
Le tout
premier billet d'humeur de Fuckmyboss
L'hybris
post-maoïste
Le billet
d'humeur de Monpatron, à propos du billet d'humeur de Yann Machin, on va
tourner en rond
Marcel Monpatron casse du jeune, et du moins jeune aussi
Fuckmyboss
et les traducteurs, chapitre premier
Le non-billet
La crise
La vérité est ailleurs
Où il est question de comiques et de télévision - Un couteau
économe trouve un usage inattendu
J'ai réagi pour vous
Gertrud était belle
La bite à Monpatron
Cela fait maintenant un moment que
je devais vous parler de ma bite. Elle partage parfois mes humeurs, et me fait
parfois dépenser des billets: quel meilleur sujet, alors? Oui, plein, mais
aujourd'hui, c'est ma bite.
C'est important, une bite, dans la vie d'un homme. Et puis, une petite moitié
de l'humanité en a une, et le reste devrait tôt ou tard être concernée par
le sujet. Tout d'abord, je suis emerveillé de la manière dont la mienne
s'adapte à ma poigne, j'en croirais presque en Dieu. A se demander si on est
pas voué à l'imitation d'Onan, avec voeu de célibat à la clé, bien que la
vue d'une main féminine m'excite tout de même beaucoup plus. Et puis, bon, on
se rend compte que si la rencontre est ce qui rend le sexe si attrayant,
personne ne veut vous faire jouir comme vous-même, avec un minimum d'entraînement.
Enfin, tout ça c'est dans les moments d'activité, un peu comme quand on urine,
la plupart du temps et pour la plupart d'entre nous, elle reste bien au chaud,
dans un slip, caleçon ou boxer. Et bien moi c'est bien simple: si elle n'est
pas lovée à gauche, impossible de me sentir tranquille, je vais passer la
journée (rue, métro, boulot, courses, garde à vue) à tenter de me
tripatouiller discrètement pour trouver une position confortable. C'est bien
simple, les jours où ma queue ne se met pas correctement en place dans mes
sous-vêtements, je ne sors pas de chez moi c'est plus sûr. En résumé,
on se porte mieux quand on ne pense pas à sa bite toute la journée. je repense
à ce camarade de soirée, qui plus qu'à son tour à sorti son dard en public
en déclarant: "Voilà. C'est ma bite". J'ai appris qu'il avait fait
un long séjour en Hopital Psychiatrique. Je suppose que c'est parce qu'il
ne peut dormir que sur le ventre, et que forcément, de temps en temps, une
turgescence accidentelle l'empêchait de trouver une bonne position: c'est à en
devnir dingue, non?
Voilà, je pense qu'en développant légèrement (le sujet) et avec quelques
gimmicks, catch-phrases et une coupe à la con, je pourrais devenir le nouveau
Titoff.
Mais non.
Ceci est le texte d'un ami que j'ai
perdu de vue, je le recopie donc sauvagement pour qu'il passe à la postérité,
il le mérite bien.
C'est encore une de ces phases où je ne me sens pas particulièrement mal, non,
mais pas particulièrement bien non plus. Est-ce que je me rappelle seulement
une période où je me suis senti parfaitement bien, en phase avec ce qui
m'entoure et surtout avec moi-même?
Faut quand même pas rêver.
Gamberger, oui, sans doute, mais délirer non!
Mettons-nous d'accord: être en phase avec le reste de la planète ou plutôt
ses habitants c'est pas une idée saine. Il y a trop de malfaisants...
Donc, je suis pas déprimé, je bois peu, j'ai pas recommencé à fumermais je
sens cette voix derrière ma tête qui me dit tout le temps: "Tu marches
sur un fil mais je vais te pousser, je vais te pousser dans le vide mon
pote!" Come dirait l'autre j'aimerais pas être à ma place. Ca m'avance
pas beaucoup mais au moins j'ai l'impression d'être double et qu'au moins l'un
des deux abrutis qui me composent va s'en sortir...
Pour résumer, mon naturel
pessimiste l'a un peu mis en veilleuse, je suis pas devenu Témoin de Jehova non
plus, hein, pas d'insulte, mais je flotte gentiment dans mon existence. Ou mon
manque d'existence.
C'est François qui me racontait sa dernière séance de psychothérapie, un
moment d'illumination et ce con dit à sa psy qu'à quarante-cinq balais il ne
s'était pas encore rendu compte qu'il existait! Ca m'a fait hurler de rire bien
sûr mais sa psy est restée de marbre...
La psychothérapie j'ai essayé il y a quelques années (bon, j'étais armoire,
complètement dessoudé des méninges alors ça ou autre chose...), j'ai tenu
trois séances: je suis tombé sur le sosie de Woody Allen et au bout de trois
minutes j'avais envie de hurler de rire.
Sérieusement, je crois que je le mettais mal à l'aise et puis parler de mes
conneries existentielles, mon père, ma mère, tout ça me paraissait
indispensable bien sûr, ça a remué les bons trucs, mais pas en face d'un
salarié. Je sais, Lacan a dit qu'il fallait qu'une thérapie coûte, mais y
avait pas "cher" derrière et puis des conneries, Lacan, il a dû en
dire d'autres...
Voilà tout va à peu près bien, j'ai un seul problème, j'arrive pas à rester
chez moi. Faut que je sorte. Pour voir du monde, des tronches et puis surtout
des jolies femmes... En deux mois j'ai un peu le rut estival à part qu'on est
pas en été. L'envie de me reproduire - c'est une image, on vit une sale époque,
faut sortir avec le chapeau, le temps est couvert - avec une de mes semblables
m'empêche de faire quoique ce soit d'utile, comme celle d'aller acheter des
fruits et des légumes, ou travailer par exemple...
Quoiqu'en ce moment, une espèce de dhiarrée s'est emparée de mon esprit
malade... Je n'arrête pas d'écrire de nouveaux trucs: mon dada c'est la
chanson, pas façon rive gauche, ah la la non! Façon pounk, grounge voire
industrielle. Enfin des mots et des notes qui font du bruit en somme: c'est mon
côté usine (à tel point qu'on devrait jouer en bleu de travail, pour pas se
salir...). Donc quand je dis travailler j'entend répéter, mon instrument en
pogne et ma voix en bandoulière.
Histoire d'avoir l'air un peu mins minable los de ces manifestations bruyantes
et que l'on nomme pompeusement, mais à tort, concerts.
Bref, con mais heureux.
A tel point que j'ai envie de faire mienne cette belle formule: broucouille mais
content.
Car bien sûr, lors de mes périgrinations (nocturnes la plupart du temps) je
rentre bredouille, mais, je l'ai dit plus haut, vaguement satisfait quand même.
C'est qu'en fait j'ai l'appel de la brousse mais je reste tout de même très
selectif sur le choix des individus de sexe féminin sur lesquels je jette mes
regards de porte-flingue et mon dévolu.
En fait de dévolu, j'essaie de développer une technique pour moins m'emerder
et surtout pour aller dans les bons endroits, donc pour éviter les assomoirs
(qui parfois ont du bon, on ne le dira jamais assez). Bon, Bukowski établit
bien des généralités, des règles si vous voulez, pour gagner au tiercé. Mes
préoccupations me paraissent avoir au moins autant de noblesse que les
siennes...
Il arrive quand même que des affinités se développent entre une jeune femme
et moi dans un lieu public. C'est pas toujours facile, faut pas se fier au
physique. En l'occurence la dernière en date est une vraie cinglée... Dieu
merci, elle n'habite pas Paris, elle est plutôt du sud, ce qui fait que mon téléphone
ne sonne pas toutes les cinq minutes. Ce qui aurait franchement le don de m'énerver:
même avec le répondeur en position filtrage, c'est-à-dire branché en
permanence, je résiste rarement à l'envie d'écouter qui peut m'appeler, pour
éventuellement décrocher, bien spur, mais l'impulsion première (vous marrez
pas vous êtes pareil)c'set quand même cette espèce de curiosité de concierge
qui passe le nez derrière le rideau brodé pour voir qui passe dans la rue, si
c'est pas Mme Machin, vous savez son mari l'a quitté y a deux mois, enfin faut
le comprendre, il parait qu'elle boit, si, si, je vous assure. Enfin moi ça m'étonne
pas...
En tout cas Florence, malgrè son prénomteinté de bourgeoisie de province,
elle est née à des milliers de kilomètres d'ici de parents pas du tout
bourgeois en mal d'ascension sociale mais plutôt favorable au mélange des
races entre l'Asie et l'Afrique, voire l'Inde et l'Europe. Du genre Malgache ma
copine, pas un top-model (elle est quand même mignone, je m'inquiète pas pour
ses succès de couche) mais du charme et du caractère. Et ce truc dans le
regard qui fait bien comprendre que sous la couette elle doit pas se comporter
en Bernadette Soubirou mon insulaire.
Mais je l'ai dit, les apparences sont parfois trompeuses, quoique là c'était
inutile de se méfier, les regards étaient pleinement justifiés. Bon, passés
les politesses d'usage - on peut me sortir à peu près partout, le ao sexuel
c'est pas complètement mon truc mais j'arrive à contrôler mes pulsions - on
atterit chez un de ses potes, branché sur Internet...
Ouais, j'avais oblié, on a croisé nos regards dans un restif, j'étais avec
Jean-jean et elle était accompagnée par un mâle et une femelle (femelle qui
commencait à me les briser soit dit en passant: quand on lui a dit qu'on était
musiciens, et vu nos gueules notre dada ça pouvait difficilement être la viole
de gambe, ele a tout de suite demandé comment on se démerdait pour gagner du
pognon et combien et patati, et patata. Du genre étudiante en commerce sans dot
cherchant fils à papa, d'ailleurs on a fini par la raccompagner à Neuilly...
ouf!). Donc restaient Jeanjean (un peu dépité , en fait la casse-burne lui
plaisait mais je vois pas ce qu'il aurait pu en faire), ma copine, son pote et
moi. Ce qui faisait un partout...
Bon, même si Jeanjean s'occupait à explorer Internet avec la tête à claque
j'avais quand même qu'une hâte: c'était de me tirer avec ma petite Malgache
pour lui montrer la couleur de mes draps, on avait commencé à s'entreprendre
sur l'unique pieu de l'appart, j'avais le pelvis façon Bouglione et je sentais
bien que si la siutation s'éternisait trop longtemps on allait commencer à
faire désordre...
Finalement sur les coups de quatre heure du matin je me suis levé en prétextant
l'heure tardive (tu parles!) et on s'est tirés, ma bombe sexuelle, Jeanjean qui
voulait qu'on l'accompagne au RER -pauvre vieux, il a du attendre le train une
heure et demie dans la gare - et moi. Vingt minutes plus tard Florence et moi on
se déssapait en toute hâte pour glisser dans mon page qui n'attendait que ça...
Elle embrassait pas mal, un peu nerveuesement, mais du genre passionée. Moi,
j'avais vingt centimètres d'amour qui attenaient et je commencais à plus
savoir où les mettre. Cela dit, j'aime bien prendre mon temps, en plus son
corps me plaisait, petit et bien formée, les seins fermes et elle avait vingt
sur vingt pout l'odeur. Je suis fou des odeurs. C'est souvent par les odeurs que
je précise mes souvenirs. Et j'ai une sainte horreur des parfums, des mauvais
en tout cas, même des bons: quand y'en a trop... y'en a trop: ça me donne
l'impression de baiser une parfumerie. Même étant gosse, le premier étage des
grands magasins me collait la nausée et une de ces migraines...
Bref sa peau sentait bon et avait bon goût, j'embrassais ses seins, en léchant
délicatement la pointe, ce qu'elle avait l'air d'apprécier: elle comme,cait à
gémir, puis je descendais sur son ventre, ce qui me donnait une irrésistible
envie de goûter à son sexe. Je lui effleurai donc les cuisses avec les lèvres
en les ouvrant légèrement et me mis à la sucer, doucement au début, en lui
faisant le tour des petites lèvres plusieurs fois, puis quand son sexe s'est
ouvert je lui ait gentiment fait monter la pression en lui taquinant le bouton,
si j'ose m'exprimer ainsi...
Je la sentais venir et quand je me suis relevé elle avait mon engin dans les
mains et voulait dire quelque chose: "pas tout de suite, attend un
peu" J'avais pas l'intention de la pénétrer dans la seconde, de toute façon,
les préserv' étaient dans l'armoire.
"- Non t'inquiète: o a tout le temps...
- Ah bon, je suis un peu fatiguée mais je me sens bien...
-T'es fatiguée? Il est pas tard (tu parles! il devait pas être loin de six
du...), j'aime bien ton corps...
- Ah bon, moi aussi j'aime bien comment t'es"
Elle continuait à me caresser les bourses, en remontant de temps en temps sur
la queue, que je commencais à sentir turgescente, émettant un genre de
lumière rouge vif. Comme je disais elle était un peu nerveuse mais c'était
pas désagréable.
"- Non mais il faut qu'on le fasse quand je le sens...
- Qu'on fasse quoi? Ah ouais, mais c'est bon je suis pas pressé, prend ton
temps, on est bien là, non?
- Oui, c'est pour ça..."
Pour moi on était quand même en train de faire quelque chose...
Mais bon, pour l'acte sexuel, je suis pas axé sur la pénétration: j'aime bien
jouer mais je sentais chez elle un petit flip, mine de rien... Peut-être que la
première fois elle était un peu timide, c'es pas l'impression que j'avais,
mais je la connaissais pour ainsi dire pas, alors... On sétait allongés, j'étais
penché sur elle et caressait son corps avec la main gauche, celle où j'ai les
ongles courts (la plus proche du coeur comme disait Hendrix, mais lui il avait
une excuse: il était gaucher).
Le truc que j'aime bien chez les Asiatiques en général, c'est la pilosité très
limitée et la forme du poil, presque pas frisé. Chez une feme je trouve ça très
esthétique, cette petite touffe qui ne déborde pas sur les cuisses et qui
s'arrête au périnée juste avant l'anus. Bon, je sais, maintenant la plupart
des femmes se font le maillot mais la peau de poulet est encore pire que le
tablier de forgeronne si vous voulez mon avis. En fait, j'adore ce creux entre
le pubis et les cuisses: c'est là où chez la femme la peau est la plus douce.
Qu'est-ce que vous voulez, je suis un grand sensible...Donc, je la carressais
gentiment, passant mes doigts dans les poils de son pubis pendant qu'elle me
branlait avec ses deux mains et se relevait légèrement pour engloutir le bout
de mon chibre dans sa petite bouche.
Pour la fellation, elle était pas championne du monde. En fait, elle s'y
prenait comme un pied mais elle avait le palais frais. Elle ne savait ni lécher,
ni sucer, elle essayait de me pomper (on était passés au soixante-neuf de
rigueur) mais je sentais ses incisives me racler le bas du gland à chaque fois
qu'elle enlevait mon engin de sa bouche.
"-Ouch! Attention, pas les dents!
- Oh pardon! Je t'ai fait mal
- Non, ça va, mais si tu continues, tu va m'estropier"
J'avais son machin sous le nez, ses petites fesses s'agitaient pendant que je
glissais mon index mouillé dans son trou de balle en continuant de la sucer.
Son anus était ourlé, le tour légèrement dur et avait avalé mon doigt sans
pression... Ce qui m'a fait tout de suite penser qu'elle devait prendre du fion
plus souvent que la moyenne. Il est vrai qu'à Madagascar, c'est un peu une
tradition, comme dans d'autres pays, d'ailleurs, c'est l'épreuve du feu pour
toutes les jeunes filles bien avant qu'elles ne perdent leur virginité.
Comme elle se sentait un peu embarassée vu ma réflexion sur ses talents
d'avaleuse de sabre elle s'est vite retournée pour m'embrasser, j'avais enlevé
mon doigt de son trou du cul et elle se mettait sur le dos. J'en ait donc déduit
que c'était le moment, de toute manière j'étais tellement excité que si elle
continuait à me caresser la queue j'allais pas tarder à lui juter dans les
mains. Je me dirigeai donc vers l'armoire pour prendre les capotes, m'en enfiler
une sur le bout et la pénétrer sauvagement. Faut dire que j'ai eu un peu de
mal à rentrer, mais une fois dedans, c'était plutôt confortable, pas du tout
ce que j'escomptais vu son petit format. Mais, je le redirais encore une fois,
faut pas se fier aux apparences...
Je la sentais commencer à prendre son pied mais il y avait tojours cete petite
tension quand les muscles des cuisses se tendent de temps à autre...
J'avais pourtant commencé tout doucement, presque pas de va-et-vient mais des
petits mouvements pour qu'on trouve nos marques. Un petit peu sur les côtés,
un petit temps d'arrêt d'imperceptibles secousses. Je lui mettais tout quand même
de temps en temps, histoire de buter sur son pubis. Elle gémissait de plus en
plus fort, moi aussi, et tout naturellement je commencais à la ramoner velu. De
temps en temps je faisais sortir ma queue, puis la rentrais gentiment de
nouveau. Ca s'annonçait plutôt bien jusqu'à ce qu'elle gigote bizarrement.
"- Tu me fas mal, arrête, tu me fais MAL!
- Je t'ais fait mal?
- Non mais ça me brûle, t'es trop gros"
Ele avait quand même vu ma queue de près, et elle avait pas commenté...
Je vous ais dit qu'on se connaissait pour ainsi dire pas mais je trouvais ça étrange,
on était sur le point de venir tous les deux et c'est précisément à ce
moment là qu'elle se met à geindre. Je me suis pas alarrmé, ça me gonflait
mais je lui ais pas fait sentir: je suis redevenu gentleman en une fraction de
seconde.
Ou alors c'est une compliquée ou alors elle est vraiment étroite, ceci-dit,
j'ai vraiment connu plus tight et ça a pas posé de problème.
Bon, je dis pas... Dans le Kama-Sutra, je serais plus proche de l'éléphant que
du lapin, voyez? C'était pas la première fois qu'on me le disait, bien sûr,
d'ailleurs en général ça plaisait plutôt mais là j'ai eu l'impression
d'effrayer... Je suis bien monté, d'accord, très bien monté même si vous
voulez, mais je suis quand même pas à classer dans la catégorie des monstres.
Quand je regardais ds pronos de manière régulière, j'avais une petite amie
qui adorait mais c'est une autre histoire (depuis j'ai arreté: je suis devenu végétarien),
j'ai vu quelques sujets avec des chibres capables de la couper en deux ma bête
de sexe...
Bon, ne vous méprenez pas, je ne suis pas centré autour de ma queue, j'en tire
pas de fierté particulière même si Florence me dit que plein de mecs doivent
me l'envier, ma queue. Ce qui, compte-tenu de otre problème, est quand même
une drôle de réflexion... C'est plutôt le contraire, elle me complexe un peu
ma queue, pas à cause de la taille, masi comment dire?
En fait le toubib qui m'a circoncis a fait ça comme un chancre, je vous prie de
croire que quand le bistouri a atterir miraculeusement dans sa main droite par
je en sais quel prodige d'équilibre luttant avec la pesanteur, il en était pas
à son premier pastis de la journée, le sus-nommé, ni même à son dixième
d'ailleurs... Il m'a fait ça façon sculpture gothique, avec velléité
d'artiste s'il vous plaît. Façon puzzle si j'ose m'exprimer ainsi... Bref, un
jazzman: porté sur l'improvisation, l'inspiration du moment en quelque sorte.
Chibre avec cicatrices, ce qui ne manque jamais de provoquer les questions
multiples et stupides de mes camarades de jeu qui s'imaginent les scénarios les
plus tordus... Alors que c'est jamais qu'un médecin de campagne qu'a trop arrosé.
Bon, cette nuit-là, on a réessayé une fois, ceci-dit elle a quand même pas
arrêté de me titiller, mais même scénario à part qu'elle s'est effrayée un
peu plus tard (j'en ais déduit tuot compte fait que c'était une
casse-couilles) mais je suis enfin venu.
Comme je vous l'ai dit plus haut, je suis pas obsédé par la pénétration mais
comme question bouffarde il fallait oublier et que ça faisait un bon bout de
temps qu'on se tripotait, je commençais à avoirles sachets façon centrale
nucléaire, fission de l'atome, voyez? Et puis à minauder, elle commençait à
me les briser.
On s'est endormi (j'ai précisé que le elndemain j'avais un rendez-vous de
boulot en début d'après-midi!), on s'est réveillé et comme je sentais
l'incruste j'ai du être désagréable et elle s'est finalement tirée ce qui
nous a soulagé tous les deux.
"- Salut ça va? C'est Florence"
Je venais de décrocher le téléphone et de me réveiller. Ah ouiah, c'est
vrai, je lui ai filé mon numéro de tube l'autre jour...
"- Humm ça va ouais, et toi?
- Oui, super, il fait vachement beau dehors, j'te réveille?
- En quelque sorte...
- Mais il est midi passé!
- C'est l'heure où j'émerge, tu vois?"
Bon, je m'attendais pas à ce qu'elle me rappelle, je savais qu'elle restait
encore une semaine à Paris, mais vu nos adieux...
De tuote manière, j'avais jeté le numéro qu'elle m'avait donné en province
et j'avais pas voulu celui de la copine chez qui elle restait à Paris. Je lui
avais évasivement dit que si elle voulait elle pouvait m'appeler mais comme
elle avait tellement de choses à faire, de potes à voir, etc... Bref, elle me
demandait ce que je faisais le soir même. Comme j'avais rien de prévu et un
seul regret: de ne pas lui avoir pris le petit j'ai dit OK voyons nous à vingt
et une heure à "La Table au Mur", tu verras c'est un bar sympa...
Elle m'avait ramené son pote à l'appartement avec Internet dedans et une autre
tête à claques. Ca commençait bien... Ils voulaient tous aller dans un autre
bar pas loin où il y avaiat un genre de fête et deux amis que je venais juste
de quitter et qui y allaient dîner... Encore mieux... Faut dire que dans mon idée
c'était purement sexuel et que je comptais pas passer la soirée à la séduire
vu que c'était déja fait... En plus ses potes voulaient aller plus tard dans
une autre soirée à l'opposé de Paris, certainement un endroit avec plein de têtes
à claques... Comme ellle m'a dit qu'on ferait comme je veux j'ai dit OK on se
tire et on marche jusqu'à chez moi, il fait beau j'ai pas envie de m'enfermer.
O a finalement pris un verre pas loin de chez moi, en terrasse, et je dois dire
qu'elle était très séduisante, très tendre et je commencais à mettre son
attitude de l'autre soir sur le compte de la fatigue.
"- Qu'est-ce qu'on fait après?
- Rien. C'est cool là, non? Onprend un verre et on marche tranquillement jusqu'à
chez moi...
- Ah bon, j'ai envie de faire des trucs rigolos, je suis à Paris pour peu de
temps...
- Ecoute: aujourd'hui c'est samedi soir et c'est normalement un soir où je
reste chez moi, la plupart des quartiers j'ai même pas envie d'y passer en métro.
- Pourquoi, c'est dangereux?
- Non, pas vraiment, mais tous les blaireaxu sont de sortie, la banlieue envahit
Paris, se met raisin avant de sortir en boîte et la plupart d'entre eux sont
des mâles assoiffés de sexe et comme quatre-vingt dix neuf pour cent du temps
ils se font jeter ils se rabattent sur la baston, c'est un truc millénaire...
- Tu me fais rire comme tu parles!
- Ouais, non mais sans rire je préfère rester dans ce quartier ce soir
- On fait comme tu veux je t'ai dit... En fait ça fait depuis ce matin que j'ai
envie de te dire quelque chose mais c'est coquin...
- Super, c'est quoi?
- Oh non, j'ose pas, c'est trop coquin..."
J'avais mon idée, mais j'avais pas envie d'insister. Je sentais qu'elle voulait
attiser ma curiostié, voire même m'exciter mais y'avait vraiment pas besoin:
j'étais à point... On s'est finalement tirés, bras dessus bras dessousn et on
est rentré à pieds chez moi... A peine la lumière alumée, halogène position
minimum, on s'est jeté dessus, on a déplié le lit, on s'est déshabillés et
on s'y est mis furieusement.
Décidemment elle était sensible du fion, à peine mon doigt s'attardait sur
son trou de balle elle s'embrochait dessus en se tortillant et en râlant. J'étais
dessus et elle guidait ma queue avec ses mains, se caressait avec, me branlait
gentiment et moi j'étais sur ses seins, sa bouche. Il y avait vraiment un truc
passionné, bestial entre nous: on était mûrs. Et puis je em disais que je
devais pas l'effrayer tant que ça puisqu'elle y retournait. Elle commençait à
se caresser l'anus avec mon bout et j'avais quand même l'impression qu'elle
essayait de s'enfiler dessus, comme ça, à sec.
Evidemment on peut pas direque ça fonctionnait, elle devait êre en transe
parce que vu mon format... Enfin, je vous ai fait l'historique.
Je me suis levé pour aller chercher les capotes et le matos dans l'armoire et
en revenant, après m'être enfilé une Mannix sur le bout, bien lubrifiée, je
lui attaquais le fion avec le gland. Elle s'était retournée mais je voulais
pas forcer, de toute manière y'avait pas besoin, elle devait prendre plus gros
par derrière que par devant...
"- Non, pas par là, pas tout de suite.
- Ah bon!..."
On l'a fait levrette classique, ma position favorite. Pas longtemps car elle m'a
refait le même scénario: je lui fait mal, je suis vachement gros et patati et
patata... On a changé de position, essayé des variantes et invariablement
juste au moment où je commençais à venir (et elle aussi d'ailleurs...): Aïe,
Aïe ça me fait MAL! On arrête, attend un peu.
Et même pas capable de me finir en suçant, la gueuse... Je commençais à
faire la gueule, inutile de le dire... En plus, il était relativement tôt et
je sentais que si il fallait me la carrer encore quelques heures j'allais
atteindre mes limites!
Elle me refait le même coup trois
jours après, je le crois pas.
Ceci-dit, après coup, j'ai pensé que ce qu'elle cherchait c'était de se faire
sodomiser dare-dare, un peu forcée. Comme je lui mettais systématiquement un
doigt dans le fion elle a du croire que j'étais du genre sodomite en puissance
alors que vu mes mensurations vous imaginez bien que c'est loin d'être le cas,
je fais pas régulièrement la voltige avec une star du hard...
Certainement un schéma qu'elle répète, depuis sapremière expérience, un
truc inconscient, ou conscient, on s'en fout. Le côté macho, la violence, la
domination, c'est pas mon truc, et puis dès que ça devient compliqué je me
refroidit et je m'irrite facilement.
Donc on est là, côte à côte sur le pieu, et je sais pas pourquoi mais elle a
toujours au moins une main en train de me caresser le chibre. Elle bouge, elle
se gratte, ellle est sur un coude, mais il y a toujours cette main, alors évidememnt
je bande comme nu cerf et ça m'énerve... Elle essaye bien de me sucer de temps
en temps mais elle s'y prend toujours aussi mal et puis il paraît que sa bouche
aussi elle est trop petite, et puis ça lui fatigue les mâchoires, elle peut
pas le faire trop longtemps... ouaih, ouaih, OUAIH!
"- Bon écoute, je préfère que tu me touches pasn si c'est juste pour
m'exciter, oublie!
- Oui mais c'est si tentant
- Attend, comprend que c'est pas le pied quand même, ça va commencer à
s'infiltrer dans les muscles avec la pression!"
J'avais choisi de dormir après cette petite mise au point, j'avais pas juté,
ma queue devait faire le triple de son volume normal en plein coït, du moins
c'est ce que je ressentais: j'osais pas me regarder ni me lever pour aler pisser
(et même alors, comment faire?) par peur de tomber en avant et de me planter
tout droit dans le sol...
Elle a parlé toute seule encore un petit moment et puis elle a dû
s'endormir...
Le lendemain je me suis réveillé en bougonnant que j'allais préparer le p'tit
dèj, j'allais pas la jeter dans la rue comme une malpropre même si j'avais
envie qu'elle se tire fissa, et elle me refait le même sketch aussitôt la
dernière gorgée de café avalée: baisers passionnés, mains partout sur ma
queue, son fion sur mon doigt, etc...
"- J'espère que ça me fera pas mal ce matin
- T'as pas intérêt!
- C'est pas moi, c'est toi: t'es trop gros
- Oh non, tu va pas recommencer!"
J'étais pas de très bonne humeur mais j'avais encore le priapisme d'hier, je
sais même pas si j'ai débandé pendant la nuit... Je m'imagine facilement la
besognant avec les yeux injectés de sang... Enfin on a écourté les préliminaires,
elle était en-dessous, j'avais passé ses jambes sur mes épaules et je la
ramonais doucement, je faisais monter la pression, puis doucement encore... Puis
il a fallu qu'elle parle:
"- Mais dis le moi, DIS LE MOI!é
Je m'étais arrêté, ma queue était toute entière dans son vagin
"- Dis moi quoi?
- Que tu veux jsute me baiser, tu sais ça me dérange pas!
- Il me semble que c'était clair depuis le départ, non?
- Non mais dis-le moi et puis demande-moi tout ce que tu veux de moi, tu sais je
dis rarement non, je suis toujours d'accord"
Evidemment c'était au moment où je sentais que j'allais commencer à jouir, ma
queue m'envoyait au cerveau des signaux de couleur rouge et tremblait à
l'intérieur de sa chatte. J'ai repris de plus belle et je l'ai bourrée de
toutes mes forces, je l'ai pas enculée, je voulais pas lui donner satisfaction,
je serais venu tout de suite et puis je suis pas bien sûr que mon cerveau
fonctionnait à cent pour cent de ses possibilités à ce moment...
Je suis allé jeter la capote dans la poubelle dela cuisine, elle se rhabillait
et puis elle s'est dirigée vers la porte de l'entrée.
"- Tu vois, c'était simple. Bon ben à jamais alors je suppose?"
Pour la première fois je décelais une trace de cynisme dans sa voix.
"- Ouaih c'est ça, àjamais!"
Et je claquais la porte.
Deux, trois jours après, je m'apprêtais à sortir prendre un café à une
terrasse des Buttes Chaumont quand le téléphone s'est mis à sonner, avec
insistance.
"-Salut, c'est Florence, je voulais te dire au revoir et m'excuser pour mon
attitude de l'autre jour, je rentre à Bordeaux ce soir.
- Hummm... C'est bon c'est pas grave. Rentre bien!
- Ben à bientôt alors, salut!
- Salut"
J'ai décidé de ne plus jamais la revoir.
Tout cela est bien difficile.
Comprenez-moi, je viens coup sur coup de m'enfiler huit albums de Goossens, et,
cerise sur le gâteau, "J'ai réfléchi pour vous" qui outre le privilège
d'être un formidable titre et de nourrir les insatiables rollinophiles qui
hantent les caves du site, se révèle être tout simplement un fabuleux recueil
de chroniques. Je sais bien qu'on va me taper sur les doigts, mais en plus de la
qualité, je trouve tout de même des points communs entre cette réflexion et
la haine ordinaire.
Or donc, alors même que je me croyais requinqué, prêt à casser de la vieille
dame acariâtre comme du sauvageon nicotinophile (ce qui n'est pas un problème
du moment que je peux moi-même m'empoisonner sans trop me faire traiter d'enculé,
ça m'agace, non je ne me fais pas enculer, ne fait pas courir des bruits sans
fondement sur moi, s'il-te-plait. Non, je ne suis pas non plus ton cousin, ça
se saurait.), la lecture tellement concentrée dans le temps (ou "rapide au
niveau du temps" pour les plus Delarue d'entre vous) du résultat de tant
de talent me conduit à une forme de lassitude extrême, ainsi que la formation
de phrases trop longues, d'appartés hypertrophiés et d'alitérations
douteuses.
Par exemple, je projetais de vous parler de l'expression "se geler les
couilles". C'est ridicule: les véritables cas de gel testiculaires se
comptent sur les orteils restants d'un alpiniste perdu! Enfin, je pense, les
statistiques se font l'écho d'un silence assourdissant sur le sujet. Notamment
parce que le gel s'attaque aux endroits exposés et aux extremités; or, même
si l'on parle souvent d'une troisième jambe pour la verge qui coiffe fièrement
le couple qui nous intéresse, les burnes n'ont rien d'une extremité. Elles
sont dehors pour avoir moins chaud, et restent tout de même recouvertes de
nombreuses couches de vêtements et d'une certaine quantité de poils, sans
compter la proximité des cuisses et du fameux popol; et d'autant plus qu'on se
les gèle (je parle du taux de couverture des couches de vêtements). Et dois-je
vous rappeler que les plus sujets au froid dans les extremités sont les femmes,
qui, sauf cas exceptionnel (coucougnettes rentrées) ou pratique intensive d'un
sport accompagnée d'ingestion en quantités déraisonnables de "complément
alimentaire protéiné", n'ont pas de couilles à proprement parler. C'est
dire l'absurdité du concept.
Ou alors, une anecdote que je gardais dans mon sac à malice. J'ai vu récemment,
dans la partie librairie d'un grand distributeur en quatre lettres ce nom de
rayon: "Livres lus". Ah ça! C'est ce que tout le monde veut, témoin
cette citation attribuée à plein d'opportunistes de la citation (des fils
spirituels de La Bruyère et de La Fontaine. Si vous m'entendez, les deux, là:
salopes!) et que je m'attribuerais donc dans la foulée: "Un classique,
c'est un livre que tout le monde veut avoir lu et que personne ne veut
lire" (La Rochefoucault, Wilde, Guitry, Fogiel). Il m'auara bien fallu
quelques instants d'émerveillement avant que la réalité édentée ne se dévoile:
il s'agissait de la vente sur supports divers de l'enregistrement de textes.
Oui. Ca existait un peu plus il me semble en Albion, où l'on peut voir des
merveilles comme les Discworld lus par Tony Robinson (Baldrick dans Blackadder,
notamment). Enfin je dis merveille, mais c'est mon imagination qui joue: je n'en
ai jamais écouté, je lis moi-même mes livres, je fais mon propre casting,
quitte des fois à niquer la description de l'auteur, non mais.
Encore, même, j'aurais pu évoquer "passez-moi l'expression", honteux
chantage sous couvert d'appel à la bienveillance de l'auditoire (parce que ça
n'est évidement pas une question, comme la plupart des formules dites "de
politesse" sous forme interrogative dans lesquelles se drapent les
sagouins) précède généralement la plus anodine des familiriatés, voire pas.
Je m'en explique, autant que faire se peut, par un exemple: "passez-moi
l'expression, mais ça m'a tout de même un peu enervé". Et je vous parle
même pas de "Je m'en explique, autant que faire se peut", qui sert
juste à précéder les deux points.
Ou j'aurais pu donner dans la banalité. Je me souviens encore de ces
engagements pris, à grand renfort d'affichage, par la RATP, notamment sur la
ligne A du RER, de tenir les passager informés de la raison pour laquelle ils
sont coincés dans cette putain de rame. Eh beh, 90% du temps , ça se résume
à un laconique et injurieux: "Veuillez patienter quelques instants s'il
vous plaît". Comme si on avait le choix. Alors forcément, la haine de ce
machiniste dans sa tour d'ivoire, elle monte. Faut pas s'étonner si on va crâmer
des bagnoles après ça, même si la logique exacte de ce comportement peut ne
pas apparaître au premier regard. Tenez, pas plus tard qu'aujourd'hui, j'ai été
coincé deux fois au cours du même trajet, autant vous dire que ça fout les
boules, notamment la deuxième fois où je ne faisais qu'une station sur la
ligne et où la rame était à quelques mètres du quai (je vous autorise à
faire une pause pour compatir). Eh bien cette même seconde fois, j'ai su que c'était
à cause de crétins sur les voies, et le peu d'humanité mis dans l'annonce par
la machiniste a quelque peu adouci mon attente, même si chié. Alors on me dit
souvent, puisque je m'en ouvre régulièrement à mes amis (de moins en moins
nombreux, seuls les fidèles restent): "Oui mais ils savent pas
toujours". Et bien acceptons notre ignorance, machinistes, et, rêvons un
peu, hommes de tous pays. N'ayons plus peur de dire "je ne sais pas",
plutôt que "c'est de la faute aux juifs". C'est un exemple.
D'ailleurs c'est incorrect, on devrait dire "c'est la faute des
arabes" Triste constatation toutefois, se concluant sur une note, que
dis-je, une harmonique d'espoir, sur une bonne quinzaine d'années d'utilisation
régulière des transports en commun, j'ai entendu une fois les haut-parleurs de
la rame où j'attendais, contraint et forcé, un homme admettre son ignorance de
la situation; s'adresser à nous comme à des humains respectables et
responsables, en somme. Voix anonyme du métro, je ne t'ai jamais oubliée.
Je pensais récupérer une contribution (mémorable d'après un jeune nique-ta-mère-t'aura-un-p'tit-frère
ami de notre candide riigolax, qui le disait avec ses mots à lui) sur les
escalators; faut vous dire: aucun candidat aux élections, fussent-elles
locales, ne veut se risquer à aborder le sujet, c'est un camouflet à la Police
de la Pensée que de pouvoir publier ceci sur le réseau; bref... Où en étais-je...
Escalator, oui! Voilà: une contribution sur le forum que je pensais postériser
ici, une saillie virile sur les escalators. Eh beh il aura fallu me rendre à l'évidence,
tout ceci, et tout le reste en sus, tout ceci est du sous-Rollin. Vous allez me
dire, "Rooooooooaaah mais déconne pas, c'est toujours mieux que du
sous-lagaf", et je répondrais: arrêtez de faire du sous-Goossens.
Voilà, ces lectures m'ont rapetissé. J'aurais aimé dire "dwarfed",
qu'on pourrait traduire par "nanisé", sauf que c'est laid. Alors que
dwarfed, c'est sonore, c'est imagé. Bientôt, un article sur le complexe des
français face au génie de la langue anglaise, et "pourquoi c'est pas du
vocabulaire dont ce qui faut faire gaffe à rapport aux langues étrangères".
Je pensais également donner un petit coup de pouce à un mot méconnu, pour lui
permettre un petit regain de popularité, un peu comme le "marquis de
Vertecouille" qui tient au coeur de l'auteur de la puce à l'Oreille, dont
j'oublie le nom mais certainement pas l'oeuvre. Le mot d'aujourd'hui est:
Ordovicien.
Vous me remercierez plus tard.
Où il est question de comiques et de télévision - Un couteau économe trouve un usage inattendu
A propos de Bedos, cette anecdote...
(1) Fogielland, il y a deux ou trois semaines: Guy Bedos est invité par le
faux-méchant vrai-commère. Il vient faire sa tournée des popottes, logique.
Il n'y a à ma connaissance guère que Lemercier et Rollin qui ne fasse pas le
tour des plateaux télé avec leurs extraits de spectacle sous le bras, mais
nous y reviendrons plus bas. Puis arrive Mylène Demongeot qui vient de sortir
un livre où, si j'en crois le résumé de Fogiel et l'opinion que j'ai de lui,
elle "révèle" quelques détails croustillants ou non; ce qui
constitue visiblement une petite partie du livre (8), mais évidemment celle sur
laquelle pupute a flashé. Elle y dit par exemple que la Signoret avait tendance
à martyriser les jeunes premières (enfin, tout ce qui était plus jeune, moins
imbibé et crevassé); et notamment qu'à une première projection elle avait
rembarré une actrice (9) avec style, du genre "retourne faire la caissière,
gouinasse" (10). Là, Bedos, "Mais je connaissais bien Simone, elle
devait dire ça pour rigoler, non?"; Mymy: "Non", le pruneau:
"Parce que des fois on dit des choses d'une certaine manière et...";
Lèlène: "Non, je vous assure que non". Malheureusement pour Bedos,
Mylène est souriante, ne semble pas aigrie ou revancharde pour un poil, a de la
répartie. Elle est donc moins facilement attaquable qu'un Raoult, par exemple.
Donc notre ami (12) la ferme.
Les plateaux, donc, avec des comiques... (28) A la question "qu'est-ce qui
vous agace le plus", je pourrais répondre, suivant l'humeur (31), "la
promo faussement spontanée des comiques de métier dans les émissions de
divertissement à caractère convivial" (13) Prenons un comique de marque
X. Il a démarré dans le métier il y a deux ou trois ans, fait le pique
assiette et sympathisé avec Arthur (15), Farrugia (16), Ardisson (17), Fogiel
(18), Ruquier ou d'autres, mais dans ce cas son plan média est en panne. Il a
donné le pitch de son spectacle, une gallerie de personnage étonnante, mais
mon inspiration, je la trouve dans la rue, autour de moi, dans un ascenseur, usé
son sketch d'appel jusqu'à la corde; bref. Il revient avec un nouveau
spectacle. Cas Numéro 1: Un extrait est diffusé pendant l'émission. Cas Numéro
2, et c'est là où que j'voulais en v'nir: l'animateur fait
"rebondir" son invité sur un sujet de sketch. Sous les yeux médusés
des spectateurs (21), il se lance dans une impro freestyle époustouflante... Dès
la fin de la prestation, on apprend qu'il s'agit d'un extrait du spectacle. Et là
je dis "sa mère la pute", car je suis enervé (22). Récemment vu
chez Ruquier avec un "squetch" qui m'a amusé (23), mais enervé
aussi, bien entendu, pour cette même raison. Et festival de Dubosc chez
Ardisson dans son rôle de dragueur-macho, c'est tout de même son gagne-pain
(24). Tout ça, quelque soit la drôlerie intrinsèque des interventions,
commence sérieusement à me les éplucher (25).
(1) Il est toujours question de Bedos sur ce site (2), il suffit de lire le
sous-titre.
(2) D'ailleurs, au moins une chose n'a pas changé, la page principale qui
s'appelle "nouvelle page". Ca ne s'invente pas. Lamer (4), va
(3) Je suis désolé d'emprunter la méthode des notes imbriquées à un autre
Marcel. Mais c'est tellement bon. "Les artistes empruntent, les bons
artistes volent" (6) (7)
(4) A ce propos, moi qui parlait élogieusement de quelques morceaux de bravoure
dans Joystick, un magazine consacré aux jeux vidéo sur PC et non le fétichisme
du bretzel
(5), j'ai découvert un peu tardivement que le responsable du site azerty01/Trouduculz
Hideout, un petit monument, était rédacteur du journal. Voilà.
(5) Oui, ça m'est venu comme ça, rien à voir avec ce qui fait les choux gras
de Ruquier et des guignols, entre autres. La réalité est parfois bien plus drôle
que ce qu'on essaye
d'en tirer.
(6) Ou quelque chose comme ça
(7) Même si je comprend l'intention dans la phrase, j'ai toujours des doutes
quand à son interprétation.
(8) c'est du moins mon a priori
(9) Mylène? On s'en fout un peu
(10) Je le dis avec mes mots à moi (11)
(11) Oui, je me suis approprié "gouinasse"
(12) Oui, bon, hein
(13) Ou d'autre chose (14)
(14) Et éventuellement en des termes plus grossiers
(15) Et donc Farrugia
(16) Et donc Arthur
(17) Et donc pas Fogiel (19)
(18) Finissez la séquence (19)
(19) Sauf dans le cas de Ruquier
(20) Si vous allez à gauche, rendez vous au (9), sinon rendez vous au (11)
(21) ou les yeux des spectateurs médusés, peut-être
(22) Ben quoi? Qu'est-ce que vous n'avez pas compris là-dedans?
(23) No Mea Culpa Inside
(24) Résistons ensemble aux tentatives de jeu de mot facile. Comptons jusqu'à
trois en respirant profondément.
(25) Rapport au couteau économe. Vu que j'avais fait le titre avant, je me
demandais bien si et comment j'allais le placer
(26) Un fantastique exemple de ce genre de titre (et de sa pertinence ou non, et
de sa drôlerie) dans "Au Bout du Labyrinthe" de Phillip K. Dick. Vous
me remercierez (27)
(27) Du moins je l'espère, tas d'ingrats.
(28) Attendez... je retrouve ma fiche... (29)
(29) Oui, cette note a été rajoutée après. bRaVo. Belle perspicacité.
Grattez-vous le menton en lançant des "ah mais c'est un bon lecteur,
ça!", prenez 10 points d'expérience
et avancez de trois cases. (30)
(30) Variante du Kamoulox
(31) Ah, trop fort! C'est dingue non? // addendum de l'édition de 1595 //
Pas trop d'effets de manche
aujourd'hui. A peine une remarque sur la traduction de "The truth is out
there", phrase qui nous dit quand même que la vérité est dans le coin.
Sinon, je vous livre, brut de décoffrage, quelques résumés de livres extraits
d'un extrait de catalogue, dans une collection de J'ai lu aujourd'hui défunte:
<B> L'AVENTURE MYSTERIEUSE du Cosmos et des Civilisations Disparues
</B>
BARBARIN Georges
A. 216* L'énigme de la Grande Pyramide
Cette construction colossale qui défiait les techniques de l'époque représente
la science d'une grande civilisation pré-biblique et porte en elle la marque
d'un savoir
surhumain qui sut prédire les dates les plus importantes de notre Histoire.
BARBARIN Georges
A. 229* L'énigme du Grand Sphinx
L'obélisque de Louksor, depuis qu'il a été transporté à Paris, exerce une
influence occulte sur la vie politique de notre pays. De même le grand Sphinx
joue un rôle
secret dans l'histoire des civilisations.
BARBARAULT Armand
A. 242* L'or du millième Matin
Cet alchimiste du XXe siècle vient de retrouver l'Or Potable de Paracelse,
premier degré de l'élixir de longue vie. Il nous raconte lui-même l'histoire
de cette découverte.
CHARROUX Robert
A. 190** Trésors du monde
Trésors des Templiers et des Incas. Trésors du culte enfouis lors des persécutions
religieuses. Trésors des pirates et des corsaires, enterrés dans les îles des
Antilles.
L'auteur raconte leur histoire et en localise 250 encore à découvrir.
FLAMMARION Camille
A. 247** Les maisons hantées
Le grand savant Camille Flammarion a réuni ici des phénomènes de hantise
rigoureusement certains prouvant qu'il existe au-delà de la mort une certaine
forme
d'existence.
LE POER TRENCH Brinsley
A. 252* Le Peuple du ciel
"Les occupants des vaisseaux de l'espace ont toujorus été avec
nous", écrit l'auteur. "Ils y sont en cet instant, bien que vous les
croisiez dans la rue sans les
reconnaître. Ce sont vos amis, le Peuple du ciel".
LESLIE et ADAMSKI
A. 260** Les soucoupes volantes ont atterri
Le 20 novembre 1952, George Adamski fut emmené à bord d'une soucoupe volante.
C'est ainsi qu'il put nous décrire la ceinturede radiations Van Allen découverte
ensuite par les cosmonautes.
[On y trouve aussi un livre mystique de l'évêque Pike, un pote de Philip K.
Dick]
SADOUL Jacques [eh oui]
A. 258** Le trésor des alchimistes
L'auteur prouve par des documents historiques irréfutables que les alchimistes
ont réellement transformé les métaux vils en or. Puis il révèle, pour la
première fois en
langage clair, l'identité chimique de la Matière Première, du Feu Secret et
du Mercure Philosophique.
SENDY JEan
A. 208* La lune, clé de la Bible
L'Ancien Testament n'est pas un récit légendaire, mais un texte historique décrivant
la colonisation de la Terre par des cosmonautes venus d'une autre planète (les
Anges). Des traces de leur passage nous attendent sur la Lune qui sera alors la
"clé de la Bible".
TARADE Guy
A. 214** Soucoupes volantes et civilisations d'outre-espace
Des descriptions très précises de soucoupes volantes ont été faites au XIXe
siècle, au Moyen Age et dans l'antiquité. La Bible en fait expressément
mention. Une
seule conclusion possible: les soucoupes sont des astronefs d'une civilisation
d'outre espace qui surveille la Terre depuis l'aube des temps.
WILLIAMSON G.Hunt
A. 289** Les gîtes secrets du lion
Le savoir perdu des anciens maîtres de la Terre n'est pas totalement perdu.
Dans certains lieux connus de très rares initiés, les gîtes du lion, des
archives secrètes
attendent encore d'être révélées.
L'heure est grave. D'abord j'ai cru
que c'était passager, mais je dois me rendre à l'évidence: je suis tari. Je
n'ai plus d'humeur.
Oh, j'arrive bien à me rendre maussade de temps en temps, ne serait-ce qu'en
empruntant le métro, mais rien ne sort. En plus, les gens autour de moi sont drôles,
naturellement, alors je ris. Les filles rient aussi, et d'un seul coup on oublie
tout, même la rediffusion d'un vieux spectacle "Bedos, Boujenah & Smaïn".
On apprecie Frank Herbert, on trouve très drôle qu'un auteur allemand e SF
s'appelle Herbert Franke, on en veut pas plus que ça à Ardisson de produire
Boyer et Ruquier. Enfin, on, je. Et puis Miller se fait virer par Drucker, ça
met de l'animation.
Alors j'ai songé à créer artificiellement de l'humeur, mais je me suis dit
que si on me faisait pisser dans un bocal, ma carrière serait ruinée, avant même
qe de commencer. J'ai donc décider de pisser dans un bocal que j'aurais choisi,
moi. Mais lequel choisir justement? Finalement j'en ai retenu une bonne dizaine,
mais ça a pris lontemps tout ça, et qu'est-ce que je vais bien pouvoir en
foutre, nom d'un con! Je me suis alors rememoré une partie de cette soirée
dans un bar je ne sais plus où, on m'avait affirmé que les japonais buvaient
leur urine, que c'était bon pour la santé: un marché s'ouvrait pour moi. Mais
quel pays serait donc déficitaire en urine? Je finis par trouver des
partenaires dans cette histoire, mais si je racontais tout, beaucoup de têtes
pourraient tomber. Sachez donc juste que je me retrouvais la bite dans l'eau et
le bec sous le bras, et que les Philippines et l'Argentine ont désormais
quelques visiteurs de plus. Quant à moi, dans ma rue, en bas, toujours cette
voiture, avec ces messieurs qui lisent des journaux, toute la journée, toute la
nuit, puis ça recommence.
Evidemment, tout s'accumulant, j'ai songé à tout plaquer. Et puis, finalement, en griffonant mon nom sur mes murs avec mes excréments, j'ai voulu tenter ceci: le real-billet d'humeur, qui me survivra peut-être. C'est ma chance, c'est mon message. Ceci est une bouteille à la mer, un enfant aux grands yeux qui pleure, qui pleure. Ses yeux disent: "pourquoi m'as-tu abandonné, maman, pourquoi?". Mais ce qu'il ne sait pas, c'est que sa mère est morte, il ne le comprend pas et jamais il ne le comprendra vraiment. Mais qu'importe finalement, si vous l'ignorez il agonisera, et ses cris silencieux résonneront à jamais dans votre coeur, c'est un peu vous que vous assassinerez.
Vous me dégoûtez.
Que fait un billetiste humoriste
lorsqu'il est d'humeur égale? Que malgré sa mauvaise foi qu'aucun rémouleur
ne pourrait rendre plus acérée, surtout si on fait fi de l'image, ne trouve
aucun objet digne de son ire dans les délais impartis (et vu mon potentiel de
mauvaise foi et les délais laches dont je dispose, imaginez un peu les
billetistes humoristes quotidiennistes)?? Entendons-nous bien, je ne vais pas
vous refaire le coup de "ceci est un billet expliquant pourquoi je ne fais
pas de bllet", les récents textes de Rollinou et Vélo sur Rocca décourageraient
le branleur que je suis (oui, je tape avec une main). Non, simplement c'est
l'occasion pour moi et pour vous par procuration d'entrer dans le cerveau d'un
"BH" à ce moment critique. Une rapide étude billetologique
nous conduit à penser qu'alors le BH griffone des textes pour ses prochains
romains ou essais, il fait payer ses brouillons à son employeur. Enfin pas moi:
c'est peanuts, keudchie. Pendant que Guérande se fait péter la panse, je mange
des Panzani pas cuites. Bref. La qualité du Billet dépend alors de la plume de
l'auteur (la mienne se porte bien, même s'il faudrait aller la faire affûter),
de son stock de bons mots à replacer (et de si c'est voyant ou pas, voir
proposition précédente), et de ses thèmes de prédilection. En résumé, si
c'est Moix, c'est foutu. Pour les billetistes à mamelles, le Goronoïdes comme
je les surnomme affectueusement, la famille restera une valeur sûre, notamment
la belle-mère qui est un peu la muse de l'humour. Pour les Mulleroïdes, une
histoire à base de Tampax et d'enfants morts fera l'affaire. Enfin, pour Guy
Bedos, comme d'hab, cet homme est d'une régularité telle qu'on se
demande parfois si ce ne sont pas les best-of qui passent, à l'instar de
Desproges.
J'avais prévu de vous parler de ma bite, mais je n'ai plus la place.
Muf (satori)
Fuckmyboss et les traducteurs, chapitre premier
Souvenez-vous de cette histoire,
pendant la WWII, un traducteur français remplace un "la France
demande" par "France demands", incident diplomatique.
Laissez-moi vous narrer cette histoire vraie et méconnue.
Notre héros est francophile, bien qu'américain et humoriste. Lors de ses séjours
hivernaux où il rendait visite à sa famille maternelle, il se rend compte
qu'un "comique" vend chaque année très bien ses CDs et textes. Se
renseignant, il constate que l'homme, un dénommé Pierre Desproges, est mort
depuis plus de dix ans... Fasciné par cette idée, il plonge à corps perdu
dans Desproges, et se remet sérieusement au français à l'occasion. Il décide
d'intégrer, en hommage, certaines des répliques de Cyclopède à son prochain
spectacle.
La fatalité voulut que dans sa hâte, il traduise telle quelle la fameuse
"ces animateurs de radio libre dont le QI ne dépasse que rarement la température
anale". Oh, ça, pas de problème de vocabulaire ou de grammaire; cependant
le contexte... Dans son pays natal, on y compte en degrés Farenheit, qui sont
plus nombreux que les Celsius pour une température donnée.
On entendit plus jamais parler de lui.
Marcel Monpatron casse du jeune, et du moins jeune aussi
Monsieur jeune, souvent décrié ici-même, enfin, au moins dans les rubriques de mes condisciples ou dans le forum, plus chat qu'agora; Monsieur jeune donc, a des manies. Notamment, quand lui poussent les dreads et les T-shirts révolutionnaires, il lui vient l'envie de jouer du Djembé, dans lequel on pourrait commodément planquouiller de la beu.
Ayant l'oreille (et même les deux,
je ne parle pas du reste, souffle dedans et tu verra) musicale, le sens du
rythme et toutes ces choses qui me distinguent du commun des mortels oublieux,
je me pose incessamment, éternellement, sempiternellement, infiniment, bref, ad
nauseum cette question: "Pourquoi toi, le jeune, faut-il que tu apprennes
à jouer non loin de moi? Ne veux-tu pas revenir une fois que tu saura jouer? Tu
es sûr que tu ne veux pas partir former ta jeunesse, même, disons, cinq cent mètres
plus loin?". Voilà, ceci me tourmente et, ô ironie, destin malicieux,
fatalité perverse, ssssalope, rythme ma vie.
Finalement, la folie meurtrière générée au plus profond de mon être (voir
photo) par le joueur de djembe velléitaire ne trouve son égale que dans la
rage homicide qui me saisit lorsque j'entend un siffleur. Je méprise, je hais,
j'abhorre les siffleurs, cette race née d'une autre boue originelle riche en
grumeaux, qu'on imagine vendue par un fournisseur peu scrupuleux. Le siffleur
noyé dans une foule ne peut nuir à tout loisir. Voilà pourquoi il sévit généralement
lorsque j'essaye de lire, de préférence lorsque j'emprunte le métropolitain
tard, quand le moindre bruit peut bondir de mur carrelé en carrelage mural
pendant un bon bout de temps avant de se résigner à caner. Là, le siffleur,
soit mauvais, soit dégueulatoirement mélliflu, soit les deux (horreur ultime)
se lance dans des arabesques lippue du plus mauvais goût, son but étant de définitivement
dégoûter l'homme de son semblable encore plus sûrement que le dernier extrait
d'une comédie musicale galipoteuse de Gérard Presgurvic, vomi soit son nom.
Alors là, le lait de la tendresse humaine dont je suis ordinairement baigné se
transforme en liquide séminal vengeur, et j'étouffe le malotru du souffle mes
gamètes dans des gargouillis toutefois moins disgracieux que ses hululements,
tout en imprimant la trace de mes crampons taille 46 sur ses usines à foutre.
Mais jamis la sifflhorrée ne cesse, car toujours un autre prend la relève.
Nous vivons des temps cruels.
La semaine prochaine, "les guitaristes qui jouent du Metallica et les
guichetières"
Le billet d'humeur de Monpatron, à propos du billet d'humeur de Yann Machin, on va tourner en rond
Il n'est plus possible de ne plus
parler de Yann Mouac. Moix. Moic. Je ne sais pas, je ne veux pas savoir, mais je
vais vous parler de ses interventions sur Europe 1, la radio de Laurent Ruquier
notamment, mais Yves Calvi aussi, mais Julie aussi.
Partant du fait que le mollah Omar avait parlé de la chanson de Dassin "léééé
chaaamps élysséééé", il a égrainé des situations qui par leur
grotesque évident auraient du être drôles, en annonant, en lisant sa putain
de fiche, en galérant comme un authentique tâcheron, comme toujours.
"Et, à propos de Ben Laden, vous auriez pu chanter le tube de Dassin de
1964, 'Les Dalton'. '-Alors, qui sont ses femmes?' '-Ce sont des molettes' '-des
molettes?' '-Oui, des claudettes de mollah'. Et elles dansaient sur le fameux
tube de 1978..." etc etc etc
Mais je sens que j'agis en vain, il
vous faudrait entendre ce débit mollasson, soutenant des calembours titubants.
Cet homme agit sans conviction, il sait être d'une démagogie (molle) impressionnante
(vive les jeunes, vive les textos, vive les nichons), et je me demande comment
il est possible que quelqu'un l'ait trouvé suffisamment drôle pour lui confier
de l'antenne. Enfin, disons que Ruquier, par exemple, déploie beaucoup d'énergie
pour trouver ses putains de jeux de mots, pour les vendre en rigolant avant
pendant et après; c'est une technique de faible mais on pourra au moins reconnaître
qu'il tente sa chance, sachant que son texte seul ne va pas forcément suffire.
Bref, sans doute le débit de Yann Mou a-t-il fait espérer qu'il se révèlerait
une sorte de Mezrahi.
J'aurais probablement mieux fait d'oublier le bonhomme, mais je suis tombé
plusieurs fois sur lui, et je dois reconnaître qu'il s'agit probablement d'un
sale con, je me devais donc d'en parler, le public a le droit de le savoir,
rendez-nous les corps de nos maris.
Merci de votre attention.
"Terminale", voilà le nom
du téléfilm (ou flim? Je ne pense pas, mais sait-on jamais) co-scénarisé
(bien qu'on puisse préférer "écrit" ou "co-écrit") par
Gérard Miller. Il était diffusé sur une chaîne privé sur laquelle chient
les guignols et qui n'est pas TF1, et la mention du nom de Miller aura suffit à
retenir mon attention, et à me le faire regarder. Notez que ça marche aussi
avec Claude Miller, mais pas pareil.
L'argument du flim, c'est un professeur de philosophie de terminale qui baise
une de ses élève avant de la jeter comme un vulgaire ustensile hygiénique,
alors elle se suicide, pendant un de ses cours. Ses camarades découvrent le
pot-aux-roses, et bien plus, le prof est un écrivain négationniste (faut dire,
après le suicide, monsieur cite Drieu-La-Rochelle). ils finissent par se
résoudre à le tuer. Finalement, c'est un autre prof trop top-cool sympa,
ancien trotskmaoïste ou je ne sais quoi, qui finira par le descendre, mais
l'affaire est classée: après tout, c'était un sale enfant de putain. "Ce
qu'il y a de plus horrible avec les salauds, c'est qu'ils vous donnent envie de
tuer", entend-t-on pour conclure le film.
En fait, c'est plus un synopsis qu'un argument, mais ne m'en voulez pas, je n'ai
pas dit "pitch".
Donc, résumons, un prof salaud-de-chez-salaud-qu'on-croyait-qu'il-n'existe-même-pas-les-pièces-détachées-pour-le-modèle,
opposée à une classe de plutôt-gentils même s'il règne une certaine
ambiguïté (ce qui était probablement une des meilleures idée). Et qui est
l'adjuvant, le héros modeste, l'ami des jeunes, l'ancien gauchiste, homme de
pensée, de coeur et d'action? Un version fantasmée de Gérard Miller, qui
n'hésite pas à conclure le flim par une citation qu'il a déjà faite sur des
plateaux télé. Cette navrante constatation m'ôte les mots du clavier, les
touches ne répondent plus: tout est dit.
Je finirais donc cette intervention par un Muf (dépité)
Le tout premier billet d'humeur de Fuckmyboss
Pour ce premier billet d'humeur, je vais tout
d'abord vous rappeler le principe du billet d'humeur: il s'agit de réagir à
l'actualité, ou alors de parler de ma vie quotidienne, qui, je vous rassure,
est tout comme la vôtre, si si. Cette discipline "vie quotidienne qu'on a pareille que vous" se pratique de préférence avec des femmes, généralement
d'âge mûr. Je me le disais encore récemment: "avec les billets d'humeur,
on va dans le mûr", ce qui est aussi une manière de dire qu'on peut y
placer des jeux de mots douteux, d'ailleurs Monsieur Laurent R. ne s'y est pas
trompé.
Donc logiquement, je devrais parler d'anthrax, de postiers, de moulinex, etc
etc... Eh bien non, je serais bref: à mort les billets d'humeurs, je vais vous
empaler moi, opération Mégateub, ça va défourailler à haute pression et à tous les étages, prévoyez
des vêtements de rechange, salopes!
C'était donc un billet d'humeur du type "coup de gueule".
Merci de votre attention, le sujet du prochain billet d'humeur sera:
"peut-on faire carrière dans la vulgarité, connasse" avec Jean-Marie
Bigeart, qui n'a rien à voir avec Le Général "Grosses têtes" Bigeard, ni avec Jean-Marie "Gros slip"
Bigard.