Le Ou-pas rollinien
Par Marcel Savon (de), alias "L'agent Mancuso"


Marcel Savon (de)

Sommaire
La révolution oupanesque

Explication de texte sur une formulation oupanesque

Pourquoi pas un dictionnaire sur le "ou pas"?

Une variante au ou-pas


La révolution oupanesque

Qu'est-ce que le Ou-pas?

C'est avant tout une invention du Professeur Rollin (Saint soit son Nom), une avancée prodigieuse dans notre langue, dont on se demande comment c'est-y qu'on pouvait faire jusqu'à aujourd'hui pour causer bien sans ça.

Le Ou-pas, indiqué en fin de phrase uniquement, s'utilise toujours à la suite d'une formulation "affirmative", car, contrairement à ce que d'aucun pourrait penser, le Ou-pas n'est pas une question.

Ainsi écrire :

"Le professeur Rollin est sensiblement plus drôle que Guy Bedos, ou pas ?" est une hérésie qui doit mener illico presto son auteur à une flagellation d'orties fraîches sur sa partie honteuse, mesure certes sévère mais non pas imméritée : on peut être permissif, mais il y a des limites à ne pas dépasser tout de même.

Donc, le Ou-pas est une affirmation, on ne le répétera jamais assez..

Et, qui plus est, affirmation qui a le grand mérite de ne pouvoir être réfutée.

En effet, le Ou-pas permet d'atteindre la globalité d'un problème, de réunir le yin et le yang, le blanc et le noir, le riche et le pauvre, le chien et le chat, le père et le fils, le mers et le kébir (1), enfin tout ce que vous voulez et ne voulez pas. Bref, de rassembler une bonne fois pour toute la totalité d'un problème, sans possibilité de digressions oiseuses à n'en plus finir.

De l'intérêt du Ou-pas

Mais tout cela est-il bien utile ?

Alors là, laissez nous nous gausser ! ( ici se situent les gaussements - d'épaules (2) )

En effet, prenons une phrase comme :

"Ah ! Demain la météo annonce un temps sec : j'irais bien faire un tour aux champignons avant de faire une petite visite au zoo et de rendre visite à mon cousin qui travaille à la préfecture de Limoges. Ou pas."

Essayons d'écrire cette phrase sans le Ou-pas rollinien. Cela donne quelque chose comme :

"Ah ! Demain la météo annonce un temps sec : j'irais bien faire un tour aux champignons avant de faire une petite visite au zoo et de rendre visite à mon cousin qui travaille à la préfecture de Limoges.

Ou alors j'irai aux champignons, puis je passerai au zoo, soit, mais il n'est pas question que j'aille à cette foutue de putain de bordel de préfecture de Limoges, même si c'est pour voir mon cousin non mais, on est pas obligé, tout de même.

Ou alors je veux bien voir mon cousin à la préfecture, mais je n'irai pas au zoo, car cela risque de me mettre de mauvais poil si je tombe sur ce connard d'éléphant de mes deux.  Ou bien encore, je ne vais pas à la préfecture, je ne vais pas au zoo, et je me tiens une telle flemme que je ne me sens pas le courage d'aller aux champignons, au risque de perdre plus tard mes enfants par overdose dans un terrain vague, je sais, ce n'est pas très bien ce que je fais là."

Alors, ce n'est pas probant ? Et encore, ce n'est qu'une traduction approximative.

Le Ou-pas et don dérivé: le quoique suspensif

Comme on l'a vu, le Ou-pas s'utilise à la suite d'une phrase affirmative, rarement négative. Effectivement, dire "Je n'irai pas au zoo voir cet éléphant de mes deux. Ou pas."  semble une formulation alambiquée plongeant le lecteur dans un embarras gastrique malséant. D'où ce dérivé ou-panesque qu'est le quoique suspensif, moins connu mais toujours utile: 

"Je n'irai pas au zoo voir cet éléphant de mes deux. Quoique..."

Le "quoique suspensif" est aussi appelé "quoique dévotien", en référence à Raymond Devos, dont on pense qu'il a été l'inspirateur du professeur Rollin (Saint soit son Nom) lorsque ce dernier était en période de recherche, avant la mise au point définitive de son invention ou-panesque.

La nature scientifique du Ou-pas 

Nous allons sûrement en surprendre plus d'un, mais le Ou-pas n'est pas qu'une invention éthérée, sans rapport avec la réalité, mais plutôt la transcription, dans la domaine du langage, de la réalité ultime de la matière.

Reportons nous, si vous le voulez bien, quelques années en arrière, au début du vingtième (siècle). Les expériences vont alors bon train et la science s'attaque au problème de la lumière. Jusque là, elle est considérée comme un phénomène ondulatoire (c'est une sorte de vague). Mais v'là t-y pas qu'Albert (Einstein) arrive avec ses gros sabots pour dire que ce n'était pas du tout ça, que la lumière, en fait, c'était des petits paquets d'énergie. Mais, horreur, si certaines expériences prouvent que c'est bien une onde, d'autres montrent que la lumière se comporte comme un ensemble de particules ! Et kif-kif bourricot pour la matière ! Un vrai sac de noeuds.

En fait, personne ne peut vraiment dire ce qu'est la matière (idem pour la lumière). Y'en a même qui disent que c'est pas la peine de chercher, on ne peut connaître la réalité ultime. Tout ça pour déboucher, après moult et moult difficulté, sur la théorie quantique qui a encore cours aujourd'hui.

Eh bien, disons le haut et fort, cette théorie aurait du s'appeler théorie ou-panesque, si le professeur Rollin (Saint soit son Nom) avait vécu à cette époque. En effet, le Ou-pas colle magistralement à la définition de la lumière (et de la matière) et aurait sans aucun doute évité les querelles scientifiques à n'en plus finir, comme l'extrait ci-dessous va nous le prouver.

<Congrès scientifique de BachSchweinHopfHausGartenWoBistDu - 1921>

- Et même que la matière se comporte comme une onde.
- Oh lui, hé ! C'est un ensemble de particules, pfff ! Le nul ! 
- Même pas vrai ! C'est tout faux. ! Ni onde, ni particule : personne sait ce que c'est d'abord ! 

S'ensuivaient des coups et horions à n'en plus finir. Et ça a duré, ça a duré ... pendant des années. Alors qu'avec le Ou-pas, hein avec le Ou-pas, ça aurait été si simple :

<Congrès scientifique de BachSchweinHopfHausGartenWoBistDu - 1921 (version ou-panesque)> 

- La matière se comporte comme une onde. Ou pas.
- Exact : je dirais même plus : c'est un ensemble de particules. Ou pas. 
- Bien ! Je vois que nous avançons ! Pour clore le débat, je propose la définition suivante : la matière se comporte comme une onde et comme une particule. Ou pas.

Ainsi, ils auraient pu finir la journée dans un bistrot d'Argenteuil autour d'un petit verre de Sauvignon, en réfléchissant à d'autres avancées pour le bien de l'Humanité entière (par exemple : comment ne pas mourir d'overdose dans le terrain vague d'à côté, malgré le fait que leurs pères préféraient passer leur temps à manger des Bretzel en se tapant sur les cuisses, plutôt qu'aller chercher des champignons en hiver par temps sec).

En conclusion, il apparaît donc que le Ou-pas n'est pas une conception artificielle, sortie d'un esprit délirant mais bien la traduction verbale de l'ambiguïté même qui règne en maître dans la nature, c'est donc un produit ENTIEREMENT NATUREL, ce qui confirme l'attachement qu'on peut - qu'on doit - lui vouer.

Avant le Ou-pas

N'ayons pas peur des mots : le Ou-pas est bien à la langue française ce que l'invention de la roue est à la Science. Pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraître, il n'a pas toujours existé. Avant l'arrivée du professeur Rollin (Saint soit son Nom), nos ancêtres ressentaient confusément l'importance de ce concept, mais celui-ci restait encore trop confus pour être exploité dans toute sa plénitude.

L'exemple le plus fameux est sans conteste Shakespeare et sa phrase célèbre " To be or not to be, That is the question ".

Tout Shakespeare qu'il était, W. S. ne maîtrisait pas encore bien ce concept ou-panesque.

En premier lieu, il utilise une forme interrogative, mais sans vraiment le dire ( connaissait il l'utilisation du point d'interrogation, mystère).

Bien que pouvant conduire à une flagellation d'orties fraîches (cf. au-dessus), cette phrase qui sent le poussiéreux pourrait se traduire dans un premier temps par : " Etre ou pas ? ".

Mais le respect des règles actuelles mène à la formulation suivante plus juste : " Ne pas être. Quoique ... " ou, encore, dans le pur respect de la tradition rollinienne :  " Etre. Ou pas. "

Et là, tout est dit.

Petit exercice

Pour la prochaine fois, vous me ferez dix lignes de Ou-pas, dix lignes de quoique.

(1) Aimablement prêté par L. R.
(2) On ne se lasse pas des plaisanteries de ce L. R. Quoique ...


Explication de texte sur une formulation oupanesque (1)
Texte intégré au cursus de troisième cycle oupanesque

Tous à vos cahiers : aujourd'hui, la phrase étudiée est : "Ca serait la cerise sur le gâteau. Ou pas." Nous essaierons de chercher la signification du Ou-pas de cette phrase; laissant au lecteur le soin d'étudier par lui-même la partie affirmative, qui ne fait pas partie de ce cursus.

Première hypothèse

Il vient immédiatement à tout esprit normalement constitué, qu'il s'agit de n'importe quoi sur le gâteau, mais surtout pas d'une cerise(2). En bon scientifique, examinons cette hypothèse, en employant la méthode mise au point par Maurice Chapougnot, agrégé de mathématiques :

1 - Nous choisirons, au hasard, une vingtaine de mots dans le dictionnaire, qui constitueront l'échantillon de référence, et nous les soumettrons à l'opération de posage sur le gâteau.

2 - Nous comptabiliserons ensuite le nombre de mots ayant passé avec succès l'opération indiquée au-dessus, obtenant ainsi un pourcentage (nombre de réussites sur nombre de mots candidats)

3 - Enfin, ce pourcentage nous donnera une indication réaliste sur la plausibilité de l'hypothèse. 

Vérification de l'hypothèse

Ouvrant le dictionnaire, nous prenons donc une vingtaine de mots en éliminant, bien sûr, tous les mots abstraits : essayez donc de placer un "a capella", un "a contrario" ou encore un "a fortiori" sur un gâteau ! Cela n'a aucun sens.

Les dix premiers mots candidats retenus pour le coiffage de gâteau sont les suivants : "abolitionniste, abonné, aborigène, abreuvoir, abri, abribus, abricots, abricotier, abruti, abside, auxquels nous y joindrons anachorète(3).

Déjà, les mots abri, abribus, abricotiers, abside sont bien trop gros pour tenir. Aucun gâteau, aussi consistant soi-il, n'a pu y résister. Si vous ne nous croyez pas, essayez donc. Après cette première élimination, examinons ceux qui restent plus attentivement.

Aborigène : problème de langue ! A aucun des aborigènes contactés, nous n'avons pu faire comprendre le sens du mot "cerise". Eliminé.

Abolitionniste : Ces gens sont trop obtus pour entendre parler d'autre chose que d'abolition. Tentez de leur expliquer le problème de la cerise, et ils organisent aussitôt une grande manifestation pour l'abolition de l'esclavage de ces fruits voués à terminer leur existence au sommet d'un gâteau. Vous avez beau leur expliquer que plutôt que terminer dans un clafoutis, tassé comme des sardines, c'est une belle promotion et une belle fin tout de même pour une cerise, il n'y a rien à faire. Donc : éliminé.

Abruti : avant même que j'ai eu prononcé le mot cerise, il avait bouffé le gâteau. Eliminé, abruti !

Abécédaire : un abécédaire sur un gâteau, ça sent trop son surréalisme pour qu'on puisse le prendre en compte. Eliminé.

Abonné : éliminé. Pourquoi ? je ne sais pas, mais je ne le sens pas bien.

Abricot.: Soit. là, rien à redire, un abricot peut très bien faire office de cerise. Retenu.

Anachorète : un gâteau n'est pas un endroit propice au recueillement et à la solitude : éliminé !.

En comptant donc les mots susceptibles de remplacer la cerise, on en arrive au pourcentage de un sur onze, soit un peu moins de dix pour cent. (0,0909…) Ma calculette ne prenant que les dixièmes, on aboutit, en arrondissant à : 0,0. Zéro, nib de nib, on peut donc raisonnablement écarter cette hypothèse.

Le mystère s'épaissit !

Mais alors, mais alors ? Que signifie donc le Ou-pas ? Il convient d'aller plus loin dans nos investigations. Une autre hypothèse qui nous vient est qu'un événement fortuit a empêché un coiffage correct de la cerise sur le gâteau. Trois possibilités s'offrent à nous :

1 - pénurie de cerises
2 - pénurie de gâteaux
3 - impossibilité matérielle de poser la cerise : la cerise trop grosse ou le gâteau est trop petit.

Concernant les hypothèses 1 et 2, aucun élément dans l'actualité récente ne permet d'aller dans ce sens (A moins que quelque chose m'ait échappé ces derniers temps). L'hypothèse 3 semble donc la plus probable.

Hypothèse dîte de "la cerise qui se prenait pour un bœuf"

Jusqu'à présent, aucune cerise n'a jamais pu atteindre la taille ne serait-ce d'un œuf, même petit.  La plus grosse atteint difficilement la taille d'un abricot. Et même en prenant des gâteaux du commerce assez petits, il est donc toujours possible d'y poser une cerise. (y compris avec ces minis gâteaux, les "petits fours", souvent servis lors de pots de départ à la retraite).

Non, à l'examen, la possibilité la plus réaliste semble bien être une cerise normale sur un gâteau minuscule.

Hypothèse dîte du "gâteau qui se prenait pour un oeuf" 

Et là, coup de pot phénoménal, un événement qui s'est produit cet été me revient en mémoire : Maurice Chapougnot, boulanger à ses moments perdus, a participé au concours du plus petit gâteau jamais réalisé, organisé en Juillet par la municipalité de Bécons Les Bruyères.

L'anecdote veut que Maurice Chapougnot était largement en tête du concours, avec une pièce montée dont la taille ne dépassait pas deux centimètres, quand il essaya, sur les conseils d'un certain Laurent R, d'y poser une cerise : mesure stupide, certes, et qui conduisit la pièce montée à s'effondrer lamentablement(4). En fait de cerises sur le gâteau, il ne resta plus au bout du compte, qu'une infâme bouilli où surnageait tristement la cerise, toute surprise de se retrouver là.

Il semble très probable donc que le Ou-pas de la phrase "Ca serait la cerise sur le gâteau. Ou pas" représente cette anecdote. Tout au moins pour 2001 ! Car il n'est pas sûr que cet événement se reproduise en 2002, la municipalité de Bécons ne nous ayant pas encore assuré d'organiser ce genre de concours l'année prochaine.

Rebondissement de dernière minute !

L'élève Marcel Piston, inscrit à notre cursus oupanesque, nous envoie la lettre suivante.

" Il reste néanmoins des pistes inexplorées. "Ce serait la cerise sur le gâteau. Ou pas."

Hypothèse : ce serait donc le gâteau sur la cerise.

Hypothèse : et qui nous dit que c'est un gâteau, finalement ? Si on remplace gâteau par arbre, ça colle bien. Et si on remplace arbre par branche, ça roule toujours. Et après tout, si on remplace cerise, dont on n'est certain de rien par ailleurs, par oiseau, on aboutit à quelque chose comme : "c'est la cerise sur le gâteau. Ou pas : c'est l'oiseau sur la branche.". Et là, ben y a pas grand'chose à répondre, en fait. "

A ça, nous répondons : "De quoi j'me mêle ! Si tu veux avoir ton diplôme, faudrait voir à pas trop la ramener …"

(1) D'aucuns disent aussi "oupesque"
(2) On ne prendra pas en compte l'hypothèse d'une cerise masquée, cela nous entraînerait  beaucoup trop loin.
(3) Je m'étais juré de placer ce mot dans un texte.
(4) Répétition de ce qui allait se passer avec le Word Trade Center ?


Pourquoi pas un dictionnaire sur le " Ou pas " ?

Hein ? Pourquoi pas ?

Parce que !

La réponse est un peu courte ...

Eh bien, oui : la réponse est un peu courte …

Il apparaît évident que le " Ou pas " se doit de figurer dans les dictionnaires ; nul n'osera en disconvenir. D'ailleurs une première mesure a déjà été prise en ce sens avec la rédaction d'une lettre qui a été envoyée aux Editions Larousse, mais, hélas, aucune réponse à ce jour.

Aussi, ne pouvant attendre plus longtemps, je prends les devants en décidant de créer moi- même … non pas un, ni même deux, mais trois - nous disons bien trois ! - dictionnaires : le Petit Marcel Illustré, le Marcel Emilienne (version rollinisée du précédent) et enfin une version plus conséquente : Le Gros Marcel.

Nous allons détailler ci-dessous en quoi consistent ces trois nouveaux ouvrages qui ne  manqueront pas de faire date.

Abordons donc dare-dare(!) la description de ces trois dictionnaires

Le "Petit Marcel" illustré

D'apparence sobre et de bon aloi, le petit Marcel se glisse aisément dans la poche, prêt ainsi à être exhibé à la moindre situation rollinesque qui se présente.

( " - Qui êtes vous ?
- Une nouvelle situation rollinesque.
- Ah ! Enchanté … Moi, c'est Marcel ! " )

Le "Petit Marcel" comportera en tout et pour tout un seul mot.
Mais quel mot! Non mais quel mot, bon Dieu!
Bien sûr, vous l'aurez deviné, il s'agit de notre "Ou Pas" bien aimé.

Nous proposons une première définition, mais ce n'est qu'un jet, un projet en quelque sorte, sujet à discussions et amendements divers.

Ou Pas (rol.(1))
Qui forme une antithèse avec ce qui est précédemment décrit. Permet ainsi d'englober dans un tout fondamental et harmonieux le " n'importe quoi " et le " je m'en fichisme " de notre monde contemporain et son contraire. Ou pas.
Exemple : "Je sens que je vais me le faire cet éléphant couillu de mes deux. Ou pas."

Quant à l'illustration, celle-ci brillera surtout par son absence : en effet, C'est un crime de donner une apparence quelconque au "Ou pas" rollinien. Rien que d'y penser, nous en avons des sueurs froides dans le dos. Muf (frissonnant).

Bon, passons maintenant au suivant, je parle bien sûr du "Marcel Emilienne".

Le "Marcel Emilienne"

Ce dictionnaire, qui complètera efficacement le précédent, permettra au quidam en instance d'intronisation ou au néophyte rollinien fraîchement flagellé .. euh élu, de ne pas dire de conneries  quand c'est qu'il voudra causer avec notre GMILO ou encore avec notre maître à tous : le Professeur Rollin Himself en personne ! (Saint soit son Nom).

Ce dictionnaire sera en quelque sorte un kit de survie rollinien dans ce monde hostile où règnent un "n'importe quoi" et un "je m'en fichisme" désolants.

Nous l'avons déjà dit, nous le savons(2), mais nous pensons qu'il n'est pas inutile de le préciser à nouveau.

Ce thésaurus se devra bien sûr de contenir l'ensemble des mots propres au langage rollinien, dont la protection et l'enrichissement sont actuellement confiés à la Confrérie des Marcels. La liste des mots retenues sera tenue continuellement à jour, et même plus si affinités.

Parmi les mots qui devront être définis, nous pouvons relever (exhaustivité non garantie) :

Cerise - Flagellation - Fraîche - Intronisation - Muf - Marcel -Ou pas - Ortie  - Quoique - Pantalon - Rollinien - Rollinoconstitutionnellement - Service - Verge ...  Etc, etc …

Et maintenant, un sujet tout à fait différent : abordons dans le chapitre suivant, avec la plus extrême courtoisie, le Gros Marcel.

Le "Gros Marcel"

Et tout d'abord, cette grave question lancinante : Pourquoi Gros ?
Parce que !
Et cette fois, la réponse sera courte et définitive, inutile d'y revenir.

En quoi consiste donc ce "Gros Marcel" ? C'est en fait Le Dictionnaire avec un "d" majuscule! Le summum en terme de dictionnologie. Après lui, plus rien ne sera comme avant.

Ce dictionnaire devra contenir tous les mots de la langue française actuellement en cours avec le "Ou pas" en supplément, et c'est là toute la nouveauté de ce dictionnaire.

Travail de longue haleine, nous direz vous.
Pas tant que cela. Car nous avons notre propre méthode pour arriver à ce résultat confondant. Et pour cela nous utiliserons la marcellinsation, un procédé infaillible mis au point par le brillant physicien : Maurice Chapougnot.

Ainsi, désormais, tout un chacun pourra constituer son propre "Gros Marcel". Si, si !

Vous ne nous croyez pas ? Alors laissez nous vous décrire le processus de marcellinisation en détail, si vous voulez bien vous donner la peine de passer au chapitre suivant.

La Marcellinisation des dictionnaires

Nous commencerons donc par la Marcellinisation du "Petit Robert" (nous mettons le Larousse à l'index tant que nous n'aurons pas eu de réponse à notre demande d'entrée du Ou-pas dans son édition, non mais !)

1 - Vous prenez un Petit Robert bien juteux ( attention à la date de péremption )

2 - Vous cherchez l'endroit où insérer le "Ou Pas". Ce devrait normalement se situer à mi-chemin entre Ouolof(3) et Ouragan (à vue de nez).

3 - Là c'est le moment délicat, où il est nécessaire d'avoir une âme bien trempée(4) pour réussir : vous déchirez sans remord , mais avec fermeté la page en question.

4 - Vous choisissez alors un mot inutile sur cette page, ou tout au moins d'usage assez peu  fréquent (par exemple Ourdou(5), que nous appellerons Karakul(6) pour la suite du texte).

5 - Vous prenez ensuite une feuille vierge, à la dimension de celle que vous venez de déchirer et vous y recopiez consciencieusement les différentes définitions qui s'y trouvent, en respectant la police (toujours avoir du respect pour les forces de l'ordre). Mais attention, c'est là qu'est toute l'astuce : lorsque vous tomberez sur "Karakul", vous l'ignorerez superbement alors qu'arrivé à mi-chemin entre Ouolof et Ouragan, hop, ni vu ni connu, vous y glissez le " Ou Pas " et son auguste( ?) définition. Si vous avez bien calculé votre coup, la longueur de votre page doit tomber pile-poil.

6 - Enfin, vous collez votre page en lieu et place de celle que vous aviez déchirée ( attention à ne pas omettre les numéros de page - c'est à ce genre de détail qu'on reconait le professionnel)

7 - Touche finale : avec un gros marqueur, vous biffez énergiquement le titre du dictionnaire (normalement Petit Robert, à moins que vous n'ayez acquis une contrefaçon, mais là nous ne pouvons rien pour vous ) pour y inscrire en lettre de feux : "Gros Marcel".

Marcellinisation du dictionnaire "Larousse"

(Nous ne vous indiquerons pas la méthode tant que nous n'aurons pas eu de réponse de cet Editeur (voir plus haut))

Marcellinisation du dictionnaire le "Grand Con de Thierry" 

Ce dictionnaire est assez peu répandu, sauf à la préfecture de Limoges. Rien de plus simple néanmoins pour sa marcellinisation :

Reprendre les étapes de 1 à 7 décrites pour la marcellinisation du "Petit Robert" en remplaçant lesmots "Petit Robert" par "Grand Con de Thierry".

1 - Rol : Grammaire - Abréviation pour rollinade (nom féminin): Mot dont la fonction est de rolliniser  tout ce qui se trouve à portée de main.
2 - Hein Marcel !
3 - Ouolof : langue parlée au Sénégal.
4 - Le trempage de l'âme est une opération délicate, il faut le savoir.
5 - Ourdou : Langue nationale au Pakistan.
6 - Karakul : voir caracul (sic).


Une variante au Ou-pas
(suivi des commentaires de Monsieur Chapougnot)

Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir.
Dit-on.
Bon, mais quelle importance ? A cette grave question, répondons tout net : aucune.
Bien. Ce vaste sujet étant évacué de la plus élégante façon, venons en à ce qui constitue le thème de ce texte : une variante - un peu éloignée toutefois - du Ou-pas.
Laissez-moi donc vous l'expliquer, en long, en large et en travers.

(     La foule en délire : - Oh non, oh non !
      Moi-même : - Si, si !
      La foule en délire : - Oh non, oh non. Plutôt les orties fraîches et les cocottes en fonte!
      Moi-même : - Ne vous inquiétez pas, vous y aurez droit aussi.
     
La foule en délire : - Ah bon.       )

 Donc, je vous explique.

 (     La foule en délire : - les orties fraîches et les cocottes en fonte ?
       Moi-même : - Mais non, tas d'ignares : la variante au Ou-pas.
      
La foule en délire : - Ah bon.       )

Une anecdote éclairante

Commençons par une anecdote qui a le mérite d'être claire.
En ces temps d'obscurantisme, effectuant mon Service militaire - oui, je sais, cela n'existe plus depuis belle lurette mais je vous ai bien parlé de temps obscurs - je me suis trouvé fort malheureux.
Pas à cause des conneries en tout genre que le troufion lambda devait exécuter, ni par antimilitarisme militant, non, mais par principe.
Car pour me blinder avant d'affronter la Chose Militaire, j'avais adopté un principe fort, un postulat audacieux, une idée qui avait brutalement surgi dans mon esprit :
"La Chose Militaire est une vaste Connerie."

Bien sûr, je mettais dans ce sac à principe tous les exécutants des basses œuvres de la Chose, c'est à dire tous les militaires de carrière.
Jusque là rien à dire.
Mais comme tout bon scientifique qui, devant une hypothèse nouvelle, doit tout mettre en œuvre pour la réfuter avant de l'adopter définitivement, je confrontai mon postulat à l'aune de la réalité.
Eh bien, vous le croirez si vous le voulez, mais tous les militaires que je côtoyais répondaient parfaitement au postulat que j'avais adopté ! Incroyable, non ?
Fortifié par cette expérience, j'entreprenais alors avec mon copain de chambrée, Maurice Chapougnot, toute une théorie scientifique autour de la vaste Connerie de la Chose.
L'œuvre considérable que nous entreprenions ne nous faisait pas peur : l'enthousiasme chevillé au corps (1), nous nous lançâmes avec vigueur dans cette formidable entreprise. Et plus les jours passaient, plus nous étions confortés dans notre théorie, trouvant des théorèmes à n'en plus finir comme "Plus Con qu'hier, Moins que demain" ou "Tant va le Con chez Ardisson Fogiel Drucker Lagaff Schneiderman, qu'à la fin il se casse".

Le grain de sable

Or, un jour où nous étions en train d'étalonner notre Conométre (empiriquement, nous avions pris notre colonel comme Con étalon - nous l'avions persuadé d'ailleurs, une fois son actif terminé, de passer sa retraite à  Sèvres, c'est dire sa connerie !), quand la caserne décida d'ouvrir une bibliothèque.
Nous aurions du nous méfier, mais nous étions jeunes (2) et emportés, quelque peu aveuglés par nos recherches.
Toujours est-il que cette bibliothèque ouvrit. Un colonel en prit la direction.
Et là, patatras !
Ce colonel était notre grain de sable, la faille, l'empêcheur de théoriser en rond ...
Car ce colonel était sympa.
Car ce colonel n'aimait pas les militaires de carrière.
Car ce colonel allait jusqu'à s'arranger pour ne pas avoir à saluer ses supérieurs.
Car ce colonel estimait les appelés.
Car ce colonel était mis à l'écart (d'où ce poste de directeur de la bibliothèque ).
Car ce colonel était cultivé.
Car ce colonel se fichait comme une guigne de la Chose Militaire.
Car ce colonel s'appelait Flandrin.
Que faire ?

Comment éliminer ?

Comme tout bon scientifique un peu véreux s'arrangeant pour éliminer des tests contredisant leur théorie, je proposai, bien que cela m'eût coûté, de l'éliminer purement et simplement.
Maurice Chapougnot m'en dissuada (Chapougnot peut avoir de grandes qualités, il a aussi un gros défaut : il est un peu trop honnête).

Je proposai de pousser le colonel (3) à une retraite anticipée (4).
Maurice Chapougnot m'expliqua que cela ne servait à rien : militaire il était (5), et même en retraite, militaire il aurait été, cela ne lèverait en rien la contradiction.

Je proposai alors de le compromettre par un faux en écriture, afin qu'il soit dégradé et radié de la Chose Militaire. Outre le fait que cela paraissait difficile à mettre au point, Maurice Chapougnot me rappela le précédent de l'Affaire Dreyfus.

En désespoir de cause, je soumis l'idée de modifier légèrement la théorie :
"Tous les militaires sont des cons, sauf le colonel Flandrin". Maurice Chapougnot détruisit froidement ma dernière tentative en me faisant remarquer qu'il existait peut-être d'autres types du caractère de Flandrin, et la théorie "Tous les militaires sont des cons, sauf le colonel Flandrin, le général De LaBollardière, le commandant Jean De la Trtipette, les sergents Michon, Langlois, Landouillard, Berlurette, le caporal Langlois, ..." était tout sauf universaliste !

 Maurice Chapougnot, fervent lecteur du Professeur Rollin, me proposa alors d'utiliser le Ou-Pas (6).
"Tous les militaires sont des cons. Ou pas."

A mon tour je refusais, car on allait alors devant le j'm'enfichisme et le n'importe quoi, la théorie permettant tous les laxismes, quitte à l'extrême à prendre tous les militaires pour des gens sérieux, intelligents, beaux et sympas. Ce n'était pas notre but.
De plus, le Professeur Rollin se serait retourné dans sa tombe en entendant proférer une telle théorie !

(     La foule en délire : - Oh ! Le Professeur est décédé ?
      Moi-même : - Mais non, c'est juste une image !
     
La foule en délire : - Ah bon.         )

La révélation

Nous passâmes de sales moments, je vous le dis !
Fallait nous voir, tristes, abattus, désespérés, dégouttés de la vie, jetant des regards torves au colonel Flandrin, qui pourtant était tout sourire. Ah, les jours affreux ...
C'est pourtant ce même Flandrin qui nous tira de cette mauvaise pente (7).
Alors que nous étions à la bibliothèque, arborant un air de chiens battus, le colonel vint à nous, se méprenant sur notre mine pour l'imputer sur le compte des pesanteurs militaires.

"     Le colonel : - Alors les jeunes (8) ? Ca va ?
      Nous : - ...
      Le colonel :- Faut pas vous en faire, prenez plutôt la chose du bon coté ...
      Nous : - ...
      Le colonel : - Même si c'est pas rigoureusement exact, la vie militaire est une vaste rigolade, croyez-moi. Alors ...
      Nous : - Oh, mais c'est bien sûr ! Merci colonel ! "
     
Le colonel Flandrin n'avait pas compris qu'il venait de nous donner la clé au problème.

La clé, donnez-nous la clé !

Nous étions sur la bonne piste, et nous nous mîmes(?) dare(! !)-dare(! ! !) à l'ouvrage. Ce que nous fîmes, aucune bête ne l'aurait fait, même en se regroupant ... 

(     La foule en délire : - Même pas toute une bande de vigoureux ragondins mangeurs de pommes ?
      Moi-même : - Même pas toute une bande de vigoureux ragondins mangeurs de pommes !
     
La foule en délire : - Ah bon.         )

Même pas toute une bande de vigoureux ragondins mangeurs de pommes (9), c'est dire. Mais le jeu en valait la chandelle (10) et bientôt, nous mîmes(  ?) un point final à la théorie. Vous ne pouvez vous imaginer la joie et l'allégresse qui nous submergea alors. Toute la caserne fut témoin de nos débordements, ce qui nous valut quelque déboire sous forme de consigne, mais c'était un tribut léger payé à la Science en comparaison aux retombées incalculables de notre découverte.
Car le "Même si c'est pas vrai" était né.

Le " Même si c'est pas vrai "

Nous appliquâmes aussitôt notre nouvelle théorie à la Chose Militaire:
"Tous les militaires sont des cons, même si c'est pas vrai"

Et là, ça fonctionnait parfaitement. Nous pûmes désormais saluer sans honte notre colonel et lui serrer une pogne énergique et fraternelle, en ayant à l'esprit notre nouveau principe.
L'existence nous parût à nouveau magnifique et de retour à la vie civile, nous décidâmes d'appliquer la Théorie à toute sorte de domaine.
Et ça fonctionnait !
Mais c'était il y a longtemps, la révolution oupanesque passa par là, nous faisant oublier notre Théorie.
C'est à la (mauvaise) fréquentation du forum du Ou-pas.net que celle-ci nous revint à l'esprit.
Des contradictions ne manquaient pas : "Ouais, le Professeur Rollin (Saint tout de même Soit son Nom) est drôle, mais là, dans son intervention quand même, là, franchement, là ... "
Ou alors "Ouais, Bigard est beauf et vulgaire, mais là, dans son intervention quand même, là, franchement, là ..."
Ou carrément hérétique : "Ouais, Ruquier, Bedos, Sémoun, Les Guignols, Gerra, Masure, Légitimus, Mezrahi, ...sont des comiques de mes couilles (11) pas drôles, mais là, dans leur intervention quand même, là, franchement, là ..."
Et bien non ! Fi de tous ces atermoiements ! Employons le nouveau principe, arborons le fièrement à la face de l'humanité et proclamons :

"Ruquier, Bedos, Sémoun, Les Guignols, Gerra, Masure, Légitimus, Mezrahi, ... sont des comiques de nos couilles jamais drôles, même si c'est pas vrai"

 "Bigard est beauf et vulgaire même quand (12) c'est pas vrai"

"Le Professeur Rollin (Saint Soit son Nom) est toujours drôle surtout (13) quand c'est pas vrai"

 (     La foule en délire : - Oh !
       Moi-même : - Si !
      
La foule en délire : - Ah bon.         )

Commentaires

Que dire du texte de Marcel Savon (de) ?
Il me ramène en arrière, à une époque où nous étions jeunes, insouciants et confiants dans l'avenir. Je suis ému, je dois vous le dire. Dans l'ensemble je souscris à ce qui est dit et n'aurai que quelques précisions à apporter, précisions données ci-dessous.
Mais auparavant, je tiens à faire part de deux réserves, minimes, certes, mais réserves cependant.
Tout d'abord, on nous parle de Monsieur Jourdain et de sa prose, alors qu'il n'en est absolument plus question par la suite. Je tiens donc à avertir le lecteur que Monsieur Savon (de) est d'esprit taquin et qu'il se fout carrément de vous. Mais que cela ne vous arrête pas, la suite de l'article est passionnante.
Enfin, on se demande ce que viennent faire ces inserts en forme de dialogue entre Savon (de) et la foule en délire, vous pouvez sauter ces passages qui n'apportent rien pour la compréhension du texte..

(     La foule en délire : - Oh non ! Oh non !
      Moi-même :  - Oh si, oh si !
      La foule en délire : - Oh non ! Oh non !
      Moi-même : - Taisez vous : sinon cocotte en fonte et fines orties fraîches sur parties honteuses !
      La foule en délire : - Oh oui ! Oh oui !
     
Moi-même :  - Ah bon.         )

(1) Prendre une bonne cheville, choisie en fonction du corps auquel elle est destinée, sinon ça ne tient pas.

(2) Si, si, Monsieur De Guérande. Ne vous déplaise.

(3) Pour être exact, Marcel Savon (de) me proposa de pousser la chansonnette. Mais, outre le fait que je chante comme une casserole rouillée, je ne voyais pas bien le rapport. Aussi nous ne retînmes pas cette suggestion.

(4) Là aussi, je suis obligé de rétablir la vérité : En désespoir de cause, Marcel Savon (de) prônait en fait de pousser brutalement le colonel Flandrin dans l'escalier. Je l'en dissuadais en lui soufflant à mon tour cette idée de retraite, que je savais du reste irréaliste.

(5) La formulation de la phrase peut prêter à confusion : Quand Savon (de) parle de militaire, il veut bien sûr parler du colonel Flandrin et non de moi-même, tout lecteur un peu attentif l'aura compris.

(6) Je connaissais déjà à l'époque cette expression, mais j'avoue que je n'étais pas un  expert et le Professeur Rollin n'était pas encore passé par là pour établir la théorie oupanesque que nous connaissons aujourd'hui dans sa forme définitive. J'étais jeune, fougueux et j'avoue qu'aujourd'hui, avec le recul, je n'aurais sans doute pas proposé cette solution.

(7) Quel pente ? Soyez plus précis dans vos allégations.

(8) Si, si, Monsieur De Guérande. Voir (2).

(9) Trois fois : " Même pas toute une bande de vigoureux ragondins mangeurs de pommes " Attention, vous vous répétez. (même si je n'ai rien contre les bandes de vigoureux ragondins mangeurs de pommes, auxquelles je souhaite une longue et bienheureuse vie. Animaux fort sympathiques au demeurant, quand on les connaît un peu, et que je soutiens : j'ai même ma carte au VRMP)

(10) Quel jeu ? Quelle chandelle ? De la précision, bon Dieu. De la précision !

(11) Et des miennes.

(12) Variante du " même si ", ce qui prouve l'adaptabilité de notre Théorie.

(13) Attention : variante qui ne peut être utilisée qu'en présence du Professeur Rollin (ce qui est le cas dans l'exemple donné).