Forum Poilade: le règlement intérieur
"Nul n'est censé ignorer la loi"

Règles d'attribution des pseudonymes des participants au forum
Règlement intérieur général 
Annexe 1 : De la propriété intellectuelle concernant les pseudonymes en Marcel
Annexe 2 : Soumettre une nouvelle onomatopée
Annexe 3 : Les échelles de sanctions
Annexe 4 : La règle du "C'est Kébir"


Règles d'attribution des pseudonymes des participants au forum

    Malgré son appellation de forum, l'espace de discussion ici mis à la disposition de l'internaute égaré n'est pas régi par les lois permissives et décadentes de la démocratie, mais par celles d'un despotisme éclairé arbitrairement exercé par une poignée de gars qui répondent au prénom de Marcel, complété de noms variables. 

Un Marcel est un guerrier anonyme qui a choisi de rejoindre le cercle très fermé des missionnaires de l'humour drôle, pourfendeurs du ruquiérisme et admirateurs de François Rollin, génériquement qualifié de "Confrérie des Marcels". Ce qui signifie qu'il participe sporadiquement à la rédaction du site web ou-pas.net, sur les thèmes qu'il désire aborder. 

Pour devenir un Marcel, il suffit donc d'envoyer au maître des lieux, celui qu'on nomme Marcel de Guérande et qui vous parle en ce moment, un texte respectueux de l'esprit des pages du site et de ses prises de positions fondamentales, qu'on peut résumer par le profession de foi suivante: "Rollin, roi de l'humour, Ruquier, enculé". La liste des Marcels homologués est affichée ici.

Il est tout à fait impossible de débarquer sur les pages de ce forum est signant Marcel. Le participant désireux de devenir un Marcel, mais qui ne m'a pas encore proposé de texte, doit signer du nom du Marcel qu'il souhaite devenir, et du prénom Emilienne. Par exemple, un nouveau venu désireux de devenir "Marcel de Celeri" dans un proche avenir doit signer ses contributions au forum du nom de "Emilienne de Celeri". Il deviendra "Marcel de Celeri" dès lors qu'il aura signé un texte dans les pages de ce site, sous réserve que le texte en question satisfasse les impératifs de bon goût du site, bien entendu. 

Celui qui souhaite participer au forum sans pour autant rejoindre la confrérie des Marcels est invité à paraître sous son identité propre, ou sous n'importe quel pseudonyme à condition qu'il ne consiste pas en un jeu de mot avec Marcel. Les Harry Cover et autre Jean-Luc Hassec sont donc les bienvenus. Notez qu'un Non-Marcel qui brille par la qualité de ses interventions dans le forum a toutes les chances de se voir proposer de devenir un Marcel assez rapidement. 

Celui qui ne se plie pas à cette règle, et s'obstine à signer Marcel alors qu'il n'a pas été intronisé sera qualifié à jamais de "bleu-bite" par les Marcels officiels, et susceptible de subir leurs supplices favoris.

Concernant les règles relatives au dépôt d'un pseudonyme en Marcel, consulter l'annexe 1.

En complément des titres de Marcels/ Non-Marcels, une place de candide est enfin disponible. Elle est actuellement occupée par le dénommé Riigolax. En cas de décès de ce dernier, elle sera vendue aux enchères sur E-Bay, au prix initial de 17 euros.

En dehors de ces règles certes contraignantes mais garantes de la qualité et du bon goût qui se doivent de régner sur les pages de ce site et celles de son forum, tout est permis, à condition de ne pas déroger aux quelques broutilles suivantes.


Règlement intérieur général

Qualité de la langue

L'intervenant au forum d'ou-pas.net est invité à rédiger ses messages dans un français châtié, c'est-à-dire exempt de toutes formes d'abréviations, smileys, triples points d'exclamations et autres types de pollution verbale.

Onomatopée

La seule onomatopées autorisée sur le forum est le Muf draisien (en référence à son dépositaire, Marcel de Vélo). Un point d'exclamation peut y être apposé dans de rares exceptions. Quiconque préfèrera "Arf", "Damned" ou "Zorglub" à "Muf" sera soumis, après un prompt rappel à l'ordre du vigilant De Vélo, aux capricieux désirs de notre bourreau attitré, Marcel Piston, qui n'aime rien tant que flageller les verges des fautifs avec des orties fraîches.  

Pour suggérer une nouvelle onomatopée, consultez l'annexe 2

Mots et locutions conseillés

Lorsque l'intervenant répond à une question posée dans le forum, il doit conclure son message par le Service sassétouien (du nom de son dépositaire, Marcel Sassétou), synonyme de "Heureux de vous avoir rendu service". Il doit toutefois prendre garde à ne pas utiliser cette locution à mauvais escient (par exemple, ne pas employer un Service pour un Merci), sous peine de s'attirer une nouvelle fois les foudres de Marcel Piston, ainsi que celles de Marcel Sassétou, qui est très susceptible et pourvu d'un nombre infini de punitions cocasses dans sa boite à déviance. 

Lorsque l'intervenant laisse un message qui n'a pas franchement d'intérêt et qu'il en a conscience, il doit impérativement le conclure du "Moi j'dis ça, j'dis rien" monpatronien (du nom de son dépositaire, Marcel Monpatron). Un message inintéressant qui ne se terminera pas par cette expression sera donc considéré comme jugé digne d'intérêt par son rédacteur, qui passera alors pour le gars ennuyeux, amateur d'endives et de musique pop, bref: un ruquiérophile.

Pour exprimer le refus ou la négation, ou en tant que synonyme de "rien",  l'intervenant peut enfin utiliser le Zboubou podalydien, en référence au film "Liberté-Oléron", des frères Podalydès, dans lequel le héros du film ne cesse d'employer Zboubou. Exemple d'utilisation, dans le cadre du forum Poilade:

- Est-ce que quelqu'un a des nouvelles du prochain spectacle de Rollin? 
- Zboubou.

- Salut !!! Est-ce qu'il est possible de devenir un Marcel même si je mets des triples points d'exclamations partout, y compris après un point d'interrogation?!!!
- Zboubou.

Respect de ce qui est sacré

L'intervenant hypothétique doit considérer que tout propos blasphématoire à l'encontre du professeur Rollin lui vaudra l'ensemble des châtiments précédemment cités, ainsi qu'une séance d'équarrissage de rotules à la cocotte en fonte par le gars ma pomme. Si besoin est, une série de jets de sperme oculaires du couillu Marcel Monpatron et une leçon de subjonctifs du pointilleux Marcel Tov achèveront de lui faire comprendre sa faute. Cela est également valable en cas de propos laudateur à la gloire de n'importe quel comique qualifié ici de "de mes couilles".

***

De nouvelles règles sont à tout moment susceptibles d'être ajoutées à cette liste; à vous d'y jeter un oeil régulièrement. Les ajouts seront néanmoins signalés au préalable dans le forum, afin de ne prendre personne au dépourvu.

Je vous remercie de votre compréhension, et attend avec impatience de vous lire dans les pages de ce forum, qui j'en suis sûr, comblera vos appétits de communication.

Cordialement, 
Marcel de Guérande, Grand-Maître de la Loge OU-PAS.NET. 


Annexe 1: De la propriété intellectuelle concernant les pseudonymes en Marcel

1- Ressort comique du pseudonyme

Quiconque souhaite devenir un Marcel a la liberté de choisir lui même le jeu de mot qui composera son pseudonyme, mais doit néanmoins respecter cette règle: il est rigoureusement interdit de composer un jeu de mot reposant sur un ressort comique déjà utilisé par un autre Marcel. Quelques exemples:

- Marcel Decheval est interdit, car Marcel de Vélo existe déjà
- Marcel de Céleri est interdit, car Marcel de Guérande existe déjà
- Marcel Jereconnaibienlanotre
est interdit, car Marcel Sassétou existe déjà
Etc.

2- Dépôt du pseudonyme

Comme précisé un peu plus haut, celui qui signe Emilienne dans le forum fait montre de sa volonté de devenir un Marcel. Il doit signer du nom du Marcel qu'il voudra devenir. Par exemple, celui qui veut devenir Marcel O'Phane doit signer ses premières contributions au forum de "Emilienne O'Phane".

Celui qui signe avec un pseudonyme consistant en un jeu de mot avec Emilienne sera considéré comme un indécrottable crétin qui ne comprends rien à rien, et sera alors irréversiblement relégué au rang de Jennifer, c'est-à-dire: "qui ne sera jamais un Marcel car il est trop con". Le pseudonyme Jennifer ne s'agrémente d'aucun nom; en cas de multiplication des cas, les Jennifers concernées seront simplement désignées par leur ordre d'apparition sur le forum (Jennifer 1, Jennifer 2... Jennifer n), à une exception près: la septième Jennifer sera désignée "Jennifer Assoudé". 

Les Jennifers ont toutefois le droit d'utiliser le diminutif Jenny pour signer leurs messages, auquel cas la Jennifer numéro 7 ne sera plus appelée Jennifer Assoudé, mais Jenny Kétafham.

Il est possible, à tout moment, de déposer un nombre illimité de pseudonymes de Marcel, afin d'en faire commerce par la suite avec les nouveaux venus. Il est revanche exclu de les utiliser à son propre compte: une fois qu'un Marcel a choisi son pseudonyme, il le garde définitivement, sinon, c'est le bordel. Les bénéfices générés par la vente de pseudonymes devront accessoirement être reversés dans leur intégralité au fond commun ou-pas.net, géré par Marcel de Guérande.


Annexe 2: Soumettre une nouvelle onomatopée
Par Marcel de Vélo, responsable de la section Onomatopée du forum poilade.

L'onomatopée n'est pas ici soumise à un régime d'exception, mais de qualification. Tout un chacun est libre d'en proposer de nouvelles, mais sachez tout de même que le processus de certification est long et demande de la part du requérant un investissement de tous les instants.

Celui-ci doit constituer un dossier de candidature comportant un extrait d'état-civil, une définition de l'onomatopée assortie de quelques exemples d'usage, ses références s'il ne s'agit pas d'une création, ainsi qu'une lettre de motivation, et un petit cadeau. Attention, il ne s'agit pas de corruption, mais d'une attention aimable, je vous conseille donc de choisir ce présent en fonction de l’identité du président du jury du bureau de vérification du forum d'ou-pas.net. En ce moment, c'est le gars mézigue, une bouteille de Santenay ferait donc parfaitement l'affaire.

Les différentes pièces du dossier doivent être rassemblées dans une pochette cartonnée de couleur orange, fermée par des élastiques. Vous prendrez soin d’indiquer clairement la mention « Dossier de candidature pour l’adoption de l’onomatopée [indiquez votre onomatopée ici] » sur la couverture de la pochette. Si vous avez un peu de goût, crayonnez donc un paysage pastoral au dos, ça pourrait contribuer à mettre votre candidature en avant.

Le dossier doit être envoyé à l’adresse suivante :

Bureau de certification des onomatopées du forum d'ou-pas.net,
c/o Marcel de Vélo,
Picardie.

Notez que l’adresse est imprécise à dessein : nous ne voudrions pas que le risque d’une atteinte physique aux membres du bureau mette en péril leur impartialité. Nous ne pouvons certes pas garantir que tous les dossiers qui nous sont adressés nous parviennent effectivement, mais au moins, ils sont tous traités sur un pied d’égalité. Surtout ceux qui sont accompagnés d’une bouteille de Santenay. A ce propos, les dossiers accompagnés de deux bouteilles de Santenay seront traités sur un pied d’égalité supérieur, trois bouteilles donneront accès à un pied d’égalité « gold », et six bouteilles à un pied d’égalité « premium ». Au-delà, le bureau risque de soupçonner la tentative de corruption, et de mettre votre dossier au panier, et les bouteilles à la cave. Sauf si vous adjoignez un petit compliment gentil et bien troussé.

A réception de votre dossier, et après vérifications des pièces, son examen sera systématiquement repoussé d’un minimum de 3 mois. Durant cette période, les agents de la brigade volante du bureau de certification pourront à tout moment être dépêchés au domicile du requérant afin de vérifier le sérieux de sa candidature. A ce stade, la procédure de vérification est assez simple : l’agent de bureau présente sa carte officielle au requérant, et formule l’onomatopée-mère (« Muf ») d’un ton impérieux, en dressant l’index de la main droite vers les cieux. Le requérant doit alors mettre un genou à terre et prononcer son onomatopée-candidate sur le ton de l’humilité tremblante.

Après quelques mois, et en supposant que le requérant n’ait failli à aucune vérification intermédiaire, débute l’examen effectif du dossier. Il passe d’abord entre les mains de sous-commissions dont le rôle est d’écarter rapidement les demandes irrecevables, cas par exemple de toutes celles empruntant au domaine du jeune (« arf », « kikoo ») ou de la bande-dessinée (« zorglub », « cabu »). Vient ensuite une étape d’évaluation, menée de front par trois commissions : la commission de prononçabilité, la commission de vraissemblance (toute onomatopée étant une imitation phonétique, il convient d’en mesurer la vraissemblance), et la commission d’évaluation du ridicule. Chaque commission attribue une note, et la note globale est déterminée par la formule :

(prononçabilité + vraissemblance + (2 * (10 – ridicule))) / 3.

Seules les onomatopées qui obtiennent au moins un 15 passent cette étape, et sont finalement présentées devant le grand jury. Celui-ci est composé de 3 membres du bureau de certification, à savoir son président, son secrétaire, et son caviste, d’un représenant de la cellule « prévention » du comité de surveillance de l’humour contemporain, et de Marcel de Guérande ou de son fondé de pouvoir. Le grand jury ne se réunit qu’au moment du solstice d’hiver, et ses délibérations ont lieu à huis clos. Durant les votes, le président du bureau dispose de deux voix, mais Marcel de Guérande bénéficie d’un droit de veto qui peut lui permettre de forcer l’adoption ou le rejet d’une onomatopée.

Lorsque le grand jury vote favorablement, la procédure de certification se termine par la prestation de serment du requérant, qui a lieu durant une cérémonie au rite complexe. Le requérant doit porter une simple robe de bure, un nez rouge, et de souliers de pointure 115, comme ceux que portent les clowns. Il se place entre deux paper-boards, sur l’un est placardé une photo de Rollin, sur l’autre est gribouillée une caricature de Ruquier. Il doit alors manger 3 pruneaux et recracher dédaigneusement les noyaux vers l’effigie de Ruquier. Toujours en regardant ce portait, il prononce son onomatopée. Il se tourne alors vers le portait de Rollin, et prononce l’onomatopée-mère (« Muf ») en arborant une mine exaltée. Après ça, tout le monde est bien content, on se congratule à tout va, et on siffle quelques ballons en se donnant des grandes claques sur l’épaule, en riant, et en criant des « Ah, ça, mon gaillard ! ». D’accord, toute cette petite mise en scène est aussi ridicule, mais le symbole est lourd: la nouvelle onomatopée, bien que certifiée, est aussi distante de l’onomatopée-mère (« Muf ») que Ruquier et Bedos ne le sont de Rollin, alors faudrait voir à pas trop se faire mousser.


Annexe 3: Les échelle de sanctions

L'échelle de Jean-Pierre

Tout le monde l'a remarqué: depuis quelques temps, les messages inutiles et stupides se multiplient dans le forum. Pour éradiquer cette fâcheuse tendance qui risque bien de nous mener à notre perte, j'ai décidé d'instaurer l'échelle de Jean-Pierre.

Calquée sur le modèle de l'échelle de Richter, en hommage de laquelle elle rime, l'échelle de Jean-Pierre vise à mesurer le degré de vacuité d'une intervention dans le forum. Elle compte trois niveaux d'alertes:

JP1: Cette intervention était-elle vraiment indispensable? Permettez moi de m'interroger.

JP2: Cette intervention n'était franchement pas indispensable. Permettez moi de vous en faire la remarque.

JP3: Si c'est pour écrire des conneries pareilles, tu ferais mieux de taire ta gueule, et je te tutoie si je veux.

Tout un chacun pourra en faire usage à sa guise, en mentionnant simplement JP1, JP2 ou JP3 à la suite des messages jugés les moins intéressants.

Exemple:

Message: "Putain j'ai pas la pêche aujourd'hui"
Réponse: "JP2"

En cas de litige, une réclamation publique devra être formulée dans le forum. S'en suivra un long débat visant à déterminer objectivement le degré de vacuité du message incriminé, au terme duquel l'application de l'échelle de Jean-Pierre pourra éventuellement être annulée. Celui qui l'aura utilisé de façon abusive sera alors puni d'un gage variant de cocasse à physiquement dégradant, selon l'intensité de son exagération. 

L'échelle des effets pourris (EP)

Moins sévère que l'échelle de Jean-Pierre, l'échelle des effets pourris vise non pas à sanctionner la vacuité du propos, mais l'inefficacité d'un gag ou d'un trait d'esprit utilisé pour faire rire.

Ainsi, une personne qui ne rit pas à un message résolument posté pour faire rire peut avoir recours à:

EP1: Votre effet est pourri, ou je me trompe?

EP2: Voilà un effet pourri où je ne m'y connais pas.

EP3: Hors d'ici, suppôt de Ruquier

L'autorité compétente pour trancher tout litige relatif à l'attribution d'un EP jugé abusif est Marcel Sassétou, inventeur et apôtre de l'échelle des effets pourris. En cas d'absence de ce dernier, le vaillant Piston pourra éventuellement le remplacer.

Tout recours à l'utilisation de l'échelle des effets pourris alors qu'il n'y avait manifestement pas volonté de faire rire sera sévèrement sanctionné d'un blâme de type "Quinze de France", consistant en une charge commune du paquet d'avant Guérande/Monpatron/Piston/Vélo sur le fautif.

L'échelle de l'indécrottable imbécile (x2I)

L'échelle de Jean-Pierre, malgré son large succès, s'avère aujourd'hui insuffisante face à la dramatique recrudescence d'interlocuteurs de mauvaise compagnie dans les pages d'icelui forum. Il est en effet un nouveau type d'importuns, qui ne se contentent pas d'aligner des messages vides, inutiles et mal écrits, mais s'appliquent au contraire à énoncer des arguments, parfois dans une prose relativement soignée. Pourquoi les sanctionner dans de telles conditions? Car les arguments qu'ils avancent relèvent de la pure ineptie, et se soldent souvent par des bordées d'injures faubouriennes fort mal assorties à l'élégance aristocratique qui caractérise le Marcel. L'échelle de l'indécrottable imbécile est là pour les rappeler à la raison.

De même que les blâmes de type JP et EP, le blâme x2I se décline sur trois niveaux:

x2I1: Ecoutez, je peux me tromper, mais à la lecture des propos de ce monsieur, je subodore l'imbécile mal élevé.

x2I2: Foulala, l'est pas finaud le gars. Et grossier, en plus.

x2I3: Sale gros con (à utiliser avec parcimonie).

Pour vous aider à bien faire la différence entre l'échelle de Jean-Pierre et l'échelle de l'indécrottable imbécile, voici deux exemples d'application pour chacune de ces deux échelles:

Message: Arf, trop fort se site... mais pouquoi vous parler pas de Rolant magdane??!!!
Réponse: JP 3

Message: Elie Sémoun est juif, vous n'aimez pas Elie Sémoun, donc vous êtes antisémites, bande de gros cons lepénistes, c'est facile de sa cacher derrière son écran d'ordinateur.
Réponse: x2I3

Les packs d'échelles de sanctions

Il est enfin possible de cumuler deux types d'échelles de sanctions à la fois. Trois, jamais, car les échelles JP et x2I sont incompatibles entre elles; en effet, les interventions de l'interlocuteur de type x2I sont toujours enrichissantes malgré leur aspect agaçant, alors que celles de l'interlocuteur de type JP n'enrichissent rien d'autre que la poubelle dans laquelle on les jette.

Pour cumuler deux types d'échelles, le censeur peut donc avoir recours au pack d'échelles de sanctions, symbolisé de la façon suivante (exemples):

Pack JP1-EP3: Pour sanctionner un message peu intéressant s'achevant par un effet franchement pourri.

Pack x2I2-EP1: Pour sanctionner un message hautement révoltant, se terminant de surcroît par un effet un tantinet pourri.

Le pack "de luxe":

Le Pack "de luxe" symbolise deux échelles de sanctions de catégorie 3.

Exemple:

Pack JPEP "deluxe" (= JP3 + EP3): signifie que l'on juge le message précédent d'une vacuité consternante, se terminant de surcroît par un effet foireux au possible.

L'utilisation abusive des packs d'échelles de sanctions donnera lieu à un blâme de type "Quinze de France", cumulé à un autre de type "Nuit d'amour avec Marcel Sassétou dans son donjon privé".


Annexe 4 : La règle du "C'est Kébir"

Cette règle, dépucelée quand elle n'en était encore pas une par Marcel Monpatron, instaure un réflexe à acquérir quand un intervenant du boudoir s'enquiert du nom d'une personne quelconque, sous forme de demande de renseignement, et que l'on tient absolument à répondre (pour des raisons qui ne regardent que soi) quand bien même on ne connaît pas la réponse. Dans ce cas de figure, une seule attitude possible : "C'est Kébir". Et d'une ça simplifie considérablement les échanges, et de deux faut avouer que, quand même, c'est souvent Kébir. Et de trois, accessoirement, ça ne renseignera pas toujours forcément bien l'intervenant en quête d'information, mais c'est un détail somme toute négligeable.

Quelques exemples d'application, histoire d'être un peu plus explicite :

"- Qui c'est le type, là, qu'a écrit un papier sur les cocottes en fontes, vous savez, avec les différents modèles, leurs avantages, leurs inconvénients, et des appréciations, vous savez ?
- C'est Kébir."

"- Qui c'est qui pourrait me prêter sa Jaguar pour le week-end ? Je dois sortir une bourgeoise, et m'est avis qu'elle va s'enfuir et me laisser sur la béquille dès qu'elle aura vu mon AX ?
- C'est Kébir."

"- Qui c'est qu'a subrepticement descendu mon Pommard 59 que j'avais tranquillement mis à chambrer dans la salle à manger ?
- C'est Kébir."

"- Qui c'est qu'a inventé les groupes de Cantor ?
- C'est Kébir."
Là il y avait un piège, en ce sens que la réponse était comprise dans la question. Mais si le type est assez neuneu pour la poser, on ne va quand même pas lui permettre de s'en sortir aussi facilement en le lui faisant simplement remarquer. Et puis en plus tout le monde n'est pas censé savoir que c'est Cantor qui a inventé les groupes de Cantor, non plus.

"- Qui c'est qu'a posé une peau de renard sur le plancher de la chambre d'amis et qu'a rien nettoyé, le salopard ?
- C'est Kébir".
Forcément, aussi, sur ce coup-là : une bouteille de Pommard 59 cul sec, et même pas chambrée, faut pas s'étonner.

Voilà. Cette fois je pense que vous aurez saisi l'idée.

Par extension, toute question posée sur le boudoir à laquelle on voudra répondre sans avoir ne serait-ce qu'un début de semblant d'idée de la réponse appropriée se verra adresser un laconique "C'est Kébir", sans autre forme de procès.

Bien sûr, vous m'objecterez qu'il est possible, avec cette règle, et sous couvert d'être un poil perfide ou d'avoir le mal chevillé au corps ou encore d'avoir le besoin de se couvrir soi-même, de coller tout et n'importe quoi sur le dos de ce brave Kébir qui n'en demandait finalement peut-être pas tant. C'est effectivement possible. Et évidemment conseillé.