Le professeur Rollin au théâtre du Rond-Point

Le spectacle dont il est question a été joué par le professeur Rollin au théâtre du Rond-Point en mars et avril 2003. Il sera repris au même endroit en juin 2004.
Les photos qui illustrent cette page ont été honteusement dérobées sur le site web du théâtre du Rond-Point, et sont donc la propriété d'un gars qui pourrait s'estimer lésé de se voir ainsi départi de son bien, mais ne s'en offusquera pas pour autant, dans sa grande compréhension, merci à lui, ou à elle si c'est une femme, ce qui reste dans le domaine du possible, encore que, regardez bien, les photos sont bien cadrées.
En revanche, tous les dessins sont signés Métrossin, donc ils sont à nous, donc le premier qui pinaille sur la question a intérêt de courir vite.
Les suivants avis sont classés par ordre alphabétique de Marcels.

La critique de Marcel de
Guérande
En ma qualité d'érudit, je suis amené à assister
à bon nombre de conférences. Dernièrement, j'en ai aligné trois. La
première, "Gigondas versus cannabis, y a pas photo, et je m'en vais vous
l'prouver", de Marcel de Vélo, m'a enthousiasmé au delà du possible. La
seconde, "Tout ce qu'il ne faut pas faire dans un spectacle comique",
de Laurent Ruquier, s'est avérée on ne peut plus passionnante. Mais c'est de
loin la troisième qui a suscité mon intérêt le plus vif: "Progression
diagonale", du professeur Rollin. A
l'intention des incultes qui n'assistent jamais aux conférences car ils les
trouvent ennuyeuses, je vais m'arrêter sur cette dernière, car elle présente
toutes les qualités de la conférence réussie.
Le mérite en revient en premier lieu au conférencier: le professeur Rollin. Brillant orateur, il sait captiver l'assistance, conjuguant beau verbe et assurance avec un panache qui évoque les plus grands acteurs. Quelle présence ! C'est là une différence fondamentale qui l'oppose à ses confrères conférenciers. Laurent Ruquier par exemple. Autant sa démonstration était convaincante dans "Tout ce qu'il ne faut pas faire dans un spectacle comique", autant sur le plan de la présence scénique, ahem. Le professeur Rollin, pour couronner le tout, ne s'endort pas sur ses qualités d'homme d'estrade, qu'il agrémente, dans un soucis perfectionniste louable, d'une élégance à faire passer n'importe quel chef d'entreprise en représentation au golf d'Etretat pour un cul terreux mal fagoté en virée au Salon de l'agriculture. Et ses talents ne s'arrêtent pas là. Conscient de l'aspect un peu rébarbatif du thème de sa conférence, la progression diagonale, donc, il sait l'égayer en l'émaillant de bref intervalles récréatifs, parmi lesquels une chorégraphie à faire passer Patrick Dupond pour un obèse paralytique. Bref: le professeur Rollin rassemble en un seul homme toutes les qualités, et même un peu au delà, du conférencier.
Le personnage est attachant. Tour à tour névrosé, colérique, borné, mais aussi poète ou nostalgique, il me rappelle le héros d'un spectacle auquel j'avais assisté il y a cinq ans: "Colère", de François Rollin. Coïncidence d'autant plus troublante que, comme vous l'aurez remarqué si vous un minimum de sens de l'observation, l'auteur de ce spectateur et le professeur partagent le même patronyme. Mais de là à comparer un spectacle comique à une conférence, il y a un pas qu'il serait un peu facile de franchir; on va au spectacle pour rire, alors qu'on va à la conférence pour s'instruire. Ce sont deux choses très différentes, même si au final, le résultat est le même: on en ressort avec des crampes aux zygomatiques et le bas du pantalon mouillé de pipi.
La critique de Marcel Métrossin
Avant de commencer cette critique, j'aimerais lécher le cul de Marcel Piston, qui m'a payé ma place. Et la maison Piston n'a rien à envier à la maison Fourcade, qui déploie, je vous le rappelle, des trésors de considération quand elle vous invite, puisque la maison Piston, elle, elle vous paye le petit coup à boire avant le spectacle, elle insiste pour vous avoir à dîner, et elle vous propose de passer un week-end en Lorraine pour vous requinquer, parce qu'elle vous trouve un peu pâlot, et qu'elle aimerait bien vous présenter des cousines à elle pour voir ce qu'elle peut faire pour vous, parce que, décidément, mon vieux, la vie parisienne, ça n'a pas l'air de vous réussir. Donc, la maison Piston, je tenais à lui serrer la cuiller avant de commencer.
Après être allé boire un petit coup au frais de la maison Piston, donc, je me suis rendu en compagnie de la maison en question et de trois autres maisons au théâtre du Rond-Point, pour, donc, le dernier spectacle du Professeur Rollin. Le Professeur Rollin qui n'invite pas, lui. Ou alors juste son metteur en scène, mais il faut voir comment il l'installe, ce pauvre Ribes : Assis sur une marche, à mes côtés, avachi contre le mur, et dans un angle merdique. De quoi vous gâcher le spectacle, et d'ailleurs, Ribes n'a pas ri de la soirée.
Tiens, Ribes. Parlons-en. Il a innové un peu, puisque son camarade de jeu et lui ont franchement remodelé le personnage Rollin : nouveau costume ( à mon avis un peu moins réussi, mais ça, le fushia, c'est délicat à porter, même en tant que travestissement ), pas de noeud papillon, pas de paper-board, mais en bonus, un rétroprojecteur qui s'avère être un support tout aussi efficace que le susnommé paper-board et un média es gags d'un genre nouveau. Le final est à ce sujet époustouflant, la salle était visiblement épatée, à part Ribes, qui, installé comme il l'était, n'a pas bien vu et n'a pas ri.
Mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs. Le spectacle est présenté comme une conférence, à la manière de celle sur le kangourou dans J'ai Réfléchi Pour Vous. Le ton est d'ailleurs identique, ce qui est un peu dommage, car Rollin nous avait habitué à plus de créativité, je n'avais jamais vu jusqu'à présent deux de ses textes de ressembler. Ce n'est malheureusement pas le seul reproche que l'on puisse formuler, puisque le fan pur et dur reprochera également la présence de gags qu'il connait déjà, et rechignera à s'enthousiasmer devant certains effets de mise en scène utilisés lors d'Hirondelles de Saucisson. Bien sûr, globalement, le spectacle continue d'enfoncer à six pieds sous terre l'intégrale de la clique humoristique d'aujourd'hui, mais forcément, on est toujours un peu déçu de sentir du réchauffé, fut-ce de la part de son humoriste favori, celui auquel on pardonne tout, même ce genre de trucs pour monter un spectacle pour lequel il a quand même mis un bon bout de temps à se décider. On pardonne, donc, mais attention, n'y revenez pas. D'ailleurs, Ribes, qui pourtant est un très bon ami de Rollin, devait lui en vouloir d'utiliser des textes déjà publiés antérieurement, puisque la crispation se lisait sur son visage, et que, bien sûr, crispé comme il l'était, il n'a pas ri.
Mais bon, moi, je ne m'appelle pas Ribes, et j'ai ri, j'ai ri comme un bossu, j'en ai même pleuré. Le fait que l'on connaisse 15 ou 20 % des gags n'a pas, sur le moment, franchement d'importance, puisqu'ils sont bons, et qu'ils s'incorporent parfaitement au texte. C'est après coup qu'on le regrette un peu. Le spectacle commence par la présentation du thème de la conférence, à savoir la Progression Diagonale, et abordera des questions fondamentales, comme les moyens mnémotechniques pour se souvenir de son code de carte bleue, les injustices entre les citoyens qui baisent Simone, et au fait, Simone, en baisant les citoyens, est-elle une salope, entre les citoyens, disais-je, qui baisent Simone et ceux qui écrivent leur nom, les utilisations possibles de la graisse excédentaire dont aimeraient se débarasser les gros, les temps d'allumage des feux oranges, les partouzes en Vendée, ou les gens qui se font sucer quand ils veulent. Fil rouge du spectacle, une belle histoire de mirabellier, pas toujours fendarde, mais c'est fait exprès : c'est de la "poésie".
Et bien, vous me croirez si vous voulez, mais malgré cet alléchant menu, Ribes, certes mal installé, mais faut pas pousser, j'étais juste 1 mètre à gauche, n'avait pas l'air enthousiaste. Pire : il n'a pas ri. Il m'a l'air un peu difficile, ce gars-là, un peu du genre jamais content, à chipoter du museau devant son assiette, " ah non, j'aime pas ça, c'est pas bon, gnagnagna ", etc, etc...
Il a l'air un peu chiant, Ribes, pour parler franc.
Mais en revanche, le mec derrière moi à gauche, celui sur le dessin, il riait beaucoup, par exemple, et il avait raison. La maison Piston aussi, on l'entendait bien rigoler, et la maison Guérande, elle couinait aussi, comme une girafe, et même Rollin, il rigolait, en symbiose avec son public, c'était vachement chouette, les mecs, tout le monde s'amusait bien, terrible. Sauf Ribes qui faisait sa mauvaise tête, donc, mais Ribes, ça ne m'étonne pas, c'est une vraie mule, têtu, borné, obtus, à chercher des ennuis où il n'y en a pas. Par exemple, sur la manière dont il était installé, comme un prince, allongé à la romaine sur la moquette, un bras reposant sur la marche du dessus, et Rollin est même venu lui serrer la main une fois, et lui a donné un bulletin d'abonnement à une belle revue, et bin, non Ribes, il faisait la gueule, genre " qu'est-ce que c'est que ce scandale, jamais je n'ai été aussi mal reçu à un spectacle que J'AI mis en scène,c'est un scandale ! ". Moi, je trouve Rollin bien gentil de confier sa mise en scène à quelqu'un qui ne l'apprécie pas à sa juste valeur, et qui, rappellons-le, ne ris pas.
Ne sourit même pas par politesse.
Non, un bel enculé.
En sortant, il y avait un gentil dîner aux frais de la maison Piston, encore une fois, comme quoi, elle sait ce que c'est que la civilité et l'urbanité, celle-là, mais malheureusement, j'avais une gonzesse sur le feu. En revanche, si la maison est partante pour se faire une bouffe la prochaine fois, y a pas de problèmes, je serai là. Simplement, il faut attendre le prochain spectacle de Rollin, et là, j'aime autant vous prévenir, ça risque de prendre du temps. A mon humble avis, le one-man-show, ça n'est plus une priorité chez le Professeur, pour ne pas dire que c'est mort et enterré : il a déjà accompli deux grandes oeuvres, il s'est prouvé qu'il était capable de faire un spectacle fort divertissant même avec de vieux textes et un metteur en scène mal éduqué, et, si il a tenté de se prouver ça, c'est qu'il ne compte pas tenter une expérience de l'envergure d'Hirondelles de Saucisson ou de Colères. Tant mieux si il décide de recommencer, auquel ce spectacle peut-être un intermédiaire, ce qui reste possible, mais ce n'est pas l'impression que ça m'a fait, principalement à cause du final et de la courte durée des représentations. J'ouvre juste le débat, notez, mais répondez-y, hein, ça peut-être intéressant.

La critique de Marcel Monpatron
L'exercice est délicat. Comment, en effet, vous livrer une
critique du "Professeur Rollin a encore quelque chose à dire", en
sachant que quasiment chacun de mes confrères va s'y essayer? Allons-nous
tenter de nous éclipser les uns les autres? Aurons-nous encore quelque chose à
dire?
J'en suis venu à la conclusion suivante: le seul objet de ce texte est de bien
vous faire comprendre que moi j'y étais, bande de nazes, et pas vous, vu que
j'y étais, et pas vous, ou alors si mais dans ce cas vous faites la même
chose. Et il fallait y être, notamment parce que du Rollin sur scène, c'est
pas pour demain. Pour peu qu'il
vienne à l'idée à François Rollin d'aller faire de l'humanitaire en hélicoptère
sur le Paris-Dakar un jour de tempête de sable (encore qu'il faille être con,
notez), de changer une applique dans son bain, d'aller nager dans le Mississipi
bourré avec ses docs ou autre caprice de rock-star, on aura plus que nos yeux
pour pleurer.
Or, personne n'est à l'abri d'une mort flamboyante en pleine gloire, et,
tenez-le vous pour dit: François Rollin est en pleine gloire. Même en
recyclant des interventions du Professeur Rollin, dont les cassettes trainent
probablement chez vous, usées jusqu'à la corde, enfin, la corde de la bande
magnétique quoi, bref, même comme ça, ce qu'on pourrait appeler la Formule
Rollin ou le Phénomène Rollin si on était dans un hebdomadaire à la con
fonctionne. Et pourquoi? Parce que là encore on a droit à un personnage,
ducon, parce que le rythme effréné nous fait oublier que ça ne dure qu'une
petite heure et demie, parce que les renvois, références et répétitions nous
en rajoutent une couche et enfin parce que la sortie de scène est probablement
la meilleure de l'histoire de l'humanité.
Alors, ici ou là, on vous révèlera peut-être des citations, des gimmicks,
des ressorts. Mais bon, vous n'y étiez pas, et la séance de rattrapage (ou de
rappel, pour moi) aura lieu dans plus d'un an.
Quant à moi, je vous laisse, j'ai des bites à dessiner.
Le public à la fin du spectacle (allégorie)
Note: la précédente photo n'a pas été dérobée sur le théâtre du Rond-Point, et l'avertissement qui figure en haut de cette page ne s'applique donc pas à l'auteur des autres photos. Reste que cette photo a été prise par quelqu'un, et si ce quelqu'un s'estime lésé, qu'il s'adresse directement à Marcel Monpatron, encore que la possibilité que ce dernier en soit l'auteur n'est pas à exclure, auquel cas il convient de ne pas tenir compte de ces quelques lignes, mais plutôt de se dire: "vendeur de jeux vidéo, tu parles, pornographe, oui."
La critique de Marcel Tamol, ancien para
Eh oui, le professeur Rollin a
toujours quelque chose à dire; ou plutôt, si vous me permettez cette
fantaisie, "quelque chose à rire". Même si quelques grincheux ont
cru que François Rollin cédait à la facilité en revenant à son personnage
de professeur, connu notamment pour ses pubs Renault; je l'affirme haut et fort:
rarement un artiste aura autant pris son public à revers, et encore plus
rarement avec succès, comme le prouve l'exemple
d'Henri Tisot.
En effet, dès le départ on est en porte-à-faux: abordant une chemise satinée
et décolletée, François Rollin commence à nous narrer à la première
personne les aventures d'un pseudo-séducteur. En fait, celui-ci est un prétexte
pour dénoncer les travers des hommes. "Je me moque beaucoup de moi",
affirme-t-il, et beaucoup de ses répliques sont à prendre au cinquième degré,
comme nous l'indique l'oeil pétillant de François Rollin dans ces moments-là.
Ces personnages permettent une réelle complicité avec son public... un genre
qui passe de la fausse modestie au playboy ravageur en faisant un petit détour
par le super héros qui délivre les pauvres petites jeunes filles... en résumé
il s'insère dans la peau d'un gentil mythomane qui n'arrête pas de se prendre
quelques râteaux de la part de la gente féminine.... Mais rassurez-vous, les
femmes en prennent aussi pour leur grade; même si le personnage féminin
principal, "Sandy Kilo", sert surtout à montrer la mesquinerie de
l'anti-héros de cette pièce. On devine malgré tout derrière le risible
personnage le touchant et sensible comédien, séducteur malgré lui de cette
histoire.
Un virage dans la carrière de François Rollin qui ne plaira pas forcément aux
fans de la première heure, donc, mais qui a un succès assez phénoménal auprès
des jeunes et des filles bien qu'il faille tout de même tempérer: les récentes
et nombreuses aparitions télévisées de Rollin y sont peut-être pour
beaucoup.
Alors, un grand salut l'artiste à François Rollin, artiste protéiforme aux
multiples facettes.
Ci-joint quelques missives d'internautes assez parlantes.
-------
Kikou mon Rollinou! Et oui encore moi de la ML!! Je voulais juste dire que tu es
fantastique! Et je TTTTTTTTT''''''AAAAAIIIIMMMMMEEEEUUUUHH!! Bref t'es trop génial
ave ton public!! Voila c'est tout!!! Et merci pour toutes ces dédicaces que
j'ai pu obtenir!! Notamment celle sur mon t-shirt elle est génial (ça à fait
des jalousessss!!) Gros gros bisous P.S:A Nelly! Envoie lui une lettre sympa
peut-être qu'il te répondras comme moi par une dédicace!!
Débora, 17 ans, de Suisse
Bonjour à tous ceux qui vont lire cette lettre et principalement à François
Rollin, Je m'appelle Marie et je viens juste de connaître ce site et j'en suis
très heureuse. Cela faisait un moment que je voulais faire partagé et exprimé
mon admiration pour vous François Rollin. En effet, c'est après être allée
vous voir au zénith que je suis tombé littéralement sous le charme de ce
personnage hors du commun. J'ai eu la chance de pouvoir vous voir à la fin du
spectacle et avoir un autographe et une photo avec vous lorsque vous êtes venu
à Caen le 2 avril. J'ai été heureuse de pouvoir vous faire la bise et vous
avoir à mes côtés lors de la photo. Même si j'ai pu embêter mon entourage
avec vous après le spectacle, je suis toujours restée aussi fan (c'est parce
qu'ils étaient jaloux). Fan d'une personne drôle, séductrice, naturelle et me
paraissant timide en réalité. J'espère pouvoir avoir une réponse de vous très
vite. Je vous embrasse.
Marie F.
François, Votre spectacle est un MIRACLE ! Merci.
Anne - 01.07.2002
François Rollin, J'ai eu l'immense plaisir de venir vous voir à Aix-Les-Bains
vendredi 31 mai et c'est avec une très grande émotion que j'ai apprécié
votre spectacle.. Vous êtes un comédien vraiment bon et bourré d'humour... Un
humour comme il manque souvent dans les spectacles d'autres comédiens... J'ai
passé un moment très agréable en votre compagnie. Votre public vous aime et
je suis l'une de votre première fan... Votre charme m'a conquis et j'espère
vous revoir très bientôt dans un prochain spectacle... J'aurais aimé avoir
l'occasion de vous rencontrer pour pouvoir partager votre passion, mais les
choses de la vie sont telles que je me retrancherai à vous regarder à la télé
ou entendre votre voix si envoûtante sur les ondes ... Alors, encore un très
grand merci d'être là et continuer à nous faire rire... et nous faire rêver..
"L'autodérision vous va aussi bien qu'elle
vous rend grand"
Nelly T.- 25 ans - La Ravoire - 14.06.2002
Hello François, Je m'appelle Débora, j'ai 16 ans et j'habite Morges, quelque
par en suisse!!! Je te trouve vraiment à croquer, parait que tu es un grand séducteur!!!
;o), mais surtout je te trouve trop mort de rire!!! Malheureusement je
n'ai po pu aller voir ton spectacle du 1er décembre à Morges, snif, je ne le
savais po assez tôt pour me prendre une place!!! bbbboooouuuuhhhhhh Bref, j'espère
que toutes les personnes qui auront pu y
aller seront satisfaite, autrement je les tapes, parce que sinon elles auraient
pu me laisser leur place!!! GROS GROS BISOUS François. Vas y François
c'est bon, vas y François c'est bon, bon, bon... You are the best comique parmi
d'autres!!!
Débora (16 ans) - Suisse - 01.12.2001
Bonjour je suis Sabrina D! Evidemment, il aurait mieux valu s'appeler François
pour se présenter ainsi, mais il paraît que la célébrité commence par là,
alors pourquoi pas! Tout cela pour dire que je suis une grande
admiratrice, que j'aime ton humour qui sait si bien jouer avec les sentiments.
Mais au delà de cet humour vif et débordant, quelque chose m'intrigue énormément:
qui se cache réellement derrière ces beaux yeux bleus? Ce que je trouve
fantastique c'est de voir un homme qui joue le rôle de séducteur mais qui ne
l'est pas tant que cela. Je pense que derrière ce séducteur se cache un homme
plein de respect envers les femmes et qui a gardé une certaine candeur. François,
tu es un éternel enfant, et c'est ce mélange de faux séducteur et d'éternel
adolescent qui me fait tant craquer. D'ailleurs je pense que ton personnage de
scène est bien loin de la vie que tu mènes, c'est juste un jeu que tu assumes
à merveille. Surtout reste comme tu es.
Et comme je ne peux pas le faire réellement, je t'envoie toute mon affection
virtuelle
Sabrina D., Nancy - 16.11.2001
Bonjour Monsieur ROLLIN, Je vous adore. Non, j'déconne, je vous aime bien
c'est tout. e regarde souvent "On a tout essayé", pour voir les
conneries que vous aller dire ou faire. Vous me faites vraiment délirés, vous
êtes le seul professionnel de la déconnade qui me fait vraiment rigoler. En ce
qui me concerne (pour être modeste), je suis assez "ravagée" (c'est
une expression comme : "jobarde", allumée,etc..), mais vous vous êtes
encore plus
ravagé que moi. Par ailleurs, d'après l'émission de "Dame Bravo",
vous avez l'air d'être un peu moins bilingue avec la déconnade, quand vous êtes
sur votre parquet.
MARIE, 23 ans, MONTPELLIER, Blonde frisée à faible poitrine - 25.10.2001
Mon cher petit François, Ce samedi là (le 20), j'étais présente, et ce
samedi là, j'étais sous le charme ! Tu as mis le feu à Mâcon et je
n'oublierai jamais cette soirée ! Je suis devenue une véritable fan et samedi,
j'aurais fait n'importe quoi pour te rencontrer. Mais je me suis résignée, je
me suis dit, lui c'est la star, et moi, je suis la pauvre petite paysanne venue
voir le parisien. Enfin, un jour peut-être, je réussirai à décrocher un
petit autographe, mais j'espère surtout que tu reviendras à Mâcon pour me
faire rêver et surtout pour me faire rire ! Reviens-nous vite ! Tu es génial !
Alexandra, 15 ans , Feillens (près de Mâcon) - 21.10.2001

La critique de Marcel Trois Gaules, dont une en fibre de verre
Simone est-elle une salope ? (*) Voilà une des nombreuses questions soulevées par la conférence du Professeur Rollin à laquelle j'ai pu assister mardi 25 mars au Théâtre du Rond-Point des Champs-Elysées. Cadre somptueux avec sa librairie, son bar, son restaurant, ses 812 salles, ses pantalons de kung-fu... Le spectacle a lieu dans la salle Roland Topor, salle intime avec une excellente visibilité quel que soit votre rang, attendu son fort gradinage et sa faible profondeur. Quant aux sièges, il s'agit certes de banquettes, mais elles ont un dossier et sont bien plus confortables que celles de l'infâme Théâtre de la Main d'Or. Cette conférence portait sur le thème du pas diagonal, sujet d'apparence aride mais qui, traité par le grand et respecté professeur s'avère passionant (on peut retrouver tous les thèmes abordés dans le numéro courant du "Bulletin Mensuel du Professeur Rollin").
On remarque certes que certains des points de la démonstration ont déja été traités dans "Hirondelles de Saucisson" ou bien dans ses cassettes éducatives, mais les travaux du professeur ayant largement avancé depuis, ces rappels sont au service de développements nouveaux. Il n'y a donc pas lieu de s'en plaindre. Et si dans l'ensemble la mécanique Rollinienne a peu évolué, des innovations pédagogiques remarquables ont été mises en oeuvre, notamment l'abandon du paperboard au profit du transparent.
Transparent bien maîtrisé avec graphiques, couleurs, voire graphiques en couleur... Les seuls éléments non convaincants de sa démonstration m'ont semblé être les intermèdes musicaux (je ne parle pas de l'intermède musical récréatif qui est probablement l'un des points les plus marquants de cette communication) un peu artificiels, l'usage de la citation de Roland Topor qui est un peu convenu ainsi que dans une moindre mesure la thématique du mirabellier. Tout le reste est d'une splendide élégance.
Ne souhaitant pas déflorer inutilement dans cet article qui doit tenir plus de l'invitation que du compte-rendu exhaustif cette conférence, je concluerais donc assez rapidement avec les réponses que vous attendez tous. Oui, on est bien ici au moins au niveau de "Hirondelles de Saucisson" ("Colères" étant à mon sens incomparable même ordinalement). Alors oui cette conférence DOIT être vue (je rappelle au passage qu'il est plus qu'utile de consulter les ouvrages de la bibliographie fournie par le Professeur avant d'assister au cours). Si un doute persiste, attendez les pompiers
Note : 18, évidemment
(*) A la lecture de cette phrase, ceux qui me connaitraient assez bien, en particulier assez bien pour savoir que j'ai une grande-tante qui s'appelle Simone, se sont probablement offusqués. Cette réaction est assez naturelle et je me doi donc d'apporter à leur attention un complément d'information. Complément qui se trouve dans cette notule et non dans le corps du texte puisqu'il ne s'adresse qu'à une catégorie de personnes bien particulière définie au début de la présente note. Je tiens donc à préciser que la Simone évoquée dans le corps du texte n'est qu'une homonyme de ma parente. En effet, cette parente n'a pas à ma connaissance séjourné en Seine-Maritime, si ce n'est fort brièvement et que puisque de toute façon son défunt mari s'appelait Raymond et non Pierre-Alexandre, il me parait donc plus que probable que la liaison entre Simone et Max Bur dont il est question au cours de la conférence concerne bien une autre Simone.

Il y eut le 25 Février.
De
la mirifique aventure qu’il advient à Dieu
Puis, il y eut le 26 Février.
Puis, il y eut le 27 Février.
Puis, il y eut le 28 Février.
Puis, il y eut le 29 Février(1).
Puis, il y eut le 01 Mars.
Puis, il y eut le 02 Mars.
En ce temps là, Dieu se disait que la Vie n’était pas si drôle que ça.
Puis, il y eut le 03 Mars.
Puis, il y eut le 04 Mars.
Puis, il y eut le 05 Mars.
Puis, il y eut le 06 Mars.
Puis, il y eut le 07 Mars.
… ( J’abrège pour ne pas fatiguer le lecteur(2) )
Puis, il y eut le 24 Mars.
Mais
Dieu S’emmerdait toujours comme un rat mort.
Il avait mis Ses plus grand espoirs dans la création du couple Chapougnot
(Adam(3) et Eve), espérant une descendance joyeuse et humoristiquement drôle,
mais Il dut vite déchanter.
Essayant d’inculquer des rudiments de l’Humour à Adam, Laurent, Maurice et
les Autres, Il sentait bien que c’était pas ça qu’est ça, et qu’en fait
d’humour, peau de zobie, nib de nib.
Et même pire que nib de nib : l’idée même d’Humour était remise en cause depuis qu’un certain Laurent R était apparu, dont la mission destructrice ne semblait pas avoir de limite.
Prenant
alors Son courage à deux mains, dans un élan fougueux
et créateur, Il créa alors d’un coup d’un seul, et François
Rollin, et le Théâtre du Rond-Point, et le 25 Mars, et Le Spectacle.
Tout ça en moins de deux heures et six minutes.
Il y eut alors le 26 Mars, et Dieu vit que cela était bon.
Puis
il y eut le 27 Mars, et Dieu vit que cela était encore bon.
Puis il y eut le 28 Mars, et Dieu vit que cela était toujours bon.
Puis il y eut le 29 Mars, et Dieu vit que bonnard de chez bonnard c’était.
Puis il y eut le 30 Mars, et Dieu se dit in petto, elle est pas belle la vie,
hein ?
Puis il y eut le 01 Avril, et Dieu vit que même le jour du poisson, ça le
faisait aussi.
Puis il y eut le 02 Avril, et Dieu vit que …
Puis il y eut le 03 Avril, « Hosanna au plus haut des Cieux … »
Puis il y eut le 04 Avril, « Sonnez haut-bois, résonnez musettes …»
Puis il y eut le 05 Avril, « Et en avant Guincamp … »
… ( J’abrège pour ne pas fatiguer le lecteur(4) )
Puis il y eut le 07 Avril, et le 08, et le 09, et le 10, le 11, le 12, le 13 et Dieu, putain de poilade …
Puis il y eut le 14 Avril …
Et Dieu S’emmerda à nouveau comme un rat mort …
C’est alors qu’Il créa la secte des Oupassenniens, afin qu’ils propagent la bonne nouvelle et qu’ils forcent cet enf… de Rollin à se produire à nouveau sur scène.
« Non,
mais alors … » qu’Il Se dit, Dieu …
« Qui c’est qu’est le Chef, ici. Faudrait voir à voir. Dans les siècles
des siècles. Amen. »
(0) Selon une autre version, la phrase prononcée aurait été : « Que le vers à soie … ». Et le vers à Cruz. Mais cette version semble apocryphe, d’aucun ayant reconnu le style lamentable du moine dément Laurent, dit Le Mafflu.
(1) Sur l’existence de la date du 29 Février de l’année de création, tous les experts ne sont pas d’accord. Il semble pourtant bien (en recoupant diverses sources ) qu’il était bien dans le projet divin, de créer une première année bissextile : un argument fort, au bénéfice de cette hypothèse est qu’une fois l’année construite, il semble plus facile de retirer une journée l’année suivante, que de revoir le plan initial en en rajoutant une, non prévue au départ.
(2) Plagiat ! (Alphonse Allais se retournant dans sa tombe)
(3) Adam : prénom de scène, Maurice Chapougnot ayant demandé à Dieu de garder l’anonymat.
(4) Plagiat ! (Alphonse Allais se retournant à nouveau dans sa tombe, ce qui fait qu’il revient à sa position d’origine)
Le saviez vous? Marcel de Savon est lui même conférencier.
Au fait, est-ce qu'y en a un qu'a essayé de souscrire au bulletin mensuel du professeur Rollin? Comme ça, pour voir ? Hein, dites?