Laurent
Ruquier
La
bande à Ruquier
La bande à Ruquier, on ne peut plus allumer un poste de radio ou de télé sans en entendre des louanges. Qui sont-ils? Quels sont leurs rôles dans les émissions de Ruquier ("On va se gêner" sur Europe1, qui succède à "Dans tous les sens" sur France Inter", et "On a tout essayé" sur France 2)? C'est à ces questions que nous allons tenter de répondre ici. La liste n'est pas exhaustive, certaines personnes ici présentées ne font peut-être plus partie de "la bande", mais l'essentiel y est.
Alonso (Isabelle): Féministe obsessionnelle qui décrédibilise régulièrement les grands combats de la cause qu'elle défend à force de les mêler à des névroses personnelles.

Amadou (Jean): Porte-paroles des plus influents de la corporation chansonnière, il a mis le pied à l'étrier à Laurent Ruquier au moment où, fraîchement débarqué de sa province normande, il débutait sa carrière. Hasard de la vie, Amadou se retrouve aujourd'hui en position de demandeur vis-à-vis de Ruquier, qui n'oublie jamais de le lui rappeler hypocritement sous couvert de fumeux hommages.
Banne (Alexandre de): Incarnation humaine du néant. Sa fonction dans l'émission est de remplir les sièges laissés vacants par les invités absents.
Benguigui (Jean): Acteur replet, qui n'a de drôle que son nom, ce qui n'est déjà pas si mal, je vous l'accorde.
Bénichou (Fleur): Journaliste au Nouvel Observateur en temps normal, il tue ses heures libres en compagnie de la famille Ruquier, en y distillant sa gouaille méditerranéenne non sans efficacité, mais avec un zèle tellement excessif qu'arrive toujours le moment où on a envie de lui dire: "T'es gentil Pierrot, mais tu tais ta gueule, sinon tu va te retrouver avec deux yeux au beurre noir, assortis à tes pieds".
Bigard (Jean-Marie): Humoriste célèbre dont le rôle dans l'émission est, ou plutôt était, de tendre des pièges en formes de blagues sexistes à Isabelle Alonso, dans lesquels elle tombe, ou plutôt tombait, systématiquement. Bigard n'aura fait qu'un passage éclair dans la bande à Ruquier, à laquelle il a rapidement préféré celle des Grosses têtes nouvelle formule, dans laquelle il s'épanouit mieux dans son costume de gros blaireau de service.
Bolloch (Yvan le): Ex animateur du top cinquante, il est le mélomane officiel de la bande à Ruquier, et ce bien qu'il ne s'y connaisse autant en musique que Marcel de Vélo en eau minérale. Il entretient avec opiniâtreté un coté "culture populaire" à son personnage, en mêlant quelques mots d'argot à l'accent parigot avec lequel il essaye maladroitement de s'exprimer. Irrémédiablement terne.
Bravo (Christine): Célèbre animatrice de télé qui, non contente d'éponger tous les samedis en fin d'après-midi les grands poncifs xénophobes en cours sur nos voisins européens dans son émission de télé qui fait un tabac, y va régulièrement de son petit coup de gueule chez Ruquier sur des sujets dont elle est la seule à être sensibilisée. En outre, elle partage avec Ruquier la fâcheuse manie d'utiliser les ondes de la radio dans laquelle elle s'exprime pour claironner les scores d'audience qu'elle fait à la télé. Pathétique, idiote et autosatisfaite, autant dire l'alter ego féminin du pape de l'humour pas drôle.
Carrière (Jean-Claude): Réalisateur talentueux, inspiré et sympathique, au rire pachydermique et à la voix caverneuse, dont on se demande bien ce qu'il vient faire au milieu de cette bande de crétins sans talent.
Coffe (Jean-Pierre): Parkinsonien sénile qui fait sporadiquement son habituel numéro de pourfendeur indigné de la mauvaise nourriture, avec il faut bien l'admettre, de moins en moins de crédibilité. De même que plus Bigard, il a dernièrement préféré fuire la bande à Ruquier pour celle des Grosses têtes, quitte à s'entendre railler ses penchants homosexuels plus que de mesure.
Derec (Jean-François): D'après mon valeureux confrère Marcel Schoff (lire sa critique de l'émission "on a tout essayé" un peu plus bas): "L'homme qui côtoie perpétuellement la frontière de l'humour sans jamais oser la franchir, celui qui devrait sauver une terne émission télévisuelle de sa médiocrité mais qui n'y arrive pas, une sorte d'Edouard Baer du pauvre pas drôle, l'intelligence et la folie en moins, ce qui ne fait plus grand chose a l'arrivée mais quand même plus que Bruno Gaccio."
Pour ma part, j'ajouterai un petit mot sur le bonnet rouge avec lequel il se promène désormais en permanence, probablement voué à camoufler une calvitie avancée, et renforçant de façon spectaculaire son aspect tête de noeud, au sens propre comme au sens figuré.

Door (Maureen): Ex animatrice d'émission pour enfant et belge comme son confrère Guelluck, elle est la candide de la bande, celle qu'on raille affectueusement pour son inculture maladroite. En cela, son rôle se rapproche de ceux de Valérie Mairesse (qui est toutefois un poil plus conne que candide) et Claude Sarraute (au moins aussi sénile que candide, mais considérablement plus soiffarde).
Duconbosc (Franck):
Humoriste super sympatoche, et c'est bien ce qu'on lui reproche. Rien de pire
que ces comiques de mes couilles qui se croient obligés de ponctuer chacune de
leurs vannes par un sourire de connivence forcée.
Dortman (Geneviève): Grande fumeuse de gitanes maïs-bacon, elle est le contrepoids politique aux saillies gauchistes de Gérard Miller. On la dit aussi écrivain, mais si sa prose est au niveau de sa lucidité politique, nous proscrirons la lecture de ses livres.
Garrel (Sophie): Pétulante animatrice de télévision que je tenais pour sympathique jusqu'à sa participation aux émissions de Ruquier, elle est plus spécifiquement chargée de dresser une critique élogieuse des livres dont on parle dans l'émission, même lorsqu'elle ne les a pas aimé, c'est-à-dire tout le temps.
Guelluck (Philippe): Ex dessinateur talentueux du chat, il est le docteur ès "bon mot bien senti" de l'émission. Inutile de préciser que ses bons mots ne le sont pas, ou du moins ne le sont plus depuis sa récente gloire médiatique aux cotés de Michel Drucker le dimanche en fin d'après-midi sur France 2. Je ne sais plus quel hebdomadaire titrait récemment quelque chose comme "Drucker, sauveur du service public". N'en croyez rien. Drucker se contente de recycler Ruquier, c'est une pratique très à la mode ces temps-ci. Rien n'a changé depuis "Ainsi font font font"... mais quel dommage que l'auteur du Chat soit impliqué dans ce genre de sordide revival !

Klarsfeld (Arnaud): Grand benêt attardé dont on se demande bien comment il a pu faire la carrière qu'on lui connaît avec un bagage intellectuel si léger et un rire aussi con.
Lefebure (Thierry): Inconnu au bataillon, mais mentionné sur le site d'Europe 1 comme un participant régulier de "On va s'gêner". Probablement un con, du reste.
Lemoine (Annie): Troisième couteau de la télévision publique française, elle est celle dont le rôle est le moins clair dans la petite famille, pour une raison simple: elle n'a pas l'air idiote. Sans doute agit-elle au titre d'espionne.
Lemoine (Jean-Luc): Jeune inconnu, en tout cas par moi, il joue dans l'émission le rôle de monsieur falot avec une efficacité qui force le respect. Aucun lien de parenté avec Annie, je l'espère du moins pour elle.
Mairesse (Valérie): Actrice qui joue les godiches avec un naturel qui éveille les soupçons quant à sa facticité.
Martin (Jacques): Voir Amadou (Jean).
Mergault (Isabelle): Même définition que pour Valérie Mairesse, avec cette petite nuance que la toison que Mairesse a sur la tête, Mergault l'a sur la langue. J'en conviens volontiers, c'est pas joli joli de se moquer des défauts de prononciation des gens, mais c'est tout ce qui me vient à l'esprit en pensant à Mergault. Y a quelques années, j'aurais pu vous parler de ses seins, mais aujourd'hui, c'est un peu tard, avec l'âge, elle a le matos qui se barre en roue libre.
Mezrahi (Raphaël): VRP de l'humour potache, et donc pas drôle. Accessoirement, végétarien prosélyte. Ca n'a certes rien à voir, mais enfin, végétalophile et suppôt de Ruquier, le jour du procès du bon goût, il aura intérêt à avoir de quoi se payer un bon avocat.
Miller (Gérard): Homme aux multiples casquettes, il revêt celle de l'inquisiteur politique dans l'émission. Orateur plutôt convaincant quand il ne tombe pas dans la démagogie, c'est-à-dire toujours, on le dit pince-sans-rire. N'en croyez rien: il est logique de ne pas rire aux mauvaises blagues de Laurent Ruquier. Je rappelle que le pince-sans-rire se définit comme la personne qui reste insensible à l'humour François Rollin. C'est également une définition usuelle du mot "sot".
Morel (Gaël): Voir Banne (Alexandre de).
Pantel (Monique): Vieille rombière hydrocéphale et spécialiste de cinéma. Dotée d'un sens critique solidement forgé derrière le zinc des comptoirs où elle sirote des litres de mauvais vins, elle creuse avec acharnement la tombe du cinéma en émettant des avis insensés sur des films qu'elle ne voit probablement pas. Ses arguments sont "On m'a dit que c'était nul", "Qu'est-ce qu'il est beau cet acteur", "On voit sa quéquette pendant un quart d'heure", "De toutes façons il a pas une tête sympathique ce réalisateur". Et on la laisse s'exprimer en toute impunité. Il faudra pourtant bien que quelqu'un se dévoue un jour pour lui faire taire sa grosse gueule.
Ramade (Jacques): Humoriste de petite taille, monté sur ressorts, à la voix d'enfant malgré ses 83 ans. Il est l'inventeur officiel de la "brève", forme d'humour fondatrice de l'école chansonnière, de laquelle Ruquier est un représentant des plus zélés.
Rollin (François): Roi de l'humour. Sauf erreur de ma part, on ne l'a jamais invité à participer à l'émission. Gageons que si tel était le cas, l'homme déclinerait dédaigneusement, en jetant ses gants à la face joufflue de son hôte.
Ruquier (Laurent): Voilà typiquement le genre de bizarreries cocasses que seul le classement alphabétique est capable de procurer. Ruquier juste après Rollin. Le roi des comiques juste avant le monarque de la vacuité humoristique. L'homme de "Colères" un rang avant celui de "Laurent Ruquier enfin gentil". Enfin gentil, mais toujours aussi con. Certes, Ruquier à rangé son agressivité gratuite dans sa poche depuis "Rien à cirer", mais il a gardé son incapacité chronique à être drôle intacte. Laurent Ruquier, mitraillette à mauvaises blagues, feu d'artifice de néant intellectuel, torrent d'autosatisfaction, le meneur rêvé pour une telle bande de clampins.

Sarraute (Claude): Vieille soiffarde mondaine et probablement syphilitique qui n'a d'autre fonction dans l'émission que celle de permettre aux autres membres de la bande de s'illustrer en lui faisant gober des histoires grosses comme Carlos. On la reconnaît aisément à sa voix de caniche enroué, ainsi qu'à sa manie d'appeler les gens "coco" ou "mon chéri", en les tutoyant. On mettra ce maternalisme excessif sur le compte de la sénilité et de l'abus de boissons alcoolisées.

Steevy: Non, vous ne rêvez pas, Steevy, de Loft Story, fait partie de la famille (Ruquier, s'entend, ne soyez pas bêtement homophobes). Ruquier, digne successeur de Panurge.
Pour approfondir le sujet: l'avis de Marcel Métrossin, évidemment illustré par ses soins.
Tomate: Tomate n'appartient pas à la bande à Ruquier nouvelle formule, mais était un des piliers de celle de "Dans tous les sens". Ruquier, il faut bien l'avouer, a été le chercher au fond du gouffre pour donner un second souffle à sa carrière médiatique. Tomate est aujourd'hui au faîte de sa gloire, puisqu'il triomphe, faut-il le rappeler, tous les dimanches chez Drucker avec son "petit poème impertinent". Si Ruquier est le roi de l'humour pas drôle, Tomate est son premier ministre.