Le tout premier billet d'humeur de Fuckmyboss
L'hybris post-maoïste
Le billet d'humeur de Monpatron, à propos du billet d'humeur de Yann Machin, on va tourner en rond
Marcel Monpatron casse du jeune, et du moins jeune aussi
Fuckmyboss et les traducteurs, chapitre premier

Le non-billet

La crise
La vérité est ailleurs
Où il est question de comiques et de télévision - Un couteau économe trouve un usage inattendu
J'ai réagi pour vous
Gertrud était belle
La bite à Monpatron


La bite à Monpatron

Cela fait maintenant un moment que je devais vous parler de ma bite. Elle partage parfois mes humeurs, et me fait parfois dépenser des billets: quel meilleur sujet, alors? Oui, plein, mais aujourd'hui, c'est ma bite.

C'est important, une bite, dans la vie d'un homme. Et puis, une petite moitié de l'humanité en a une, et le reste devrait tôt ou tard être concernée par le sujet. Tout d'abord, je suis emerveillé de la manière dont la mienne s'adapte à ma poigne, j'en croirais presque en Dieu. A se demander si on est pas voué à l'imitation d'Onan, avec voeu de célibat à la clé, bien que la vue d'une main féminine m'excite tout de même beaucoup plus. Et puis, bon, on se rend compte que si la rencontre est ce qui rend le sexe si attrayant, personne ne veut vous faire jouir comme vous-même, avec un minimum d'entraînement. Enfin, tout ça c'est dans les moments d'activité, un peu comme quand on urine, la plupart du temps et pour la plupart d'entre nous, elle reste bien au chaud, dans un slip, caleçon ou boxer. Et bien moi c'est bien simple: si elle n'est pas lovée à gauche, impossible de me sentir tranquille, je vais passer la journée (rue, métro, boulot, courses, garde à vue) à tenter de me tripatouiller discrètement pour trouver une position confortable. C'est bien simple, les jours où ma queue ne se met pas correctement en place dans mes sous-vêtements, je ne sors pas de chez moi  c'est plus sûr. En résumé, on se porte mieux quand on ne pense pas à sa bite toute la journée. je repense à ce camarade de soirée, qui plus qu'à son tour à sorti son dard en public en déclarant: "Voilà. C'est ma bite". J'ai appris qu'il avait fait un long séjour en Hopital Psychiatrique. Je suppose que c'est  parce qu'il ne peut dormir que sur le ventre, et que forcément, de temps en temps, une turgescence accidentelle l'empêchait de trouver une bonne position: c'est à en devnir dingue, non?

Voilà, je pense qu'en développant légèrement (le sujet) et avec quelques gimmicks, catch-phrases et une coupe à la con, je pourrais devenir le nouveau Titoff.

Mais non.


Gertrud était belle

Ceci est le texte d'un ami que j'ai perdu de vue, je le recopie donc sauvagement pour qu'il passe à la postérité, il le mérite bien.

C'est encore une de ces phases où je ne me sens pas particulièrement mal, non, mais pas particulièrement bien non plus. Est-ce que je me rappelle seulement une période où je me suis senti parfaitement bien, en phase avec ce qui m'entoure et surtout avec moi-même?

Faut quand même pas rêver.

Gamberger, oui, sans doute, mais délirer non!

Mettons-nous d'accord: être en phase avec le reste de la planète ou plutôt ses habitants c'est pas une idée saine. Il y a trop de malfaisants...

Donc, je suis pas déprimé, je bois peu, j'ai pas recommencé à fumermais je sens cette voix derrière ma tête qui me dit tout le temps: "Tu marches sur un fil mais je vais te pousser, je vais te pousser dans le vide mon pote!" Come dirait l'autre j'aimerais pas être à ma place. Ca m'avance pas beaucoup mais au moins j'ai l'impression d'être double et qu'au moins l'un des deux abrutis qui me composent va s'en sortir... 

Pour résumer, mon naturel pessimiste l'a un peu mis en veilleuse, je suis pas devenu Témoin de Jehova non plus, hein, pas d'insulte, mais je flotte gentiment dans mon existence. Ou mon manque d'existence.

C'est François qui me racontait sa dernière séance de psychothérapie, un moment d'illumination et ce con dit à sa psy qu'à quarante-cinq balais il ne s'était pas encore rendu compte qu'il existait! Ca m'a fait hurler de rire bien sûr mais sa psy est restée de marbre...

La psychothérapie j'ai essayé il y a quelques années (bon, j'étais armoire, complètement dessoudé des méninges alors ça ou autre chose...), j'ai tenu trois séances: je suis tombé sur le sosie de Woody Allen et au bout de trois minutes j'avais envie de hurler de rire.

Sérieusement, je crois que je le mettais mal à l'aise et puis parler de mes conneries existentielles, mon père, ma mère, tout ça me paraissait indispensable bien sûr, ça a remué les bons trucs, mais pas en face d'un salarié. Je sais, Lacan a dit qu'il fallait qu'une thérapie coûte, mais y avait pas "cher" derrière et puis des conneries, Lacan, il a dû en dire d'autres...

Voilà tout va à peu près bien, j'ai un seul problème, j'arrive pas à rester chez moi. Faut que je sorte. Pour voir du monde, des tronches et puis surtout des jolies femmes... En deux mois j'ai un peu le rut estival à part qu'on est pas en été. L'envie de me reproduire - c'est une image, on vit une sale époque, faut sortir avec le chapeau, le temps est couvert - avec une de mes semblables m'empêche de faire quoique ce soit d'utile, comme celle d'aller acheter des fruits et des légumes, ou travailer par exemple...

Quoiqu'en ce moment, une espèce de dhiarrée s'est emparée de mon esprit malade... Je n'arrête pas d'écrire de nouveaux trucs: mon dada c'est la chanson, pas façon rive gauche, ah la la non! Façon pounk, grounge voire industrielle. Enfin des mots et des notes qui font du bruit en somme: c'est mon côté usine (à tel point qu'on devrait jouer en bleu de travail, pour pas se salir...). Donc quand je dis travailler j'entend répéter, mon instrument en pogne et ma voix en bandoulière.

Histoire d'avoir l'air un peu mins minable los de ces manifestations bruyantes et que l'on nomme pompeusement, mais à tort, concerts.

Bref, con mais heureux.

A tel point que j'ai envie de faire mienne cette belle formule: broucouille mais content.

Car bien sûr, lors de mes périgrinations (nocturnes la plupart du temps) je rentre bredouille, mais, je l'ai dit plus haut, vaguement satisfait quand même. C'est qu'en fait j'ai l'appel de la brousse mais je reste tout de même très selectif sur le choix des individus de sexe féminin sur lesquels je jette mes regards de porte-flingue et mon dévolu.

En fait de dévolu, j'essaie de développer une technique pour moins m'emerder et surtout pour aller dans les bons endroits, donc pour éviter les assomoirs (qui parfois ont du bon, on ne le dira jamais assez). Bon, Bukowski établit bien des généralités, des règles si vous voulez, pour gagner au tiercé. Mes préoccupations me paraissent avoir au moins autant de noblesse que les siennes...

Il arrive quand même que des affinités se développent entre une jeune femme et moi dans un lieu public. C'est pas toujours facile, faut pas se fier au physique. En l'occurence la dernière en date est une vraie cinglée... Dieu merci, elle n'habite pas Paris, elle est plutôt du sud, ce qui fait que mon téléphone ne sonne pas toutes les cinq minutes. Ce qui aurait franchement le don de m'énerver: même avec le répondeur en position filtrage, c'est-à-dire branché en permanence, je résiste rarement à l'envie d'écouter qui peut m'appeler, pour éventuellement décrocher, bien spur, mais l'impulsion première (vous marrez pas vous êtes pareil)c'set quand même cette espèce de curiosité de concierge qui passe le nez derrière le rideau brodé pour voir qui passe dans la rue, si c'est pas Mme Machin, vous savez son mari l'a quitté y a deux mois, enfin faut le comprendre, il parait qu'elle boit, si, si, je vous assure. Enfin moi ça m'étonne pas...

En tout cas Florence, malgrè son prénomteinté de bourgeoisie de province, elle est née à des milliers de kilomètres d'ici de parents pas du tout bourgeois en mal d'ascension sociale mais plutôt favorable au mélange des races entre l'Asie et l'Afrique, voire l'Inde et l'Europe. Du genre Malgache ma copine, pas un top-model (elle est quand même mignone, je m'inquiète pas pour ses succès de couche) mais du charme et du caractère. Et ce truc dans le regard qui fait bien comprendre que sous la couette elle doit pas se comporter en Bernadette Soubirou mon insulaire.

Mais je l'ai dit, les apparences sont parfois trompeuses, quoique là c'était inutile de se méfier, les regards étaient pleinement justifiés. Bon, passés les politesses d'usage - on peut me sortir à peu près partout, le ao sexuel c'est pas complètement mon truc mais j'arrive à contrôler mes pulsions - on atterit chez un de ses potes, branché sur Internet...

Ouais, j'avais oblié, on a croisé nos regards dans un restif, j'étais avec Jean-jean et elle était accompagnée par un mâle et une femelle (femelle qui commencait à me les briser soit dit en passant: quand on lui a dit qu'on était musiciens, et vu nos gueules notre dada ça pouvait difficilement être la viole de gambe, ele a tout de suite demandé comment on se démerdait pour gagner du pognon et combien et patati, et patata. Du genre étudiante en commerce sans dot cherchant fils à papa, d'ailleurs on a fini par la raccompagner à Neuilly... ouf!). Donc restaient Jeanjean (un peu dépité , en fait la casse-burne lui plaisait mais je vois pas ce qu'il aurait pu en faire), ma copine, son pote et moi. Ce qui faisait un partout...

Bon, même si Jeanjean s'occupait à explorer Internet avec la tête à claque j'avais quand même qu'une hâte: c'était de me tirer avec ma petite Malgache pour lui montrer la couleur de mes draps, on avait commencé à s'entreprendre sur l'unique pieu de l'appart, j'avais le pelvis façon Bouglione et je sentais bien que si la siutation s'éternisait trop longtemps on allait commencer à faire désordre...

Finalement sur les coups de quatre heure du matin je me suis levé en prétextant l'heure tardive (tu parles!) et on s'est tirés, ma bombe sexuelle, Jeanjean qui voulait qu'on l'accompagne au RER -pauvre vieux, il a du attendre le train une heure et demie dans la gare - et moi. Vingt minutes plus tard Florence et moi on se déssapait en toute hâte pour glisser dans mon page qui n'attendait que ça...

Elle embrassait pas mal, un peu nerveuesement, mais du genre passionée. Moi, j'avais vingt centimètres d'amour qui attenaient et je commencais à plus savoir où les mettre. Cela dit, j'aime bien prendre mon temps, en plus son corps me plaisait, petit et bien formée, les seins fermes et elle avait vingt sur vingt pout l'odeur. Je suis fou des odeurs. C'est souvent par les odeurs que je précise mes souvenirs. Et j'ai une sainte horreur des parfums, des mauvais en tout cas, même des bons: quand y'en a trop... y'en a trop: ça me donne l'impression de baiser une parfumerie. Même étant gosse, le premier étage des grands magasins me collait la nausée et une de ces migraines...

Bref sa peau sentait bon et avait bon goût, j'embrassais ses seins, en léchant délicatement la pointe, ce qu'elle avait l'air d'apprécier: elle comme,cait à gémir, puis je descendais sur son ventre, ce qui me donnait une irrésistible envie de goûter à son sexe. Je lui effleurai donc les cuisses avec les lèvres en les ouvrant légèrement et me mis à la sucer, doucement au début, en lui faisant le tour des petites lèvres plusieurs fois, puis quand son sexe s'est ouvert je lui ait gentiment fait monter la pression en lui taquinant le bouton, si j'ose m'exprimer ainsi...

Je la sentais venir et quand je me suis relevé elle avait mon engin dans les mains et voulait dire quelque chose: "pas tout de suite, attend un peu" J'avais pas l'intention de la pénétrer dans la seconde, de toute façon, les préserv' étaient dans l'armoire.

"- Non t'inquiète: o a tout le temps...
- Ah bon, je suis un peu fatiguée mais je me sens bien...
-T'es fatiguée? Il est pas tard (tu parles! il devait pas être loin de six du...), j'aime bien ton corps...
- Ah bon, moi aussi j'aime bien comment t'es"

Elle continuait à me caresser les bourses, en remontant de temps en temps sur la queue,  que je commencais à sentir turgescente, émettant un genre de lumière rouge vif. Comme je disais elle était un peu nerveuse mais c'était pas désagréable.

"- Non mais il faut qu'on le fasse quand je le sens...
- Qu'on fasse quoi? Ah ouais, mais c'est bon je suis pas pressé, prend ton temps, on est bien là, non?
- Oui, c'est pour ça..."

Pour moi on était quand même en train de faire quelque chose...

Mais bon, pour l'acte sexuel, je suis pas axé sur la pénétration: j'aime bien jouer mais je sentais chez elle un petit flip, mine de rien... Peut-être que la première fois elle était un peu timide, c'es pas l'impression que j'avais, mais je la connaissais pour ainsi dire pas, alors... On sétait allongés, j'étais penché sur elle et caressait son corps avec la main gauche, celle où j'ai les ongles courts (la plus proche du coeur comme disait Hendrix, mais lui il avait une excuse: il était gaucher).

Le truc que j'aime bien chez les Asiatiques en général, c'est la pilosité très limitée et la forme du poil, presque pas frisé. Chez une feme je trouve ça très esthétique, cette petite touffe qui ne déborde pas sur les cuisses et qui s'arrête au périnée juste avant l'anus. Bon, je sais, maintenant la plupart des femmes se font le maillot mais la peau de poulet est encore pire que le tablier de forgeronne si vous voulez mon avis. En fait, j'adore ce creux entre le pubis et les cuisses: c'est là où chez la femme la peau est la plus douce. Qu'est-ce que vous voulez, je suis un grand sensible...Donc, je la carressais gentiment, passant mes doigts dans les poils de son pubis pendant qu'elle me branlait avec ses deux mains et se relevait légèrement pour engloutir le bout de mon chibre dans sa petite bouche.

Pour la fellation, elle était pas championne du monde. En fait, elle s'y prenait comme un pied mais elle avait le palais frais. Elle ne savait ni lécher, ni sucer, elle essayait de me pomper (on était passés au soixante-neuf de rigueur) mais je sentais ses incisives me racler le bas du gland à chaque fois qu'elle enlevait mon engin de sa bouche.

"-Ouch! Attention, pas les dents!
- Oh pardon! Je t'ai fait mal
- Non, ça va, mais si tu continues, tu va m'estropier"

J'avais son machin sous le nez, ses petites fesses s'agitaient pendant que je glissais mon index mouillé dans son trou de balle en continuant de la sucer. Son anus était ourlé, le tour légèrement dur et avait avalé mon doigt sans pression... Ce qui m'a fait tout de suite penser qu'elle devait prendre du fion plus souvent que la moyenne. Il est vrai qu'à Madagascar, c'est un peu une tradition, comme dans d'autres pays, d'ailleurs, c'est l'épreuve du feu pour toutes les jeunes filles bien avant qu'elles ne perdent leur virginité.

Comme elle se sentait un peu embarassée vu ma réflexion sur ses talents d'avaleuse de sabre elle s'est vite retournée pour m'embrasser, j'avais enlevé mon doigt de son trou du cul et elle se mettait sur le dos. J'en ait donc déduit que c'était le moment, de toute manière j'étais tellement excité que si elle continuait à me caresser la queue j'allais pas tarder à lui juter dans les mains. Je me dirigeai donc vers l'armoire pour prendre les capotes, m'en enfiler une sur le bout et la pénétrer sauvagement. Faut dire que j'ai eu un peu de mal à rentrer, mais une fois dedans, c'était plutôt confortable, pas du tout ce que j'escomptais vu son petit format. Mais, je le redirais encore une fois, faut pas se fier aux apparences...

Je la sentais commencer à prendre son pied mais il y avait tojours cete petite tension  quand les muscles des cuisses se tendent de temps à autre... J'avais pourtant commencé tout doucement, presque pas de va-et-vient mais des petits mouvements pour qu'on trouve nos marques. Un petit peu sur les côtés, un petit temps d'arrêt d'imperceptibles secousses. Je lui mettais tout quand même de temps en temps, histoire de buter sur son pubis. Elle gémissait de plus en plus fort, moi aussi, et tout naturellement je commencais à la ramoner velu. De temps en temps je faisais sortir ma queue, puis la rentrais gentiment de nouveau. Ca s'annonçait plutôt bien jusqu'à ce qu'elle gigote bizarrement.

"- Tu me fas mal, arrête, tu me fais MAL!
- Je t'ais fait mal?
- Non mais ça me brûle, t'es trop gros"

Ele avait quand même vu ma queue de près, et elle avait pas commenté...

Je vous ais dit qu'on se connaissait pour ainsi dire pas mais je trouvais ça étrange, on était sur le point de venir tous les deux et c'est précisément à ce moment là qu'elle se met à geindre. Je me suis pas alarrmé, ça me gonflait mais je lui ais pas fait sentir: je suis redevenu gentleman en une fraction de seconde.

Ou alors c'est une compliquée ou alors elle est vraiment étroite, ceci-dit, j'ai vraiment connu  plus tight et ça a pas posé de problème.

Bon, je dis pas... Dans le Kama-Sutra, je serais plus proche de l'éléphant que du lapin, voyez? C'était pas la première fois qu'on me le disait, bien sûr, d'ailleurs en général ça plaisait plutôt mais là j'ai eu l'impression d'effrayer... Je suis bien monté, d'accord, très bien monté même si vous voulez, mais je suis quand même pas à classer dans la catégorie des monstres. Quand je regardais ds pronos de manière régulière, j'avais une petite amie qui adorait mais c'est une autre histoire (depuis j'ai arreté: je suis devenu végétarien), j'ai vu quelques sujets avec des chibres capables de la couper en deux ma bête de sexe...

Bon, ne vous méprenez pas, je ne suis pas centré autour de ma queue, j'en tire pas de fierté particulière même si Florence me dit que plein de mecs doivent me l'envier, ma queue. Ce qui, compte-tenu de otre problème, est quand même une drôle de réflexion... C'est plutôt le contraire, elle me complexe un peu ma queue, pas à cause de la taille, masi comment dire?

En fait le toubib qui m'a circoncis a fait ça comme un chancre, je vous prie de croire que quand le bistouri a atterir miraculeusement dans sa main droite par je en sais quel prodige d'équilibre luttant avec la pesanteur, il en était pas à son premier pastis de la journée, le sus-nommé, ni même à son dixième d'ailleurs... Il m'a fait ça façon sculpture gothique, avec velléité d'artiste s'il vous plaît. Façon puzzle si j'ose m'exprimer ainsi... Bref, un jazzman: porté sur l'improvisation, l'inspiration du moment en quelque sorte. Chibre avec cicatrices, ce qui ne manque jamais de provoquer les questions multiples et stupides de mes camarades de jeu qui s'imaginent les scénarios les plus tordus... Alors que c'est jamais qu'un médecin de campagne qu'a trop arrosé.

Bon, cette nuit-là, on a réessayé une fois, ceci-dit elle a quand même pas arrêté de me titiller, mais même scénario à part qu'elle s'est effrayée un peu plus tard (j'en ais déduit tuot compte fait que c'était une casse-couilles) mais je suis enfin venu.

Comme je vous l'ai dit plus haut, je suis pas obsédé par la pénétration mais comme question bouffarde il fallait oublier et que ça faisait un bon bout de temps qu'on se tripotait, je commençais à avoirles sachets façon centrale nucléaire, fission de l'atome, voyez? Et puis à minauder, elle commençait à me les briser.

On s'est endormi (j'ai précisé que le elndemain j'avais un rendez-vous de boulot en début d'après-midi!), on s'est réveillé et comme je sentais l'incruste j'ai du être désagréable et elle s'est finalement tirée ce qui nous a soulagé tous les deux.


"- Salut ça va? C'est Florence"

Je venais de décrocher le téléphone et de me réveiller. Ah ouiah, c'est vrai, je lui ai filé mon numéro de tube l'autre jour...

"- Humm ça va ouais, et toi?
- Oui, super, il fait vachement beau dehors, j'te réveille?
- En quelque sorte...
- Mais il est midi passé!
- C'est l'heure où j'émerge, tu vois?"

Bon, je m'attendais pas à ce qu'elle me rappelle, je savais qu'elle restait encore une semaine à Paris, mais vu nos adieux...

De tuote manière, j'avais jeté le numéro qu'elle m'avait donné en province et j'avais pas voulu celui de la copine chez qui elle restait à Paris. Je lui avais évasivement dit que si elle voulait elle pouvait m'appeler mais comme elle avait tellement de choses à faire, de potes à voir, etc... Bref, elle me demandait ce que je faisais le soir même. Comme j'avais rien de prévu et un seul regret: de ne pas lui avoir pris le petit j'ai dit OK voyons nous à vingt et une heure à "La Table au Mur", tu verras c'est un bar sympa...

Elle m'avait ramené son pote à l'appartement avec Internet dedans et une autre tête à claques. Ca commençait bien... Ils voulaient tous aller dans un autre bar pas loin où il y avaiat un genre de fête et deux amis que je venais juste de quitter et qui y allaient dîner... Encore mieux... Faut dire que dans mon idée c'était purement sexuel et que je comptais pas passer la soirée à la séduire vu que c'était déja fait... En plus ses potes voulaient aller plus tard dans une autre soirée à l'opposé de Paris, certainement un endroit avec plein de têtes à claques... Comme ellle m'a dit qu'on ferait comme je veux j'ai dit OK on se tire et on marche jusqu'à chez moi, il fait beau j'ai pas envie de m'enfermer. O a finalement pris un verre pas loin de chez moi, en terrasse, et je dois dire qu'elle était très séduisante, très tendre et je commencais à mettre son attitude de l'autre soir sur le compte de la fatigue.

"- Qu'est-ce qu'on fait après?
- Rien. C'est cool là, non? Onprend un verre et on marche tranquillement jusqu'à chez moi...
- Ah bon, j'ai envie de faire des trucs rigolos, je suis à Paris pour peu de temps...
- Ecoute: aujourd'hui c'est samedi soir et c'est normalement un soir où je reste chez moi, la plupart des quartiers j'ai même pas envie d'y passer en métro.
- Pourquoi, c'est dangereux?
- Non, pas vraiment, mais tous les blaireaxu sont de sortie, la banlieue envahit Paris, se met raisin avant de sortir en boîte et la plupart d'entre eux sont des mâles assoiffés de sexe et comme quatre-vingt dix neuf pour cent du temps
ils se font jeter ils se rabattent sur la baston, c'est un truc millénaire...
- Tu me fais rire comme tu parles!
- Ouais, non mais sans rire je préfère rester dans ce quartier ce soir
- On fait comme tu veux je t'ai dit... En fait ça fait depuis ce matin que j'ai envie de te dire quelque chose mais c'est coquin...
- Super, c'est quoi?
- Oh non, j'ose pas, c'est trop coquin..."

J'avais mon idée, mais j'avais pas envie d'insister. Je sentais qu'elle voulait attiser ma curiostié, voire même m'exciter mais y'avait vraiment pas besoin: j'étais à point... On s'est finalement tirés, bras dessus bras dessousn et on est rentré à pieds chez moi... A peine la lumière alumée, halogène position  minimum, on s'est jeté dessus, on a déplié le lit, on s'est déshabillés et on s'y est mis furieusement.

Décidemment elle était sensible du fion, à peine mon doigt s'attardait sur son trou de balle elle s'embrochait dessus en se tortillant et en râlant. J'étais dessus et elle guidait ma queue avec ses mains, se caressait avec, me branlait gentiment et moi j'étais sur ses seins, sa bouche. Il y avait vraiment un truc passionné, bestial entre nous: on était mûrs. Et puis je em disais que je devais pas l'effrayer tant que ça puisqu'elle y retournait. Elle commençait à se caresser l'anus avec mon bout et j'avais quand même l'impression qu'elle essayait de s'enfiler dessus, comme ça, à sec.

Evidemment on peut pas direque ça fonctionnait, elle devait êre en transe parce que vu mon format... Enfin, je vous ai fait l'historique.

Je me suis levé pour aller chercher les capotes et le matos dans l'armoire et en revenant, après m'être enfilé une Mannix sur le bout, bien lubrifiée, je lui attaquais le fion avec le gland. Elle s'était retournée mais je voulais pas forcer, de toute manière y'avait pas besoin, elle devait prendre plus gros par derrière que par devant...

"- Non, pas par là, pas tout de suite.
- Ah bon!..."

On l'a fait levrette classique, ma position favorite. Pas longtemps car elle m'a refait le même scénario: je lui fait mal, je suis vachement gros et patati et patata... On a changé de position, essayé des variantes et invariablement juste au moment où je commençais à venir (et elle aussi d'ailleurs...): Aïe, Aïe ça me fait MAL! On arrête, attend un peu. 

Et même pas capable de me finir en suçant, la gueuse... Je commençais à faire la gueule, inutile de le dire... En plus, il était relativement tôt et je sentais que si il fallait me la carrer encore quelques heures j'allais atteindre mes limites! 

Elle me refait le même coup trois jours après, je le crois pas.

Ceci-dit, après coup, j'ai pensé que ce qu'elle cherchait c'était de se faire sodomiser dare-dare, un peu forcée. Comme je lui mettais systématiquement un doigt dans le fion elle a du croire que j'étais du genre sodomite en puissance alors que vu mes mensurations vous imaginez bien que c'est loin d'être le cas, je fais pas régulièrement la voltige avec une star du hard...

Certainement un schéma qu'elle répète, depuis sapremière expérience, un truc inconscient, ou conscient, on s'en fout. Le côté macho, la violence, la domination, c'est pas mon truc, et puis dès que ça devient compliqué je me refroidit et je m'irrite facilement.

Donc on est là, côte à côte sur le pieu, et je sais pas pourquoi mais elle a toujours au moins une main en train de me caresser le chibre. Elle bouge, elle se gratte, ellle est sur un coude, mais il y a toujours cette main, alors évidememnt je bande comme nu cerf et ça m'énerve... Elle essaye bien de me sucer de temps en temps mais elle s'y prend toujours aussi mal et puis il paraît que sa bouche aussi elle est trop petite, et puis ça lui fatigue les mâchoires, elle peut pas le faire trop longtemps... ouaih, ouaih, OUAIH!

"- Bon écoute, je préfère que tu me touches pasn si c'est juste pour m'exciter, oublie!
- Oui mais c'est si tentant
- Attend, comprend que c'est pas le pied quand même, ça va commencer à s'infiltrer dans les muscles avec la pression!"

J'avais choisi de dormir après cette petite mise au point, j'avais pas juté, ma queue devait faire le triple de son volume normal en plein coït, du moins c'est ce que je ressentais: j'osais pas me regarder ni me lever pour aler pisser (et même alors, comment faire?) par peur de tomber en avant et de me planter tout droit dans le sol...

Elle a parlé toute seule encore un petit moment et puis elle a dû s'endormir...

Le lendemain je me suis réveillé en bougonnant que j'allais préparer le p'tit dèj, j'allais pas la jeter dans la rue comme une malpropre même si j'avais envie qu'elle se tire fissa, et elle me refait le même sketch aussitôt la dernière gorgée de café avalée: baisers passionnés, mains partout sur ma queue, son fion sur mon doigt, etc...

"- J'espère que ça me fera pas mal ce matin
- T'as pas intérêt!
- C'est pas moi, c'est toi: t'es trop gros
- Oh non, tu va pas recommencer!"

J'étais pas de très bonne humeur mais j'avais encore le priapisme d'hier, je sais même pas si j'ai débandé pendant la nuit... Je m'imagine facilement la besognant avec les yeux injectés de sang... Enfin on a écourté les préliminaires, elle était en-dessous, j'avais passé ses jambes sur mes épaules et je la ramonais doucement, je faisais monter la pression, puis doucement encore... Puis il a fallu qu'elle parle: 
"- Mais dis le moi, DIS LE MOI!é
Je m'étais arrêté, ma queue était toute entière dans son vagin
"- Dis moi quoi?
- Que tu veux jsute me baiser, tu sais ça me dérange pas!
- Il me semble que c'était clair depuis le départ, non?
- Non mais dis-le moi et puis demande-moi tout ce que tu veux de moi, tu sais je dis rarement non, je suis toujours d'accord"

Evidemment c'était au moment où je sentais que j'allais commencer à jouir, ma queue m'envoyait  au cerveau des signaux de couleur rouge et tremblait à l'intérieur de sa chatte. J'ai repris de plus belle et je l'ai bourrée de toutes mes forces, je l'ai pas enculée, je voulais pas lui donner satisfaction, je serais venu tout de suite et puis je suis pas bien sûr que mon cerveau fonctionnait à cent pour cent de ses possibilités à ce moment...

Je suis allé jeter la capote dans la poubelle dela cuisine, elle se rhabillait et puis elle s'est dirigée vers la porte de l'entrée.
"- Tu vois, c'était simple. Bon ben à jamais alors je suppose?"
Pour la première fois je décelais une trace de cynisme dans sa voix.
"- Ouaih c'est ça, àjamais!"
Et je claquais la porte.

Deux, trois jours après, je m'apprêtais à sortir prendre un café à une terrasse des Buttes Chaumont quand le téléphone s'est mis à sonner, avec insistance.
"-Salut, c'est Florence, je voulais te dire au revoir et m'excuser pour mon attitude de l'autre jour, je rentre à Bordeaux ce soir.
- Hummm... C'est bon c'est pas grave. Rentre bien!
- Ben à bientôt alors, salut!
- Salut"

J'ai décidé de ne plus jamais la revoir.



J'ai réagi pour vous

Tout cela est bien difficile. Comprenez-moi, je viens coup sur coup de m'enfiler huit albums de Goossens, et, cerise sur le gâteau, "J'ai réfléchi pour vous" qui outre le privilège d'être un formidable titre et de nourrir les insatiables rollinophiles qui hantent les caves du site, se révèle être tout simplement un fabuleux recueil de chroniques. Je sais bien qu'on va me taper sur les doigts, mais en plus de la qualité, je trouve tout de même des points communs entre cette réflexion et la haine ordinaire.

Or donc, alors même que je me croyais requinqué, prêt à casser de la vieille dame acariâtre comme du sauvageon nicotinophile (ce qui n'est pas un problème du moment que je peux moi-même m'empoisonner sans trop me faire traiter d'enculé, ça m'agace, non je ne me fais pas enculer, ne fait pas courir des bruits sans fondement sur moi, s'il-te-plait. Non, je ne suis pas non plus ton cousin, ça se saurait.), la lecture tellement concentrée dans le temps (ou "rapide au niveau du temps" pour les plus Delarue d'entre vous) du résultat de tant de talent me conduit à une forme de lassitude extrême, ainsi que la formation de phrases trop longues, d'appartés hypertrophiés et d'alitérations douteuses.

Par exemple, je projetais de vous parler de l'expression "se geler les couilles". C'est ridicule: les véritables cas de gel testiculaires se comptent sur les orteils restants d'un alpiniste perdu! Enfin, je pense, les statistiques se font l'écho d'un silence assourdissant sur le sujet. Notamment parce que le gel s'attaque aux endroits exposés et aux extremités; or, même si l'on parle souvent d'une troisième jambe pour la verge qui coiffe fièrement le couple qui nous intéresse, les burnes n'ont rien d'une extremité. Elles sont dehors pour avoir moins chaud, et restent tout de même recouvertes de nombreuses couches de vêtements et d'une certaine quantité de poils, sans compter la proximité des cuisses et du fameux popol; et d'autant plus qu'on se les gèle (je parle du taux de couverture des couches de vêtements). Et dois-je vous rappeler que les plus sujets au froid dans les extremités sont les femmes, qui, sauf cas exceptionnel (coucougnettes rentrées) ou pratique intensive d'un sport accompagnée d'ingestion en quantités déraisonnables de "complément alimentaire protéiné", n'ont pas de couilles à proprement parler. C'est dire l'absurdité du concept.

Ou alors, une anecdote que je gardais dans mon sac à malice. J'ai vu récemment, dans la partie librairie d'un grand distributeur en quatre lettres ce nom de rayon: "Livres lus". Ah ça! C'est ce que tout le monde veut, témoin cette citation attribuée à plein d'opportunistes de la citation (des fils spirituels de La Bruyère et de La Fontaine. Si vous m'entendez, les deux, là: salopes!) et que je m'attribuerais donc dans la foulée: "Un classique, c'est un livre que tout le monde veut avoir lu et que personne ne veut lire" (La Rochefoucault, Wilde, Guitry, Fogiel). Il m'auara bien fallu quelques instants d'émerveillement avant que la réalité édentée ne se dévoile: il s'agissait de la vente sur supports divers de l'enregistrement de textes. Oui. Ca existait un peu plus il me semble en Albion, où l'on peut voir des merveilles comme les Discworld lus par Tony Robinson (Baldrick dans Blackadder, notamment). Enfin je dis merveille, mais c'est mon imagination qui joue: je n'en ai jamais écouté, je lis moi-même mes livres, je fais mon propre casting, quitte des fois à niquer la description de l'auteur, non mais.

Encore, même, j'aurais pu évoquer "passez-moi l'expression", honteux chantage sous couvert d'appel à la bienveillance de l'auditoire (parce que ça n'est évidement pas une question, comme la plupart des formules dites "de politesse" sous forme interrogative dans lesquelles se drapent les sagouins) précède généralement la plus anodine des familiriatés, voire pas. Je m'en explique, autant que faire se peut, par un exemple: "passez-moi l'expression, mais ça m'a tout de même un peu enervé". Et je vous parle même pas de "Je m'en explique, autant que faire se peut", qui sert juste à précéder les deux points.

Ou j'aurais pu donner dans la banalité. Je me souviens encore de ces engagements pris, à grand renfort d'affichage, par la RATP, notamment sur la ligne A du RER, de tenir les passager informés de la raison pour laquelle ils sont coincés dans cette putain de rame. Eh beh, 90% du temps , ça se résume à un laconique et injurieux: "Veuillez patienter quelques instants s'il vous plaît". Comme si on avait le choix. Alors forcément, la haine de ce machiniste dans sa tour d'ivoire, elle monte. Faut pas s'étonner si on va crâmer des bagnoles après ça, même si la logique exacte de ce comportement peut ne pas apparaître au premier regard. Tenez, pas plus tard qu'aujourd'hui, j'ai été coincé deux fois au cours du même trajet, autant vous dire que ça fout les boules, notamment la deuxième fois où je ne faisais qu'une station sur la ligne et où la rame était à quelques mètres du quai (je vous autorise à faire une pause pour compatir). Eh bien cette même seconde fois, j'ai su que c'était à cause de crétins sur les voies, et le peu d'humanité mis dans l'annonce par la machiniste a quelque peu adouci mon attente, même si chié. Alors on me dit souvent, puisque je m'en ouvre régulièrement à mes amis (de moins en moins nombreux, seuls les fidèles restent): "Oui mais ils savent pas toujours". Et bien acceptons notre ignorance, machinistes, et, rêvons un peu, hommes de tous pays. N'ayons plus peur de dire "je ne sais pas", plutôt que "c'est de la faute aux juifs". C'est un exemple. D'ailleurs c'est incorrect, on devrait dire "c'est la faute des arabes" Triste constatation toutefois, se concluant sur une note, que dis-je, une harmonique d'espoir, sur une bonne quinzaine d'années d'utilisation régulière des transports en commun, j'ai entendu une fois les haut-parleurs de la rame où j'attendais, contraint et forcé, un homme admettre son ignorance de la situation; s'adresser à nous comme à des humains respectables et responsables, en somme. Voix anonyme du métro, je ne t'ai jamais oubliée.

Je pensais récupérer une contribution (mémorable d'après un jeune nique-ta-mère-t'aura-un-p'tit-frère ami de notre candide riigolax, qui le disait avec ses mots à lui) sur les escalators; faut vous dire: aucun candidat aux élections, fussent-elles locales, ne veut se risquer à aborder le sujet, c'est un camouflet à la Police de la Pensée que de pouvoir publier ceci sur le réseau; bref... Où en étais-je... Escalator, oui! Voilà: une contribution sur le forum que je pensais postériser ici, une saillie virile sur les escalators. Eh beh il aura fallu me rendre à l'évidence, tout ceci, et tout le reste en sus, tout ceci est du sous-Rollin. Vous allez me dire, "Rooooooooaaah mais déconne pas, c'est toujours mieux que du sous-lagaf", et je répondrais: arrêtez de faire du sous-Goossens.

Voilà, ces lectures m'ont rapetissé. J'aurais aimé dire "dwarfed", qu'on pourrait traduire par "nanisé", sauf que c'est laid. Alors que dwarfed, c'est sonore, c'est imagé. Bientôt, un article sur le complexe des français face au génie de la langue anglaise, et "pourquoi c'est pas du vocabulaire dont ce qui faut faire gaffe à rapport aux langues étrangères".

Je pensais également donner un petit coup de pouce à un mot méconnu, pour lui permettre un petit regain de popularité, un peu comme le "marquis de Vertecouille" qui tient au coeur de l'auteur de la puce à l'Oreille, dont j'oublie le nom mais certainement pas l'oeuvre. Le mot d'aujourd'hui est: Ordovicien.

Vous me remercierez plus tard.


Où il est question de comiques et de télévision - Un couteau économe trouve un usage inattendu

A propos de Bedos, cette anecdote... (1) Fogielland, il y a deux ou trois semaines: Guy Bedos est invité par le faux-méchant vrai-commère. Il vient faire sa tournée des popottes, logique. Il n'y a à ma connaissance guère que Lemercier et Rollin qui ne fasse pas le tour des plateaux télé avec leurs extraits de spectacle sous le bras, mais nous y reviendrons plus bas. Puis arrive Mylène Demongeot qui vient de sortir un livre où, si j'en crois le résumé de Fogiel et l'opinion que j'ai de lui, elle "révèle" quelques détails croustillants ou non; ce qui constitue visiblement une petite partie du livre (8), mais évidemment celle sur laquelle pupute a flashé. Elle y dit par exemple que la Signoret avait tendance à martyriser les jeunes premières (enfin, tout ce qui était plus jeune, moins imbibé et crevassé); et notamment qu'à une première projection elle avait rembarré une actrice (9) avec style, du genre "retourne faire la caissière, gouinasse" (10). Là, Bedos, "Mais je connaissais bien Simone, elle devait dire ça pour rigoler, non?"; Mymy: "Non", le pruneau: "Parce que des fois on dit des choses d'une certaine manière et..."; Lèlène: "Non, je vous assure que non". Malheureusement pour Bedos, Mylène est souriante, ne semble pas aigrie ou revancharde pour un poil, a de la répartie. Elle est donc moins facilement attaquable qu'un Raoult, par exemple. Donc notre ami (12) la ferme. 

Les plateaux, donc, avec des comiques... (28) A la question "qu'est-ce qui vous agace le plus", je pourrais répondre, suivant l'humeur (31), "la promo faussement spontanée des comiques de métier dans les émissions de divertissement à caractère convivial" (13) Prenons un comique de marque X. Il a démarré dans le métier il y a deux ou trois ans, fait le pique assiette et sympathisé avec Arthur (15), Farrugia (16), Ardisson (17), Fogiel (18), Ruquier ou d'autres, mais dans ce cas son plan média est en panne. Il a donné le pitch de son spectacle, une gallerie de personnage étonnante, mais mon inspiration, je la trouve dans la rue, autour de moi, dans un ascenseur, usé son sketch d'appel jusqu'à la corde; bref. Il revient avec un nouveau spectacle. Cas Numéro 1: Un extrait est diffusé pendant l'émission. Cas Numéro 2, et c'est là où que j'voulais en v'nir: l'animateur fait "rebondir" son invité sur un sujet de sketch. Sous les yeux médusés des spectateurs (21), il se lance dans une impro freestyle époustouflante... Dès la fin de la prestation, on apprend qu'il s'agit d'un extrait du spectacle. Et là je dis "sa mère la pute", car je suis enervé (22). Récemment vu chez Ruquier avec un "squetch" qui m'a amusé (23), mais enervé aussi, bien entendu, pour cette même raison. Et festival de Dubosc chez Ardisson dans son rôle de dragueur-macho, c'est tout de même son gagne-pain (24). Tout ça, quelque soit la drôlerie intrinsèque des interventions, commence sérieusement à me les éplucher (25).

(1) Il est toujours question de Bedos sur ce site (2), il suffit de lire le sous-titre.

(2) D'ailleurs, au moins une chose n'a pas changé, la page principale qui s'appelle "nouvelle page". Ca ne s'invente pas. Lamer (4), va

(3) Je suis désolé d'emprunter la méthode des notes imbriquées à un autre Marcel. Mais c'est tellement bon. "Les artistes empruntent, les bons artistes volent" (6) (7)

(4) A ce propos, moi qui parlait élogieusement de quelques morceaux de bravoure dans Joystick, un magazine consacré aux jeux vidéo sur PC et non le fétichisme du bretzel
(5), j'ai découvert un peu tardivement que le responsable du site azerty01/Trouduculz Hideout, un petit monument, était rédacteur du journal. Voilà.

(5) Oui, ça m'est venu comme ça, rien à voir avec ce qui fait les choux gras de Ruquier et des guignols, entre autres. La réalité est parfois bien plus drôle que ce qu'on essaye
d'en tirer.

(6) Ou quelque chose comme ça

(7) Même si je comprend l'intention dans la phrase, j'ai toujours des doutes quand à son interprétation.

(8) c'est du moins mon a priori

(9) Mylène? On s'en fout un peu

(10) Je le dis avec mes mots à moi (11)

(11) Oui, je me suis approprié "gouinasse"

(12) Oui, bon, hein

(13) Ou d'autre chose (14)

(14) Et éventuellement en des termes plus grossiers

(15) Et donc Farrugia

(16) Et donc Arthur

(17) Et donc pas Fogiel (19)

(18) Finissez la séquence (19)

(19) Sauf dans le cas de Ruquier

(20) Si vous allez à gauche, rendez vous au (9), sinon rendez vous au (11)

(21) ou les yeux des spectateurs médusés, peut-être

(22) Ben quoi? Qu'est-ce que vous n'avez pas compris là-dedans?

(23) No Mea Culpa Inside

(24) Résistons ensemble aux tentatives de jeu de mot facile. Comptons jusqu'à trois en respirant profondément.

(25) Rapport au couteau économe. Vu que j'avais fait le titre avant, je me demandais bien si et comment j'allais le placer

(26) Un fantastique exemple de ce genre de titre (et de sa pertinence ou non, et de sa drôlerie) dans "Au Bout du Labyrinthe" de Phillip K. Dick. Vous me remercierez (27)

(27) Du moins je l'espère, tas d'ingrats.

(28) Attendez... je retrouve ma fiche... (29)

(29) Oui, cette note a été rajoutée après. bRaVo. Belle perspicacité. Grattez-vous le menton  en lançant des "ah mais c'est un bon lecteur, ça!", prenez 10 points d'expérience
et avancez de trois cases. (30)

(30) Variante du Kamoulox

(31) Ah, trop fort! C'est dingue non? // addendum de l'édition de 1595 //


La vérité est ailleurs

Pas trop d'effets de manche aujourd'hui. A peine une remarque sur la traduction de "The truth is out there", phrase qui nous dit quand même que la vérité est dans le coin. Sinon, je vous livre, brut de décoffrage, quelques résumés de livres extraits d'un extrait de catalogue, dans une collection de J'ai lu aujourd'hui défunte:

<B> L'AVENTURE MYSTERIEUSE du Cosmos et des Civilisations Disparues </B>

BARBARIN Georges
A. 216* L'énigme de la Grande Pyramide
Cette construction colossale qui défiait les techniques de l'époque représente la science d'une grande civilisation pré-biblique et porte en elle la marque d'un savoir
surhumain qui sut prédire les dates les plus importantes de notre Histoire.

BARBARIN Georges
A. 229* L'énigme du Grand Sphinx
L'obélisque de Louksor, depuis qu'il a été transporté à Paris, exerce une influence occulte sur la vie politique de notre pays. De même le grand Sphinx joue un rôle
secret dans l'histoire des civilisations.

BARBARAULT Armand
A. 242*  L'or du millième Matin
Cet alchimiste du XXe siècle vient de retrouver l'Or Potable de Paracelse, premier degré de l'élixir de longue vie. Il nous raconte lui-même l'histoire de cette découverte.

CHARROUX Robert
A. 190** Trésors du monde
Trésors des Templiers et des Incas. Trésors du culte enfouis lors des persécutions religieuses. Trésors des pirates et des corsaires, enterrés dans les îles des Antilles.
L'auteur raconte leur histoire et en localise 250 encore à découvrir.

FLAMMARION Camille
A. 247** Les maisons hantées
Le grand savant Camille Flammarion a réuni ici des phénomènes de hantise rigoureusement certains prouvant qu'il existe au-delà de la mort une certaine forme
d'existence.

LE POER TRENCH Brinsley
A. 252* Le Peuple du ciel
"Les occupants des vaisseaux de l'espace ont toujorus été avec nous", écrit l'auteur. "Ils y sont en cet instant, bien que vous les croisiez dans la rue sans les
reconnaître. Ce sont vos amis, le Peuple du ciel".

LESLIE et ADAMSKI
A. 260** Les soucoupes volantes ont atterri
Le 20 novembre 1952, George Adamski fut emmené à bord d'une soucoupe volante. C'est ainsi qu'il put nous décrire la ceinturede radiations Van Allen découverte
ensuite par les cosmonautes.

[On y trouve aussi un livre mystique de l'évêque Pike, un pote de Philip K. Dick]

SADOUL Jacques [eh oui]
A. 258** Le trésor des alchimistes
L'auteur prouve par des documents historiques irréfutables que les alchimistes ont réellement transformé les métaux vils en or. Puis il révèle, pour la première fois en
langage clair, l'identité chimique de la Matière Première, du Feu Secret et du Mercure Philosophique.

SENDY JEan
A. 208* La lune, clé de la Bible
L'Ancien Testament n'est pas un récit légendaire, mais un texte historique décrivant la colonisation de la Terre par des cosmonautes venus d'une autre planète (les
Anges). Des traces de leur passage nous attendent sur la Lune qui sera alors la "clé de la Bible".

TARADE Guy
A. 214** Soucoupes volantes et civilisations d'outre-espace
Des descriptions très précises de soucoupes volantes ont été faites au XIXe siècle, au Moyen Age et dans l'antiquité. La Bible en fait expressément mention. Une
seule conclusion possible: les soucoupes sont des astronefs d'une civilisation d'outre espace qui surveille la Terre depuis l'aube des temps.

WILLIAMSON G.Hunt
A. 289** Les gîtes secrets du lion
Le savoir perdu des anciens maîtres de la Terre n'est pas totalement perdu. Dans certains lieux connus de très rares initiés, les gîtes du lion, des archives secrètes
attendent encore d'être révélées.


La crise

L'heure est grave. D'abord j'ai cru que c'était passager, mais je dois me rendre à l'évidence: je suis tari. Je n'ai plus d'humeur.

Oh, j'arrive bien à me rendre maussade de temps en temps, ne serait-ce qu'en empruntant le métro, mais rien ne sort. En plus, les gens autour de moi sont drôles, naturellement, alors je ris. Les filles rient aussi, et d'un seul coup on oublie tout, même la rediffusion d'un vieux spectacle "Bedos, Boujenah & Smaïn". On apprecie Frank Herbert, on trouve très drôle qu'un auteur allemand e SF s'appelle Herbert Franke, on en veut pas plus que ça à Ardisson de produire Boyer et Ruquier. Enfin, on, je. Et puis Miller se fait virer par Drucker, ça met de l'animation.

Alors j'ai songé à créer artificiellement de l'humeur, mais je me suis dit que si on me faisait pisser dans un bocal, ma carrière serait ruinée, avant même qe de commencer. J'ai donc décider de pisser dans un bocal que j'aurais choisi, moi. Mais lequel choisir justement? Finalement j'en ai retenu une bonne dizaine, mais ça a pris lontemps tout ça, et qu'est-ce que je vais bien pouvoir en foutre, nom d'un con! Je me suis alors rememoré une partie de cette soirée dans un bar je ne sais plus où, on m'avait affirmé que les japonais buvaient leur urine, que c'était bon pour la santé: un marché s'ouvrait pour moi. Mais quel pays serait donc déficitaire en urine? Je finis par trouver des partenaires dans cette histoire, mais si je racontais tout, beaucoup de têtes pourraient tomber. Sachez donc juste que je me retrouvais la bite dans l'eau et le bec sous le bras, et que les Philippines et l'Argentine ont désormais quelques visiteurs de plus. Quant à moi, dans ma rue, en bas, toujours cette voiture, avec ces messieurs qui lisent des journaux, toute la journée, toute la nuit, puis ça recommence.

Evidemment, tout s'accumulant, j'ai songé à tout plaquer. Et puis, finalement, en griffonant mon nom sur mes murs avec mes excréments, j'ai voulu tenter ceci: le real-billet d'humeur, qui me survivra peut-être. C'est ma chance, c'est mon message. Ceci est une bouteille à la mer, un enfant aux grands yeux qui pleure, qui pleure. Ses yeux disent: "pourquoi m'as-tu abandonné, maman, pourquoi?". Mais ce qu'il ne sait pas, c'est que sa mère est morte, il ne le comprend pas et jamais il ne le comprendra vraiment. Mais qu'importe finalement, si vous l'ignorez il agonisera, et ses cris silencieux résonneront à jamais dans votre coeur, c'est un peu vous que vous assassinerez.

Vous me dégoûtez.


Le non-billet

Que fait un billetiste humoriste lorsqu'il est d'humeur égale? Que malgré sa mauvaise foi qu'aucun rémouleur ne pourrait rendre plus acérée, surtout si on fait fi de l'image, ne trouve aucun objet digne de son ire dans les délais impartis (et vu mon potentiel de mauvaise foi et les délais laches dont je dispose, imaginez un peu les billetistes humoristes quotidiennistes)?? Entendons-nous bien, je ne vais pas vous refaire le coup de "ceci est un billet expliquant pourquoi je ne fais pas de bllet", les récents textes de Rollinou et Vélo sur Rocca décourageraient le branleur que je suis (oui, je tape avec une main). Non, simplement c'est l'occasion pour moi et pour vous par procuration d'entrer dans le cerveau d'un "BH" à ce moment critique. Une rapide étude billetologique  nous conduit à penser qu'alors le BH griffone des textes pour ses prochains romains ou essais, il fait payer ses brouillons à son employeur. Enfin pas moi: c'est peanuts, keudchie. Pendant que Guérande se fait péter la panse, je mange des Panzani pas cuites. Bref. La qualité du Billet dépend alors de la plume de l'auteur (la mienne se porte bien, même s'il faudrait aller la faire affûter), de son stock de bons mots à replacer (et de si c'est voyant ou pas, voir proposition précédente), et de ses thèmes de prédilection. En résumé, si c'est Moix, c'est foutu. Pour les billetistes à mamelles, le Goronoïdes comme je les surnomme affectueusement, la famille restera une valeur sûre, notamment la belle-mère qui est un peu la muse de l'humour. Pour les Mulleroïdes, une histoire à base de Tampax et d'enfants morts fera l'affaire. Enfin, pour Guy Bedos,  comme d'hab, cet homme est d'une régularité telle qu'on se demande parfois si ce ne sont pas les best-of qui passent, à l'instar de Desproges.

J'avais prévu de vous parler de ma bite, mais je n'ai plus la place.

Muf (satori)


Fuckmyboss et les traducteurs, chapitre premier

Souvenez-vous de cette histoire, pendant la WWII, un traducteur français remplace un "la France demande" par "France demands", incident diplomatique.

Laissez-moi vous narrer cette histoire vraie et méconnue.

Notre héros est francophile, bien qu'américain et humoriste. Lors de ses séjours hivernaux où il rendait visite à sa famille maternelle, il se rend compte qu'un "comique" vend chaque année très bien ses CDs et textes. Se renseignant, il constate que l'homme, un dénommé Pierre Desproges, est mort depuis plus de dix ans... Fasciné par cette idée, il plonge à corps perdu dans Desproges, et se remet sérieusement au français à l'occasion. Il décide d'intégrer, en hommage, certaines des répliques de Cyclopède à son prochain spectacle.

La fatalité voulut que dans sa hâte, il traduise telle quelle la fameuse "ces animateurs de radio libre dont le QI ne dépasse que rarement la température anale". Oh, ça, pas de problème de vocabulaire ou de grammaire; cependant le contexte... Dans son pays natal, on y compte en degrés Farenheit, qui sont plus nombreux que les Celsius pour une température donnée.

On entendit plus jamais parler de lui.


Marcel Monpatron casse du jeune, et du moins jeune aussi

Monsieur jeune, souvent décrié ici-même, enfin, au moins dans les rubriques de mes  condisciples ou dans le forum, plus chat qu'agora; Monsieur jeune donc, a des manies. Notamment, quand lui poussent les dreads et les T-shirts révolutionnaires, il lui vient l'envie de jouer du Djembé, dans lequel on pourrait commodément planquouiller de la beu.

Ayant l'oreille (et même les deux, je ne parle pas du reste, souffle dedans et tu verra) musicale, le sens du rythme et toutes ces choses qui me distinguent du commun des mortels oublieux, je me pose incessamment, éternellement, sempiternellement, infiniment, bref, ad nauseum cette question: "Pourquoi toi, le jeune, faut-il que tu apprennes à jouer non loin de moi? Ne veux-tu pas revenir une fois que tu saura jouer? Tu es sûr que tu ne veux pas partir former ta jeunesse, même, disons, cinq cent mètres plus loin?". Voilà, ceci me tourmente et, ô ironie, destin malicieux, fatalité perverse, ssssalope, rythme ma vie.

Finalement, la folie meurtrière générée au plus profond de mon être (voir photo) par le joueur de djembe velléitaire ne trouve son égale que dans la rage homicide qui me saisit lorsque j'entend un siffleur. Je méprise, je hais, j'abhorre les siffleurs, cette race née d'une autre boue originelle riche en grumeaux, qu'on imagine vendue par un fournisseur peu scrupuleux. Le siffleur noyé dans une foule ne peut nuir à tout loisir. Voilà pourquoi il sévit généralement lorsque j'essaye de lire, de préférence lorsque j'emprunte le métropolitain tard, quand le moindre bruit peut bondir de mur carrelé en carrelage mural pendant un bon bout de temps avant de se résigner à caner. Là, le siffleur, soit mauvais, soit dégueulatoirement mélliflu, soit les deux (horreur ultime) se lance dans des arabesques lippue du plus mauvais goût, son but étant de définitivement dégoûter l'homme de son semblable encore plus sûrement que le dernier extrait d'une comédie musicale galipoteuse de Gérard Presgurvic, vomi soit son nom. Alors là, le lait de la tendresse humaine dont je suis ordinairement baigné se transforme en liquide séminal vengeur, et j'étouffe le malotru du souffle mes gamètes dans des gargouillis toutefois moins disgracieux que ses hululements, tout en imprimant la trace de mes crampons taille 46 sur ses usines à foutre. Mais jamis la sifflhorrée ne cesse, car toujours un autre prend la relève. Nous vivons des temps cruels.

La semaine prochaine, "les guitaristes qui jouent du Metallica et les guichetières"


Le billet d'humeur de Monpatron, à propos du billet d'humeur de Yann Machin, on va tourner en rond

Il n'est plus possible de ne plus parler de Yann Mouac. Moix. Moic. Je ne sais pas, je ne veux pas savoir, mais je vais vous parler de ses interventions sur Europe 1, la radio de Laurent Ruquier notamment, mais Yves Calvi aussi, mais Julie aussi.

Partant du fait que le mollah Omar avait parlé de la chanson de Dassin "léééé chaaamps élysséééé", il a égrainé des situations qui par leur grotesque évident auraient du être drôles, en annonant, en lisant sa putain de fiche, en galérant comme un authentique tâcheron, comme toujours.

"Et, à propos de Ben Laden, vous auriez pu chanter le tube de Dassin de 1964, 'Les Dalton'. '-Alors, qui sont ses femmes?' '-Ce sont des molettes' '-des molettes?' '-Oui, des claudettes de mollah'. Et elles dansaient sur le fameux tube de 1978..." etc etc etc

Mais je sens que j'agis en vain, il vous faudrait entendre ce débit mollasson, soutenant des calembours titubants. Cet homme agit sans conviction, il sait être d'une démagogie (molle) impressionnante (vive les jeunes, vive les textos, vive les nichons), et je me demande comment il est possible que quelqu'un l'ait trouvé suffisamment drôle pour lui confier de l'antenne. Enfin, disons que Ruquier, par exemple, déploie beaucoup d'énergie pour trouver ses putains de jeux de mots, pour les vendre en rigolant avant pendant et après; c'est une technique de faible mais on pourra au moins reconnaître qu'il tente sa chance, sachant que son texte seul ne va pas forcément suffire. Bref, sans doute le débit de Yann Mou a-t-il fait espérer qu'il se révèlerait une sorte de Mezrahi.

J'aurais probablement mieux fait d'oublier le bonhomme, mais je suis tombé plusieurs fois sur lui, et je dois reconnaître qu'il s'agit probablement d'un sale con, je me devais donc d'en parler, le public a le droit de le savoir, rendez-nous les corps de nos maris. 

Merci de votre attention.


L'hybris post-maoïste

"Terminale", voilà le nom du téléfilm (ou flim? Je ne pense pas, mais sait-on jamais) co-scénarisé (bien qu'on puisse préférer "écrit" ou "co-écrit") par Gérard Miller. Il était diffusé sur une chaîne privé sur laquelle chient les guignols et qui n'est pas TF1, et la mention du nom de Miller aura suffit à retenir mon attention, et à me le faire regarder. Notez que ça marche aussi avec Claude Miller, mais pas pareil.

L'argument du flim, c'est un professeur de philosophie de terminale qui baise une de ses élève avant de la jeter comme un vulgaire ustensile hygiénique, alors elle se suicide, pendant un de ses cours. Ses camarades découvrent le pot-aux-roses, et bien plus, le prof est un écrivain négationniste (faut dire, après le suicide, monsieur cite Drieu-La-Rochelle). ils finissent par se résoudre à le tuer. Finalement, c'est un autre prof trop top-cool sympa, ancien trotskmaoïste ou je ne sais quoi, qui finira par le descendre, mais l'affaire est classée: après tout, c'était un sale enfant de putain. "Ce qu'il y a de plus horrible avec les salauds, c'est qu'ils vous donnent envie de tuer", entend-t-on pour conclure le film.

En fait, c'est plus un synopsis qu'un argument, mais ne m'en voulez pas, je n'ai pas dit "pitch".

Donc, résumons, un prof salaud-de-chez-salaud-qu'on-croyait-qu'il-n'existe-même-pas-les-pièces-détachées-pour-le-modèle, opposée à une classe de plutôt-gentils même s'il règne une certaine ambiguïté (ce qui était probablement une des meilleures idée). Et qui est l'adjuvant, le héros modeste, l'ami des jeunes, l'ancien gauchiste, homme de pensée, de coeur et d'action? Un version fantasmée de Gérard Miller, qui n'hésite pas à conclure le flim par une citation qu'il a déjà faite sur des plateaux télé. Cette navrante constatation m'ôte les mots du clavier, les touches ne répondent plus: tout est dit.

Je finirais donc cette intervention par un Muf (dépité)


Le tout premier billet d'humeur de Fuckmyboss

Pour ce premier billet d'humeur, je vais tout d'abord vous rappeler le principe du billet d'humeur: il s'agit de réagir à l'actualité, ou alors de parler de ma vie quotidienne, qui, je vous rassure, est tout comme la vôtre, si si. Cette discipline "vie quotidienne qu'on a pareille que vous"  se pratique de préférence avec des femmes, généralement d'âge mûr. Je me le disais encore récemment: "avec les billets d'humeur, on va dans le mûr", ce qui est aussi une manière de dire qu'on peut y placer des jeux de mots douteux, d'ailleurs Monsieur Laurent R. ne s'y est pas trompé.

Donc logiquement, je devrais parler d'anthrax, de postiers, de moulinex, etc etc... Eh bien non, je serais bref: à mort les billets d'humeurs, je vais vous empaler moi, opération Mégateub, ça va défourailler à haute pression et à tous les étages, prévoyez des vêtements de rechange, salopes!

C'était donc un billet d'humeur du type "coup de gueule".

Merci de votre attention, le sujet du prochain billet d'humeur sera: "peut-on faire carrière dans la vulgarité, connasse" avec Jean-Marie Bigeart, qui n'a rien à voir avec Le Général "Grosses têtes" Bigeard, ni avec Jean-Marie "Gros slip" Bigard.