, c'est que Marcel de Guérande est jaloux de Bruno Gaccio. Il aimerait faire des sketchs le midi dans l'émission de Gildas, il aimerait porter des pulls Gap, il aimerait aller s'encanailler au stade à Saint-Etienne en buvant de la bière tiédasse l'air de dire "Je fais partie du peuple". Mais tout ça, il sait pas faire, il sait que dire du mal en maugréant sur son sort.
Honte à toi de ne pas connaître le sketch des 3 graines.
Dans Colères si je ne m'abuse, Martineau plante des graines dans son jardin
en criant "Les Hohenzollern sont une grande famille de l'aristocratie
allemande", le problème c'est qu'il n'est pas dans son jardin et qu'il
tape
sur la table des ses hôtes avec une basket.
Voilà. Nicolas.
Ah ben ça alors. Ca ne me dit rien du tout du tout du tout. En tout cas, c'est pas dans Colères. Ca fait très longtemps que je ne me suis pas repassé la vidéo, mais quand même je m'en souviendrai. Alors je suppose que c'est un sketch d'"Hirondelles de saucisson". Et dans ce cas, mon amnésie est excusable, puisque je n'ai possédé la vidéo de ce spectacle que quelques jours. A peine eu le temps de la regarder une paire de fois qu'un fils de pute s'est cru obliger de me la piquer en loucedé pour l'effacer au profit d'un documentaire sur le rap français. Et puisqu'un certain Nicolas ne se décide pas à me copier les quelques pièces qui manquent à ma rollinothèque et qui sont en sa possession, je suis condamné, à terme, à me faire coller par des bleu-bites sur Hirondelles de saucisson et tous les sketchs inédits. C'est dramatique.
03/10/00:
Cher Marcel, tu m'as ignoblement déçu dans ton dernier courrier du médiateur auquel tu aurais mieux fait de laisser le médiateur habituel répondre et de laisser la place, enfin, car en insultant la Picardie, terre de tes ancêtres, tu m'insultes également. Je ne suis pas picard, et si je l'avais été, je ne me serais jamais offusqué de telles divagations. Par contre, l'astre de mes jours et de mes nuits qui me réveille de la façon la plus délicate qui soit lorsque nous avons l'occasion de nous retrouver ensemble (ce qui n'arrive que rarement, vu que je n'ai toujours pas de studio sur Paris, mais j'y reviendrais) est elle picarde. Et si l'on peut se moquer de moi, l'on ne se moque pas impunément de ma dulcinée. Alors je me demande si je dois vraiment te copier la cassette contenant ces 3 sketches de François Rollin, y compris le sketch inconnu des Profiterolles une fois que j'aurais trouvé un studio et un magnétoscope. Donc j'apprécierais des excuses envers les Picards (à défaut une excuse envers les picardes prénommées Elodie me satisfera). Par ailleurs j'apprécierais énormément une assistance pour la recherche d'un studio à moins de 3700 FF de plus de 20 m² dans les arrondissements suivants : 1er, 2ème, 3ème, 4ème, 5ème, 6ème, 7ème, 8ème, 14ème, 15ème, 16ème. Et pas le 12ème car il se trouve loin de mes vrais amis qui insultent ma princesse bien-aimée dés que j'ai le dos tourné, non mais.
A bon entendeur, salut
Nicolas
Marcel de Guérande: Je maintiens les propos insultants que j’ai tenu en ces pages sur la faune picarde. Mais je précise aussi qu’ils ne s’appliquent pas aux gens de bon goût. Une personne de bon goût aura beau être picarde, alsacienne ou bretonne, elle reste avant tout une personne de bon goût. Sauf si elle est née dans le Var, cas unique où la géographie détermine la personnalité de l’autochtone à 100%.
La femme de l’amateur de Rollin est par définition une personne de bon goût. Si votre dulcinée s’était acoquinée avec un fan d’Elie Sémoun, un Ruquierophile ou un adorateur de Laurent Gerra, alors on aurait pu l’accabler de toutes les tares, en mentionnant sa région d’origine comme principale explication de son manque flagrant de bon sens. Mais ce n’est pas le cas. Votre picarde de compagne a choisi un fan de Rollin; c’est une façon de transgresser l’héritage culturel de la région de laquelle elle vient. C’est aussi une grande preuve de courage et de lucidité.
Dans ces conditions, je crois que oui, tu dois me copier cette fameuse vidéo, d'autant que ce sketch des profiterolles ne m'évoque vraiment aucun souvenir.
22/09/00:
Bien chers Marcels,
Je constate que mon dernier mèl a donné lieu à une résurgeance de l'éternelle querelle britano-ch'nordique. J'ai pu, à la lecture du gars Tamiton, constater sa vivacité. À tel point qu'en vannant le blondin, et mettant en doute ses performances houblonnesques, je semble crier à la face du monde ma fière bretonité et attire, par la-même, sur moi et mon pays, les foudres du Tamiton.
Je pense qu'une mise au point s'impose.
Quant au ridicule de la dernière phrase de mon mél:
Cette phrase ne brille pas, en effet, par son originalité (elle est même un peu niaise, 'Salut tout le monde, portez-vous bien'). Je l'ai d'ailleurs choisie pour cela, car elle fait partie de ma signature électronique et, de ce fait, se doit d'être adaptée à la plupart des usages. Dans ce cas, elle n'avait pas vocation particulière à faire partie de mon message.
Je constate néanmoins le mépris du Guérande, bien parisien celui-là, à l'endroit de nos langues régionales moribondes, dernières reliques d'un riche passé culturel, foulé au pied par les hussards jacobins du bien-séant culturel dont les successeurs, aujourd'hui, se tapent la cloche dans tous les dîners mondains destinés à la promotion des Ruquier, des Gerra, et des Angot.
Je sens d'avance l'objection de Marcel de Guérande: mais euh je suis picard. Peu importe. Deux types de Parisiens constituent le gros des troupes de la capitale: le cul-terreux qui n'est jamais sorti de son arrondissement et se persuade jour après jour que hors Paris il n'est rien, et le cul-terreux de province, monté à la capitale pour connaître la ville et qui, par mimétisme se prend à mépriser tout ce qui est province sauf, peut-être, ce d'où il vient.
Si c'est pour faire ça, je préfère sauter une étape, et mépriser le reste du pays depuis chez moi.
Quant au déferlement d'injures portées à l'encontre de la Bretagne:
Je m'en tamponne le coquillard. Il me reste sans doute une bordée d'injures à déverser sur les chapeaux ronds, le cidre, et le chechwen. On se dira que je suis un breton pas farouche. C'est qu'en fait je suis béarnais, de Pau, en pays de Gascogne, j'aime le gras, le vin, je m'interdis de boire du Bordeaux, sauf si c'est un bon, et ne rechigne pas à montrer à un breton que lui aussi doit travailler sa prise de choppe.
La réponse du Tamiton est passée à côté. Echec total, donc. Il faut dire que le Guérande avait contribué à ce mauvais aiguillage, en agitant le chiffon rouge de la bretonité qui semblait percer derrière quelques mots romans.
Je ne doute pas, cependant, que Marcel Tamiton saura saisir cette deuxième occasion pour agonir d'injure, le Béarn, ses vaches, ses canards et tout ce qui a deux pattes sous un béret...
Mes Amitiés.
Adischatz, monde. Portatz-ve plan.
Marcel de Guérande: Etant mis en cause personnellement et de façon diffamatrice dans le courrier de Laurent, je répondrai exceptionnellement à la place du médiateur.
Mon cher Laurent, si je suis effectivement un parisien, je suis surtout un parisien du douzième arrondissement. Cette précision anodine en apparence est en fait capitale. Le XIIème, bien qu'appartenant géographiquement à l'est parisien, n'a aucun point commun avec les autres arrondissements de l'est. Il n'est pas populaire, encore moins cosmopolite, les branchés n'y mettent jamais les pieds, et n'a pas ce coté "Paris village" qui plaît tant aux photographes de mes couilles. Il est aussi le seul arrondissement de l'est dans lequel on vote majoritairement à droite. Bref, le XIIème est limite bourgeois, résidentiel et calme. Pour autant, il n'a rien a voir avec le XVème, qui lui est vraiment très résidentiel, et encore moins avec les arrondissements de l'ouest, vraiment très bourgeois. Le XIIème est en fait l'arrondissement dans lequel ne se rendent que les habitants du XIIème, car on n'y travaille que très peu, et l'on ne s'y distrait quasiment pas. Et pour parachever de différentier le XIIème arrondissement du reste de la ville, le XIIème est l'endroit où trône le meilleur restaurant de la capitale: La Sologne, avenue Daumesnil, qui fait accessoirement fonction de quartier général à la moitié des têtes pensantes de ce site web. Je ne suis donc pas parisien, je suis du XIIème, bref, de la banlieue.
Ceci étant dit, il me faut désormais préciser un peu ce que je pense du reste de la France. Contrairement à ce que vous affirmez, je n'ai aucune amitié pour la région dans laquelle je suis né, j'aurais même plutôt tendance à la mépriser sincèrement, n'éprouvant pas une once de scrupule à souiller la terre de mes ancêtres de mon ingratitude intolérante. Car en Picardie, il n'y a justement aucune différence entre les ancêtres et leur descendance: les gens sont invariablement rouges, illettrés et inaptes à l'effort intellectuel. En cela, la Picardie est très proche de la région Nord-Pas-De-Calais: le temps n'y érode jamais les tares ancestrales.
Pour le reste, mon anti-régionalisme se définit de la façon suivante:
"Sous la Loire, plus d'espoir".
Inutile de détailler, la formule parle d'elle-même. Précisons simplement les exceptions qui dérogent à la règle: les régions viticoles, et les régions montagneuses. Car l'homme de goût aime le vin (mais pas n'importe lequel, les régions productrices de rosé ne font par exemple pas partie des exceptions), et les montagnes. Ce qui ne l'empêche d'ailleurs pas de mépriser les viticulteurs et les montagnards. Car si rien n'enchante autant l'homme de goût qu'un verre de vin ou une excursion en montagne, rien ne le consterne plus que la discussion d'un viticulteur prétentieux ou que celle d'un crétin des Alpes, et je parle même pas de celle du basque régionaliste qui sillonne les Pyrénées avec un béret vissé sur le crâne et drapeau basque accroché à son sac.
Enfin, et j'en aurai terminé, j'ajouterai que j'attends effectivement avec impatience le troisième volet de la série "Les carnets de route de Marcel Tamiton": il y a en effet beaucoup de chose à dire sur le sud-ouest.
Bien cordialement,
Marcel de Guérande.
PS: Parigot, tête de veau, Cul-terreux, tête de noeud.
18/09/00:
Salut, Marcel.
Depuis que je sais que votre site est à prendre comme un "site de cul", ça a été comme une révélation : j'ai revisité votre site la bite à la main, et franchement, c'est vrai que ça change tout. Je me suis pignolé comme un dingue, et vos incantations anti-Bedos m'ont beaucoup moins dérangé. En fait, votre site est à double lecture : on le ressent de manière très différente selon qu'on le visite la pine à la main ou non. Félicitations ! Quel talent !
Blaise.
Le médiateur: Gardez un peu de sève, l'espace Bruno Masure ne devrait plus tarder à arriver... mais enfin, content que la diplomatie aie finalement réussi à triompher. Cela dit, un scandale en chassant un autre, c'est la colère de mon excellent confrère Marcel Tamiton qu'il me faut désormais tenter d'apaiser.
Bon, c'est pas bientôt fini avec les lillois. Je ne suis pas régionaliste pour deux sous, mais de là à laisser un breton me gonfler le mou sur notre endurance à la chopine dans la rubrique courrier... Parce que la Bretagne, c'est quoi, trois bitounes de granit fouettées par les embruns sur un océan de lisier, des plastiqueurs de Mac Do gavés de pâté de foie de hérisson rose fushia polyphosphatés. Des femmes pâles comme des merdes de laitier parcourues de duvet noir, aux corps ensevelis dans des pullovers informes et bruts de tonte, la tête sortie du cul de la bête, brinquebalantes de colifichets à lanières de cuir et de symboles celtiques achetés à un sénégalais, dont le mystère leur tiennent lieu de profondeur; des marins engnolés dont mêmes les meilleurs finissent par se prendre la baume dans la gueule, à forçe de fixer le couchant pour travailler le burinage de leur grosse tronche râpeuse qui fait boulocher les cols roulés (d'où l'invention du pull marin, c'est bien connu).
Un jour, me promenant à Istanbul, j'ai un peu envoyé ballader le quinzième rabatteur de marchand de tapis voulant me faire le coup de l'amitié, il a alors réuni son meilleur français pour me dire : "t'il est breton ou quoi ?". Authentique.
Marcel Tamiton
PS : Le perfide Guérande évoque la légèreté moyenne du falzar lillois, mon hétérosexualité m'interdit d'en juger avec la même objectivité.
Le médiateur: Cette affaire ne concernant que Laurent (voir rubrique courrier) et Marcel Tamiton (je passe outre la vile provocation du PS), je n'interviens pas, et me contente d'offrir à Laurent le droit de réponse qu'il mérite. Affaire à suivre donc, à moins que les couilles du breton ne se dégonflent face au premier lillois venu...
14/09/00
Salut, Marcel.
Je me permets de préciser ma pensée, après avoir lu la réponse à ma lettre dans la rubrique "Le courrier des internautes mécontents". Ce que je trouve "ridicule", "un peu puérile" et "terriblement prétentieux", ce n'est pas que vous n'aimiez pas Guy Bedos, cela va de soit. C'est que, sur la page d'accueil du site, vous disiez : "si tu aimes Guy Bedos, alors tu n’est décidément pas le bienvenu sur ce site". C'est ça, précisément, qui me dérange. Cette espèce de croyance d'appartenance à une élite, je la trouve effectivement puérile, ridicule et (terriblement) prétentieuse ! Vous pensez que François Rollin est un artiste exceptionnellement talentueux ? La belle affaire ! Moi aussi, figurez-vous ! Seulement, voilà, je ne me permettrais pas pour autant de dire : "si vous aimez Fernand Reynaud, cassez-vous, je vous méprise". Ca me parait un peu sectaire, comme entrée en matière, voyez-vous ? Il se trouve que le rire, et l'humour en particulier, est une chose suffisamment subtile et difficile à cerner pour qu'on ne puisse pas aussi facilement cerner la personnalité de quelqu'un en sachant simplement qu'il a rit à un sketch de Fernand Reynaud. D'ailleurs, ce n'est pas forcément une bonne chose que de laisser croire aux gens qui ne connaissent pas très bien François Rollin que son humour est très très spécial et tout à fait imcompréhensible à quiconque a le malheur d'apprécier Coluche. Ce n'est pas vrai ! Son humour est assez original, certes, mais pas spécialement difficile d'accès, et est tout à fait compatible avec le cerveau du spectateur moyen. Seulement, voilà, vous êtes persuadés qu'aimer François Rollin fait de vous des êtres exceptionnels (voire carrément des messies), et ça m'agace un peu. Personnellement, j'aurais préféré que vous vous contentiez de dire "je n'aime pas Bedos", plutôt que "si vous aimez Bedos c'est que vous êtes un con indigne de voir mon site" (je caricature un tantinet, bien-sûr, mais c'est l'impression laissée par votre introduction).
Quant à l'argument qui consiste à dire "je fais ce que je veux puisque c'est un site perso", je le trouve extraordinairement peu pertinent ! Bien-sûr, que vous avez tout à fait le droit de dire n'importe quoi. Comme j'ai le droit de faire un site internet pour proclamer que deux et deux font cinq ; mais, dans ce cas, il ne faudra pas s'étonner si je reçois des lettres de protestation !!
A oui, encore une dernière chose : Guy Bedos est effectivement une "vieille couille fripée, acariâtre et autosatisfaite". Je dirais même : c'est une vieille couille fripée, acariâtre et autosatisfaite qui me fait rire par son talent d'humoriste.
Cordialement, Blaise.
PS : Excusez-moi, mais je n'ai pas bien compris par qui Marcel de Guérande avait été nommé Grand Inquisiteur du Rire. S'agit-il de "l'Amicale des gens de bon goût qui ne font pas gabrot avec du Cheval Blanc 1982 au contraire du premier bedossophile venu", de "l'Amicale des gens de bon goût qui ne font pas gabrot avec du Cheval Blanc 1982" (et "au contraire du premier bedossophile venu" ne serait qu'une remarque personnelle -et perfide- apportée par le médiateur), ou de "l'Amicale des gens de bon goût" (qui, effectivement, ne font pas gabrot avec du Cheval Blanc 1982, je veux bien le croire) ?
Marcel de Guérande: Tiens ? Le médiateur n’est pas là ? Bon alors je réponds à sa place.
La page d’accueil de ce site, c’est-à-dire celle qui apparemment déchaîne vos griefs, est assez comparable à celle d’un site de cul. Vous savez, ces pages qui nous disent " Attention, vous vous apprêtez à entrer dans un site contenant des images à caractère pornographiques, pleines de pines, de culs, de vagins, de seins, etc...alors hein, n’allez pas vous indigner après une telle mise en garde ". Et effectivement, on serait un fameux casse-couilles si on allait se plaindre au webmaster après avoir été se pignoler à deux mains en matant les images en question. Ici, c’est un peu pareil, il faut le prendre comme tel : " Attention, on va dire du mal d’à peu près tout le monde sauf François Rollin, mais sans faire de prosélytisme, alors si l’idée vous dérange, merci de ne pas aller plus loin. Et si par extraordinaire vous le faisiez, merci de ne pas venir faire chier la bitte du webmaster".
C’est pas plus bête que ça.
Car voyez vous, cher Blaise, si nous sommes incontestablement d’un avis opposé, je crains que nous soyons tout aussi sûrement en train de nous parler entre têtus (comme dirait Vanier). Je ne changerai donc pas d’avis, et je doute de parvenir un jour à vous transmettre mon intolérance maladive ; je n’en ai d’ailleurs aucunement l’intention. Manière de dire que notre petite conversation par E-mails interposés pourrait durer ainsi indéfiniment. Je ne prétends pas avoir raison, ni le contraire, disons que le match est nul et n’en parlons plus.
Bien cordialement,
Marcel de Guérande.
PS1 : Marcel de Guérande a bel et bien été élu grand inquisiteur du rire par " l’amicale des gens de bon goût qui ne font pas gabrot avec du Cheval Blanc 1982 au contraire du premier bedossophile venu ", le "au contraire du premier bedossophile venu" n’étant absolument pas une remarque perfide, mais vouée à bien distinguer cette aimable association de la tout aussi aimable " Amicale des gens de bon goût qui ne trempent pas leurs choco-BN dans du Latour 1986 au contraire du premier Blaise venu ", avec laquelle nous entretenons les meilleurs rapports.
PS2 : Vous trouverez dans ce mail, et notamment dans le PS1, quelques pistes susceptibles de servir d’élément de réponse à un prochain courrier sur le thème " Quand on en vient à de tels coups-bas, c’est qu’on a vraiment plus d’arguments ". Et ma foi, vous aurez peut-être un peu raison.
PS3 : Au fait, vous êtes vous essayé au pruneau-trap, de l’excellent Marcel Tamiton ?
En attendant d’avoir le plaisir de vous lire...
Le médiateur: Eh oh qu’est-ce qui se passe ici, c’est quoi se bordel, on répond à ma place maintenant?
Marcel de Guérande: Vous n’étiez pas là, alors j’ai pensé que…
Le médiateur: Je me suis en effet absenté cinq minutes, j’étais en train de boire un café dans le social-space, mais je ne vois pas en quoi cela vous donne le droit de répondre à ma place. Alors pour commencer, vous vous excusez immédiatement auprès de Blaise.
Marcel de Guérande: Pardon Blaise.
Le médiateur: Je n’ai rien entendu.
Marcel de Guérande: Pardon Blaise!
Le médiateur: Je préfère ça. Vous pouvez disposer. Mon cher Blaise, vous me voyez bien navré de cette fâcheuse situation. Pour répondre à votre courrier, en un mot comme un cent, Marcel de Guérande est effectivement, malgré son jeune âge, un vieillard presque aussi intolérant et aigri que Guy Bedos. Voilà. Autre chose? Oui? Monsieur?
Dans votre récente réponse à mécontent, vous écrivez :
"... et que ses rédacteurs ne sont rien d'autres que des soiffards misanthropes et aigris, pondéralement surchargés pour certains, voire lillois "
C'est la deuxième fois que je découvre, non sans stupeur, une allusion à la prétendue lourdeur ethyllique, propre et figurée, des gens du nord. Si c'est bien cela que sous-entend la laborieuse tournure adverbiale que vous nous infligez, laissant au passage entrevoir combien la lourdeur ne connaît pas de monopole. Mais n'anticipons pas.
En tant que collaborateurs épisodiques de ce site, mon frère et moi nous attendions à un peu plus de respect et de considération, même de la part de soiffards misanthropes parisiens (excusez le pléonasme). D'autant que, dans la mesure où nous ne nous sommes pas encore rencontrés, vous êtes parfaitement de mauvaise foi, ignorant totalement la belle harmonie des 97 kilos de viande et de poils à laquelle vous vous adressez, et ne pouvant soupçonner les 190 livres vociférantes de mon frérot, porte-étendard de l'Europe brassicole.
Ce n'est pas parce que le Nord est la région du chômage, de l'alcoolisme, des cancers ORL, de la moindre espérance de vie, des filles mères, de l'inceste, du temps pourri, des footballers, des supporters lensois (prononcer linswô), des flics mutés et aigris, du tuning, du retour de la tuberculose, des grandes familles textiles, des corons, de la pollution, du patrimoine historique miséreux, de la gitane maïs, du néant viticole, du quasi-desert fromager, des bas salaires, des gardiens de prison mutés et aigris, de la délinquance urbaine, des emplois sous-qualifiés, de la low-tech, des stop-down et de la silicose valley, de la chicorée invendable, de l'immobilier trop cher, des fautes de français, de l'accent raclo-vomissant, des records d'illettrisme, de la dépression nerveuse, de l'obésité, de la proximité des anglais, de l'urbanisme périphérique facétieux, du croisement entre gaucherie flamande et prétention française, des profs mutés et aigris, de la couperose, des frites-fricadelles sauce samouraï et américains-merguez-mayo, des plages venteuses, des puces d'eau, de l'eau froide, de la proximité des belges, des papiers gras, des agents des impôts mutés et aigris (terrifiant), des Blockaus-pissotières, des bistrots à cendriers jaunes et patrons gominés, du suicide, de la bière flotteuse au litre, de l'echec scolaire, de la pitié d'Enrico Macias, des chirurgiens mutés et aigris (vous oubliez: des gens qui prononcent le 't' dans 'vingt')... qu'il faut en tirer des conclusion hâtives, surtout dans un site consacré à l'humour : le nord, c'est aussi Danny Boon, Raymond Devos et Rony Couteure !
Marcel Tamiton.
Le médiateur: Monsieur, laissez moi vous dire à quel point j'entends votre indignation. En effet, quel toupet de la part de Marcel de Guérande, qui pèse au kilo près exactement le même poids que vous! Et s'il est parisien depuis bientôt huit ans, il a tout de même passé les vingt premières années de sa vie dans une paisible bourgade de la région picarde, pas si éloignée que ça de vos contrées septentrionales... Mais rassurez-vous, le nord, pardon, ch'nord, c'est aussi le pays du podjevelch (excusez l'orthographe), du Waterzoi, du poulet au Maroilles, de cet excellent gâteau à base mousse de spéculos dont le nom m'échappe, de l'Gaïette, de ma cousine Céline, de Jacques Brel (je ne fais pas allusion à ses talents de chanteur qui m'indiffèrent, mais à sa remarquable interprétation du personnage de Benjamin Ratry, héros du film "Mon oncle Benjamin", qui reste à mes yeux le film du siècle), de l'essor économique (quel exemple que celui de la ville de Valencienne!), et j'en oublie probablement... et comme vous dîtes, le nord, c'est aussi Danny Boon (dont je n'ai encore jamais vu de spectacle, bien que je me dise à chaque fois que je le vois qu'il est l'homme le plus du monde), Raymond Devos, Rony Couteure... et François Rollin (enfin, je crois).
Bien cordialement,
Le médiateur eud'brun.
10/09/00:
Salut, Marcel.
Je suis également un fan de François Rollin. Son spectacle "Colères" est tout à fait extraordinaire et constitue pour moi un chef d'oeuvre absolu d'humour génial. Je trouve que le fait de consacrer un site web à cet humoriste de très très très grand talent est un acte d'utilité publique. Surtout que François Rollin est un artiste somme toute assez méconnu du grand public, car ses interventions les plus célèbres sont celles de "Palace", et ce ne sont pas forcément les plus réussies. Si "Colères" était diffusé sur une chaîne hertzienne, nul doute qu'il remportait un franc succès ! (si, si, j'en suis persuadé). Néanmoins, je trouve ton acharnement anti-Bedos un tantinet excessif, voire totalement ridicule. Et agaçant. Comme si on ne pouvait pas apprécier à la fois Rollin et Bedos ! Ca n'a aucun sens. Ton obsession de constituer deux catégories bien distinctes d'humoristes, les bons et les mauvais, me semble à la fois un peu puérile et intolérante. Et d'une terrible prétention, qui plus est ! Qui t'a nommé Grand Inquisiteur du Rire ?
Enfin, bon, c'est quand-même bien d'avoir
consacré un site à Rollin...
Blaise.
Le médiateur: Mon cher Blaise, je me permets de te rappeler que ce site entre dans la catégories des "pages personnelles"; les propos ici tenus sont donc des avis personnels. C'est un des grands intérêts, sinon le grand intérêt de l'Internet: offrir à des anonymes la possibilité d'exprimer publiquement des avis, aussi inhabituels soient-ils, tout en leur permettant d'obtenir une large écoute. Que Guy Bedos soit ou non une vieille couille fripée, acariâtre et autosatisfaite n'est pas le problème. Qu'on puisse aimer Guy Bedos l'est encore moins. Le fait est que les rédacteurs de ce site n'aiment pas Guy Bedos, et éprouvent le besoin de le dire, tout en admettant qu'on puisse aimer à la fois François Rollin et Guy Bedos. Je ne vois vraiment pas en quoi cela est ridicule, puéril, et encore moins prétentieux. Et j'ajoute pour apporter un peu d'eau à mon moulin (tu me pardonnera, j'en suis certain, la vilenie du procédé), qu'une grande majorité des gens qui m'écrivent se félicitent des prises de positions ici développés. Les détracteurs de Bedos, Ruquier, Nagui et compagnie, sont d'ailleurs plus nombreux sur ce site que les amateurs de Rollin... Et puis tout cela n'est pas à prendre au sérieux, c'est juste pour rire, et ça ne nuit à personne.
Et pour répondre à ta question, Marcel de Guérande a été nommé Grand Inquisiteur du Rire à l'unanimité par les membres de l'Amicale des gens de bon goût qui ne font pas gabrot avec du Cheval Blanc 1982 au contraire du premier bedossophile venu.
Bien cordialement,
Le médiateur.
03/09/00:
Critique des Guignols. Ca aurait pu être intéressant si ça n'était pas dégoulinant de prétention. C'est ce qui arrive quand on se croit au dessus de la connerie ambiante. Je hais ces gens qui traitent les autres - ceux qui ne pensent pas comme eux- de cons tout en se croyant persuadés par la belle opinion qu'ils professent, qu'ils n'en sont pas, des cons. Les guignols ont fini par me lasser, et je souscris même à certaines remarques de ta critique, pour reste, ce mépris que tu déverses sur ceux qui aiment, c'est révulsant d'intolérance. ça te met au niveau d'un Gaccio, c'est dire. Bref, tu prouves que le con est aussi intolérant, inconscient de son triste état, et qu'il fait des fautes d'orthographe inadmissibles. Mais on lui pardonne, c'est juste un con. Et dans ton cas, apparemment, un gros. Zoé.
"Va, prends ta soeur par la main, Conduis-la loin de ce pays étranger, Quelque part où nous pourrions rire à nouveau, Nous nous en allons, Vous n'avez pas besoin de nous". Jefferson Airplane, "Wooden Ship".
Le médiateur: Ma chère Zoé, je comprends très bien votre ressentiment, et agrée bien volontiers à l'idée que les rédacteurs de ce site, et plus particulièrement mon fourbe employeur, toujours très rapide en besogne dès lors qu'il s'agit de vomir leur bile intolérante, ne devraient avoir l'insulte si facile. Mais je crains bien qu'il n'en aient rien à foutre. Voire qu'ils ne privilégient l'intolérance à ce qu'il est convenu d'appeler le "consensus mou" qui sied si bien aux Guignols de l'info et aux comiques de mes couilles en général. Mais malheureusement, mon rôle de médiateur s'arrête en dehors du cadre de cette rubrique, et je ne puis vous êtes d'aucun recours.
Pour le reste, s'il est vrai que les fautes d'orthographes qui parsèment ce site sont inadmissibles (presque autant que l'emploi inconsidéré du terme 'inadmissible'), Marcel de Guérande n'est certainement pas gros, costaud, ça oui, mais gros, non. Et quand bien même le serait-il, je ne vois pas bien en quoi cela dérange la mère-tolérance que vous êtes.
Bien cordialement,
Le médiateur.
"L'attractivité différentielle se joue sur différents registres renvoyant au spectre des facteurs de localisation des entreprises" Jean Bouinot, La gestion stratégique des villes.
18/08/00:
Cher Marcel,
Les frères cousins te saluent bien... c'est comment ton vrai nom déjà ?
Stéphane ruse, avec son petit bâton il encolle sans rien déchirer la tapisserie et en pète de joie. Stéphane Rose, avec son petit bâton il encule sans rien déchirer, la tapette rit et en pisse de joie.
Sinon, j'ai amadoué un vieux pédant. Et je crains les jeux de mains, surtout avec le gros marteau.
Bien à toi,
Marcel Tamiton
Le nouveau médiateur: Cher Marcel, je vous remercie de votre mail, auquel, en tant que nouveau médiateur, et conscient de la responsabilité qui incombe à mon poste, je vais essayer de répondre le plus objectivement possible. Il semble que reprochiez à Marcel de Guérande d'avoir directement impliqué les frères Cousin dans sa dernière série de contrepèteries. A cela, vous répondez par une autre contrepèterie, que je trouve passablement ordurière, et surtout diffamatrice. Car s'il est de notoriété publique que les frères Cousin aiment la caresse de la bite, le webmaster de ce site n'a pas un "petit bâton", et déchire un maximum quand il encule, et je parle en connaissance de cause. Et si l'on vous appelle volontiers "les soeurs Cousin" dans la région lilloise, sachez que "Le membre" est un des qualificatifs le plus souvent employés pour désigner Marcel de Guérande sur la place de Paris.
Je ne puis que me désoler d'un tel manque de sportivité de votre part, que je mettrai sur le compte de la vexation.
Bien cordialement,
Le médiateur.
Et bonjour à ta soeur.
16/08/00:
Bonjour, J'ai lu avec attention la réponse que m'a adressée le médiateur, concernant mon précédent mail. Je me permets de vous répondre à mon tour. Ne vous inquiétez pas, je ne polluerai pas votre espace visuel en réagissant à l'entièreté du message qui m'était adressé. Je voudrais uniquement revenir sur la fin de celui-ci, et plus précisément sur le paragraphe concernant Philippe Geluck (et de grâce, écrivez son nom correctement, même si cet argument est vil). Vous dites : "l'ex dessinateur talentueux du chat qui a rangé son talent dans sa poche depuis qu'il fait de la télé". Je tenais à vous signaler que le dessinateur du Chat n'a pas attendu sa rencontre avec Michel Drucker pour apparaître sur le petit écran : il a présenté sa première émission de télévision en 1978, sur la RTBF (Télévision belge), en présentant une émission pour enfants au ton "mordant". Or, le Chat a été créé en 1983. Donc, en suivant votre raisonnement à la lettre, le Chat n'aurait jamais été drôle, ce qui est contradictoire avec ce que vous avancez. En effet, parler de "l'ex dessinateur talentueux du chat" suppose que celui-ci a connu une période de talent, si petite soit-elle selon vous (mais vous allez encore dire que j'interprète tout mal). Cette rigoureuse démonstration apporte donc la preuve que vos arguments ne sont pas fiables, comme je le clame depuis le début. cqfd. Je tiens toutefois à préciser que j'ai fait cette mise au point dans le seul but de clarifier mes dires, et surtout pas avec la volonté, si latente soit-elle, de vous contredire à tout prix. "Bien cordialement", Denis
Le médiateur a démissionné. La rubrique est donc momentanément fermée, le temps de lui trouver un remplaçant. MDG.
01/08/00: C'est à Denis que revient l'honneur d'inaugurer cette rubrique.
J'aime beaucoup François Rollin, mais les vomissures verbales que je viens de découvrir sur ce site me poussent presque à changer d'avis. Si j'ai bien compris la ligne éditoriale de ces pages, celle-ci consiste à affirmer, sur le ton de la propagande, que seul le Professeur Rollin est drôle, et par conséquent que tous les autres humoristes ne méritent que le mépris et l'anonymat (sauf ceux qui travaillent avec François Rollin, cela va de soi). J'imagine que si François Rollin n'avait pas tourné récemment avec Édouard Baer, ce dernier aurait aussi été soumis à des critiques d'une rare violence de votre part. En agissant de la sorte, vous reproduisez exactement ce que vous reprochez (notamment) aux Guignols : l'agressivité gratuite et dirigée vers des cibles "faciles". En effet, pour reprendre cet exemple, il est facile de crier avec les loups, de critiquer les marionnettes de Canal+ au moment où elles sont le plus affaiblies. Quant à Philippe Geluck (orthographiez son nom correctement la prochaine fois), je peux vous assurer qu'il s'agit d'une personne de grand talent, qui exerce son métier parce qu'il aime s'amuser, et surtout pas de quelqu'un avide de gloire cathodique, comme vous le décrivez. A travers vos textes, vous essayez de "faire du Rollin". Malheureusement, cela n'est pas à la portée de tout le monde et la piètre imitation que vous tentez de réaliser relève tout juste de la méchanceté. Je pense que ces quelques lignes suffiront à vous faire comprendre mon indignation. Denis.
Le médiateur: Mon cher Denis, merci de votre mail et d'avoir prit le temps de nous faire part de vos indignations. Avant toutes choses, sachez qu'il n'y a aucune "ligne éditoriale" dans ces pages, leurs rédacteurs étant bien trop enclins à taquiner la bouteille pour pouvoir suivre une ligne, même sinueuse. Mais venons en au fait.
D'abord, ce site ne prétend absolument pas que "seul Rollin est drôle, et par conséquent que tous les autres humoristes ne méritent que le mépris et l'anonymat". Vous trouverez en effet sur ce site à peu près autant d'humoristes encensés que d'humoristes critiqués (notamment dans les critiques élogieuses de spectacles). Je passe outre les accusations crapuleuses que vous formulez à l'encontre de la légitimité de l'engouement du maître des lieux pour Edouard Baer et de la Bostella, que je mets sur le compte de la mauvaise foi la plus totale, voire sur la consommation immodérée de boisson alcoolisée à base d'anis, et en viens directement aux Guignols de l'info. Effectivement, Marcel de Guérande a un peu crié avec les loups, mais admettez qu'il n'a pas attendu le livre de Guillaume Durand pour le faire (un survol rapide des premières éditions du top five vous en donnera la preuve). Et si les cibles de ce site vous paraissent vraiment aussi faciles que celles des marionnettes de Canal, je ne puis que vous inviter à reconsidérer votre jugement et à lire la rubrique ici on a le sens de l'éthique. Mais surtout, de grâce, ne comparez pas les Guignols de l'info à ce site Web: les supports sont différents, et les rédacteurs de ce site n'ont d'autre volonté que celle d'amuser leurs co-rédacteurs, et quelques internautes égarés.
A propos de Philippe Gueluck (j'espère que vous êtes conscient que le "orthographiez son nom correctement la prochaine fois" est l'argument le plus vil qui soit), il n'a jamais été dépeint ici comme une personne avide de gloire cathodique, mais comme l'ex dessinateur talentueux du chat qui a rangé son talent dans sa poche depuis qu'il fait de la télé. Ce sont deux choses très différentes. Vous interprétez tout mal.
Enfin, et j'en aurai terminé, Marcel de Guérande n'essaye en rien de faire du Rollin, mais du Stéphane Elias. Et effectivement, l'imitation est piètre.
Bien
cordialement,
Le Médiateur.