Le Top Five des comiques de mes couilles
(E): Entrée (+X): Gagne X place(s) (-X): Perd X place(s) (=): Même place
Février 2004
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1- Elie Sémoun (+1)
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Belle performance d'Elie Sémoun qui parvient à se hisser au sommet du top five,
sans forcer son talent, grâce à sa conception toute personnelle du sens de l'amitié, de sa fatuité latente et de ses différentes
prestations télévisuelles récentes. Chapeau (on pourra lire avec profit
cet article pour se convaincre du talent du bonhomme).
Deuxième place pour Titoff, égal à lui même, aperçu dans une émission d'Arthur en début de mois, Métrossin vous en dit plus ici.
Retour gagnant de Patrick Bosso sur le podium du top five. Apparu dans la même émission que Titoff, sans ça on ne se souviendrait même plus de lui. Bravo à lui, belle stratégie.
Quatrième, Jolivet qui réapparait tel un diable à ressort dès qu'on ouvre la boîte du donneur de leçons. Sa leçon?Que Dieudonné fasse le Vrai Métier d'Humoriste,
dont Jolivet a les règles. Jolivet, lui, ne se moque pas des minorités, sauf s'il ne les aime pas (le FN, par exemple).
On souhaite donc une bonne croisade à ce dogmatique couillon, et qu'il retourne d'où il vient dès la fin de l'agitation.
Grosse régression pour Dieudonné, qui doit quand même sa présence dans le top five du mois au fait, entre autres, qu'il ait permis a un Sémoun ou à un Jolivet d'occuper le devant de la scène médiatique.
Décembre 2003
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1- Dieudonné (E)
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Chamboulements dans le top five ce mois-ci. Fier meneur, Dieudonné pour sa participation remarquée au prime time de Fogiel. Mettons les choses au point : cette première place du top five ne récompense pas les propos du bonhomme, après tout on est habitué, Dieudonné sur un plateau de télé, il provoque. Il ne le ferait pas que ça manquerait. Pour dire, il ne le ferait pas que ce serait de la provocation. Non. Cette première place récompense l'absence totale d'inspiration de sa tirade : mal (et vite) écrite, mal jouée, hachée, hésitante, chaotique, poussive, bref pas drôle. Dieudonné on l'aime bien parce qu'il est drôle. Là, pour le coup, on fut loin du compte. Plus de détails concernant cette première place au classement ici.
Deuxième place pour son ex-comparse Elie "crooner" Sémoun en pleine campagne de promo "mais si je suis un vrai chanteur". Sans commentaire.
Troisième place pour Titoff. Rien de particulier à en dire, si ce n'est que je l'ai aperçu plus d'une fois dans le poste, et vu que je ne le ragarde pas des masses, le poste, j'imagine qu'il squatte plus que de raisonnable le temps d'antenne pour vendre sa soupe. Vu, pris. Bien fait pour lui.
Quatrième place pour la laverie de famille, parce qu'on ne pouvait pas passer cette insulte quotidienne au bon goût sous silence plus longtemps, faut quand même pas déconner.
Dernière position pour les french Monty, net recul donc, mais faut dire que la concurrence fut rude. See you in january ?
Octobre 2003
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1- La bande à mafflu (=) |
Bien. Le top five, donc. Alors autant mettre les choses au point tout de suite : je ne suis pas, mais alors pas du tout, l'actualité de tout ce qui peut tant soit peu ressembler à un comique, de mes couilles ou non du reste, pas la question. Dans ces conditions, vous comprendrez qu'il m'est malaisé d'établir un top five dûment argumenté. D'un autre côté, ou-pas.net sans son top five n'est plus vraiment ou-pas.net. Aussi ai-je pris le parti d'établir un classement qui suit mon humeur du moment, c'est-à-dire mauvaise, souvent en tout cas, exclusivement, même, quasi.
On ne change pas une équipe qui gagne, et donc la bande à mafflu se retrouve fort logiquement, et presque par défaut, en tête de file. Eux, aucun doute qu'ils ont une actualité, sans doute une émission de télévision, une autre de radio, s'il n'y a pas une pièce de théâtre et un film en sus on peut s'estimer heureux. A noter, rapport à ladite bande dudit mafflu, un courrier d'un internaute mécontent qu'on ne tartine pas copieusement la tronche d'une certaine Péri Cochin sur laquelle "y a gras à baver" (sic) paraît-il. Je ne connaissais même pas l'existence de cette Cochin. C'est vous dire.
Second du classement, la troupe de théâtre qui singe les Monty Python en français. Je n'en ai jamais vu le moindre début d'extrait, mais rien que le concept fait frémir, et si on ajoute à ça que Marcel Monpatron m'a promis de me réaléser les orbites oculaires à la scie cloche si je ne les intégrais pas dans le top five du mois, ça nous donne deux arguments inattaquables pour les voir figurer en bonne place, à mes yeux du moins.
Bedos en troisième position, on n'en parle même pas, c'est un réflexe. Il n'a probablement pas d'actualité, mais on ne va pas le laisser tomber pour autant, le vieux Guy. Et puis qui dit comique de mes couilles dit forcément, à un moment ou à un autre, Bedos, c'est presque pavlovien.
On abrège. Chico en quatre, Jolivet en cinq. Rien de particulier à ajouter, je vous ai dit que c'était selon l'humeur du moment.
Voilà. En conclusion, si vous estimez, à juste titre, que ce mode de conception du top five est inepte et vain, je vous engage à renouer avec la tradition qui fut à la base de sa création, à l'époque : le vote. Vous êtes au courant d'une actualité bien spécifique d'un comique de nos couilles, vous le notez et m'en faites part. Merci d'avance.
Avril 2003
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1- La bande à mafflu (=) |
L'emprise de la bande FM sur le top five, amorcée en février avec l'entrée d'Arthur, confirmée en mars avec celle des porcs du matin sur Skyrock, est scellée en avril avec l'arrivée d'un troisième larron: Cauet. Ne me demandez pas sur quelle radio il officie, je n'en ai aucune idée, et pour cause, je n'ai jamais entendu son émission, mais n'en dispose pas moins d'arguments solides pour justifier sa place dans cette nouvelle édition du top five. D'abord, Cauet, on voit tous à peu près qui c'est. Il dispose d'un antécédent assez lourd dans l'animation radio, si bien qu'on a tous entendu parler de lui un jour ou l'autre, et même parfois aperçu, pour les moins chanceux, sa face rougeaude. Sachant cela, la simple nouvelle de sa présence sur une radio FM suffit à justifier sa place ici. Mais on peut encore alourdir le cahier de doléances. Entendu, dans le métro, la semaine dernière, dans le cadre d'une discussion entre messieurs Jeune et frère: "J'ai écouté Cauet ce matin, j'étais pété en quatre de rire, trop fort". Si monsieur Jeune est "pété en quatre de rire" en écoutant Cauet, c'est que Cauet mérite sa place dans le top five, personne n'aura le toupet de le nier.
Au total, si la bande à mafflu reste indétrônable, la FM s'impose, ne laissant que quelques miettes à un Marc Jolivet en baisse de forme, et qui aura du reste probablement disparu le mois en prochain. Cédera-t-il sa place à une autre gloire de radio de jeunes? Le top five va-t-il devenir le théâtre d'une guerre "bande FM versus bande à mafflu"? A suivre.
Il nous reste à élucider ce que
monsieur jeune a voulu dire par "j'étais pété en quatre de rire".
Je penche personnellement pour une variation de "j'étais plié en
deux", dans laquelle monsieur Jeune:
1. a remplacé "plié" par "pété" (les raisons de cette
substitution restent à déterminer)
2. a remplacé "en deux" par "en quatre" (même remarque)
3. a ajouté "de rire" (probablement car puisque la locution
"pété en quatre" n'a aucun sens, la mention "de rire" lui
est apparue nécessaire pour préciser que c'est de rire qu'il s'agit, et non de
pétomanie contorsionniste)
Le "trop fort" est offert par la maison.
Ceux qui ont des justifications plus plausibles sont priés de se faire connaître.
Mars 2003
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1- La bande à mafflu (=) |
L'aut'matin, je me lève et je te bouscule, tu ne te réveilles pas, comme d'habitude, je fais chauffer le café, et me branche sur France Inter pour écouter les infos. Depuis quelques temps sur France Inter, on a cru bon enjoliver la tranche 7-9 heures en l'émaillant de petites transitions insupportables, avec la voix, ou une voix approchante, de la dinde qui annonce les programmes sur Arte. Je sais pas vous, mais moi, elle m'insupporte, cette voix, d'autant plus quand elle se contente de dire "C'est le matin", entre une analyse des répercussions probables de la guerre en Irak sur le cours du pétrole et la situation politique en Côte d'Ivoire. C'est le matin. Je le sais, que c'est le matin, nunuche, je viens de me prendre un méchant coup de radio-réveil dans la tronche, pas besoin d'en rajouter une couche. Excédé, je décide de quitter France Inter pour aller sur Europe 1, tourne le bouton de mon transistor, et voilà-t-y pas qu'en cherchant, je tombe sur des hurlements, c'est le mot exact, j'en vois pas d'autre, des hurlements, qui doivent s'apparenter à des rires, me dis-je. Intrigué, je décide de faire une halte, et découvre avec stupeur les comiques du matin sur Skyrock, me demandez pas leurs noms, appelons les connard et ducon. Le matin, pendant que Stéphane Paoli lit ses dépêches AFP entre un "c'est le matin" et un éloge de Vincent Delerm, la bande FM fait rire la jeunesse. Je connaissais déjà Cauet sur Europe 2, encore une belle enflure, tiens, vous me ferez penser à en parler un jour, mais pas aujourd'hui, parce qu'aujourd'hui, c'est au tour de Skyrock. C'est indescriptible. L'humour jeune dans toute sa splendeur, beuglé pas des débiles profonds, de la vanne tellement pas drôle qu'en comparaison, Ruquier a l'air d'avoir du talent, des canulars téléphoniques où l'on réveille les honnêtes gens pour les insulter, de la démagogie jeuniste à base de rap, d'herbe à chat et de "les flics c'est pas bien", le tout servi par un vocabulaire si pauvre qu'on a envie de faire bouffer, une par une, les pages du Robert aux porcs qui font office d'animateurs, lesquels s'octroient donc logiquement, d'autorité, la seconde place de cette nouvelle édition du top five, reléguant sans forcer leur homologue Arthur à la quatrième.
Pour le reste, outre la sempiternelle première place de la bande à mafflu qu'il n'est pas utile de commenter, notons la disparition de Chico après six mois de présence dans le classement, chassé par Titoff, lui même relégué deux places plus bas par l'entrée en fanfare de Marc Jolivet. Je ne sais pas ce qui se passe avec Marc Jolivet, mais en ce moment, on ne voit que lui, il doit promouvoir quelque chose, un spectacle, un DVD, peu importe, le fait est qu'on le voit beaucoup trop par rapport à ce qu'il a à dire, toujours la même chose, en substance "Sarkozy, le sexisme et les OGM, c'est pas bien", mais ça, on le sait déjà, m'sieur Jolivet, et contrairement à ce que vous avez la suffisance de penser, ce n'est pas un comique, même labellisé "engagé", qui y changera quoi que ce soit, surtout s'il est aussi prévisible, soporifique et peu inspiré que vous, car il ne suffit pas de s'engager, encore faut-il bien choisir où, et puisque apparemment, dans votre cas, c'est sur une voie de garage, contentez vous d'être chiant, mais de grâce, cessez de vous croire utile à la société. Pour ça, on a déjà Bedos, et il monopolise tout notre mépris.
Février 2003
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1- La bande à mafflu (=) |
Sans surprise, la bande a mafflu reste en tête, suivie d'Arthur, dont c'est la première apparition dans le top five depuis sa création. Figurez que l'animateur le plus riche de la fange-télévision ne se contente plus d'endormir la France d'en bas le samedi soir au bénéfice de la maison TF1, il revendique aussi une émission dite humoristique, chaque jour sur Fun Radio en fin d'après-midi. Ca n'est apparemment pas une nouveauté, mais vous comprenez, Fun Radio, il faut quand même être sacrément malchanceux pour tomber dessus, à moins d'avoir du goût pour la musique de boite de nuit, ce qui n'est le cas de personne parmi l'honorable lectorat d'icelui site, bien entendu. Arthur, on tombe donc dessus par hasard, et c'est ce qui m'est arrivé. J'en tremble encore. Comment vous expliquer? Le gars s'adresse à monsieur jeune, dans la langue de monsieur jeune; on pourrait croire qu'il joue un rôle, mais non: il se laisse aller à sa véritable nature. Arthur, c'est l'idiot, le vrai, l'originel, l'étiqueté "du village", le simplet des sept nains, Gumby dans le Flying Circus et Goubi dans "Un idiot à Paris". Il n'a ni humour, ni verbe, ni imagination, rien pour lui à part sa fortune, dont on se demande bien comment il a pu la conquérir avec un bagage intellectuel aussi léger. C'est là que se cache le paradoxe: Arthur sur Fun radio, c'est aussi crédible que Raffarin dans l'Hémicycle, et pourtant, on sent qu'il s'y plait, qu'il est dans son élément et ne se rend pas compte qu'il y fait l'impression d'une verrue sur le nez d'Adriana Karembeu. Arthur, c'est même pas nul, c'est rien. C'est l'ensemble vide. L'infinité du néant dans une grosse tête molle. Vous n'êtes pas sans savoir qu'avant de devenir le J2M du PAF, il officiait en tant que promoteur de l'humour jeune sur Europe 1. Ca fait quoi, dix ans? S'il vous reste quelques souvenirs de cette époque, comprenez que rien n'a changé depuis. Le gars est resté constant. Il a pris du bide, perdu quelques cheveux, multiplié par 250 000 le montant de son compte en banque, mais n'a pas évolué pour autant. Tant de constance, c'est tout simplement prodigieux.
En troisième position, Titoff. Ca aurait aussi pu être Bosso, qui en plus d'être marseillais, partage actuellement avec son confrère la particularité de promouvoir un nouveau spectacle, mais le comité de direction du top five a jugé que Titoff était autrement plus méritant. En effet, si aucun des deux n'est drôle, Bosso n'inspire aucune animosité, alors que Titoff, avec ses airs de petite frappe arrogante, si. Et il n'y a pas que ça, il y a aussi son prêche incessant pour la "stand-up comedy", vous savez, ce truc importé des Amériques, donc obligatoirement mieux, qui consiste en un long monologue sans noir, ni interruption de quelque forme que ce soit. Rollin a fait ça aussi, ça s'appelait Colères, mais c'était pas de la stand-up, c'était du théâtre, tu la comprends la nuance, dis Titoff, tu la comprends? Mais où se situuuuuuuuuuue l'axe du mal? Oh Lord, je demande à savwah! S'cusez, c'est le gars Jean qui s'énerve derrière moi, l'est comme ça l'gars Jean, faut pas lui causer des Amériques, ça le met ronchon, oui je suis cryptique, et je t'emmerde.
Bigard se maintient en quatrième position, avec un nouveau leitmotiv: "Je fais rigoler les gens". Dès qu'on l'interviewe, il le sert."Les critiques de l'intelligentsia, je m'en fous, parce que je fais rigoler les gens", "Moi mon métier, c'est de faire rigoler les gens", "C'est un bonheur de gagner sa vie en faisant rigoler les gens", etc. Bigard sous-entend donc que personne n'est capable de résister à son humour. Le pire, malgré tout ce qu'on pourra lui reprocher, c'est que c'est pas loin d'être vrai.
Chico clôt la marche avec ses joints géants et son humour de lycéen acnéique. C'est triste. Quelqu'un pour verser une larme? Non? Alors on ferme.
Janvier 2003
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1- La bande à mafflu (=) |
L'année 2003 commence en fanfare avec quelques bouleversements d'envergure dans cette nouvelle édition du top five. La bande à mafflu, hyperactive et effroyablement efficace, reste bien entendu en tête, plus forte que jamais, et pas prête d'être inquiétée. Mais la bonne tenue des nouveaux talents sur lesquels nous fondions dernièrement nos espoirs a fondu comme neige au soleil. Ainsi, Yann Moix ne perd pas une place, ni deux, ni trois, mais disparaît tout simplement du classement. Idem pour Chico, que l'on croyait promu à un bel avenir au panthéon des casse-couilles, et qui chute de deux places, se retrouvant ainsi en situation d'out-sider. Les raisons de ce remue-ménage? Les fêtes de Noël, bien entendu, qui permettent comme chaque année aux têtes d'affiche de se refaire une santé à force de surmédiatisation promotionnelle. Sémoun s'accapare ainsi directement la seconde place, talonné par Gerra, qui doit son retour à quelques mots ineptes proférés dans une entrevue à Paris-Match, qu'un internaute anonyme a la bonne idée de m'envoyer:
"Ne pas se moquer de l'homosexualité de Bertrand Delanoé, ce serait le marginaliser".
Voilà, tout est dit, ou plutôt rien: c'est n'importe quoi, ça n'a ni queue ni tête, et ça montre surtout bien à quel point le gars, en plus de ne pas assumer l'homophobie fangeuse qui le caractérise, ne connaît pas de rival sérieux dans le championnat de la tête de con. Et puisque Bigèèèèerd (quand on parle d'homophobe...) se maintient lui aussi dans le classement, il ne reste finalement plus aucune place pour les autres. Mais qu'ils se rassurent, c'est ainsi tous les ans, et les choses reprennent leur cours normal dès les premières semaines de l'année nouvelle. Et puis, cette bourrasque aura au moins servi à nous débarrasser de Bedos. Savourons ce moment de répit avant qu'il ne renaisse de ses cendres; plus précisément de sa bile.
Décembre 2002
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1- La bande à mafflu (=) |
La bande à Mafflu, décidément intouchable, conforte son règne en conservant sa première place pour cette nouvelle édition du top five. Derrière elle, Yann Moix, dont on parle exagérément du film qu'il est en train de réaliser, remake de son dernier livre, avec Benoît Poelvoorde en tête d'affiche. Ce dernier, et ce n'est un secret pour personne, est très apprécié à ou-pas.net; c'est dire à quel point Moix est méritant de contrebalancer à ce point nos sentiments qu'il conserve, contre toute attente, la seconde place du classement pour le deuxième mois consécutif. Derrière lui, et c'est la véritable surprise de ce top five de décembre, Chico gagne encore une place et talonne maintenant en troisième position. Récapitulons: il y a deux mois, il faisait une entrée apparemment symbolique en cinquième place, justifiée par son acharnement à ne pas vouloir tirer sa révérence. Le mois dernier, il gagnait une place en devenant officiellement le dernier objet comique culte aux yeux de monsieur jeune. Jusque là, on pouvait encore lui accorder des circonstances atténuantes: il faut bien manger, etc. Mais aujourd'hui, c'est à cause d'une faute de la plus haute gravité que Chico grapille une nouvelle place dans le classement: l'utilisation répétée de joints dans les sketchs qu'il interprète dans le JBN. Oui, vous avez bien lu, des joints, des pétards, cônes, spliffs si vous préférez, bref, des cigarettes purgatives. Sans gag particulier en complément. Chico considère donc que la seule apparition d'un joint à l'écran fait fonction d'argument comique. Nom de dieu de bordel à cul, mais ça s'arrêtera quand, cette soumission béate au panurgisme? Où est le courageux héros qui osera dire: "Moi, je ne fume pas de joints, et quand bien même en fumerais-je, je ne verrais pas matière à être particulièrement content de moi". Quand donc arrêterons-ils de rire connement à la seule évocation du mot joint, ces sales, sales, sales cons de jeunes, et de vieux aussi, ça marche aussi avec les vieux, essayez tiens, si vous êtes célèbres, essayez, la prochaine fois qu'Ardisson vous invite à Tout le monde en parle, de lui dire, au moment où il s'informe de votre état de forme: "Je me sens bien, je viens de fumer un gros pèt' dans la loge", et vous allez voir à quel point il va ouvrir grand la gueule pour laisser gicler son gros rire forcé de gars qui sait de quoi on parle, qui sait ce que c'est qu'un pétard, qui en fume lui même, bref: qui appartient au clan. Et je vous parle d'Ardisson, mais il y en a d'autres, tiens, Bravo, Christine Bravo, ce phacochère infâme, combien de fois l'ai-je entendue se gargariser sur sa consommation de cannabis, alors qu'on sait très bien à quoi elle carbure, la mère, au Vieux pape, la voilà sa came, elle peut bien jouer à la pré-adolescente encanaillée, personne n'est dupe, mais voilà, plutôt perdre son honneur, du moins le peu qui lui reste, que de se voir retirer sa carte du clan. Tas de cons. Bon, ben Chico, tu m'excuses, mais la baigne, c'est toi qui la prend pour les autres. Fallait pas m'énerver. Surtout le jour ou Bigèèèèèèèèèèèèrd revient dans le classement, avec son nouveau spectacle, dont l'affiche représente une moule, le coquillage, mais dont on comprend clairement qu'il faut la confondre avec une vulve. Alors quand c'est pas les prosélytes du cannabis, c'est les porcs qu'il faut se coltiner, je vais finir par y laisser ma peau si on continue à ce rythme là. Petite consolation: Bedos chute de deux places et se retrouve en dernière position. La semaine prochaine, il s'en sera retourné à ses bouteilles pour une durée qu'on peut espérer assez longue. Toujours ça de gagné.
Novembre 2002
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1- La bande à mafflu (=) |
Si la bande à mafflu conserve intacte sa place de leader en ce mois de novembre 2002, la bande à goret chute brutalement pour se retrouver en dernière position. Comment une équipe sérieuse et motivée comme celle de Bouvard peut-elle se laisser départir en seulement un mois de son statut de favori pour l'échanger contre une honteuse cinquième place, où stagnent d'ordinaire les out-siders? Comme toujours, quand la concurrence décide de s'activer sérieusement. Et c'est le cas ce mois-ci, avec d'abord la très belle percée de Guy Bedos, qui pour son nouveau retour dans le top five s'accapare directement la troisième place grâce à une émission télévisée diffusée récemment sur France 2 sur le thème: "Bedos/Ardisson: la réconciliation". On savait le vieil ivrogne imbu de lui même, mais qu'il pousse la fatuité jusqu'à se livrer à ce genre de compromission grotesque, personne n'aurait pu le soupçonner. Néanmoins, s'il ne sait assurément plus quoi inventer pour se faire mousser publiquement l'ego, force est d'admettre qu'il réussit assez bien son coup; à chaque fois qu'on pense qu'il va enfin se ranger des voitures et se résoudre à entretenir sa cirrhose dans la cave de sa maison en Corse, il revient, de façon toujours plus inattendue, et donc d'autant plus brutale. La prochaine fois, ce sera quoi? Une réconciliation Bedos/Le Pen orchestrée par Baffie? Qu'on s'imprègne bien de cette idée, cette vieille pute n'aura dit son dernier mot que lorsqu'elle aura passé l'arme à gauche.
Yann Moix, autre enflure de belle envergure, cause également beaucoup de tort à la bande à goret. Troisième le mois dernier, il grignote encore une place grâce au "film" qu'il est en train de "réaliser" et dont on parle beaucoup, adapté de son dernier "livre". On aurait pu être tenté de crier à la tête de con de passage, mais non, Moix s'installe durablement dans le monde des comiques de mes couilles, à défaut d'arriver à la faire dans celui des écrivains. Espérons que si il y fera sans conteste également beaucoup d'argent, il ne parviendra toujours pas à obtenir l'estime de ses pairs, qu'il convoite pourtant avec acharnement.
Dernier artisan de la débandade de la bande à goret: Chico. Sa discrète apparition le mois dernier en dernière place du classement était symbolique, et apparemment pas vouée à durer. Sauf que l'homme, ou plutôt le personnage, est en train de devenir culte chez les tocards, ce que nous n'avions pas prévu. Depuis "l'espèce di counasse" de la marionnette de Ben Laden dans les Guignols, qui commence un peu à dater, les suiveurs n'ont plus de refrain consistant à se mettre sous la dents, et se rabattent donc logiquement sur les "total eclatch" et autres locutions favorites de la part sombre du comédien Patrick Mille qui sévit quotidiennement dans le JBN de Canal Plus. Méfie toi Patrick, les tarlouzes brésiliennes, quand elles ont fini de faire rire, se retrouvent souvent dans le bois de Boulogne à manger du chibre au kilomètre pour des salaires bien inférieurs à ceux que verse la maison Karl Zéro.
Une pensée émue pour Jean-Marie Bigard qui quitte le classement. Ne l'enterrons pas pour autant; les fêtes de Noël approche, et l'homme nous prépare sûrement son cadeau pour les fêtes, genre DVD de son dernier spectacle vendu dans un emballage en forme de slip, parfum au pet, que sais-je encore, qui lui vaudra à n'en pas douter son retour triomphal dans ce top five. Il n'est pas le seul, du reste, les Sémoun, Ruquier et consort doivent tous s'affairer activement à l'élaboration de leur nouvelle arnaque de fin d'année, et gageons que le prochain top five de décembre s'inscrira dignement dans la lignée de ses prédécesseurs.
Octobre 2002
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1- La bande à mafflu (=) |
Conscient de la concurrence, Laurent Ruquier a sagement décidé d'unir ses forces avec celles des divers éléments de sa bande, se fondant ainsi dans un courant unique de résistance aux attaques ennemies qui tendent à se multiplier en cette post-rentrée 2002. La stratégie s'avère payante, puisque la bande à mafflu, résultante de cette fusion, conserve la première place du classement. Mais pour combien de temps?
Car Philippe Bouvard a lui aussi décidé de passer à l'offensive. Lassé de ne figurer dans ce top five que sporadiquement, et toujours à titre d'out-sider, il réunit les forces vives des Grosses Têtes sous la bannière "bande à goret", bien déterminé à en découdre. Certes, la bande à mafflu part favorite, car bien plus exposée médiatiquement que la bande à goret, l'influence de cette dernière ne s'étendant guère au delà de la tranche 16h30/18h d'RTL. Mais Bouvard joue très intelligemment la carte de la qualité là où Ruquier mise tout sur l'occupation maximale de l'espace médiatique. Et le résultat est équilibré. La preuve: si la bande à mafflu a brillé ces derniers temps par la tristement célèbre "affaire Roselyne Bachelot", omniprésente dans nos télés, radios et journaux pendant toute la fin septembre, la bande à goret s'accapare la seconde place du top five dès son entrée avec une simple réplique: "madame la mairesse", pour désigner Bertrand Delanoé. Moins d'efforts, mais tellement plus d'efficacité.
Coté outsiders, Yann Moix occupe une très belle troisième place. Longtemps considéré à tort comme écrivain, sous le fumeux prétexte qu'il a signé des livres, du moins des assemblages de feuilles imprimées distribuées par un éditeur cupide, l'homme révèle aujourd'hui sa véritable identité: celle d'un billettiste d'humeur engagé, prêchant des points vue qu'il pense politiquement incorrects alors qu'ils ne sont guère mieux qu'ineptes, bref d'un comique de mes couilles de la pire espèce. Quoi de plus approprié pour saluer cette première apparition de Yann Moix dans le top five que le refrain du nouveau hit de Monpatron? "Prends garde, Moix/ Monpatron est sur tes traces/ Et l'jour où tu l'auras en face/ Il vaudra mieux que tu traces/ Si tu veux pas tâter d'ses godasses". ("La première balle pour Miller, la deuxième pour Moix", Universal Music, dans les bacs en novembre).
Bigard suit de près grâce à une apparition télévisée très remarquée chez Ardisson courant septembre, dans son registre favori, celui de l'inusable grosse tête de con. Il y excelle plus que jamais, et gageons qu'à raison d'une télé par mois, il pourra se creuser un petit nid douillet dans le top five pour la saison.
Pour fermer la marche, Chico, et oui, le Chico du centre de visionnage, celui de la Bostella, mais aussi celui de SFR, et surtout celui du JBN, où il s'obstine à ressortir ses perruques au seul motif que son personnage est culte chez les suiveurs. Mais combien de temps le restera-t-il? Chico aurait du mourir avec la Bostella, mais il persiste, telle une vieille rabatteuse fatiguée, au risque de finir avec Chantal Goya et Rika Zaraï dans les soirées revival des boîtes de nuit de province. C'est triste, et indigne du talent du comédien qui se cache sous la perruque, qui nous avait à tous troué le cul avec son interprétation grandiose du Chico schizophrène de La Bostella. D'un autre coté, il faut bien vivre. De grâce, qu'on donne un rôle digne de ce nom à Patrick Mille, qu'il fasse une bonne fois pour toutes le deuil de son alter ego brésilien.
Septembre 2002
C'est la rentrée, une nouvelle saison commence, on remet donc les compteurs à zéro et on regarde comment ça se goupille.
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1- Laurent Ruquier (E) |
L'aut'jour, au détour de je ne sais plus quelle émission de radio diffusée sur je ne sais plus quelle station, j'entends le balourd Mezrahi annoncer qu'il sera à la rentrée à l'affiche de "La critique est unanime", une pièce de Laurent Ruquier.
D'ordinaire, coté comique des mes couilles, l'été ne profite à personne. Les uns dépensent sur une île du Pacifique les fortunes qu'ils ont amassées pendant l'année, les autres se cachent pour écrire le spectacle avec lequel ils amasseront des fortunes qu'ils dépenseront l'été suivant sur une île du Pacifique, bref, en juillet et août, l'actualité du comique de mes couilles est à plat. Ruquier s'en est rendu compte, et a décidé de mettre cette apathie à profit pour tenter un coup de force dès la reprise du top five, et c'est réussi. Il y avait Ruquier animateur de radio, de télé, gagman et auteur de livres, le voilà maintenant auteur de théâtre. "La critique est unanime". J'en frémis d'avance. Et j'aime autant te dire qu'elle sera pas unanime partout, la critique, je connais un endroit où on va pas attendre d'avoir des scrupules pour la faire péter, la critique, et dans le faste, encore, façon feu d'artifice. Non mais.
Le site web ruquier.com nous apprend également que:
"Laurent a écrit un scénario
que Serge Moati va réaliser pour le cinéma. C'est une comédie qui
s'appellerait " Le Président et la Voyante".
Laurent a déjà également écrit le scénario d'une comédie intitulée "Undercontrôle"
.
Les 2 scénari ont été achetés par René Cleitman pour Hachette Première."
C'est à se demander si papa et maman Ruquier n'ont pas eu des quadruplés, tous identiques, qui ont décidé de se partager la tache (et les recettes).
Dans de telles conditions, les Bedos, les Gerra/Perroni et tous les prétendants au top five sont renvoyés au vestiaire sur interruption de l'arbitre. On ne peut pas lutter contre Ruquier.
Juillet/août 2002: vacances d'été
Juin 2002
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1- Laurent Ruquier (=) |
Pas de changements notoires par rapport au mois précédent, l'unique fait remarquable de cette nouvelle édition étant la très belle remontée de Bedos la vieille burne, alors qu'on s'attendait précisément à ce qu'elle s'en retourne à ses bouteilles avec l'arrivée des beaux jours. La raison de ce sursaut brutal a déjà été évoquée dans le site; au début du mois, il se réconciliait en grande pompe avec Ardisson (on en parle ici). Bedos tire ses dernières cartouches avant de sombrer définitivement dans l'anonymat, celle ci a été retentissante, gageons qu'il se tirera la prochaine dans le pied.
Pour le reste, comme chaque année à l'arrivée de l'été, ça sent la fin de saison. Ruquier, solide comme un roc, affermit encore un peu plus son éternelle place de leader grâce au soutien de deux de ses sbires les plus zélés, et le tandem connard et ducon se maintient fort honorablement dans un trio de tête qu'il sera difficile d'ébranler pendant les deux mois d'été qui s'annoncent.
Mai 2002
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1- Laurent Ruquier (=) |
Le résultat inattendu du premier tour des élections présidentielles a fait perdre leur fantaisie à nos comiques, ce qui s'en ressent fortement dans cette nouvelle édition du top five. Car si Gerra et Pérony conservent leur deuxième place intacte, peu gênés par la présence au second tour d'un dictateur avec lequel ils partagent un goût commun pour l'étoile rose (qu'ils nomment "plume dans le cul"), les agités du JT, que l'on croyait pourtant partis pour rester un bout de temps, disparaissent sans laisser d'adresse, à l'instar d'un CDHE décidément en pleine déconfiture. Seul Guy Bedos réussit à se maintenir à la dernière place en maugréant fort mal à propos contre le silence bien légitime de Jospin; nul doute qu'il repartira hanter les fonds de barriques dès le mois prochain.
Ces départs précipités laissent le champs libre à deux rats de belle envergure qui attendaient tapis dans l'ombre de Ruquier, et profitent de l'opportunité pour revenir en beauté dans le classement: Jean-Luc Lemoine prend la troisième position, grâce à sa place de leader au sein de la bande à Ruquier, mais aussi au spectacle qu'il joue actuellement à Paris, sobrement titré: "Jean-Luc Lemoine est inquiétant". Un nom sûrement destiné à apporter un peu de mystère à un gars qui en est solidement dépourvu, mais le moins qu'on puisse dire est que c'est raté: le seul mystère relatif au spectacle de Jean-Luc Lemoine est que des gens payent pour venir y assister. Il est suivi par Maxime, qui compte lui aussi parmi les favoris du mafflu, et prend une belle quatrième place qu'il défendra, j'en suis sûr, avec beaucoup de panache.
Moralité: quand on ne vote pas, la bande à Ruquier fait le forcing sur le terrain de l'humour. J'espère que ça servira de leçon aux abstentionnistes.
Avril 2002
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1- Laurent Ruquier (=) |
On prend les mêmes et on recommence, mais dans un ordre différent. Si Ruquier reste en tête pour le enième mois consécutif, la situation n'est pas aussi figée que je le craignais le mois dernier, et on commence à deviner les prochaines évolutions du classement.
Le vrai gagnant de ce mois d'avril, c'est le coupe Perony/Gerra, dont l'émission "Les élections matinales" sur RTL repousse chaque jour un peu plus loin les limites du mauvais goût rétrograde, plus particulièrement dans le domaine de l'homophobie. On pourrait mettre ça sur le compte de la beauferie crasse des deux compères, mais une écoute régulière de leur émission permet de s'apercevoir qu'ils ont un problème particulier avec les pédés: ils en voient partout, tout le temps, et les parent systématiquement d'une "plume dans le cul", afin de bien les différencier des hommes, les vrais, ceux qui boivent de la bière tiédasse en écoutant Johnny. Entendons nous bien: je n'ai rien contre une bonne histoire de tarlouze un peu graveleuse, et rien ne m'agace tant que ces moralistes bien-pensants qui crient au fascisme à la moindre gauloiserie qui fleure un peu trop le terroir à leur goût. Mais il me semble que le tandem Gerra/Perony franchit allègrement les limites de la plaisanterie, aussi graveleuse soit-elle. Ces gars là sont clairement homophobes, au point qu'on en vient à se demander s'ils ne manifestent pas ainsi une dénégation de leur attirance réciproque, l'un envers l'autre. J'ai comme dans l'idée que Gerra n'aurait rien contre une partie de ramonage avec son pote Perony, en écoutant Johnny et pas de la techno, certes, en slip kangourou et sans plume dans le cul, certes, mais au final, avec le même résultat: en pleurant sur ses plis perdus.
Dieudonné consolide la troisième place du CDHE avec panache, notamment en justifiant son retrait de la course à la présidentielle par un complot dont il serait la victime, utilisant ainsi (involontairement?) l'argument phare de son principal ennemi politique. Mais ne crachons pas dans la soupe: ce désengagement politique temporaire va nous permettre de le retrouver dans un nouveau spectacle, qu'il joue actuellement à Bobino, et dont je me réjouis à l'avance.
Les agités du JT font doucement leur trou, en quittant la toujours très précaire cinquième place au détriment d'un Guy Bedos en pleine déconfiture. Il y a trois mois, personne n'aurait parié sur eux, mais la campagne électorale leur donne des ailes et les propulse vers des hauteurs que seuls quels rares chansonniers octogénaires peuvent encore prétendre atteindre. Sauront-ils préserver leur capital après la déroute de Chirac? Rien n'est moins sûr, car les comiques de mes couilles de la nouvelle génération attendent leur heure. Le suspens est relancé, et on ne s'en plaint pas.
Mars 2002
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1- Laurent Ruquier (=) |
Ah ben mince, cette nouvelle édition du top five est exactement identique à celle du mois dernier. Pas l'ombre d'un changement, même symbolique. D'habitude, même quand les pontes s'enlisent, on remarque toujours un peu de mouvement en bas de classement, mais là, ballepeau. Les agités du JT s'accrochent à leur cinquième place comme des enragés, faut dire que maintenant que la campagne électorale est officiellement engagée, ils ont quelques arguments à faire valoir, et du coup, les Maxime, Jean-Luc Lemoine et autre Stéphane Rousseau déploient tous leurs efforts en vain: personne n'est résolu à lâcher le morceau ce mois-ci. Même Masure, avec son "Loft présidentiel", consistant en une parodie de Loft Story avec les candidats aux élections, n'a pas réussi à percer, c'est dire. Pérony? Il ne cèdera pas un pouce de terrain. Au contraire, avec la parution (sous le pseudonyme Laurent Gerra) de son bestiaire des politiciens (j'ai oublié le titre exact, mais je crois qu'il est question de "politichiens"), il fait le forcing sur le tiercé gagnant. Le CDHE? Avec la candidature de Dieudonné aux présidentielles, faut pas s'attendre à le voir redescendre avant au moins deux mois. Bedos? Il est capable de tout, le texte qu'il a publié dans le Nouvel Observateur sur Bourdieu, relaté aujourd'hui même dans la page qui lui est consacrée dans ce site, le montre bien. Quant à Ruquier, tout le monde est maintenant bien conscient de l'étendue démesurée de ses ressources.
Alors qu'est-ce qu'on fait? On attend patiemment le mois prochain, en espérant que ça se décante un brin? Pas vraiment le choix. Mais je ne vous cache que le risque de se retrouver avec un top five inchangé pour la deuxième fois consécutive est réel. Non là, honnêtement, je crois que la situation est bloquée jusqu'à la déroute de Chirac.
Février 2002
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1- Laurent Ruquier (=) |
Ce que l'on observait le mois dernier se confirme: le règne de Laurent Ruquier est à nouveau menacé. Depuis la disparition de Nagui en juin 2000, si l'on passe outre une tentative ratée de retour de ce dernier entre temps, Ruquier règne en monarque absolu sur le top five depuis près de deux ans. Mais voilà qu'en ces temps électoraux, l'ennemi se fait de plus en plus pressant, et réduit l'écart qui le sépare du roi des mafflus.
Guy Bedos triomphe à l'Olympia, on ne voit plus que lui, il casse du Jospin, du Chirac, du Messier et de l'Ardisson partout où il passe, l'haleine chargée et le postillon abondant. Que dire sur Bedos qui n'ait déjà été dit dans ce site? La cuvée Bedos 2002 est du même bois que les précédentes, c'est du Bedos habituel, certes encore un peu plus gris, un peu plus plissé, un peu plus orgueilleux qu'à l'accoutumée, mais ça reste le Bedos qu'on a toujours connu, un moustique qui volette dans le creux de votre oreille au moment où vous vous endormez, une plaque d'herpès sur la joue le soir de votre premier rendez-vous amoureux, et sur la bite le soir du deuxième, si vous ne couchez que le deuxième, s'entend, les queutards de première peuvent considérer que Guy Bedos est un herpès sur la bite le soir du premier rendez-vous, et inversement, les plus timorés ne peuvent le considérer ainsi que le soir du quarante-troisième, faites comme ça vous arrange, il n'en reste pas moins que Bedos est comme un machin qu'on gratte, qu'on soigne, qu'on pense, mais qui revient toujours. C'est supportable à petites doses, mais encore un mois à ce rythme, et au prochain top five, Ruquier perd sa première place.
Au troisième rang, le CDHE se rapproche également, en gagnant une place par rapport au mois dernier, notamment grâce à la participation annoncée de Dieudonné au nouvel album de Zebda, mon dieu, comme c'est original. Belle opération du gars Dieudo, qui s'installe ainsi solidement sur les starting-blocks à la veille du coup d'envoi de la campagne électorale pour l'élection présidentielle, à laquelle il est candidat, je vous le rappelle. J'ai hâte de le voir débattre avec ses nouveaux amis politiciens, sous réserve bien sûr qu'il parvienne à décoller du stade des douze signatures, ce qui n'est pas gagné.
Du coup, Pérony la considérable enflure perd une place, mais les élections pourraient rapidement le propulser à son tour, lui et son poulain Gerra, dans un mouchoir de poche en compagnie des trois antagonistes précédemment évoqués. D'autant qu'il participe régulièrement aux Grosses Têtes, ne l'oublions pas, l'homme répand sournoisement son influence, peut-être entend-il devenir un Gérard Miller de droite, écrire des billets d'humeur dans Le Figaro sur des thèmes comme les pédés, les coco, les pédés, les juifs, les pédés, avec une plume dans le cul. Il aime beaucoup ça, Pérony, la plume dans le cul, les très rares fois où je suis tombé sur les Elections matinales de Laurent Gerra, y avait toujours un pédé avec une plume dans le cul, un Lang, un Delanoé, un Sevran, c'est fou ce que ces gens aiment les plumes. Doit avoir un sens caché, que seul les gens du bois de Pérony peuvent comprendre.
Pour clore la marche, revoilà les Agités du JT, que l'on avait déjà croisé dans le top five en mai et juin 2001, et qui profitent eux aussi de l'échéance électorale pour se refaire une santé. Si vous avez une heure à perdre, essayez, c'est le dimanche matin de 10 heures à 11 heures sur France Inter, on écoute ça comme on visiterait un musée de l'humour, ravis de redécouvrir les blagues favorites de nos grand-mères et de se replonger avec nostalgie dans les fresques chansonnières de l'humour préhistorique.
Janvier 2002
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1- Laurent Ruquier (+1) |
Oubliées les fêtes de Noël, une nouvelle année commence avec ce qui pourrait bien être le tiercé gagnant de 2002: Ruquier, Pérony et Bedos, aka le hibou mafflu, le pruneau et la vieille burne, trois gâchettes de l'humour frelaté qui semblent décidément repousser chaque année un peu plus loin leurs dates de péremption respectives. En lançant son site web officiel courant décembre, Ruquier a eu le nez creux, car il a fait parler de lui à un moment très critique de son évolution dans le top five. En effet, relégué à la seconde position le mois dernier par le best-of des vidéos des Inconnus d'il y a dix ans, la brèche était ouverte pour la concurrence, et dieu sait qu'elle est rude quand Bedos annonce son retour sur scène, avec un spectacle co-écrit par Gérard Miller. Ruquier affermit donc très habilement sa position, et se met temporairement à l'abris. Mais pour combien de temps? On commence pas mal à voir Bedos, ces temps-ci. On l'avait un peu oublié, le temps commençait doucement à faire son ouvrage, on en était presque à le reléguer au rang de vieux souvenir pathétique, et voilà qu'il nous revient plus plissé que jamais, bouffi d'aigreur et de fatuité, et probablement impuissant, mais c'est un point de détail. Et puisque la popularité du gars, par le plus grand des mystère, ne semble pas résolue à s'émousser, on va bouffer du Bedos à tous les repas pendant quelques mois, ce qui risque bien de finir par chatouiller Ruquier au point de le faire chuter de son piédestal. Cela dit, ne sous-estimons pas non plus les ressources du hibou mafflu, c'est un cador.
Ne sous-estimons pas Pérony non-plus, d'autant plus dangereux qu'il se fait discret. Pérony n'est pas sous les projecteurs, et c'est là sa force: il se cache, tapi dans l'ombre, suçant l'âme de Laurent Gerra pour y implanter ses idées rétrogrades. Comme le disait Monpatron récemment dans le forum, c'est lui le cerveau. Il place discrètement ses pions, avec la caution des auditeurs d'RTL, les plus nombreux de France, faut-il le rappeler. Il ne pratique ni le marketing intensif d'un Ruquier, ni les aboiements démagos d'un Bedos, non, il oeuvre plutôt dans la méthode du commerçant chinois: j'ouvre un restaurant dans le quartier, puis mon frère ouvre un pressing, et ma belle-soeur une joaillerie. Aujourd'hui Laurent Gerra, et demain? Méfions nous du gars Pérony.
En quatrième place, le CDHE (Collectif Dieudonné pour l'humour engagé, pour ceux qui n'auraient pas tout suivi), que l'on croyait mort et enterré, refait une timide apparition. Deux raisons à cela. D'abord, le come-back médiatique de Bedos, un de ses membres fondateurs. Ensuite, 2002. Et oui, je vous rappelle que 2002 est une année électorale, et pas des moindres, puisque la France va élire son nouveau président, et qu'elle pourra notamment voter pour... Dieudonné, fondateur du CDHE. Accessoirement, vous pensez bien que Jolivet ne va pas se priver de distribuer ses bons et mauvais points avec la lourdeur qui le caractérise.
Enfin, pour clore la marche, André Poussé, rescapé in extremis du top five de Noël, avec, tenez vous bien, un livre "recueil de ses blagues préférées". Avec un tel déluge d'innovations et de nouvelles têtes, l'année 2002 s'annonce prometteuse.