Débarrassons nous de Pierre Desproges une bonne fois pour toutes         

J'ai souvent entendu dire: "François Rollin, c'est un peu comme Pierre Desproges". Alors que ça n'a rien à voir.

Je n'ai jamais entendu dire: "François Rollin, c'est un peu comme Laurent Gerra". Et encore heureux, parce que pour le coup, ça n'a vraiment, mais alors vraiment rien à voir. Mais alors, puisque François Rollin n'a rien à voir ni avec Pierre Desproges ni avec Laurent Gerra, pourquoi ne l'affirme t-on pas dans les deux cas? Probablement car François Rollin, à l'instar de Pierre Desproges, a plus de trois mots de vocabulaire. Mais la comparaison s'arrête là.

Attention hein, j'aime beaucoup Pierre Desproges, je suis l'un de ses plus fervents supporters, mais enfin, ne mélangeons pas tout. François Rollin est avant tout un homme de théâtre, alors que Pierre Desproges ne l'a jamais vraiment été. J'entends d'ici les protestations véhémentes des plus desprogiens d'entre vous: "Comment ça? Pierre Desproges n'est pas un homme de théâtre, tu serais pas un peu bourré?".

1) Je suis parfaitement sobre.

2) J'affirme que Pierre Desproges n'était pas doué pour le théâtre, et je ne prendrai même pas la peine de motiver mon avis, c'est assez flagrant comme ça.

3) Même si j'étais ivre, je continuerais d'affirmer que Pierre Desproges n'était pas doué pour la scène. Appelez ça de la mauvaise foi si ça peut vous soulager.

4) Sauf peut-être si j'étais vraiment complètement bourré au dernier stade. Là, j'affirmerais plutôt quelque chose comme "Il faudra quand même que je trouve le moyen de carrer mon gros chibre entre les miches de la serveuse du Rendez-vous des amis".

Alors quand je dis "Débarrassons nous une bonne fois pour toutes de Pierre Desproges", ça ne veut pas dire "Reléguons son oeuvre au rang de celle de Laurent Gerra", mais plutôt quelque chose comme "Contentons nous de le lire", et surtout "Arrêtons d'embêter le gars Rollin avec des références d'autant plus lourdes à porter qu'elles sont injustifiées".

Il fallait que ce soit dit.

C'est chose faite.