Humour
et automobile
En
tant que fidèles lecteurs du journal de l'automobile, vous aurez certainement
entendu parler du dernier projet alliant humour et automobile : la dernière née
d'un constructeur dont ne nous citerons pas le nom, pour lui éviter un profond
ridicule : La Comiko, dont l'auto-radio est bloqué sur 'rires et chansons', le
volume à fond. Hélas, le contenu des émissions de cette station étant
variable, nous avons décidé de simuler une série de crash test sur la Comiko
en fonction de l'actualité de l'antenne.
Matériel
et méthodes
Notre
volontaire
Pas
de vieilles carcasses de bidoche pour une étude à la pointe de la technologie,
nous avons recours à ce qu'il y a de mieux sur le marché du crash-test. Et
qu'on ne vienne pas nous agacer le service trois pièces avec l'aut'mannequin
qui fait de la pub pour les coussins gonflables; ici c'est une affaire de spécialistes.
Nous avons donc loué les services de Jean-Pierre d'Azertyuiop, le mannequin numérique
(voir photo ci-dessous) qui a eu l'honneur de nous accorder un peu de son emploi
du temps surchargé. Rien qu'à le voir, on sent le professionnel, voyez donc
son code couleur : en jaune, les bas-morceaux, en vert, le bas de cuisse, en
bleu la tête et le bas-ventre, en violet, rien de spécial, mais c'est ça qui
fait la d'Azertyuiop Attitude.

Jean-Pierre
d'Azertyuiop, toujours très élégant, répète sa prochaine scène d'un film
X.
En
le branchant correctement à un ordinateur, il suffit de lui taper dessus pour
qu'il indique sobrement là où ça fait mal. Je vous raconte pas comment on a
rigolé, surtout quand on a essayé la boîte à déviances de Marcel Sassétou.
Pour ce qui concerne l'ortie fraîche, par contre, le succès est mitigé.
Le
dispositif de test
Bien
évidemment, nous avons du par la même occasion acquérir un très coûteux
système de défonçage eud'mannequins, avec lequel on s'est bien fendu la poire
aussi, sauf Hubert, qui a du être conduit aux urgences. Péchant par excès de
curiosité, notre ami a voulu tester la ressemblance entre la machine de défonçage
eud'mannequins et la partie intime de sa dulcinée du moment (voir photo
ci-dessous), qui n'est autre que Liliane. Il faut dire, pour atténuer la gravité
de son geste, qu'un homme même averti pourrait s'y laisser prendre. Ayant procédé
avec son entrain coutumier aux premières phases de ses ébats quotidiens, notre
pauvre Hubert a malencontreusement appuyé sur le bouton "triple défonçage
avec retournement, torsion et écrasement, version deluxe avec musique
militaire". Quel distrait !

Attention
Hubert, même si ça y ressemble, ce n'est pas la chagatte à ta grosse.
On
a glissé d'Azertyuiop dans le merdier, on lui a placé un walkman sur la tête,
réglé sur rires et chansons, le volume étant bloqué en position maximum, et
le bonhomme nous a simulé l'accident équivalent au défonçage qu'il venait de
subir.
Les
tant attendus résultats
Sketch
numéro 1 : "Ma revue de presse à moi", par G.Bedos.

D'Azertyuoip
pête les plombs au bout de deux minutes, il essaie tout d'abord d'atteindre les
commandes du walkman, pour tenter ensuite d'arracher les écouteurs, mais voilà,
à force de ne pas tenir le volant, on finit par faire des conneries. Un appui
sur "défoncage eud'mannequin par la droite avec rires enregistrés"
s'impose. Plus de peur que de mal au final, mais c'est pas brillant.
Sketch
numéro 2 : "On n'a rien essayé, mais on l'ouvre quand même" par
Mafflu et compagnie.

Quel
massacre ce sketch provoquerait sur nos routes. 120 accidents en 4 minutes, un
toutes les 2 secondes, fallait suivre le rythme pour enclencher le bouton
"Défonçage que tu vas pleurer ta mère quand tu l'auras pris". Le
pauvre d'Azertyuiop a failli ne pas s'en remettre, mais dignement, n'a pas pleuré
sa mère. Cette expérience touche les limites de l'éthique.
Sketch
numéro 3 : "La chambre 27" par le professeur François Rollin.

C'est
un d'Azertyuiop radieux qui ne commet aucune faute de conduite, est courtois
avec les piétons, laisse la priorité à droite et tout et tout. Il est
quasiment impossible de le faire sortir de la machine. Il nous confesse; la
larme à l'œil : "J'ai l'impression de conduire une lamborghini". On
lui met en route le programme de "défonçage total et plus si affinités",
parce qu'on n'avait pas encore essayé ce bouton là.
En
conclusion : Quand on glisse son chibre sous une presse hydraulique, mieux vaut
ne pas appuyer sur le bouton rouge, n'est-ce pas Hubert ?