|
|
Laurent Gerra |
Portrait
L'interview croisée
de Mathilde et Laurent
Marcel Barouk
versus Laurent Gerra (part 1)
Marcel Barouk
versus Laurent Gerra (part 2)
Laurent Gerra, quel con!
Ca sonne bien non? A croire que ce mot a été inventé pour lui.
Ceux qui connaissent un peu ce site auront sûrement remarqué que j'ai volontiers tendance à utiliser le mot con et à l'accommoder à peu près à toutes les sauces. Un sale con par ci, un gros con par là, et je vous passe les tête de con, grosse tête de con, sale grosse tête de con... on en arrive à se demander lorsqu'on parcourt les pages de ce site, si à force d'en faire une utilisation immodérée, le terme n'y serait pas devenu un peu galvaudé. C'est vrai, j'ai tendance à voir des cons partout. Mais comme dirait l'autre, on est tous le con de quelqu'un, et moi le premier. Admettons. En fait, je ne l'admets pas une seule seconde, mais cette vile manifestation d'hypocrisie me sert à appuyer le raisonnement qui va suivre.
Donc, d'accord, j'avoue ma faute, je devrais utiliser le mot con avec un peu plus de parcimonie. Parce que là, au moment où je m'apprête à vous parler de Laurent Gerra, je m'aperçois que si je traite de con le moindre comique velléitaire, le terme n'est plus assez fort pour désigner celui pour qui, comme je le disais en introduction de ce fastidieux préambule, le mot semble avoir été inventé. Même sale grosse tête de con parait un peu léger. On peut éventuellement pousser à sale grosse tête de con d'enculé de sa race, mais ça commence à devenir trop, on n'est pas des rappers non plus.
Il nous faut donc réhabiliter le mot con à l'usage exclusif de Laurent Gerra.
Donc: Laurent Gerra? Quel con!
Et que justifie une telle animosité, me direz vous?
D'abord, son humour. Laurent Gerra, c'est un peu la rencontre entre Pierre Douglas et les histoires de Toto. Une soupe incohérente dans laquelle se côtoient sans aucun soucis de mise en forme les formules traditionnelles des chansonniers et du pipi caca. Laurent Gerra, c'est le gars qui imite Edouard Balladur et lui fait dire "Fantomette qui pue qui pète". Ca a au moins le mérite de faire rire les enfants. Mais passé cinq ans et demi, et d'autant plus quand on a été élevé avec du Rollin et du Flying Circus dans son biberon, on a quelques bonnes raisons de faire la fine bouche. Car si l'humour chansonnier n'est intrinsèquement guère folichon, il devient carrément insupportable lorsqu'il est pratiqué par un gars qui n'a pas encore dépassé le "stade anal" cher aux pédiatres et aux habitués des backrooms enfumées des bars du Marais.
Mais à la limite, peu importe. Il y a d'autres procès à faire à Laurent Gerra bien avant celui de son humour. Celui de ses opinions politiques, par exemple. Plus précisément, de l'ostentation avec laquelle il les exprime.
Laurent Gerra est de droite, il le crie partout ou il passe, il en fait un cheval de bataille, un leitmotiv, un slogan. A une époque où l'on crie au fascisme à la moindre manifestation de conservatisme, c'est plutôt courageux. Laurent Gerra se pose comme l'alternative à toute la clique des donneurs de leçons du genre CDHE, on ne peut pas lui retirer cette qualité. En contrepartie, quand on voit à quoi ressemble la droite française aujourd'hui, on se dit qu'en plus de courage, il faut aussi une sacrée couche de bêtise pour clamer y appartenir. Je ne suis pas un obsédé de la gauche, je n'ai pas non plus l'intention d'entacher ce site de pesantes considérations politiques, mais enfin, dire qu'on est de droite, même "d'une manière générale", c'est avouer que l'on se sent proche de Philippe Séguin, Jean Tibéri, et Patrick Devédjian. C'est un comportement incohérent.
En réalité, les opinions politiques de Laurent Gerra et sa façon de les affirmer sont surtout pour lui une manière de se marginaliser, car il n'a pas encore achevé sa crise d'adolescence. En clair: Laurent Gerra est de droite car les autres sont de gauche. Laurent Gerra fait passer Jack Lang pour un vieux paon démagogue non pas car Jack Lang est effectivement un vieux paon démagogue, mais car il est l'idole de Bedos, Miller, Kohn-Bendit et autres pontes de la gauche caviar. Les seules convictions bien affirmées de Laurent Gerra, qui viennent du coeur et non d'une saine mais maladroite réaction de mépris vis-à-vis des donneurs de leçons sus-évoqués, sont relatives aux journalistes, aux intellectuels et aux pédés. Quand il s'exprime sur le sujet, on sent bien que ça vient du fond du coeur, et qu'il suffirait de pas grand chose pour voire émerger la bête qui sommeille dans l'imitateur. Le voilà le vrai problème.
Pour autant, le caractère rebelle de Laurent Gerra a ses limites. Le respect irraisonné qu'il exprime à l'égard de Johnny Halliday en est la preuve. Dans ses imitations, Gerra a toujours fait passer Johnny pour le crétin des Alpes qu'il est vraiment. Et puis un jour, il l'a rencontré, et comme bien d'autre avant lui, s'est mis à l'idolâtrer dans mesure, vantant sa personnalité hors du commun et sa profondeur d'esprit. De quel sortilège Johnny fait il usage pour ainsi ensorceler ses détracteurs? Une solide paire de biscotos suffit-elle à les faire changer d'avis? C'est un mystère. Toujours est-il que Laurent Gerra fait partie de ces gens qui affirment que Johnny n'est pas l'idiot qu'on prétend. Pareil pour Laurent Boyer, avec lequel il s'est découvert des affinités d'humeur pendant le tournage de son Fréquenstar. Et là, l'argument du biscoto ne tient pas.
Mais cessons de titrer sur les ambulances et venons en aux compliments. Parfaitement, aux compliments. Car il faut tout de même reconnaître à Laurent Gerra une qualité et un talent qui le distinguent très nettement de ses collègues imitateurs: son talent, justement d'imitateur. Laurent Gerra est un imitateur de génie, force m'est de le reconnaître. Il est à ma connaissance le seul à pouvoir faire rire, simplement en imitant. Je l'avoue, à ma courte honte, il suffit que Laurent Gerra imite Le Pen, Jean D'Ormesson ou Patrick Sébastien pour que je me décrispe illico. Mais ça ne dure jamais très longtemps. Passé l'amusement de la découverte de l'imitation, le sceptre de Jean-Luc Perroni finit toujours par me replonger dans la consternation (et oui, à peine ai-je eu le temps de proférer un compliment que mon aigre bile reprend sa liberté de parole, et j'aime autant te dire avec le gars Perroni, elle va avoir l'occasion de s'en donner à coeur joie).
Jean-Luc Perroni, c'est l'homme qui écrit les textes de Laurent Gerra, et c'est une autre des caractéristiques nécessaires à la définition de l'artiste. On ne peut pas le décrire. C'est un peu comme les fantômes, les OVNI et l'intelligence chez Nagui, il faut le voir pour le croire.
Un des tests récurrents du psychologue de mes couilles est d'énoncer une série de mots clés à son patient, et de lui demander de citer un mot qui se rapproche le plus de ce à quoi il pense à l'écoute du mot clé en question. Si l'on intégrait "Jean-Luc Perroni" à cette série, les patients répondraient sans conteste "Vieille pute", "Vinasse", "Passéisme" ou "Veste à franges". Je ne vois pas quoi ajouter d'autre à ce portrait.
Et puisqu'on aborde l'entourage proche de Laurent Gerra, il nous faut parler de Mathilde Seigner. Car si l'humour trivial de Laurent Gerra, ses opinions politiques et son compère Perroni pèsent déjà lourd dans la balance, il faut encore y ajouter, pour achever de cerner le personnage, Mathilde Seigner, sa femme. Où plutôt, ça compagne. Car Laurent Gerra est contre le mariage depuis qu'il a entendu La non-demande en mariage de Brassens, duquel il se réclame, évidemment, quel con. Brassens, Ferré, Brel, j'aurais bien aimé être sur cette photo. Tu l'as vu ta tronche, tu t'es regardé avec ta banane et ton sourire en biais?
Seigner/Gerra, même combat, et une devise commune "On n'a pas peur d'ouvrir nos gueules". Et pour dire quoi? Pour le savoir, je me suis permis de vous recopier un interview des deux tourtereaux publié dans le Paris-Match de la semaine dernière.
Comment se passent les vacances?
Mathilde: Comme des vacances! Avec nos actualités très chargées, quand on a l'occasion de se retrouver, on savoure...
Laurent: Ca pour savourer, on savoure... Loin de Paris, de ses intellos, de son intelligentsia... Une tranche de Rosette de Lyon, un verre de Beaujolais, le voilà le bonheur!
Mathilde: C'est sûr que ça y connaissent pas, les intellos de la capitale. Eux c'est plutôt nouvelle cuisine, trois mille francs le repas, le petit doigt en l'air, trois bouchées et j'ai plus faim.
Laurent: C'est bien tous des pédés à la capitale.
Vous vous sentez mieux ici qu'à Paris?
Laurent: La question ne se pose même pas. Paris, j'y vais pour travailler, car c'est là que ça se passe, mais sorti de ça, je me vois mal aller défiler comme un pédé à la Gay Pride!
Tout de même, Paris, ça n'est pas que la Gay Pride...
Mathilde: Avec tout ce qui traîne comme tafioles, ce sera bientôt plus que ça... je suis pas homophobique, mais bon, j'ai d'autres buts dans la vie que d'attraper le SIDA.
Laurent: Et comme le dit mon copain Perroni, les pédés, c'est comme les sportifs, ils sont tous chargés!
Mathilde: Et les journalistes aussi... Je dis pas ça pour vous mais enfin, les journaleux, ils marchent tous à la cocaïne, c'est connu.
Laurent: Et le pire, c'est que ça a tendance à gagner aussi le monde du spectacle.
Mathilde: Et ça, on peut en parler, on connaît.
Laurent: Surtout toi! quand je pense que t'as tourné avec Laurent Lucas (dans le film "Harry, un ami qui vous veut du bien"), quelle lopette celui là!
Le tournage c'est mal passé?
Mathilde: Ah non c'est pas ça, il est très sympa Laurent, je me suis bien entendu avec lui, mais bon, quand tu fais ce métier, il faut pas être trop regardant sur la qualité de tes relations... Si tu veux bosser, il faut faire avec les intellos, les drogués et les lopettes, ce qui d'ailleurs n'enlève rien à leurs talents d'acteurs.
Laurent: Ouais, c'est pour ça que je bosse seul. Moi j'aurai trop peur de m'en prendre un coup dans le cul dès que j'ai le dos tourné. Au moins, sur scène, y a personne derrière moi.
Le cinéma ne vous tente pas?
Laurent: Le cinéma? J'adore ça moi le cinéma. Mais j'estime que le vrai cinéma est mort. Aujourd'hui, c'est devenu un repaire d'intellos mous du cul qui se sucent mutuellement la bite en regardant leurs propres films. Le vrai cinéma, il est mort avec Gabin.
Mathilde: Moi je suis pas trop d'accord, il y a encore quelques trucs pas mal, mais c'est vrai que ça a tendance à se raréfier. Aujourd'hui, on peut encore tourner sans trop de problèmes, mais dans cinq ans, il faudra être SDF, prostituée et droguée si tu veux avoir des chances de décrocher un casting, et ça, ça me fait vraiment grave chier le vagin.
Vous crachez dans la soupe là...
Mathilde: Rien à branler, je dis ce que je pense et c'est tout, je sais bien que c'est une qualité qui se perd aujourd'hui, mais je suis pas le genre à lécher des culs.
Laurent: C'est vrai qu'aujourd'hui, c'est le règne du faux-culimse. Et puis elle a raison, ils nous font chier les intellos avec leurs films sociaux qui font bailler tout le monde. Le public, ce qu'il veut, c'est des bonnes comédies à la papa, comme on savait en faire avant.
Mathilde: Non, t'exagères, il y a quand même de bons films d'auteurs.
Laurent: Toi ta gueule!
Mathilde: Comment ça ta gueule?
Laurent: Ouais ta gueule, j'vais pas non plus me laisser emmerder par une rombière.
Mathilde: Connard.
Laurent: Morue.
Mathilde: Pédé.
Laurent: Salope.
Mathilde: Impuissant.
Laurent: Israélite.
Mathilde: Fonctionnaire.
Synthèse:
| Humour pratiqué | Politique, Pipi-caca |
| Positionnement idéologique | Réactionnaire limite fascisant |
| Relations professionnelles | Jean-Luc Perroni |
| Relations privées | Johnny, Laurent Boyer, Mathilde Seigner |
| Conclusions | Pas brillantes |
Voilà, je pense que l'essentiel a été dit, on ne va pas en tartiner des couches non plus, d'autant que mon confère Marcel Barouk s'impatiente. Je lui laisse donc la parole, en vous avertissant néanmoins qu'elle est incompréhensible (sa parole), ce qui justifie que son pseudonyme le soit également (incompréhensible), sauf pour quelques habitués de la restauration underground du douzième arrondissement (de Paris).
Marcel Barouk vs Laurent Gerra (Part1)
L'humour n'a de valeur que lorsqu'il est gratuit
Gatio Ruquier Gerra vous qui sur le trottoir
Mettez les mots de France éviscérez moins noir
Tout gens n'est pas agneau mais il en est merci !
Dans ta Constitution tu as droit au port d'armes
Tu flingues la jeunesse en légitime porc
Ton talent est poreux à la peine de mort
Les saillies de tes gaz si rarement me charment !
Il faut t'en savoir gré : tu ne copies jamais
Le tranchant d'un Cioran l'esprit d'Alphonse Allais
Seul avec ta connerie le sommet semble atteint
Le con n'est pas plagiat puisque tu en es un !
Toi pour qui RAMSES II a le respect des vieux
Ton ultime idée jeune est aujourd'hui perdue
Ne t'en fais pas Laurent on fait de notre mieux
De BOURG EN BRESSE à l'AIN par la fouille étendue
Salut à toi Ordure inattaquable icône
Qui peut tout se permettre et qui se permet tout
Point de douceur croisée sur tes raides axones
Las ! Seul le K (?) se double en ton cerveau de boue
(Déclaration faite à la télé sur Pendant la Pub malgré la désapprobation de P.SABATHIER)
Toi qui sur TMC as chié sur les instits
Et dans les champs de fleurs sèmes tes idées brunes
Etonnant dégoût toi qui sur la Mode insistes
Du prêt à déporter tu fais toutes tes Unes !
Vas-y Ordure éructe à l'infini ta haine
Chie sur ceux que l'on aime et sur les autres aussi
Tous ont-ils mérité de mourir sur ta scène ?
S'appellent-ils Hitler Gerra Mussolini ?
Fais gaffe à tes propos fais gaffe à tes
modèles
Une tarte à la merde inconnue du Gloupier
Sur ta gueule ferait une douche immortelle
La radio parfois mène à de tristes crochets
Gerra où la trouver dans ton humour la Grâce ?
Où est la création ? Ce n'est pas du Devos
Où est l'information ? Du Canard point de trace
Mais faite l'autopsie : que d'os dans ton atroce !
Au milieu d'un cortex dans sa putride fosse
Se fait parfois sentir matière à faux talent
Bien loin de ton génie je partage Laurent
Le vidage de ses mots dont nos phrases se chaussent
Toi qui toujours encore et sans cesse assassines
L'artiste et ses erreurs hélas trop vite hués
Après toi et sur toi je me donne en saisine
Sans mandat de persécution droit de tuer !
A chaque époque oblige orateur qu'on mérite
Hier un Démosthène aujourd'hui un Gerra
Mais les cailloux Laurent qui dans tes dents s'agitent
Sentent l'odeur mâchée d'la merde à cent carats
Toi qui hais fort la Mode et tailles des costumes
Quel sera ton habit pour le séjour posthume ?
Ce sera de la soie pour y large péter
Ou du nazi laineux pour continuer à chier ?
Pour continuer à chier ? Ça fait plus de six
pieds ?
Le dire à la courante en effet ce poète
A son talent au cul et n'est pas constipé
L'hémorroïde seule est montée à sa tête !
Dans sa bière sourit le futur décédé
D'un ris vert et cireux qu'on voit sur un CD
Mais comment maquiller son visage fécal ?
Sinon du meilleur masque : un peu de LOREAL !
Quel pied un jour plus tard te penser dans la
tombe
Insoluble à jamais aux beautés des colombes
Ta viande devenue éternelle un Bacon
Car même l'asticot en toi reste infécond
Allée des Verts Cyprès la fillette dira
Regarde Maman-là Oh ! C'est Laurent Gerra !
Sur dalle où le crachat fait office de mousse
S'écrira : 'Même ici, en Ordure j'éclabousse !'
De cet abbé Cottard du penser tour de bal
Artiste ami Gerra n'en fais pas un apôtre !
Ça pénètre moins dur et pourtant ça fait mal
Ce n'est qu'un trou du cul qui s'occupe des autres
Parce que Marguerite est belle et m'intéresse
Nul besoin Toi Talent de jouer le mouton sur
Le dimanche DRUCKER C'est exposer ses fesses
Demain en gerratrie pour un mauvais futur !
Avant toi j'étais sûr d'être le plus gros con
GERRA tu nous fais chier et jetter au passé
Naguère dans le beauf nous trônions au balcon
Au restaurant DRUCKER en chef tu es passé !
Allongé le pingouin entartré à l'extrême
Sur le parquet il geint la queue-de-pie en transe
Il va pas s'en sortir c'est une' tarte à la crème
Mais avec de la merde il aurait eu ses chances !
Que ce soit en hiver ou en belle saison
Puisqu'en tout temps autour de toi le froid se moule
Triste réalité en ta face de con
Par sa plus belle morve un pauvre cerveau coule
Sous tes lames GERRA ça sent le va-et-vient
Dans ta Cour de Justice où trône un régalien
Les tranches de radio appartiennent au bourreau
Qu'une tête dépasse et l'onde est son carreau !
Ouf ! l'on connaît ce jour la clef de FATIMA
La prédiction III restait toujours secrète
Pire qu'un météore on s'était mis en tête
Une crèche garnie par un LAURENT GERRA
Marcel Barouk vs Laurent Gerra (Part 2)
La légende dit que le Studio GABRIEL
A l'emplacement où l'âne du très Saint moine
MICHEL s'arrêta pour; fut d'abord un autel
Par ces fèces LAURENT ce jour eut double avoine
C'est pire qu'un pittbull c'est plus qu'un
stafford-shire
Méfiez-vous de ses crocs il sait broyer vos chaires
Et vos talents les rendre au niveau du vomi
Quand son maître le sort sur ses rouges tapis
J'attends le jour bénit où l'une de tes
cibles
En guise de bémol va te boucher le cul
Alors s'y chantera un bonheur indicible
Tout auprès de sa bonde il a son trou occlus !
Hier pour quantifier la merde sur les lèvres
Des tueurs de radio il fallait le PETA-
Aujourd'hui sous la cloche au Pavillon de SEVRES
Suffisent les CENTI- d'un étron de GERRA !
GERRA eut grand besoin un soir de
bouche-à-bouche
Las ! Qui l'aida ? Le staff Europe ? Un promeneux ?
Ou une star du X ? C'est elle qui sur la couche
Le prit comme au turbin pour sa tête de noeud !
Dans la banque où armé de la balle au surin
Un groupe masqué entre et c'est un Haut les mains !
Dans la jeune assemblée tout en rire et sans pleur
Si GERRA y pénètre et c'est un Haut les coeurs !
Toi le mètre-étalon de la rude pensée
On t'élève ce jour au rang de Commandeur
Des Arts et du DRUCKER Veste sera pincée
Par les ors du cercueil l'ordre des fossoyeurs !
Il se passe souvent un phénomène étrange
Quand odieux sur la planche il lance ses faire-deuil
La nuit suivante il a l'impression qui dérange
Le dur bois de son drap chante comme un cercueil
MASURE s'en est allé il y a quarante ans
C'est au tour de DRUCKER de remplir l'acajou
Et le car SFP pour lui reconnaissant
Quel bel homme ce MICHEL du cercueil c'est le clou !
Si tu vas chez DRUCKER prépare ton testament
Il est des tristes gués pour prier SAINT MICHEL
Tu n'y vas pas c'est pire et c'est l'enterrement
Dans la fosse à GERRA et son purin mortel
Flambante l'action de la DRUCKER OIL and Co
Quand le nez renifleur sous le bel hélico
A trouvé colossaux des gaz dans le GERRA
Des puits de connerie les exploitent déjà !
C'est la panique en France et pour beaucoup l'exode
Chez BOYER ARDISSON ou DRUCKER annoncé
Chez ROLAND il pourrait du football dire l'ode
L'heure sonne GERRA dans les journaux télé