LE LABO POILADE
Le Labo Poilade est un laboratoire d'analyse du rire, auquel collaborent certains Marcels. Leur but: disséquer l'humour, mettre en évidence ses ressorts, montrer comment et pourquoi on rit.
La bibliothèque de Labo Poilade
La paillasse de Marcel Matournée
Dernière recrue en date du Labo Poilade, Marcel Matournée abat la besogne sans compter ses efforts, comme en témoigne le merdier (grille pain désossé, ressorts, coussins péteurs, cadavres de chats, d'académiciens...) qui couvre en permanence sa paillasse. Des efforts qui, on s'en rendra compte à la lecture des présents compte-rendus, sont loin d'être vains.
L'atelier d'histoire improbable de Marcel Kébir
Marcel Kébir, notre Indiana Jones à nous, sans le fouet, se penche sur le comique, volontaire ou non, au cours de l'histoire, ou alors sur autre chose mais si c'est ça je n'ai pas tout compris. Faites vous donc votre propre idée.
Tu peux le faire toi-même avec Marcel Sassétou
Cette revue transmet les résultats des recherches de Marcel Sassétou, spécialisé dans les domaines peu habituels du rire, et donc peu étudiés, comme la vente de sable ou les animaux. Résolument pédagogique, elle offre de nombreuses pistes aux humoristes désireux de s'aventurer hors des sentiers battus.
La méthode d'humour pas drôle de Marcel Awatt
Cette méthode est le fruit des travaux de Marcel Awatt sur les ressorts comiques propres à certaines écoles reconnues de l'humour pas drôle. Moins expérimentaux que ceux de Marcel Sassétou, ses travaux n'en sont pas moins pragmatiques, pédagogiques, et permettent ainsi d'appréhender dans sa globalité le rire en fonction de la catégorie dans laquelle il se range.
Les fiches techniques de Marcel de Guérande
Devenez imitateurs en dix minutes
Jeunes comiques: Réussissez votre premier passage à la télévision
Les cinquante principes de l'humour drôle
Références
bibliographiques
Liste exhaustive des ouvrages publiés par les Marcels au profit d'ou-pas.net et des éditions au sexe au gland épais et violacé.
Les auteurs de science-fiction n'ont pas osé
l'imaginer.
Nous l'avons fait.
Présentation illustrée du Labo Poilade
A l'origine, le Labo Poilade avait pour nom CERI,
pour "Centre d'études du rire interplanétaire". Un nom qui évoquait
notre soucis d'aborder l'analyse
humoristique dans toute son universalité. Mais, car nous n'avions pas jugé
utile de déposer ce nom, notre CERI dut être dépabtisé quelques
semaines seulement après sa naissance, sur plainte d'un
autre CERI, le "Centre d'études des relations internationales", un
vague ramassis d'universitaires libidineux prenant pour prétexte la politique
étrangère pour se retrouver dans des salons assez rapidement convertissables
en baisodromes, le tout copieusement financé par l'argent de l'état, mais ce
n'est qu'un point de détail. Le fait est que le dirigeant de ce CERI usurpé ne
commit pas la même négligence nous en déposant le nom, et jouissait donc de son exclusivité. Après un
procès interminable dans lequel nous avons laissé pas mal de plumes, et au
terme duquel les multiples preuves accablantes des préoccupations douteuse de nos
antagonistes ne suffirent pas à nous donner raison au regard d'un jury
visiblement membre du complot, le bon sens nous a finalement convaincu
d'abandonner CERI pour un autre nom.
Nous avons alors pensé à Service de Recherche sur la Poilade Jubilatoire (SRPJ), que nous nous sommes empressés d'aller déposer au Centre des Dépôts de Sigles. Là, un encravaté local nous a expliqué que ce nom était déjà pris par une cellule spécialisée de la maison poulaga, réputée pour son coté pince-sans-rire, et que si on ne souhaitait pas se faire rosser par des brutes imbéciles, on a avait intérêt à abandonner l'idée. Ce que l'on s'est résigné à faire, non sans inonder d'injures l'encravaté en question, et tous les autres employés du Centre des Dépôts de Sigles qui nous tombèrent sous la main à ce moment là. Je crois même que l'un d'entre nous a tagué "Le Centre des Dépôts de Sigles, c'est bien un tas de pédés" sur un des murs du gîte de cette institution corrompue.
Jamais dépourvus d'idées, nous avons alors pensé, pour baptiser notre laboratoire, à Centre de Recherche sur le Sourire, ses Sources et ses Systèmes (CRS, SS), et là, l'employé du Centre des Dépôts de Sigles nous a carrément signifié que ça allait bien les conneries, on n'a pas de temps à perdre avec des zigotos de votre espèce, et cette fois ci, c'est un coup de pied au cul et trois ans de travaux d'intérêt général au moindre graffiti.

Le centre des dépôts de sigles après notre ultime passage
Une fois notre courroux apaisé (voir photo ci dessus), nous nous sommes finalement résolus, puisque le sigle était vraisemblablement l'objet d'un marché crapuleux aux mains de la mafia étatique, à abandonner l'idée d'en utiliser un pour désigner notre laboratoire de recherche, que nous avons tout simplement nommé Ginette, avant de porter notre choix définitif sur "Labo Poilade". Ce nom fut officiellement adopté au terme d'une cérémonie passablement arrosée, qui vit Marcel de Vélo, fraîchement promu trésorier du labo, se lancer nu dans une adaptation chorégraphique de la Carmen de Bizet; c'est ainsi que le labo Poilade vécut ses premières heures. C'était il y a trois ans.
A l'époque, les locaux du laboratoire se limitaient à huit mètres carrés sous les toits d'un vieil immeuble délabré de la rue d'Aubervilliers, à Paris, perdu entre le chantier de la nouvelle gare RER et une poignée de bâtiments en ruines squattés par des fumeurs de crack. Nous aurions pu y moisir longtemps sans l'aide de notre trésorier, qui grâce à l'apport financier de divers réseaux de prostitution et de trafic d'uranium en collaboration avec la mafia moyen-orientale, nous a permis de récemment inaugurer des locaux flambants neufs, dans un lieu que nous tiendront secret pour couper court à toute velléité d'espionnage industriel.
Les esprits les plus purs nous reprocheront certainement de subvenir à nos besoins avec de l'argent sale, mais comment faire autrement? Avant d'en arriver à de telles extrémités, nous avons bien entendu démarché les organismes de financement susceptibles d'être intéressés par nos projets... et quel bide! Le ministère de la recherche ne nous a jamais répondu, la commission d'attribution des bourses de recherche de l'école normale supérieure nous a (textuellement) "cordialement invité à aller nous faire enculer", et le CNRS, notre unique donateur, ne nous a envoyé qu'un chèque de 12,3 euros, qui s'est finalement avéré être sans provisions. Quant au mécénat, il n'est guère plus fructueux, puisque que Sacha Gatte, notre samaritain, nous subventionne en saucisses de Morteaux, généreusement certes, mais nos créanciers ne sont pas du genre à se satisfaire de ce type de monnaie, les cons. Alors bon, l'éthique, la transparence, inutile de préciser qu'on s'en tamponne le coquillard, et ça c'est pour rester poli, la réalité étant en effet qu'on s'en bat les couilles, qu'on a grosses, velues et suintantes les jours de cagnard.
La salle des machines du labo
poilade
Les locaux du labo Poilade s'étendent sur 1800 mètres carrés, répartis sur 3 niveaux. Au premier niveau (voir la photo ci-dessus), la salle des machines, avec un matériel à la pointe de la technologie.
La photo suivante en est un bon exemple: sur notre microscope bionique en téflon compensé, Marcel Sassétou observe des grains de sable pour son étude "Peut-on rire d'une vente de sable?" (dont on peut lire le compte-rendu dans la rubrique Tu peux le faire toi-même avec Marcel Sassétou)

Marcel Sassétou en action
Au second niveau, l'amphitéâtre, le réfectoire, et divers espaces de détente: salle de musculation, harem, vélodrome d'intérieur (voir la photo suivante), sans compter les 500 mètres carrés de cave au sous-sol. Quand on voit la vétusté des locaux du CERI, du SRPJ, et je passe les casernes de CRS, SS, on se dit que bon sang de bois, y a un bon Dieu.

Notre trésorier Marcel de Vélo, se délassant sur le vélodrome d'intérieur du labo poilade entre deux transactions

L'amphithéâtre du labo
poilade
L'amphithéâtre du Labo Poilade (photo ci-dessus) occupe une bonne partie du deuxième niveau de nos locaux. Conçu par Evariste Froissard-Cohen, architecte sino-guatémaltèque à qui l'on doit des réalisations aussi remarquables que la bibliothèque municipale de Saint-Jean-de-Maurienne ou le Spaar à coté de l'gare eud'Montatataire, il peut accueillir une bonne centaine de personnes. Il sert principalement aux colloques régulièrement organisés par ou-pas.net, comme sur cette photo, prise pendant le colloque "Pierre Douglas était-il une fille de joie dans une vie antérieure?", co-présidé par Claude Sarraute et Alain Finkielkraut (avril 2001). Notez pour information que le prochain colloque aura lieu en septembre prochain, sur le thème "Confit de poule ou confit de canard?", sous la présidence de Jeanne Bourrin. Vous pouvez dors et déjà vous inscrire auprès du service administratif d'ou-pas.net. Compter 1000 euros et quelques putes pas farouches pour les frais d'inscription.
Signalons, pour finir cette description, qu'un espace de travail sera prochainement mis à la disposition de nos chercheurs par la NASA dans la station spatiale internationale, en vue d'une étude du rire en condition sub-stratosphérique.