Le professeur Rollin a réfléchi pour toi

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Ebauche de non-critique

Où ranger "J'ai réfléchi pour vous"? Marcel Epicé à la réponse.

Lettre ouverte de Marcel Piston à François Rollin

Lettre ouverte du gars mézigue à François Rollin


Ebauche de non-critique

    Au premier coup d'oeil, J'ai réfléchi pour vous a l'apparence d'une bande-dessinée. Le format, le cartonné et le brillant de la couverture, et surtout l'éditeur, Glénat, laissent une première impression des plus fâcheuses. Mais elle s'évapore plus vite qu'un pet de marmot dans la bourrasque dès les premières pages tournées: il n'y a pas l'ombre d'un dessin dans J'ai réfléchi pour vous, du texte, rien que du texte, et du brut encore, du compact, de l'aggloméré. Rollin nous avertit d'entrée: tu voulais de la brève avec des caractères pour aveugles et des interlignes de dix centimètres? T'as tapé à la mauvaise porte. C'est la maison Rollin ici, et si tu la trouves pas assez hospitalière à ton goût, personne ne t'empêche d'acheter le best-of de Ruquier. T'auras tes quinze caractères par page, tu devrais réussir à en lire une par jour.

Mais alors du coup, on est en droit de se demander pourquoi il est allé imprimer ses textes sur un format aussi peu adapté. J'ai une hypothèse. Car Glénat est le seul éditeur à les avoir accepté. Rollin a déjà publié chez Glénat, en collaboration avec Bridenne, l'album Ubu bar, sans aucun intérêt du reste, mais là n'est pas question. La question, qui n'en est d'ailleurs pas une, mais plutôt un constat cruel qui me fait encore trembler de consternation à l'instant où j'écris ces quelques lignes, est que François Rollin frappe à la porte de monsieur éditeur avec un gros paquets d'inédits sous le bras, susceptibles de constituer le premier livre du professeur Rollin, c'est-à-dire l'évènement culturel le plus important depuis la parution des Evangiles, et qu'on lui répond: "T'es gentil mon gros père, mais tu vas voir ailleurs si j'y suis, et tu ferme bien la porte, y a des courants d'air".

Conséquence, puisque J'ai réfléchi pour vous est édité par Glénat, le libraire le range dans la section de son échoppe consacrée aux bandes-dessinées. Et la plupart des libraires ne vendent pas de bandes-dessinées. On ne trouve donc pas ce livre chez le libraire, alors qu'il est aussi fourni en phrases, sinon plus, que la plupart des best-sellers avec lesquels il fait son beurre. Et des phrases autrement plus dignes d'intérêt. Vous en doutez?  

"Le samedi, qui se croit si malin et si inamovible en tant que premier jour du week-end, changerait peut-être de ton si nous décidions de le coller en plein milieu de la semaine, en remplacement de ce pauvre mercredi si humble et si dévoué".

"Un de mes rêves les plus fous serait de réussir le doublé lorsque mon voisin dirait "Ah oui, tiens, bonne idée, le lapin, on n'y pense pas. Où tu vois ça, le lapin?"

"Un jour, si l'université met à ma disposition les budgets nécessaires, je mettrai de l'huile d'olive dans la soucoupe, et on verra bien si le rouge-gorge notre ami picore l'huile d'olive".

"Je veux bien qu'on soit pressé, mais j'exige qu'on le soit intelligemment".

"Le temps passe. Une autre observation me permet de corroborer cette thèse, ce sont les aiguilles qui tournent sur ma montre".

Revenons à nos moutons.

Certes, il existe des librairies spécialisées dans la bande-dessinée, mais on n'y trouve pas non plus J'ai réfléchi pour vous. "Ben non monsieur, c'est peut-être édité par Glénat, mais c'est pas une BD, y a que du texte, alors du coup on l'a pas commandé, quand y a que du texte, je vends rien", nous répond le vendeur d'un air faussement désolé, en essayant de nous orienter vers le dernier Edika avant de se prendre cinq phallanges dans le tarin histoire de lui apprendre à me confondre avec monsieur jeune, et surtout pour bien lui faire comprendre qu'il y a beaucoup moins matière à rire avec "Ouga Ouga" qu'avec "C'est une erreur très répandue, et pourtant la chair du merlan, même compressée, même agglomérée, ne tient pas le choc. Elle ne résiste pas au percement d'une porte ou d'une fenêtre. On est donc contraint, lorsqu'on utilise ce matériau, de dispenser toute ouverture dans les murs, en sorte que l'édifice ne mérite plus le nom de maison, mais celui d'igloo en chair à merlan".  

On ne peut donc acheter J'ai réfléchi pour vous qu'à la FNAC, ou sur un site de vente sur internet. Et l'homme de bon goût de fréquente ni les sites de vente en ligne, ni la FNAC. On ne peut donc pas se procurer J'ai réfléchi pour vous

Et quand bien même pourrait-on se le procurer, la partie ne serait pas gagnée pour autant. L'homme de bon goût n'est pas un fétichiste du livre. Il n'a aucun exemplaire de La Pléïade dans sa bibliothèque, aucune édition d'origine pour les vieilleries, rien que des poches. Car le poche est commode, il se tient dans une main et se range dans une poche, c'est d'ailleurs un peu pour ça qu'il s'appelle ainsi, le poche, parce qu'il se range dans une poche, d'ailleurs, il faudra m'expliquer pourquoi un livre d'art s'appelle livre d'art et pas livre de brouette, mais je m'égare, revenons en au livre de poche, le livre de poche, donc, qui tient dans une main et se range dans une poche, se prête sans que ce soit un déchirement, et ne mérite aucune des multiples précautions dont est friand le fétichiste du livre. Un livre de poche se corne, se malmène, supporte sans broncher les taches de café, de sauce tomate, voir de sperme, quand l'occasion s'y prête. Un livre de poche ne se bichonne pas, on l'abandonne à la poussière, voir au mites. Et surtout: un livre de poche entre dans les rayons de la bibliothèque de l'homme de goût. Et pas J'ai réfléchi pour vous.

L'homme de goût a certes un autre meuble dans lequel il range des livres de grandes tailles, mais il mérite moins qu'on le qualifie de bibliothèque que de remise. L'homme de goût y range en effet les affreux bouquins à la con qu'on se croit obligé de lui offrir, ces livres qu'on qualifie de "beau" alors qu'ils ne le sont pas, et qu'on n'ouvre jamais, car ils n'ont d'autre fonction que celle d'afficher sa position sociale, du moins celle qu'on s'efforce de faire paraître, et ça, c'est quand on les achète de son plein gré, alors quand on vous les a offert, tu penses. Tout ça pour dire qu'il est exclu que l'homme de bon goût range J'ai réfléchi pour vous entre des merdes telles que Paris disparu et Rodin, la passion du mouvement, et tant pis si les gens qui me les ont offert me lisent en ce moment. D'autant que ça n'aurait aucun sens, de ranger un livre dans lequel on nous explique que "s'il n'y a pas de mur, il n'y a pas matière à fenêtre, il faut bien se pénétrer de cette idée" entre un livre dans lequel il est dit qu' "avec Rodin, l'expression du mouvement associé à la primauté de la forme et des moyens plastiques prend le pas sur la copie naturaliste", et un autre où on affirme qu' "au XIIIème siècle, la rue d'Arras longeait la partie intérieure du mur d'enceinte de Philippe Auguste dont il reste des vestiges aux numéros 9 et 11".  

Reste la solution du porte-revues. Mais la proximité du Nouvel Obs est fâcheuse, car tout autant dénuée de sens. En effet, quoi de commun entre "Au moment où les Etats-Unis s'apprêtent à injecter une centaine de milliards de dollars dans leur économie, peut-on imaginer pareille riposte en Europe? Non." et  "Nous savons par exemple que le capitaine aime les oeufs durs. Nous en sommes sûrs, même: tous les témoignages convergent. Il aime ça, le capitaine, il adore ça, même. Il peut en manger quinze ou vingt dans la journée, des oeufs durs, et pour peu qu'il ait une bouteille de Saumur dans le cornet, il peut aller jusqu'à trente." Et là, je ne vous parle que du Nouvel Obs, mais j'ai d'autre trucs plus honteux dans mon porte-revue, qui s'accommoderaient encore plus mal de la proximité d'un livre du professeur Rollin. Ma collection de Mega Tits magazine, par exemple, dont les textes se limitent à de sporadiques "Cindy, 115 E" et autre "Déborah, 95 H", qu'il serait vraiment mal venu d'associer à des phrases du genre de:

"La seconde méthode d'élimination est celle du Pompon d'or tu seras dehors."

"Tiens, prends cette bouteille, elle m'a coûté 60 balles, considère là comme ma contribution au repas de ce soir, qui je l'espère vaudra plus de 30 balles par tête de pipe, comme ça j'aurai eu l'air poli mais j'y gagne encore"

"Ou alors, au moment où je lui souris pour dire "merci d'avoir tenu la porte", il faut qu'il me réponde "merci d'avoir couru pour ne pas me faire attendre pendant que je tenais la porte". C'est rare qu'il le fasse"

"Merde! Les fines herbes!".

"Si vous rêvez qu'on vous offre un vélo, c'est que vous entamez votre premier cycle de sommeil. Si vous rêvez qu'on vous en offre deux, vélos, c'est que vous venez d'enfourcher votre second cycle de sommeil. Trois vélos, trois cycles, et comme ça jusqu'à 425 vélos. Au-delà de 425 vélos, ça veut dire que vous êtes mort depuis au moins trente vélos."

"Et je n'ose pas appeler mon cousin, que je n'ai pas vu depuis quatorze ans, pour lui demander: "Est-ce que par hasard tu ne m'aurais pas appelé hier pour me proposer une bonne affaire sur du Château Pétrus?"".

Alors, qu'est-ce qu'on fait?

Rien. On ne fait rien. Car quand bien même aurait-on réussi à se procurer un exemplaire de J'ai réfléchi pour vous sans avoir eu à écumer librairies, magasins de bandes-dessinées, sites de vente en ligne et FNAC, par exemple en se le faisant envoyer bien gracieusement via la poste par l'auteur, que la question de savoir où le ranger ne se poserait même pas, rapport à la grève des postiers du douzième arrondissement, qui dure depuis un an, en conséquence de la mise en place des 35 heures, et qui se manifeste non pas par un retard du courrier mais par sa disparition, enfin, disparition sélective, ça, tu peux être sûr que les factures arrivent toujours, et sans un jour de retard, mais les livres à Rollin, nib, nada, zobi, attends un peu qu'ils se pointent avec leurs calendriers, tu vas voir comment je vais te les accueillir moi, les postiers, à coups de tatanes dans le cul.


Où ranger "J'ai réfléchi pour vous"? Marcel Epicé à la réponse.

Dans le précédent texte, Marcel de Guérande semble, à propos de "J'ai réfléchi pour vous", ne pouvoir décider d'une place où ranger l'ouvrage. En effet, les arguments sont frappants, la réfutation impossible. Et pourtant, un matin, l'évidence m'a frappé en plein front, là. Aïe. Le livre du sieur Rollin a en effet une place toute trouvée : les toilettes !

Non, pas de châtiment hâtif, je vous assure, je ne blasphème pas. Je m'explique : supposons que vous souhaitiez, et qui ne le souhaite pas, avoir un cercle d'amis de goût sûr, sans qu'un doute fût possible. Que faire ? Placez d'abord un exemplaire de "J'ai réfléchi pour vous" sur un meuble-à-poser-les-revues de vos lieux d'aisance. Placez-y également, à côté, un exemplaire de Voici, Gala ou autre –vous voyez le genre- et rien d'autre. Non, ne criez pas à l'insulte, tout cela se tient. Conviez ensuite les amis à tester à un dîner amical. Je vous conseille le menu suivant : soufflé au fromage (pour ouvrir l'appétit), un bon gros cassoulet (pour ouvrir le rectum, si je puis dire) et une tarte aux pruneaux. Oui, car le pruneau, ça fait chier –je n'invente rien. Je précise que le menu n'est pas choisi pour sa haute valeur gastronomique, mais pour sa capacité à inciter vos amis à étrenner vos toilettes.

Nul doute qu'avant longtemps, l'un ou l'autre convive se fera indiquer le petit coin. C'est là que tout se joue. Car vous aurez eu soin de placer sur chacun des deux livres un repère, un cheveu, que sais-je, ou un détecteur de mouvement si vous êtes un peu bricoleur. Si c'est "J'ai réfléchi pour vous" qui a été ouvert, vous avez affaire à une personne de qualité : joie et bonheur, ne manquez pas de conserver cette relation et invitez-la à un dîner de meilleure qualité arrosé des meilleurs crus. Si c'est Voici-Paris qui est ouvert à la page "Exclusif : la nouvelle recrue de "On a tout enculé" !", vous avez alors invité un des mânes de Ruquier. Il vous faudra probablement désinfecter entièrement votre demeure, après avoir nettoyé le sang répandu par votre ex-ami potentiel.

Si par contre "J'ai réfléchi pour vous" a été lu et que la double-page sur "On a tout enculé" a disparu dans les égouts, couverte d'une chiasse gluante émise pour l'occasion par votre invité, alors il s'agit d'un rollinophile doublé d'un ruquiérophobe actif. Dans ce cas, laissant tomber le colombin que vous aviez sur le bout de la… enfin, laissant tomber, quoi, précipitez-vous (après un brin de toilette, tout de même : les personnes de bon goût connaissent évidemment les vertus de l'hygiène corporelle, que diable) pour serrer votre ami contre votre cœur. Qui sait, peut-être même pourrait-il s'agir d'un Marcel incognito !

Oui, "J'ai réfléchi pour vous" est un livre utile, bien au-delà de ceux que l'on qualifie impunément de cet adjectif. François Rollin a tout prévu… Alors, qu'est-ce qu'on lui dit ?


Lettre ouverte de Marcel Piston à François Rollin

Le texte suivant fait référence à la chronique "Expressions et attitudes étonnantes de nos contemporains", issue de J'ai réfléchi pour vous, le livre de François Rollin, dans laquelle il se moque allègrement des gens qui, au restaurant, demandent invariablement à leur voisin de table "Où tu vois ça, tel plat?", lorsque le dit voisin annonce qu'il a choisi le plat en question. C'est pas clair? T'as qu'à acheter le livre, tu comprendras mieux. Quant à moi, je tais ma gueule, et passe le relais à mon camarade Piston.

Bonjour monsieur Rollin.

Moi aussi, j'ai réfléchi pour vous. J'ai réfléchi pour vous à un nouveau "ils m'énervent", vous savez, ces petits riens qui vous pourrissent la vie etc.

Ils m'énervent, ces gens qui, quand je partage la même table de restaurant qu'eux, choisissent systématiquement le plat que je n'ai pas vu sur la carte. Ils m'énervent parce que d'une part j'ai horreur de passer pour un mal voyant, moi qui peux sans broncher revendiquer douze dixièmes à chaque œil, et parce que d'autre part ils m'obligent invariablement à dire "Tu vois ça où ?". Ils m'énervent d'autant plus que le plat en question, dans la majorité des cas, je m'en tartine vigoureusement les noix, car j'ai horreur des moules marinières et autres têtes de veau ravigote sur lesquels ces sombres cuistres ne manquent que rarement de jeter leur vorace dévolu. Mais c'est plus fort que moi, il faut que je sache ; que je sache si effectivement ce putain de gratin de crevettes est bel et bien sur la carte, ou si l'insolente personne qui se trouve face à moi n'est pas tout bonnement en train de se payer ma tête une fois de plus. Car je les connais, les gens. Les gens, vous voulez que je vous dise ? Et bien les gens, c'est plus ça. Je les imagine très bien, avant de pénétrer dans le restaurant, en train d'échafauder des plans machiavéliques, en train de faire des paris immoraux "Tiens, dix sacs que c'est moi qui lui fais dire 'tu vois ça où ?' le premier", en train de se bidonner à l'avance de leur bonne blague. Alors il faut que je constate, que je voie, que je me rende compte.

Et ils m'énervent vraiment, car dans approximativement cent pour cent des cas, elles y sont sur la carte, ces saloperies de noix de saint Jacques sauce gribiche.

Ils m'énervent, je vous dis.

Marcel Piston.


Lettre ouverte du gars mézigue à François Rollin

Cher monsieur Rollin,

Depuis la création de ce site, vous avez eu cent fois l'occasion de mesurer l'estime que je vous porte, il n'est donc pas utile que je la réaffirme ici, car je ne doute pas que vous comprendrez que les remontrances qui suivent ne la remettent nullement en cause. Simplement, comme le dit l'adage, qui aime bien châtie bien; je pense donc pouvoir en toute légitimité vous faire part de mon indignation consécutivement à la lecture du texte "Les teneurs de porte", sis en page 9 de votre néanmoins excellent ouvrage titré "J'ai réfléchi pour vous", paru courant novembre 2001 aux éditions Glénat.

Dans ce texte, vous expliquez que vous n'aimez pas les teneurs de porte d'une part car, je cite "ils la tiennent alors que vous être encore trop loin de la porte, et vous obligent donc à courir", et d'autre par car, je cite toujours "ils s'arc-boutent pour la faire tenir grande ouverte, et surtout trop longtemps, si bien que vous ne pouvez plus passer puisque la route est barrée par leur bras qui tient la porte". Vous poussez ce raisonnement tordu jusqu'à affirmer: "Et ils continuent de vous tenir la porte alors que vous êtes déjà largement passé, et ils ont leurs gros doigts écrasés sur la porte pour bien la tenir ouverte encore un moment, comme si vous aviez la corpulence d'un éléphant triple"

Avec une subjugante mauvaise foi, vous omettez volontairement de citer la majorité de gens qui tiennent la porte normalement,  et uniquement quand la personne précédente est à une distance raisonnable. Bref, en ayant l'air de fustiger une minorité d'encombrants zélés de l'urbanité, vous préconisez qu'on ne tienne carrément pas la porte, jamais, en aucun cas, et qu'on la laisse tomber sur la gueule de son prédécesseur sans même lui adresser un regard, ou alors, un regard méprisant, éventuellement accompagné d'un crachat. Ces fumeuses démonstrations nous mènent à la conclusion qu'il n'y a aucune différence entre un sauvageon et vous. 

Quand vous quittez le costume et le noeud-papillon du professeur Rollin, c'est probablement pour enfiler une casquette et un survêtement Tacchini, avant d'aller écrire "nique la polisse" à la bombe de peinture sur les murs de votre ville, arracher leurs sacs à de vieilles dames, et incendier des voitures. Je vous imagine bien, à pas d'heure, dans une cage d'escalier insalubre, le "tarpé" à la main, racontant à vos amis comment vous "pétiez le cul à Clémence Arnaud" après les enregistrements de Fous d'humour, sans omettre les "claques dans la te-tè" que vous mettiez à "ce bouffon de Jimmy Lévy", les fois où il vous surprenait. J'imagine que si votre retour sur scène met si longtemps à venir, c'est car vous êtes retardé par l'enregistrement de "MC Rollin est dans la place",  votre premier album de rap, avec DJ Abdel en guest-star, et que les subsides que vous touchez de la maison Peugeot ne vous servent non pas à alimenter votre cave, comme je le croyais naïvement, mais votre réserve à teuchi, dont vous faîtes par ailleurs négoce entre deux magnétoscopes tombés du camion.

Je suis déçu, je ne vous le cache pas.

Marcel de Guérande.