
Avant:
Le Procès des Guignols
L'affaire Guillaume Durand
Après:
Réhabilitons les Guignols
Ou pas, ou pas
Leaders d'opinion
Ce que je reproche principalement aux Guignols, c'est qu'ils sont, pour employer un terme très à la mode que j'abhorre, des "leaders d'opinion". On pourrait même dire, pour peu que l'on soit un peu adepte du jeu de mot foireux façon Laurent Ruquier, des "dealers d'opinion". Pourquoi dealers? Non pas pour l'aspect "illégal" des opinions desquelles ils font commerce, terme que l'on traduira dans notre cas par "politiquement incorrect"; car rien n'est plus convenu et politiquement correct que les opinions des Guignols. Non, dealer, car un dealer est une personne qui vend des substances qui rendent con, pour des gens qui le sont déjà un peu. Et une consommation immodérée de Guignols de l'info rend con. Tout le problème est là.
Les Guignols de l'info sont, ou du moins furent, des machines à fabriquer du refrain. Combien d'expressions ont-ils réussis à imposer au langage quotidien? La locution "Kétananfout", n'a-t-elle pas été du temps des déboires de Patrick Sabatier un hymne plus connu que la Marseillaise? "Mangez des pommes" n'était-il pas au moment des dernières élections présidentielles le slogan officiel de l'amuseur de fin de banquets? Et plus récemment, "Mulot" n'est-il pas devenu le synonyme officiel de "Souris" chez l'humoriste velléitaire? Francis Cabrel est-il aussi connu sous son vrai nom qu'il ne l'est sous son nouveau quolibet, la "grand-mère à moustache"?
A force de bourrer la tête du sot de leurs refrains, les Guignols finissent également par y déposer les idées qu'ils défendent. Et c'est là qu'est le hic. Les Guignols ne sont pas seulement des amuseurs, ils prennent aussi la place des journalistes. Ne criez pas à l'élitisme snobinard, je parle en connaissance de cause, je m'appuie sur des exemple que j'ai personnellement vécu. J'ai vu le sot se fonder une opinion à partir de ce qu'il avait vu aux Guignols.
Vous n'imaginez pas le peu de lucidité du sot. Vous n'imaginez pas à quel point le discernement lui fait défaut. Le sot est tant hilare lorsqu'il crie "Mangez des pommes" qu'il finit par se prendre de sympathie pour Chirac. Le sot rit tant aux frasques de la grand-mère à moustache qu'il a finit par ranger, un peu honteux, les disques de Francis Cabrel qu'il aimait tant. Le sot a arrêté d'aller voir les films de Christian Clavier à partir du moment ou les Guignols ont critiqué, comme tout le monde, Christian Clavier. Du coup, le sot ne va plus jamais au cinéma. Car le sot n'aime que les films de Christian Clavier. Et certainement pas ceux de Bacri, ce snob bougon critiqueur, pouah. Le sot s'exclame: "Ils ont raison les Guignols, pour moi Virenque, il est dopé". Le sot est con.
Cibles faciles
La deuxième chose que je reproche aux Guignols, c'est la facilité de leurs cibles. Oui il m'arrive de rire aux Guignols, car c'est techniquement très bien fait, car leurs personnages sont crédibles, car la caricature est parfois heureuse et bien sentie. Oui, j'ai ri la première fois que j'ai vu la grand mère à moustache (la 2047ème fois, moins). Mais je rirais tellement plus si les cibles étaient moins faciles... Virenque, Lara Fabian, Johnny... et pourquoi pas Mireille Mathieu? Les Guignols et Pierre Douglas, c'est finalement la même chose.
Que les Guignols fassent enfin tomber les grands mythes usurpés, et je me réconcilierai avec eux. Que les Guignols ressuscitent Coluche sous les traits de celui qu'il était vraiment, que leur petite famille s'agrandisse enfin de la marionnette de Daniel Prévost et je me rallierai à leur cause. Mais non, tu penses, les Guignols vénèrent Daniel Prévost, car il a un jour eu la bonne idée de présenter un jeu télévisé avec des poissons rouges vivants en guise de boucles d'oreilles. C'était très drôle, je suis bien d'accord, mais cela l'autorise t'il à répandre son orgueil méprisant partout ou il passe, à donner des leçons d'impertinence à des gens qui le sont parfois plus que lui (impertinents), et ce sans que personne n'ose jamais le moucher? Car non, définitivement non, on ne touche pas à Daniel Prévost, on ne touche pas à Coluche, on ne touche pas à Desproges.
On préfère s'en prendre à Guillaume Durand. Ou a Baffie. Pauvre Baffie, condamné à mort et par Gildas et par Gaccio avant même d'avoir pu ouvrir la bouche. Et Valérie Payet avant lui. C'est que pendant ses deux dernières années de service, il avait beau être là contre gaîté de coeur, il ne s'agissait pas de lui faire de l'ombre, à pépé Gildas. Il est bien gentil pépé Gildas, mais faut pas lui marcher sur les pompes. Dix ans de NPA, trente ans de carrière, pas le genre à se laisser envahir par des avortons ambitieux.
A l'époque, il avait bien sa marionnette, Gildas. Mais on préférait plutôt se moquer gentiment de ses goûts de chiotte et de sa coiffure préhistorique que de l'impitoyable despote cireur de pompe qu'il était.
Autocritique ?
A quand une marionnette de Bruno Gaccio? Pectoraux, mâchoire carrée et pull en V. Je suis certain qu'Yves Lecoq imiterait ça très bien. Laurent Ruquier pourrait écrire les textes, ce serait confondant de réalité.
A quand les Guignols des Guignols? Imaginez un peu l'hypothétique marionnette d'Édouard Baer nous présenter une séance de travail des Guignols de l'info, ça en jetterai non? Là on serait dans l'impertinence. Là on pourrait vraiment dire: Canal plus n'a aucune gène à se moquer de Canal Plus. Ce qui n'est bien évidemment pas le cas aujourd'hui, contrairement à ce qu'ils prétendent.
Car si les Guignols n'hésitent pas une seconde à évoquer les noms des partenaires financiers de la chaîne sur le ton de la raillerie, ont-ils seulement une fois osé le rapprochement pourtant flagrant entre Canal Plus et T.F.1, qu'ils haïssent tant? D'accord, les Guignols n'ont jamais hésité à se gausser des piètres performances du P.S.G. et du désarroi de son président (Michel Denisot à l'époque). Mais ou est le sketch de l'abonné à Canal Plus qui croyait s'être abonné à une chaîne de cinéma et qui se retrouve un soir sur deux avec un match de foot de troisième zone?
Même lorsqu'ils tapent chez eux, les Guignols choisissent des cibles faciles. Humour facile, vanne facile, les Guignols sont consensuels et ne dérangent personne, sinon par l'ennui qu'ils suscitent un peu plus chaque jour. J'admets volontiers qu'il ne doit pas être évident de faire rire tous les soirs, dix mois par an. Mais ce ne sont pas non plus les bonnes volontés qui manquent.
A quand le retour du professeur Rollin aux Guignols?
Le vendredi 3 mars 2000, sur le coup de vingt heures, sur la chaîne Canal plus, P.P.D., présentateur officiel des Guignols de l'info, commence son journal en l'annonçant comme étant le dernier. Le lendemain, mini tempête médiatique. Evidemment. Il se trouve que ce coup d'éclat suit de deux jours la sortie de "La peur bleue", livre en forme de règlement de compte (ou le contraire) très attendu du prédécesseur de Nagui au poste d'animateur de Nulle part ailleurs, j'ai nommé Guillaume Durand. Le lundi 6 mars, les Guignols sont toujours là. Evidemment. Mais P.P.D. laisse exceptionnellement sa place à la marionnette de... Guillaume Durand. Evidemment. Et Guillaume Durand y est montré comme un incompétent orgueilleux. Evidemment.
Vous allez me dire: ça fait beaucoup d'évidemment pour cinq lignes. Je vais vous dire: c'est fait exprès. Car cette petite affaire à un caractère tellement évident qu'on aurait pu la prévoir. Oui, Gaccio est prévisible, c'est un point commun que partagent les sots: ils tombent dans tous les pièges qu'on leurs tend, et plus le trou est large et profond, plus ils y plongent avec entrain. Car dans le personnage qu'incarnait la marionnette de Guillaume Durand ce lundi 6 mars, dans les tares affligeantes qu'il est vraiment facile et injuste d'attribuer au vrai Guillaume Durand, c'est la véritable personnalité de Bruno Gaccio qui transparaissait. L'incompétence, l'orgueil... ah non, il manquait ce goût prononcé pour la méthode musclée qui fait tout le piment et la complexité du grand manitou des Guignols et petit protégé du chien de garde Alain de Greef.
N'allez surtout pas croire que j'utilise l'affaire Durand pour accréditer une haine de longue date que j'entretiens vis à vis des Guignols. Je ne suis pas particulièrement fan de Guillaume Durand, car d'une manière générale je ne suis pas fan des gens qui crient au poujadisme dès qu'on essaye timidement d'évoquer la supercherie dans l'art contemporain. Je ne suis pas non plus complètement allergique aux Guignols de l'info, et j'admets qu'il m'arrive encore à l'occasion d'en rire. Mais soyons un peu objectif: pendant un an, les auteurs des Guignols ont littéralement lynché le capitaine de leur propre navire, confortablement cachés derrière leurs marionnettes en mousses et sous la protection particulière de l'intouchable de Greef. Pauvre Guillaume Durand, qui ne pouvait bien évidemment rien répondre. Le lynchage médiatique est la discipline favorite de Gaccio et de ses sbires, et Guillaume Durand n'a été qu'une de leurs multiples victimes. Il est donc bien légitime que l'homme s'explique dans un livre, et il est tout aussi légitime que je lise, en éternel pourfendeur des Guignols de l'info et du terrorisme intellectuel que je suis. D'autant que l'auteur s'y prend avec classe. Dans le texte de présentation, il écrit: "(...) Jusqu'à quarante-sept ans, je n'ai pas écrit un seul paragraphe en dehors de mon métier, tant la littérature de télévision me fait horreur. Mais il y a un moment où la théologie de la dérision et du poujadisme doit se heurter à quelques mots(...)". Avouez que ça a un peu plus de gueule que les habituelles saillies ordurières de l'homme qui porte des pulls en V à même la peau.
Bon alors c'est sûr, Guillaume Durand, ça reste Guillaume Durand. La prose est précieuse, on ne pas parcourir trois lignes sans tomber sur une référence culturelle, et on pourrait bien sucrer un gros tiers du livre. Voilà pour la forme. Pour le fond, le livre se promène en permanence entre le désespoir d'un homme à terre (auquel on est sensible ou pas, mais dont on ne doute pas une seconde de la sincérité) et de coups de colères acides sur les deux roquets de l'impertinence que sont De Greef et Gaccio. Et sur les coups de colères, sur l'anecdote croustillante, la dénonciation impitoyable, Guillaume Durand est assez fortiche. D'abord, car quand il se décide à mettre cinq minutes de coté ses ambitions littéraires un peu trop flagrantes, il écrit vraiment bien. Mais en plus, il ne tombe jamais dans la vengeance facile, ou alors il s'excuse illico après. Le constat est froid, lucide et objectif. Tel un scientifique, il nous démontre par A + B que Bruno Gaccio est un gros con. Et on ne peut pas le nier, c'est scientifique. A titre de preuve, voici quelques extraits qui concernent les auteurs des Guignols et Gaccio en particulier. Je vous défie d'y trouver une once de mauvaise foie revancharde.
" Il faut les entendre clamer leur statut d'hommes qui n'apparaissent jamais et qui se cachent derrière les marionnettes. De ce point de vue là, ils vont plus loin que Georgina Dufoix: ni responsables, ni coupables. Juste des jeunes qui s'amusent avec la prétention monumentale d'être des Auteurs. Gaccio écrit pour Charlotte de Turckheim et Timsit mais il a l'impression, au contraire des journalistes qu'il abhorre, d'appartenir au même monde que Samuel Beckett. Il écrit! Il crée! Il souffre les jours où ça ne vient pas! C'est le vomissement social qui s'exprime par des types qui gagnent des fortunes, eux si prompts à dénoncer leurs petits camarades producteurs-animateurs."
"Gaccio se prend pour un mélange de Bourdieu poivré à la sauce Seinfeld, mâtiné de Canard enchaîné. Il n'est qu'Ubu Roi et fils de Guy Lux."
"C'est le donneur de leçons et le bourgeois que je suis qu'il exècre. "Durand c'est le tennis, Gaccio c'est le football". Se croyant représentant de ses origines modestes il est affamé de pouvoir et il le revendique. Je déteste leur ironie car nous ne sommes pas dans l'ironie et la moquerie des puissants ou des visibles ô combien nécessaire! Nous sommes dans la "beauferie" militante qui se prendrait pour la cause du peuple. La moindre cravate, un soupçon de mèche, tout nous ramène aux origines sociales qui à la télévision enchaînent souvent sur la violence."
En quelque ligne, tout est dit.
Mais Guillaume Durand ne se contente pas de régler leur compte à ses tortionnaires directs, il s'en prend également à leur mécène et tuteur, le lymphatique directeur des programmes Alain de Greef. Les griefs qu'il nourrit à son encontre sont de nature différente. Il lui reproche principalement le manque de civilité dont il a fait preuve au moment de lui signifier l'arrivée de Nagui à la tête de Nulle Part Ailleurs. Pendant de longues pages, il nous explique comment il a découvert le nom de son successeur dans les pages de Voici, avec quelle maladresse on a bien finit par lui signifier son départ, avec quelle vitesse l'intégralité de la corporation Canal plus s'est embrasée d'un élan commun contre son futur ex-animateur vedette, l'acculant seul contre tous sous les feux gratuits des Guignols de l'info, caution de ce fameux "esprit Canal", dont il ne reste plus en réalité qu'un vague souvenir noyé dans les fonds des bouteilles qui servent régulièrement à arroser les accords financier d'une chaîne devenue ni plus ni moins qu'une petite soeur de T.F.1.
Guillaume Durand a fait une indigestion de Canal Plus, et ce livre lui sert d'Oxyboldine. Alors prenez en un aussi, un Oxyboldine, ça ne peut pas faire de mal.

Réhabilitons les
Guignols de l'info
(mais pas Gaccio, faut pas pousser mémère)
Dimanche dernier*, j'ai regardé les Guignols de l'info. La compile des épisodes de la semaine, diffusée en clair en début d'après-midi. Le truc devant lequel on se pose habituellement pour amorcer le roupillon post-prendal, comme dirait l'autre, quel con. Oui, à ma courte honte, il me faut avouer un goût immodéré pour l'inaction le dimanche après-midi, probablement lié à la hantise de croiser des gens montés sur rollers, voire sur trottinettes, si d'aventure je me risquais à quitter mon domicile. Car dans le douzième arrondissement de Paris, les gens déambulent volontiers sur diverses formes d'équipements à roulettes, surtout le dimanche après-midi. Mais là n'est pas la question.
Les conditions étaient idéales: une repas un peu riche, un ciel qui ne semblait pas vouloir s'arrêter de pleuvoir, une crise de vachisme aiguë consécutive à une séance de piscine quelques heures plus tôt, digne de l'entraînement d'une nageuse est-allemande médaillée olympique. Bref, plus sûrement qu'une vanne de Ruquier, la sieste s'amenait avec ses gros sabots.
Je m'installe donc devant mon poste, résolu à répondre affirmativement à l'appel du sommeil, la bouche entrouverte, un filet de bave prêt à s'écouler sur mon oreiller, ou plutôt sur celui de ma dulcinée, un coup de bol qu'elle soit pas là, à coup sûr qu'elle m'aurait sorti un truc du genre "plutôt que de baver sur mon oreiller, tu ferais mieux de baver dans mon con", ce qui aurait donné lieu à des pourparlers interminables qui m'auraient finalement fait rater les Guignols, ça aurait pas été le pot, car je n'aurais jamais eu l'occasion d'écrire ces quelques lignes qui, à n'en pas douter, feront date dans l'histoire de la littérature. Mais revenons à nos moutons.
Je m'avachit donc devant mon téléviseur et j'attends.
Léger contretemps. Les Guignols sont drôles. Flûte.
Bon, ça ne va pas durer, me dis-je, et pour être bien sûr de m'endormir comme une grosse vache repue, me glisse-je sous les draps, m'étire-je un bon coup, hésite-je à tirer le store, non quand même, y a des limites.
Merde, c'est encore drôle.
Je me redresse, en éveil.
Bing, encore une vanne bien tournée. Vlan, une autre, et encore une autre, tiens, prends ça dans la face.
Il faut me rendre à l'évidence: les Guignols sont drôles. Et moi, complètement réveillé.
Que se passe-t-il? Suis-je devenu con? Une rapide analyse me réconforte rapidement sur ma bonne santé intellectuelle: les Guignols sont objectivement drôles. Y aurait-il eu un changement d'auteurs? L'émission se termine, je jette un coup d'oeil au générique, et en effet, quatre personnes aux noms parfaitement inconnus partagent l'affiche autour du sempiternel Gaccio.
C'est donc ça.
En tout cas, c'est raté pour la sieste. Mon envie de ronfler est passée. A moins que. Rien de telle qu'une bonne branlette pour raviver la flamme du vachisme. Dont acte.
Moralité
Ce constat de réussite, qui ne porte que sur une semaine de programmes, autorise-t-il une réhabilitation en bonne et due forme? Ce serait un peu expéditif, jeune homme. Je ne sais pas quand la mutation a eu lieu, car je n'avais depuis ce dimanche par regardé les Guignols depuis, au moins, des lustres. Il n'est donc pas exclu qu'ils soient devenus drôles depuis plusieurs semaines. Je constate toutefois que personne n'a jugé utile de m'en informer si c'est le cas. Quoi qu'il en soit, le devoir m'oblige à m'intéresser aux prochaines éditions. Si le rire persiste, alors je conviendrai à une réhabilitation (En fait, pour être tout à fait honnête, j'attends de voir la gueule des nouveaux auteurs, et surtout de constater qu'ils ne portent pas de pulls ridicules portés à même la peau).
Mais à une réhabilitation des Guignols uniquement, et certainement pas à celle de Gaccio. En aucun cas. Jamais. Allez vous en.
Certes, il semble qu'il fasse partie de la nouvelle équipe, mais comment l'associer à la réussite quand on le voit repousser chaque jour un peu plus loin les limites de l'humour pas drôle, mais si, vous savez, le midi sur NPA Midi, avec la complicité de Gildas la vieille burne sénile?
Le dossier n'est donc pas clos. Rendez-vous ici dans quelques temps.
*Dimanche 21 janvier 2001 pour être exact. Je précise ça car à force d'empiler des pages dans ce site sans jamais les dater, on va finir par s'y perdre. En l'occurrence, je m'apprête à dire du bien des Guignols sur une page où je les accuse des pires tares, mais c'était il y a près d'un an, et le temps passe, d'où la nécessité de fixer un peu la chronologie.
Il ne fallait pas dire "Réhabilitons les Guignols", mais "Réhabilitons les Guignols, ou pas". Voire même "Ne réhabilitons pas les Guignols". Rémi.
Quoi? Comment? Les guignols drôles?
Et je vois ça au moment où je digère une somptueuse part de gâteau
poire-chocolat! Mon dieu! Je te rassure: hier soir, pour la première fois
depuis là encore des lustres, j'ai vu les guignols (et surtout le consternant
NPA, d'ailleurs je suis tout consterné). C'était mauvais, médiocre, plat,
bref habituel. Et le "sketch plateau" avec l'invité est toujours
aussi convenu, rallongé, étalé, il n'en finit pas,
heureusement que je ne faisait pas que ça. Si j'étais sur le plateau je pense
que je me précipiterais sur les marionnettes la bave aux lèvres histoire d'arrêter
de se faire chier comme ça. Soyons franc: sur une échelle allant de 0 à
"l'affaire de la moustache de José Bové", ça va pas bien loin. Bref
le miracle n'est pas arrivé ou alors il n'est pas quotidien. Je garde un oeil
dessus quand même. Guillaume.
Affaire à suivre...