Lettre ouverte à Laurent Ruquier
Monsieur Ruquier,
vous connaissez la sincère aversion que vous suscitez chez les rédacteurs
de ce site, et je ne reviendrai pas sur les raisons profondes qui la motivent.
Nonobstant, je tenais à vous signifier, à titre personnel mais aussi au titre de taulier d'ou-pas.net,
la marque de mon profond respect.
Ca peut paraître paradoxal, et pas seulement à vous, aux Marcels et assimilés et aux lecteurs du site
aussi, j'en ai conscience, mais ça procède d'une honnêteté intellectuelle dont je me dois d'être le garant,
au risque, sans ça, de jeter le discrédit sur l'institution qu'est devenue, au fil des années, ou-pas.net.
Il se trouve qu'à la lecture de cet article
j'ai découvert votre prise de position au sujet de ce qu'il est maintenant convenu d'appeler "l'affaire Dieudonné".
Si j'en crois cet article, vous êtes à ma connaissance la seule personne un peu en vue qui ait proféré à ce sujet des paroles sensées, raisonnables, raisonnées et,
ce qui ne gâche rien, dans un style irréprochable. Je n'ai pas entendu votre chronique, mais je peux affirmer sans trop m'avancer que j'aurais aimé en être l'auteur moi-même.
Monsieur Ruquier, vous êtes un monsieur.
Un monsieur à l'humour de merde, certes, mais un monsieur quand même.
Veuillez accepter mes salutations respectueuses d'une part et de ne plus tenter de jouer au comique d'autre part, sans
rire, vous voyez bien que ça énerve tout le monde quand vous vous acharnez, comme ça. Soyez donc un peu raisonnable.
Marcel Piston