Le blason de la famille De Vélo. Il incarne le profond enracinement du sport cycliste dans les valeurs fondamentales du lignage De Vélo, dont les enfants "naissent avec un pédalier entre les guiboles", dixit Jean-Paul Olivier dans sa remarquable Histoire encyclopédique du cyclisme français.  

Nicéphore de Vélo (1822-1879), arrière-arrière-arrière-grand-père de Marcel de Vélo, inventeur de la draisienne, le tout premier ancêtre de l'actuelle bicyclette. Comme le montre cette lithographie gracieusement prêtée par le Musée de la pédale, et pas celle que tu crois, la draisienne avance par la seule poussée au sol des jambes de celui qui la chevauche. Notez le soucis d'élégance de Nicéphore de Vélo, qui n'enfourchait jamais son engin sans avoir revêtu guêtres et haut-de-forme. Aujourd'hui, le cycliste arbore plus volontiers un cuissard, un polo moulant aux couleurs bariolées et une petite casquette de lopette. Cette dégénérescence inexcusable du bon goût initialement prôné par le créateur de la draisienne fera l'objet d'un pamphlet de Marcel de Vélo, à paraître en juin prochain aux éditions du sexe au gland épais et violacé, sous le titre Mon trois fois arrière grand père Nicéphore avait un peu plus d'allure que Richard Virenque, et de verbe aussi, mais là n'est pas la question, encore que

Fulgence de Vélo (1846-1921), fils de Nicéphore de Vélo, inventeur du pédalier, c'est-à-dire du vélo tel qu'on le connaît dans sa forme actuelle. Féru de progrès et de modernité, Fulgence de Vélo n'a pour autant jamais dérogé à la règle d'or initialement fixée par son père: "C'est pas parce qu'on fait du vélo qu'on est obligé de s'habiller comme des clowns", qui fait office de véritable devise familiale. Ainsi ne mangeait-il jamais la route sans avoir au préalable enfilé un costume strict et un chapeau melon, comme le prouve cette photo. 

Marcel de Vélo, lorsqu'il avait onze ans, sur uns piste bucolique de sa Picardie natale. Enfant, il aimait parcourir la campagne à bicyclette, et immortaliser ces moments par de courts poèmes alertes et savoureux, dont certains lui valent aujourd'hui une petite notoriété dans les cercles autorisés, parmi lesquels le fameux "A travers les champs les prés "

A travers les champs et les prés
Je chevauche ma bicyclette
Humant les blés fraich'ment coupés
Goûtant à la nature en fête

Les vaches me regardent passer
Et les oiseaux me disent bonjour
Dame nature pour m'honorer
Se pare de ses plus beaux atours

Le cul vissé sur mon engin
Je fonce telle une formule un
Personne ne peut m'arrêter
A travers les champs et les prés

Voyant l'eau claire d'un ruisseau
Je m'arrête pour m'abreuver
Et je redémarre aussitôt
Plus rapide qu'une fusée

Nouvelle halte, dans un pré
Pour cueillir des coquelicots
Que j'offrirai à ma mémé
Car je suis un bon p'tit coco

Mais le jour commence à baisser
Il va être temps de rentrer
A bientôt, les prés et les champs
Vous ravissez mon coeur d'enfant

Signalons que les éditions du Sexe au gland épais et violacé publieront prochainement un recueil des poèmes d'enfance de Marcel de Vélo, préfacé par Jean-François Copé.  

Josiane de Vélo, tante et marraine de Marcel de Vélo, a été unanimement répudiée par la famille après s'être exclamée, au faîte d'une ébriété dont elle coutumière, pendant la Réunion annuelle des amis de la draisienne organisée par la famille de Vélo: "Le Vélo, c'est un sport de lopettes. Chaussez les crampons et disputez vous un ballon de rugby, et là on verra si vous êtes des hommes". Marcel de Vélo conserve malgré cet affront à sa famille une certaine tendresse pour sa tante Josiane, avec laquelle il partage un goût immodéré pour les vins tanniques.

 

Le tombeau de la famille de Vélo, à Nogent-sur-Oise. Sous cette splendide stèle funéraire, sculptée par Nicéphore de Vélo en personne à l'image de sa draisienne originelle, reposent les plus illustres figures familiales. La sépulture de la famille de Vélo est un lieu de pèlerinage connu et respecté dans le monde du cyclisme; l'histoire raconte que quelques mois avant de remporter son premier tour de France, Bernard Hinault y médita longuement.

String cycliste protège-burnes anti-frottements, issu de la collection printemps/été 2002 de la ligne de sous-vêtements "De Vélo for him" dessinée par Marcel de Vélo en personne, admirablement porté sur cette photo par notre mannequin maison, Marcel Sassétou.

Manifestation des Véloïstes, le premier mai 2002 à Paris. Opposés à Jean-Marie Le Pen autant qu'à Jacques Chirac, les Véloïstes manifestent ici pour exprimer leur soutien à Marcel de Vélo, en brandissant des bicyclettes et criant des slogans comme "De Vélo, président" ou "La draisienne à l'Elysée". Marcel de Vélo n'a pourtant jamais manifesté la moindre volonté d'exercer le pouvoir, ou alors sur le ton de la plaisanterie: "Moi ministre? Jamais! Ou alors, aux affaires viticoles!", confiait-il il y a peu à un journaliste espagnol.

Un participant à la Pépé bec-salé, une course cycliste organisée tous les ans par Marcel de Vélo dans les monts du Beaujolais. La Pépé bec-salé s'apparente plus au biathlon qu'à une simple course cycliste, car elle intègre une épreuve dite "d'endurance éthylique", consistant en la dégustation d'un verre de Beaujolais tous les kilomètres. Cette course est très appréciée des habitants de la région, non seulement car elle met habilement en valeur son patrimoine viticole, mais aussi pour les chutes à répétition, liées à leur ébriété, de ses participants.

Projet de rénovation du blason de la famille de Vélo, que l'on doit à Marcel de Vélo, en raison de ses affinités grandissantes avec les vins de Gigondas. A Jean-Paul Olivier, qui l'interrogeait récemment au sujet de ce blason, Marcel de Vélo a déclaré: "Ne nous méprenons pas: contrairement aux apparences, il ne s'agit pas là de renier mon héritage familiale; je reste et resterai à jamais un fidèle apôtre du vélo. Avec ce nouveau blason, mon but est simplement de réorienter la politique familiale vers un peu moins de sport, et un plus de picrate. La tradition n'exclut pas la modernité."