La dépêche du comité de surveillance de l'humour contemporain

    Cette rubrique vise à faire un écho dénonciateur ou laudateur, selon les cas, des faits notoires de l'humour contemporain qui surviennent ça et là au gré de l'actualité des comiques de mes couilles. L'information y est livrée dans sa forme brute, et donc dénuée de tout commentaire, sinon au stade de l'ébauche. Elle vise en cela à alimenter la base de réflexion nécessaire aux procès rageurs développés dans ce site, sous la forme d'un recueil de pièces à conviction diverses susceptibles d'être utilisées à terme. 


Date: 1er février 2003
Source: "Sept jours au Groland", messe hebdomadaire de l'homme de goût sur Canal Plus. 
Intervenant:
Jules-Edouard 'orgelet' Moustic 
Objet: War against the mafflu; la salve de la semaine.

Ca se confirme: la bande à Moustic a bel et bien engagé une croisade anti-Ruquier, sous la forme d'une allusion hebdomadaire à son humour miteux. Cette semaine, c'était un jeu de mot sur Aznar, le premier ministre espagnol, au sujet de la marée noire du Prestige. Ne m'en demandez pas la forme, je ne me la rappelle plus, mais on s'en fout: l'essentiel est que désormais, sur une chaîne de télévision de grande écoute, des gens prêchent la bonne parole, de façon régulière, de manière à ce que le message entre bien dans les crânes. Et pas n'importe quels gens, qui plus est, les rares gars de la télé, avec Bolloch et Solo, qui nous fassent encore rire. 

Et tiens, puisqu'on en cause, ces derniers ne se laisseraient-t-ils pas tenter par l'idée de joindre les troupes à leur tour? Ce serait assez simple à faire. Imaginez une scène dans laquelle un second rôle, peu importe lequel, mais disons Maéva, parce que ça passerait mieux avec un personnage de gourde, et surtout parce qu'on la voit pas assez. Maéva, donc, se pointe à la machine à café avec son livre de Ruquier sous le bras pour en lire des extraits à ses collègues. Là, le gars Jean-Claude se fout allègrement de sa gueule: "Ouaah Maéva, t'as pas honte, Ruquier, ce tocard?". Et son pote Hervé de surenchérir: "Il a raison Jean-Claude, Ruquier, ça la fout vraiment mal, te ballades pas comme ça avec son livre, tu vas passer pour une conne." Et Maéva de se résoudre à accepter les conseils de ses collègues: "Ah bon? Vous faites bien de me le dire...", pour finalement jeter le livre à la poubelle. Reste la chute, car il faut bien une chute pour que la scène soit vraiment efficace: arrivée de Pesle (j'ai oublié son nom dans la série): "Maéva, t'es folle, tu jettes le livre de Ruquier à la poubelle? Mais il est super drôle, Ruquier..." 

Allez tiens, je vous fais cadeau de l'idée. N'hésitez pas, c'est gratos.   


Date: 18 janvier 2003
Source: "Sept jours au Groland", messe hebdomadaire de l'homme de goût sur Canal Plus, n'en déplaise à certains bougons de ma connaissance, car enfin, merde, qu'on ne me dise pas que quand Francis Kuntz se met à crier "Jaouad, 45 rue Poliveau", il n'y a pas matière à rire, oui pépé, c'est à toi que je parle.
Intervenant:
Jules-Edouard Moustic 
Objet: War against the mafflu

La semaine dernière, on pouvait encore penser à une gueulante de passage, mais aujourd'hui, le doute n'est plus permis: l'équipe de Sept jours au Groland s'est bel et bien engagée dans une croisade contre la corporation Ruquier. 

Cette fois-ci, le coup de canon a retenti après une parodie de reportage sur le thème, d'actualité, de la gloire éphémère que distribue chaque jour la télévision à ses téléspectateurs anonymes; Jean-Luc Delarue, Evelyne Thomas et consorts en étaient les cibles. 

Dès la fin de la séquence, Moustic enchaîne en rappelant la célèbre phrase de Warhol: "Grâce à la télévision, un jour, tout le monde connaîtra son quart d'heure de gloire" et conclut en s'exclamant: "Et il y en a, comme Ruquier et sa bande, qui se payent même le luxe d'une heure de honte tous les jours, les gourmands."

La raillerie bon enfant de la semaine dernière a donc laissé sa place à l'attaque de front; nous attendons en trépignant d'impatience la réponse du mafflu. Nous, on compte les points. 

2 à 0, balle au centre. 


Date: 11 janvier 2003
Source: "Sept jour au Groland", messe hebdomadaire de l'homme de goût sur Canal +, n'en déplaise à certains bougons de ma connaissance.
Intervenant:
Jules-Edouard Moustic 
Objet: War against the mafflu

Ceux qui détestent Ruquier comme il convient de le détester quand on a un minimum de bon sens avaient intérêt à se trouver devant leur téléviseur le samedi 11 janvier 2003, entre 20h30 et 21h, pour assister à Sept jours au Groland sur Canal Plus. Non contente d'être le dernier endroit où l'on rit à la télévision, cette émission, qui a déjà donné lieu à quelques lignes enthousiastes dans les pages de ce site, attire une seconde fois notre sympathie en se ralliant avec ostentation au principal combat que mène ou-pas.net depuis ses débuts: la guerre contre la corporation Ruquier.  

C'était dans les textes de Moustic. Ceux qui lui servent à faire la transition entre les séquences. 

"Jean-Michel Jarre a un frère : Yves. Jarre Yves. Jarre Yves. J'arrive ! Oui mais j'ai eu le bouquin de Ruquier à Noël, alors..."

Plus tard :

"Comme on dit, parfois la réalité dépasse l'affliction. Décidément j'ai pas beaucoup de succès avec le bouquin de Ruquier ce soir..."

Enfin, plus tard :

"Un verre : ça va, deux verres : bonjour Patrick ! Patrick deux verres. Patrick Dewaere ! Commence à faire chier ce bouquin de Ruquier !"

Ce n'est pas la première fois que Moustic et compagnie s'en prennent à Ruquier; j'ai le souvenir assez récent d'une allusion féroce, dont je ne me rappelle plus la forme, glissée avec discrétion entre deux phrases. Mais là, le cap de l'allusion est allègrement franchi; trois fois de suite, il n'est plus question de petite vacherie gratuite, mais de running gag, pour ne pas parler de fil conducteur. Autant dire une véritable déclaration de guerre.

Certes, taper sur Ruquier est un peu en train de devenir une mode, mais pour le coup, c'en est une à laquelle nous serions mal inspirés de ne pas adhérer. Le déclin de la corporation Ruquier, je vous le rappelle, reste, bien avant la paix au Proche-Orient et l'éradication du fanatisme religieux, le combat principal de ce début de millénaire. Toutes les bonnes volontés sont donc les bienvenues, et nous accueillons celle des auteur de Sept jour à Groland avec l'enthousiasme des grands jours. Espérons qu'elle donne naissance à des actes encore plus détonants.


Date: 20 septembre 2002
Source: L'émission "Le journal des bonnes nouvelles", sur Canal Plus
Intervenant:
Le professeur Rollin 
Objet: Prise de position

Le vendredi 20 septembre 2002, dans le Journal des bonnes nouvelles, dans lequel il intervient sporadiquement, le professeur Rollin a mis sa minute d'antenne à profit pour une charge anti-Ruquier brutale, gratuite, et donc hautement réjouissante. Elle reposait sur le même principe que les précédentes, du moins pour celles que j'ai eu l'occasion de voir: le gars essaye de trouver le coté positif d'un certain pan particulièrement maussade de l'actualité, n'y arrive pas, et conclut sur une pirouette. C'est ce qu'il avait fait pour la toute première du JBN, avec les inondations dans le Gard, en concluant sur l'aspect cocasse du Marsupilami après avoir cherché en vain le bon coté des choses. 

Il a donc récidivé sur le même mode ce vendredi 20 septembre, en s'attaquant à "un aspect particulièrement triste de la rentrée: le retour de la bande à Ruquier", énumérant sans y croire les noms de Steevy, Claude Sarraute, Derec... avant de se faire une raison sur le caractère inéluctablement sordide de l'information et d'esquiver en s'enthousiasmant sur une image de paon en train de faire la roue. 

En plus d'un poilant exercice d'humour de répétition qui donne tout son sens à sa première dans le JBN, qui n'avait pas manqué de susciter l'incertitude, c'est un bon gros crachat glaireux qu'il propulse sur les verres des lunettes du mafflu, qui le mérite bien. Ce n'est certes pas ainsi que se dissipera la confusion que font parfois certains lecteurs d'ou-pas.net en assimilant le site à l'artiste dont il fait un panégyrique, mais qu'on ne compte pas sur moi pour que je boude mon plaisir. 


Date: 8 septembre 2002
Source: L'émission "La France d'en face", sur Canal Plus
Int
ervenants: Un couple, héros de cette fiction 
Objet: Pillage éhonté de l'héritage rollinien

En zappant sur Canal Plus, le dimanche septembre 2002 aux environs de 14 heures, c'est-à-dire, pour ceux qui suivent les mises à jour avec un peu d'assiduité, hier, je suis tombé sur l'émission "La France d'en face". C'est une série courte, qui se déroule dans ce qui ressemble à une HLM, et se divise en une succession de séquences tournées dans divers appartements de la dite HLM, occupés tour à tour par un couple de retraités, un couple dont le mari est chômeur, un couple arabe dont le mari tyrannise la femme, un couple beauf type, etc.

Je n'ai aucun avis sur cette série, ni bon, ni mauvais, je ne sais trop quoi en penser et à dire vrai, je m'en bats les joyeuses avec volupté. Le fait est que le couple beauf a été nommé "Martineau". C'est-à-dire, quand on change de séquence pour tomber chez eux, s'affiche en bas de l'écran: "Chez les Martineau".

Je me permets de rappeler en toute cordialité aux auteurs de cette série que Martineau, et là normalement je devrais coller le symbole 'marque déposée' cher à Sassétou, mais j'ai oublié comment on le fait, bref, que Martineau, le vrai, l'originel, celui avec le symbole marque déposée, est un célibataire endurci, et qu'il n'y a absolument aucun risque qu'il se retrouve un jour affublé d'une épouse. Rendre hommage à Rollin, c'est bien, à condition de ne pas le faire n'importe comment. 

Je somme donc les auteurs de cette série à rectifier le tir dans une prochaine édition, soit en changeant le nom Martineau pour Labourier, soit en improvisant une scène dans laquelle l'épouse Martineau, dont on devra impérativement découvrir qu'elle s'appelle Evelyne, quitte son mari en conséquence d'une engueulade monstre qu'elle aura déclenchée en utilisant l'expression "c'est la cerise sur le gâteau".

Je veillerai personnellement à l'application de ces modifications. Si au prochain solstice d'hiver, le Martineau de "La France d'en face" est toujours flanqué de son épouse, alors j'ouvrirai la troisième porte de l'enfer et dépêcherai une légion de démons chafouins frapper à la porte des auteurs de la série, ainsi qu'à celles de Dominique Farrugia et Xavier Couture, pour leur apprendre à assumer leurs responsabilités. Si par malheur je n'y parvenais pas, car je suis encore novice en matière de sorcellerie sataniste, je me chargerai personnellement d'accomplir la besogne avec ma fidèle et irremplaçable cocotte en fonte, ce qui pourrait d'ailleurs me donner l'occasion d'expérimenter un nouveau revers facial, fraîchement sorti de ma salle d'entraînement, que j'ai décidé de nommer le "Serena Williams". Il se distingue des autres revers de mon arsenal par le fait qu'il se donne non pas avec le couvercle de la cocotte, mais avec sa partie récipient, vigoureusement tenue par l'anse. J'espère être clair.


Date: Août 2002
Source: bernardmabille.com, le site web de l'humoriste du même nom.
Intervenant: Bernard Mabille
Objet: Hommage téméraire à ou-pas.net

Sur son site, le paléontolhumoriste-chansonnier Bernard Mabille, ancien nègre de Le Luron, chroniqueur à Valeurs actuelles, pilier des Grosses têtes, du caveau de la République et du bistrot "Chez Gégène", ami personnel de Pierre Douglas et Jean-Jacques Péroni, bref, un gars pas forcément fréquentable, a mis un lien vers ou-pas.net.

Voilà un gars qui sait pertinemment qu'à nos yeux, il est du coté de l'ennemi, et pousse pourtant la sportivité jusqu'à nous citer dans son site. Comparativement à, par exemple, au hasard, mais vraiment au hasard, hein, disons, Guy Bedos, qui profite de l'anonymat des chaînes câblés pour nous taxer de "jeunes cons extrémistes" au motif qu'on lui met le nez dans sa fatuité de vieillard aigri, c'est là la preuve d'un esprit chevaleresque qu'il convient de louer.   

Je n'aurai donc qu'un mot, enfin, deux: Merci Bernard. 

Et ce n'est pas de la télévision.


Date: Août 2002
Source: Marcel Le Ment
Intervenant: Gilbert Rozon
Objet: Raison d'état 

Ici Marcel Le Ment.  Malheureusement, ce message n'est pas un envoi de texte - ou une annonce d'un envoi prochain - comme tel puisque je manque de ressources pour écrire, bref, mes cassettes sont à 600 km d'ici et je ne les reverrai pas avant Noël. Par contre, j'ai quelque chose à dire sur un tout autre sujet, qui vous intéressera sûrement et fera peut-être l'objet d'une dépêche-express ou d'un petit ajout, je ne sais pas... 

Je suis tombé sur la page où vous nous annoncez que Ruquier intronisait Gilbert Rozon dans sa Petite bande.  Il y a de cela quelques temps, peut-être 2 ans, il a été victime d'un scandale au Québec (Rozon, pas Ruquier).  Je ne suis généralement pas M.-Amateur-de-potins-de-bas-étage-sur-les-gens-riches-et-célèbres, mais c'est fondé et relativement important. 

En fait, comme vous le savez peut-être, Gilbert Rozon est (ou était, je ne sais pas s'il l'est encore, mais à l'époque, oui) le producteur du Festival Juste pour Rire, un événement humoristique immense au Québec avec une ouverture internationale (j'ai eu la chance d'en écouter des rediffusions, à l'époque, et d'entendre certains comiques français, dont Palmade - j'écrirai un jour là-dessus...).

Or, allons droit au but : le scandale.  Les nouvelles nous apprenaient que, suite à une fête bien arrosée entre vedettes (et autres), une jeune femme inconnue portait plainte à la police contre Gilbert Rozon pour harcèlement sexuel.  Il lui avait touché les seins, si ma mémoire est exacte.  Rozon a dû même dû aller en Cour, ce qui a soulevé un certain intérêt médiatique à l'époque.

Au départ, le juge était immuable sur un cas aussi clair et évident.  Puis, un peu plus tard, nous avons appris que Rozon ne voulait pas avoir un casier judiciaire de peur d'avoir des problèmes en voyage (aux douanes), lui qui est un personnage d'ampleur
internationale.  Conséquemment, il demanda d'être absout.

Quelques jours plus tard, on ne sait pas trop ce qui a pu se passer en privé, mais il a été totalement acquitté.

Tirez-en vos propres conclusions, et bonne fin de semaine.

Marcel Le Ment.


Date: Juillet 2002
Source: Spiderman (le film)
Intervenant: Spiderman (le héros)
Objet: Omission de la mention du copyright après utilisation d'un ou-pas rollinien 

Que l'ou-pas rollinien séduise de plus en plus de monde, nous l'avions déjà constaté, mais que son utilisation se propage jusqu'aux scénarii des grands titres du cinéma hollywoodien, nul d'entre nous n'aurait pu s'en douter. C'est pourtant ce qui s'est produit dans le film américain Spiderman, sorti en juin 2002. 

Au début de l'histoire, le héros, futur Spiderman qui n'a pas encore vu éclore ses pouvoirs, est un adolescent timide et mal dans sa peau qui convoite platoniquement la plus belle fille de sa classe, laquelle préfère évidemment fricoter avec le bellâtre à la grande gueule et au pectoral saillant. A un moment, il la voit dans le rue, de loin, à l'arrêt de bus, et se dit à voix basse ce qu'il pourrait lui dire s'il avait un peu de courage. Je vous le fait de mémoire, et en français, c'est très approximatif, mais c'est pour vous donner une idée de la situation: 

"Bonjour machine, ça va, on se voit pas souvent tous les deux, c'est dommage, je pourrais peut-être passer te chercher, un soir, et on pourrait boire un verre, se parler... ou pas." Donc, en VO: Or not.

Mon sang n'a fait qu'un tour. J'ai immédiatement pris ma plume pour rédiger ce billet enflammé à l'intention du réalisateur: "Dis voir motherfucker, c'est moi ou there wasn't any mention of the copyright après utilisation de l'or not in your movie? Y faudrait voir à remédier à cette omission, sans quoi I could use my cocotte en font to make some marmelade with your knees. François Rollin is not the guy you can plagier sans t'exposer à des soucis, I hope we are on the same lenght of waves." J'en envoyé ça à "Monsieur le réalisateur de Spiderman, Hollywood, Les Amériques", je vous tiens au jus de l'évolution de la situation dès que j'ai la réponse. 


Date: 21 juin 2002
Source: Wanadoo.fr
Intervenants: Le pigiste sportif local
Objet: Profanation

Notre valeureux confrère Marcel Métrossin nous l'a signalé le 21 juin 2002 dans le forum: sur une page de Wanadoo consacrée à la coupe du monde de football, une interview de Guy Roux, consultant local, était titrée de la façon suivante: "Le professeur Roux a toujours quelque chose à dire".

Nous ne sommes pas opposés à des emprunts à l'oeuvre rollinienne, bien au contraire, c'est un bon moyen de la promouvoir. Mais dans certaines limites. Et là, il me semble qu'elles ont été allègrement franchies.

D'une part en mêlant François Rollin à l'ultime biais qu'a trouvé l'humanité pour envoyer le monde à sa perte, à savoir le football. Je m'explique. Pour ceux qui n'auraient pas écouté, vu ou lu un journal radio, télé ou écrit récemment, voici une petite anecdote assez révélatrice de ce que j'avance: en quart de finale de la coupe du monde de football, la Corée du sud a éliminé l'Italie, par un but marqué par un joueur coréen jouant en saison dans un club italien. Le club italien en question a rompu le contrat du joueur italien pour "trahison faite à l'Italie". Voilà une assez bonne illustration du monde dans lequel nous vivons, et dans lequel le professeur Rollin représente, sur le plan humoristique, l'alternative à laquelle ou-pas.net a décidé de se rallier. Utiliser l'hymne du professeur Rollin ("Le professeur Rollin a toujours quelque chose à dire") dans un contexte footbalistique est donc hautement réprimandable.

D'autre part, en appliquant cet hymne à Guy Roux, rare homme de football à posséder une marionnette aux Guignols de l'info. Quand on connaît le mépris justifié Ô combien que voue Rollin à Bruno Gaccio, l'actuel porte-parole des Guignols, on comprend la portée de l'offense. 

Wanadoo est donc doublement coupable, de fautes de la plus haute gravité de surcroît. La cellule de vigilance d'ou-pas.net a jugé utile d'employer une de ses barbouzes à la surveillance de cette institution corrompue. Au prochain faux pas, les mesures qui s'imposent seront prises.   


Date: Pas de date
Source: Le site web abnihilo.com
Intervenants:
Un rédacteur de ce site, le professeur Rollin
Objet: Alors, coïncidence?

Le vaillant Piston nous envoie un lien vers une intrigante page web du site littéraire abnihilo.com, où l'on apprend que Voltaire tient le professeur Rollin en haute estime: 

"Le célèbre professeur Rollin avait grande raison de comparer les ouvrages utiles aux arbres, que la nature produit avec peine, et les ouvrages de pur esprit, aux fleurs des champs, qui croissent et qui meurent si vite. La perfection consiste, comme dit Horace, à joindre les fleurs aux fruits : Omne tulit punctum qui miscuit utile dulci.

VOLTAIRE"

Certes, on pourrait penser à de l'humour, imaginer que le rédacteur s'est amusé à glisser le nom du professeur Rollin dans une citation imaginaire de Voltaire, mais l'humeur générale de ce site, plutôt portée sur le sérieux que la fantaisie, semble indiquer le contraire. Nous poserons donc pour postulat qu'il a existé un professeur Rollin bien avant celui que célébrons en ces pages. Dès lors, deux options s'offrent à nous:

1) Il n'y a aucun lien entre l'ancien et l'actuel professeur Rollin, mais juste une coïncidence. Le style d'humour du personnage créé par François Rollin dans Palace justifiait le qualificatif de "professeur", qu'il a donc apposé à son nom de famille.

2) Il y a un lien. François Rollin est cultivé, et s'est dit en créant le personnage du professeur Rollin qu'il faisait d'une pierre deux coups; d'abord car le qualificatif "professeur" correspondait parfaitement à l'humour qu'il entendait pratiquer, ensuite car il faisait allusivement référence au fameux professeur Rollin, celui qui comparait les ouvrages utiles aux arbres et les ouvrages de pur esprit aux fleurs. 

L'enquête est ouverte. 

Avis aux érudits: mille euros à quiconque m'apportera des renseignements significatifs sur cet énigmatique professeur Rollin des temps jadis.  


Date: Jeudi 20 décembre 2001
Source: Le documentaire "Plantu, l'éditorial en caricature", diffusé ce jour là sur TV5
Intervenants: François Rollin et Guy Bedos
Objet: Association contre nature

Le jeudi 20 décembre 2001, la chaîne TV5 diffusait un documentaire sur Plantu, le caricaturiste du Monde. Marcel Piston, toujours aux aguets, nous envoie le lien vers la page des archives des programmes de la RTBF où est stockée la description du documentaire en question. On y apprend notamment que: 

"Différentes personnalités interviennent dans ce film : Régis Debray s'interroge sur le conformisme du dessin de Plantu, Jean-Pierre Chevènement revient sur les dessins durant la guerre du Golfe et les compare avec ceux de la Corse, Guy Bedos et François Rollin ironisent sur l'emphase des hommes politiques qualifiant Plantu de meilleur éditorialiste de la presse : la succession d'éloges des députés de toutes tendances filmés à l Assemblée Nationale prête en effet à sourire."

Muf (dubitatif).


Date: Vendredi 16 novembre 2001
Source: L'émission Le fou du roi, sur France Inter
Intervenant: Laurent Ruquier, invité vedette de l'émission de ce jour
Objet: Occultisme

A la question "Cherchez vous à faire passer des messages?", posée à Laurent Ruquier dans le cadre de l'émission Le fou du roi du 16 novembre 2001, le chansonnier mafflu a répondu: "Je cherche d'abord à faire rire, et si les messages passent, tant mieux, mais ce n'est pas mon but initial. Il y a d'autres humoristes qui écrivent pour dénoncer, comme par exemple machin*, ou François Rollin.

Le gars a beau prétendre le contraire, en l'occurrence, il cherche clairement à faire passer un message en assimilant Rollin à un comique engagé. Reste à déterminer lequel. Soyez assurés qu'on en reparlera. 

*Je ne me souviens plus qui, mais il y en avait un autre.
Note: il sera de nouveau question de la participation de Ruquier au fou du roi dans les prochaines mises à jour.


Date: Samedi 10 novembre 2001
Source: L'émission Grolandsat, sur Canal Plus
Intervenant: Un comédien anonyme, sur le texte des auteurs de la série
Objet: Utilisation hors-sujet du muf draisien

L'objet de cette nouvelle dépêche survient dans la série Grolandsat, qui succède de façon hebdomadaire à l'excellent 20 H 20 sur Canal Plus sous la forme d'une parodie de bouquet numérique télévisuel, assez réussie au demeurant, à quelques détails près que nous n'aborderons pas ici. Dans l'édition du 10 novembre 2001, une scène consiste en une parodie de chaîne linguistique imaginaire, visant à enseigner les rudiments de l'américain moderne. L'action se passe dans une cuisine, où l'on traduit en américain moderne les mots hamburger, ketchup et soda. Pour hamburger, la traduction proposée est muf.

Je me permets d'indiquer aux auteurs de cette excellente série qu'en utilisant ainsi le muf draisien, ils sont doublement hors-sujet: d'abord, car le muf est une onomatopée, ensuite, car il indique une humeur, que l'on spécifie généralement en complément de son utilisation. Un muf peut ainsi être hilare, courroucé, compatissant, las, neutre, mais certainement pas hamburger. Ca n'a aucun sens. Pourquoi pas un muf navet, un muf stratosphère ou un muf delco pendant qu'on y est?

Les plus adeptes de la mauvaise foi d'entre vous n'oublieront pas d'affirmer qu'on peut très bien être d'humeur hamburger, quand on a très faim, que notre estomac gargouille et qu'il réclame pitance sous peine de déclencher une grève de la glycémie. Certes. Mais le muf est exclusivement utilisé par un Marcel, et quand un Marcel a faim, il a plus envie d'une daube de joue de porc au Madiran, voire d'une terrine de veau canaille aux girolles, que d'un bête hamburger. La faute des auteurs de Grolandsat est donc impardonnable. En outre, la mention "Copyright Pépé la draisienne" en complément du muf n'aurait pas été du luxe.

Eu égard au grand talent dont la bande du Grolandstat a déjà multiplié les preuves depuis les premières heures de la présipauté de Groland, nous passerons l'éponge pour cette fois. Mais que ça ne reproduise pas, ou au prochain hamburger, je remplace la mayonnaise par une compote de mâchoires dont j'ai la recette.


Date: Inconnue
Source: Le site web Bretagne on line
Intervenant: Guy Bedos
Objet: Guy Bedos cherche les ennuis

Dans une entrevue accordée au magazine Bretagne on line à la veille d'une tournée bretonne, Guy Bedos est invité à réagir à un certains nombre de mots clés (sketch, cinéma, politique, etc). Voici ce qu'il dit pour Internet:

INTERNET. « Mon entourage me pousse à créer mon site. Mais je suis déjà souvent cité sur le net. Dernièrement, à la Réunion, un ami m’a montré des imprimantes d’un site qui s’appelle « François Rollin est nettement plus drôle que Bedos » (*) , ce qui reste à prouver. Rollin n’a rien à y voir mais le type qui gère çà s’en prend aussi allégrement à Desproges ou Coluche, deux des humoristes que j’apprécie, comme Le Luron, même si on n’était pas du même bord.

Guy Bedos nous demande donc de prouver que François Rollin est plus drôle que lui. J'invite les bonnes volontés à réfléchir à cette question, afin de consacrer un dossier "François Rollin est assurément plus drôle que Guy Bedos" dans la page du site qui lui est consacrée.

(*) Le site s'est en effet appelé ainsi le premier mois de son existence, en octobre 1999. Le 'nettement' a rapidement été troqué par un 'sensiblement' jugé plus élégant. Le site a enfin été rebaptisé ou-pas.net en février 2001. On peut donc en conclure que les propos que Guy Bedos tient ici datent un peu. 


Date: Pas de date
Source: Deux sites web 
Intervenants: Les rédacteurs des sites en question
Objet: Volonté délibérée de souiller l'honneur du gars Rollin

Je me permets exceptionnellement d'étendre le champ d'observation d'icelle rubrique à l'Internet et ses webmasters anonymes, qui à l'instar de certains comiques de mes couilles, croient pouvoir salir la réputation du roi de l'humour en toute impunité. On reste donc dans le thème général de cette dépêche, même si ce n'est pas de comiques de mes couilles qu'il est question ici.

Deux sites web méritent à mon sens un jugement sévère, pour des délits de la plus haute gravité. Jugez-en par vous même:

1-Sur le site Alegria.fr, une critique de la pièce "Le béret de la tortue" (écrite par le couple Jean Dell/Gérald Sibleyras, et mise en scène par François Rollin) se termine ainsi:

"Mis en scène par François Rollin, cet humoriste de l'absurde et écrit par 2 anciens chroniqueurs, tous trois issus de la bande à Laurent Ruquier."

2- Sur sa page perso, un dénommé Vincent Corlaix fait une critique d'un recueil de poèmes de Michel Houellebecq, dont voici un extrait: 

(...) Et je ne peux à mon tour m'empêcher de reproduire ici le début d'un poème sans titre, situé page 17 :

J'étais seul au volant de ma Peugeot 104 ;
Avec la 205 j'aurais eu l'air plus frime.
Il pleuvait sans arrêt et je déteste me battre ;
Il me restait trois francs et cinquante-cinq centimes.

Cela me fait penser à l'excellent sketch de François Rollin sur la poésie. (...)

Le premier gus prétend donc que Rollin est "issu de la bande à Ruquier", ce qui, au delà de l'aspect diffamatoire de l'affirmation, représente une atteinte grave à l'honneur du roi de l'humour. Le second se permet, en toute liberté, de comparer Rollin à Houellebecq, ce qui constitue une atteinte non moins grave, peut-être même plus, à vrai dire j'ai du mal à savoir qui je hais le plus entre Houellebecq et Ruquier. Autant, entre John Cleese et Ruquier, je n'hésite pas l'ombre d'une seconde, autant entre Houellebecq et Ruquier, ma foi... mais là n'est pas question, l'heure est grave, je me vois donc contraint de provoquer les deux fautifs en duel, en même temps, aux endroit et heure qu'il leur sciera (prévoir des gencives de rechange). 


Date: Samedi 26 mai 2001
Source: L'émission "Vous écoutez la télé" (France Inter)
Intervenant: Kad et Olivier, interrogés par MOF
Objet: Usage du Ou pas rollinien sans licence d'utilisation, mais avec une audace qui force le respect.

Kad et Olivier, interrogés par MOF au sujet de leur départ de La grosse émission, sur Comédie, ont déclaré: Kad: "On nous a fait une proposition intéressante, et on va l'accepter...  Ou pas!". Et Olivier de reprendre en coeur "Ou pas!". L'interview se justifiait, je le rappelle, par le départ consommé des deux larrons de la chaîne Comédie. Ce double Ou pas n'était donc pas destiné à marquer l'incertitude, mais bel et bien à faire usage du Ou pas rollinien, quitte à semer le doute dans l'esprit de Fogiel et de ses auditeurs. 


Date: ?
Source: NPA Soir (Canal Plus)
Intervenants: Les Guignols de l'info
Objet:
Usage du Ou pas rollinien sans licence d'utilisation

Copié/collé d'une contribution de Marcel Tov, que je remercie chaudement pour sa vigilance: 

Je confirme et précise les propos de Marcel de Vélo: Les guignols de l'info ont utilisé le fameux ou pas, en introduisant un sketch présentant Bernard Tapie comme le nouveau messie. La phrase incriminée était: "Blablabla... Religion maintenant, il y a des choses auxquelles on peut croire, ou pas".

C'était plus que clair.


Date: Du 21 au 25 mai 2001 
Source: Les journaux télévisés, toutes chaînes confondues
Intervenants: Markus Warneke
Objet: Coïncidence pour le moins troublante

L'actualité de cette avant-dernière semaine de mai a notamment été marquée par le procès de Markus Warneke, holligan repenti, agresseur du gendarme Daniel Nivelle à Lens pendant la coupe du monde de football en 1998.

Il est assez troublant de constater que Markus Warneke est le sosie de Laurent Ruquier. Je ne sais pas encore bien comment l'interpréter, mais il y a forcément une signification. 


Date: Mardi 8 mai 2001 
Source: NPA Soir (Canal Plus)
Intervenants: Les Robins des Bois
Objet: Usage du Ou pas rollinien sans licence d'utilisation, et avec une ostentation condamnable

Le mardi 8 mai 2001, dans le cadre d'un best-of de l'émission Nulle Part Ailleurs, on a pu voir un sketch des Robins des Bois (donc, déjà diffusé, puisque c'est un best-of, mais je l'avais raté) se concluant ainsi: "On se retrouve demain, ou pas."

Que les Robins fassent usage du Ou Pas rollinien sans en avoir demandé l'autorisation au bureau d'attribution des licences d'Ou-pas.net est excusable. Les Robins sont finalement bien sympathiques, et assez souvent drôles pour qu'on leur pardonne les fois où ils ne le sont pas. Mais entre rendre un hommage discret à Rollin et le piller de son héritage en le déchaussant de sa couronne, il y a une différence qu'il faudrait voir à bien saisir. Car glisser habilement un Ou pas dans la discussion est une chose, et l'utiliser pour conclure un sketch en est une autre. 

Je suis donc dans l'obligation de faire un exemple.

Jolie Marina, puisque c'est dans ta bouche pulpeuse qu'a été prononcé l'objet du litige qui nous oppose, j'ai le regret de t'annoncer que tu peux dire adieu à tes genoux, que j'ai la ferme intention d'utiliser pour cuisiner ma spécialité: la confiture de rotules.


Date: Samedi 14 avril 2001
Source: L'émission "Vous écoutez la télé" (France Inter)
Intervenant: MOF
Objet: Usage du Ou pas rollinien sans licence d'utilisation

On me rapporte que MOF a fait usage d'un audacieux triple Ou pas dans le cadre de son émission radiodiffusée "Vous écoutez la télé". Je n'en sais pas plus. Surveillons le de près.


Date: Jeudi 5, vendredi 6 avril 2001
Source: L'émission "NPA Midi" (Canal Plus)
Intervenants: Ridipull et Papydas, alias Bruno Gaccio et Philippe Gildas
Objet: Gildas se fout ouvertement de notre gueule.

Je suis aujourd'hui en mesure de l'affirmer: nous sommes victimes d'un complot.

Un peu plus bas dans cette page, on découvre que MOF, dans son émission du 16 mars 2001, rediffusait une émission dans laquelle Laurent Ruquier, alors au commencement de sa carrière, intervenait sous la qualification de "Professeur Ruquier".

Le 5 avril dernier, dans NPA Midi, probablement vexé par son entrée dans le top five du mois d'avril sous la peau de Papydas, Philippe Gildas concluait l'intervention de son compère Gaccio comme tel: "On applaudit le professeur Gaccio". Hasard? Non. Volonté délibérée. Car il a recommencé le lendemain, officialisant l'appellation de "Professeur Gaccio", visant bien évidemment à discréditer ce site web en empruntant le titre professoral de François Rollin.

C'est une provocation de la plus haute gravité. Elle trouvera sa réponse en temps voulu.


Date: 27 mars 2001
Source: L'émission "Fous d'humour" (France 2)
Intervenants: François Rollin et son auditoire de circonstance, dont Rika Zaraï
Objet: François Rollin rend un hommage vibrant au Flying Circus dans l'indifférence générale.

Dans l'émission Fous d'humour, dans laquelle il intervient en tant que "chroniqueur" chargé de dénoncer les erreurs qui ont été commises dans l'émission précédente, François Rollin a pris pour habitude de faire son entrée d'un petit pas de danse fantaisiste et gracile. Ce mardi 27 mars, il entrait dans l'arène en reproduisant sans une once de doute possible le pas d'ouverture de la scène dite du "Ministry of silly walks" du Monty Python Flying Circus, correspondant à la silly walks de John Clesse se rendant dans les bureaux de son ministère. 

Comme si ça ne suffisait pas, Rollin d'expliquer: "D'habitude je fais une espèce de petit entrechat, mais là pour changer j'ai fais ce pas un peu anglais."

Silence dans l'assistance. Personne ne se rend compte de l'hommage, et pour cause, personne n'est à le même de le comprendre. Dans une émission prétendument consacrée à l'humour, c'est pour le moins paradoxal. Seule Rika Zaraï se risque finalement au commentaire suivant: "Il manque le tutu." Comme quoi elle aurait mieux fait de se taire comme les autres.

Que François Rollin se rassure, chez ou-pas.net, on est un peu cultivé que les habituelles têtes d'affiche des plateaux télévisés. Y a des jours comme ça où je me demande ce que vous feriez sans nous.   


Date: 16 mars 2001
Source: L'émission "On ne peut pas plaire à tout le monde" (France 3)
Intervenants: MOF (présentateur), Laurent Ruquier (invité vedette, à l'occasion de la sortie de son énième recueil de "bons" mots sous forme livresque), la bande à Ruquier (venue apportée son soutien arriviste à l'artiste, et sa langue gourmande à ses pompes), ici représentée par Gérard Miller.
Objet: J'ai peur.

Ce 16 mars 2001, MOF recevait donc son copain Ruquier afin de lui donner un coup de pouce dans la promotion de sa dernière apologie de la vacuité. Passons outre l'inanité habituelle des propos de l'humoriste, et venons en directement à un moment particulier de l'émission: la diffusion d'une des premières télé de Laurent Ruquier.

Le présentateur: Je vous propose de le retrouver sans plus tarder: Le professeur Ruquier.

Le professeur Ruquier: Que celui qui n'a jamais vu un verre d'alcool traîner sur un plateau de télé me jette la première bière. Les exemples foisonnent. Si on a rarement vu Michel Polak saoul comme un polonais, vous avouerez que Droit de réponse est une émission ou la plupart des invités trinquent.

Fin de l'extrait.

Un peu plus loin dans l'émission, Gérard Miller s'exprime au sujet de la boulimie de travail de Laurent Ruquier: "Je compare Laurent à quelqu'un que j'aime beaucoup, ça vous surprendra peut-être, c'est Zola, qui disait qu'à aucun moment il ne laissait un jour sans écrire."

Passons rapidement outre le fait qu'effectivement, la comparaison nous surprend, au point de nous demander si on lu le même Zola, et venons en au fait: Quand Gérard Miller dit "Zola", Laurent Ruquier s'exclame "Gorgon".

Le professeur Ruquier, Gorgon-Zola. 

Tout cela est bien évidemment véridique, je dispose d'ailleurs de l'enregistrement de l'émission comme pièce à conviction.

La situation est très grave, et c'est la seule certitude du moment. N'agissons pas dans la précipitation, laissons nous le temps de la réflexion. 


Date: 9 mars 2001
Source: "La grosse émission" (Comédie)
Intervenants: Kad et Olivier (présentateurs) et Philippe Risoli (invité vedette, à l'occasion de la sortie de son CD)
Objet: Utilisation inconsidérée et sans autorisation du Ou Pas rollinien.

Kad et Olivier, en recevant Philippe Risoli dans la Grosse émission, ont avec ostentation fait usage du Ou Pas rollinien, dans le cadre du jeu "Paroles ou pas", qui consistait à soumettre à l'invité une série de phrases, dont certaines étaient extraites de ses chansons et d'autres non. Si l'invité en reconnaissait une comme étant sienne, il devait crier "Paroles". Si ce n'était pas le cas, il devait crier "Ou pas". 

Au début, Risoli le faisait mal. Il disait "Non, ce n'est pas une chanson à moi" et les deux loustics de le reprendre: "Non non, il faut crier: Ou pas!" . 

Face à une utilisation à ce point flagrante du Ou pas rollinien, je me permets de rappeler à notre sympathique duo de présentateurs qu'il est la propriété exclusive des Editions du sexe au gland épais et violacé, qui détiennent l'intégralité des droits d'auteur de ce site. Pour autant, elles ne sont pas opposées à une utilisation non autorisée du Ou pas rollinien, mais à la condition sine qua non de faire la promotion de François Rollin. En faisant crier Ou pas à Philippe Risoli, je ne suis malheureusement pas certain que ce soit le cas.

Je lance donc cet avertissement amical mais ferme à Kad et Olivier: Utilisez le Ou pas rollinien tant que vous voulez, mais à bon escient, sinon, la prochaine fois, je me fais un collier avec vos roubignolles.  


Date: 3 mars 2001
Source: La série "H" (Canal Plus)
Intervenants: Les comédiens, scénaristes et auteurs de la série.
Objet: Aveu à peine masqué d'appartenance à la ligue rollinophile.

Tout le monde se souvient de cette scène d'anthologie du spectacle Colères, sauf ceux qui ne l'ont pas vus, les malchanceux, dans laquelle le héros explique à un public repus d'hilarité les vertus comiques du mot placard. J'affirme que les dialoguistes de la série H ont voulu rendre un hommage caché à cette scène, et donc à François Rollin, en faisant usage de ce mot à la fin de l'épisode diffusé le 3 mars, qui se termine dans un commissariat, où le factionnaire local envoie des gens "au placard".

Paranoïa? On pourrait le dire sans cette autre preuve manifeste, qui convaincra, j'en suis sûr, les plus incrédules d'entre vous: dans le même épisode, un des patients (de l'hôpital, puisque que c'est le thème de la série) se fait appeler monsieur Armand.

Et dans Colères, à quel moment Rollin, ou plutôt Martineau, exprime-t-il son enthousiasme au sujet du mot placard? Dans le cadre de la comparaison des deux phrases "Remettez nous trois demis monsieur Armand", et "Il est trop tard madame Placard".

Les dialoguistes de la série H, probablement sur les conseils des comédiens Eric et Ramzy, qui ne cachent plus leur attachement aux Colères de Rollin, nous font donc part de leur appartenance à notre noble cause.

C'est un soutien de poids, que nous acceptons bien volontiers.